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18 Feb

Dénoncer base élèves...déplaît fortement !

Publié par Circé  - Catégories :  #Liberté d'expression, politique

Alors que Lounis Ibadioune, dont j'ai relaté le cas ICI, a été purement et simplement relaxé aujourd'hui par le tribunal de police de Paris, une autre affaire du même type est en cours du côté de Crest dans la drôme.

Pierre Nicolas était/est toujours l'animateur du collectif Pont Mistral de Crest.

Ce collectif de citoyens se réunissait jusqu'à fin juillet dernier tous les jeudis de 17H à 18H sur le pont du même nom.
Ceci afin de protester contre la politique de casse sociale mise en oeuvre par N.Sarkozy et dont le maire de la ville de Crest, Hervé Mariton est un zélé zélateur.

A ceux qui ne connaitraient pas Hervé Mariton, je répondrais ce que je réponds invariablement autour de moi et qui fait merveille quant à l'appréhension physique du personnage, c'est celui qui ressemble furieusement à un moine défroqué.

Donc chaque jeudi, nos citoyens occupaient le pont et posaient des panneaux/pancartes qu'ils enlevaient dès l'occcupation terminée, soit une heure plus tard.

Le panneau ci-contre vous donne une idée de la gravité de l'affaire et du délit commis !
Car délit, il va y avoir.
Jeudi 12 juin 2008, la police municipale a notifié aux manifestants sans pour autant dresser de PV qu'ils ne pouvaient pas accrocher leurs "panneaux politiques" sur tel mur ou tel poteau.

Se pliant à cet impératif, les manifestants ont alors mmédiatement posé à terre les dits panneaux aux slogans politiques.
Ce qu'ils ont également fait les jeudis suivants.
Mais cela n'a pas empêché la police municipale de revenir le 19 juin et cette fois, de verbaliser.

Et là, tout de même, Pierre Nicolas de s'interroger.
Il n'est pas un béni oui-oui de la politique sarkozyste, c'est clair.
Militant engagé comme Lounis, c'est aussi un farouche opposant au fichier base élèves.
Qu'il a bien entendu refusé d'alimenter pour ne pas le mettre au service du Maire, "besson" de Sarkozy.
Rappellons tout de même que ce fichier contenait entre autres indications à fournir, la nationalité des parents, la langue et culture d'origine, la date d'entrée en France...

Aussi pense-t-il donc tout naturellement ,comme d'autres membres du collectif d'ailleurs, que ce PV n'est qu'un prétexte pour lui faire payer le prix de sa résistance à un tel fichier, mais aussi  celui de la dénonciation de l'usage dont il pourrait en être fait entre les mains d'un Maire soutenant les thèses Hortefeux/Besson. 

Pierre Nicolas ne s'en est pas laissé compter pour autant, et conteste la validité du PV.
C'est pour cette raison qu'il passera le 16 mars prochain à 09H45 au tribunal de Die (26400).
Vous pouvez lui manifester votre soutien en lui écrivant à : PrNICO@aol.com

Y aurait-il de la fébrilité dans l'air ?
Alors que souhaiter de plus à Pierre sinon qu'il subisse le même sort que Lounis.



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Bernard 19/02/2009 23:46

Non ! Circé, je ne peux pas admettre cette désobéissance. Voici la lettre que j'envoie, ce jour, à notre ami pour le convaincre de recouvrer ses esprits républicains :

Cher Collègue,

Depuis plus d'une décennie, sans que personne ou presque ne s'en plaigne, l'État profitait des bons et loyaux services du STIC. Et voilà que des gens mal intentionnés, des malfrats de l'internationalisme révolutionnaire, ont cru bon de dénoncer le STIC dont notre police avait grand besoin pour travailler. Et la CNIL s'en mêle, qui à son tour, les cruels magistrats, disent du mal du fameux fichier informatisé, comme quoi il serait dangereux parce que contenant des informations fausses. Avouez ! Mais où va-t-on ?

Alors, des députés bons amis d'un ministre, ont l'idée géniale de faire oublier le STIC en créant, en douce et en douceur, Edvige et d'autres petits frères et soeurs des fichiers manuels à la Vidocq. Des chefs-d'oeuvre de modernité informatique. Eh bien, non ! On n'en veut pas, sous prétexte qu'on ne sait pas encore quelles informations, trop précises pour certains, on va mettre dedans !

Sans compter qu'il y a, dans le même temps, de très mauvais citoyens qui refusent - oui, j'ai dit "qui refusent" - de donner leurs empreintes génétiques pour alimenter le FNAEG ! Mais ceux-là au moins sont punis. Pour la plupart. Il reste un peu de justice, tout de même.

Aujourd'hui, (loin de moi l'idée de vous faire la morale), j'apprends que vous, cher Pierre, voulez, sans doute la tête montée par quelque révolutionnaire étranger, vous opposer au fichier base élèves, un modèle du genre qui permettra, par le biais de l'école républicaine, de remonter jusqu'aux parents, des gens qui n'ont ni nos valeurs ni nos coutumes ni nos costumes ni nos religions ni nos convictions ni, m'a-t-on dit, notre couleur de peau, en vue de les expulser. En un mot, on propose à de bons Français, professeurs des écoles françaises, directeurs et directrices d'écoles françaises, de se faire les collaborateurs et collaboratrices de la police française. Darcos au service de Besson et Besson au service de Mame ! C'est beau, c'est touchant, l'amitié entre administrations !

Et vous vous y opposez ? Mais pourquoi donc ? Et la sécurité du bourgeois français, alors ?

Je vous en prie, Pierre, revenez à une attitude digne de votre mission éducatrice : courbez-vous devant l'omnipotence de M. le Président de la République, dont de mauvaises langues mettent en relief une lignée étrangère, hypothèse incompatible avec la nomination de M. Besson qu'il a su convertir à une idéologie réfléchie et pragmatique, et aidez la police française dans sa juste et âpre tâche de karchérisation de notre nation.

Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de mon empathie. Dans l'espoir que vous comprendrez la nécessité d'un changement d'attitude profitable à tous,

Bernard Bonnejean

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