Expulsions et Solidarité : Laissez-les grandir ici !
Peina, d'origine chinoise est l'une de ces enfants et s'exprime ici ainsi :
- " On a peur que nos parents soient arrêtés par la police quand ils vont au travail, quand ils prennent le
métro, on a peur qu’on les mette en prison, que nos familles soient séparées et qu’ils nous renvoient dans des pays qu’on ne connaît pas.
On y pense tout le temps. A l’école aussi.
Est ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ? ….
Nous ne voulons plus vivre dans la peur. Nous voulons que la France nous adopte. Nous voulons être régularisés.
Laissez
nous grandir ici. "
Aujourd'hui, RESF vient de m'envoyer le communiqué suivant :
Le 17 avril à 17h45, si nous le laissons faire, le vol Paris - Pékin expulsera en Chine Jin long Jiang, ses 3
enfants et sa femme restant en France.
Ou, pourquoi pas ? Une expulsion en famille, cinq d’un coup, puisque les trois filles et leurs parents sont frappés d’une obligation à quitter le territoire
français ?
Un chiffre, une expulsion de plus, un père, une famille en plus ou en moins, mais pas tout à fait comme les autres.
Peina, 19 ans, a un visage que des
centaines de milliers de spectateurs ont entrevu au cinéma au printemps 2007, avec celui d’autres enfants de sans papiers ...
Peina et les autres enfants ont trouvé le courage de se montrer à visage découvert. Acteurs d’un film, ils ont montré qu’ils étaient des nôtres, qu’ils participaient de notre culture commune. 300 cinéastes et artistes, réunis dans le collectif des cinéastes pour les sans papiers, 300 de ceux dont les noms sont associés à la culture et à l’intelligence, ont refusé de cautionner la chasse à l’enfant, la traque quotidienne des familles, les arrestations et les expulsions justifiées par un ministère qui ose revendiquer l’humanité de sa politique.
Aujourd’hui Peina, 19 ans, élève de 1ère, Peifei, 21 ans, élève de terminale, et Peixain,
leur sœur de 23 ans ont toutes les trois reçu un avis d’expulsion.
Leur mère également, qui a pourtant été en situation régulière pendant 3 ans. Acceptée hier, aujourd’hui bannie. Quelle logique ? Quelle
justice ?
Leur père, Jin Long Jiang, arrêté le 2 avril,
est en rétention au CRA de Vincennes, une place est retenue pour son expulsion le 17 avril, date à laquelle M. Besson a décidé de démembrer cette famille en la privant d’un mari et
père.
Leur situation est celle que vivent des
centaines de familles, (18 interpellations de familles connues de RESF à Paris autour du 1er avril ).
La déclaration publique des artistes en 2007, et plus de 100 000 signatures de la
pétition « Laissez les grandir ici » ont traduit le refus de la chasse aux sans papiers, et ont permis de sauver des centaines d’entre
eux.
Il faut libérer Jin Long Jiang et le
régulariser avec sa femme et ses enfants. Leur vie est ici.
Il faut régulariser les familles et les jeunes sans papiers qui, comme eux, font les frais
dans leur vie quotidienne des déclarations démagogiques et des basses œuvres du ministère de la rafle et du drapeau.
Contre l’arbitraire, nous en appelons à la
justice, à l’intelligence, au sens de l’histoire. A nous tous anonymes, artistes et politiques, d’exiger que la revendication de 2007 « laissez les grandir
ici » se traduise enfin dans les lois et dans les faits.
Tribunal administratif pour Jin Long Jiang : mardi 7 avril 12h 30 - 7 rue de Jouy Paris 75004. Soyons
présents !
Je pense que cela se passe de toute
autre forme de commentaire, sinon qu'il y aura :
Mercredi prochain 08 avril 2009 devant le tribunal d'Orléans à 12H30,
un rassemblement , sur le thème de la Solidarité " Si la solidarité devient un délit
..."
N'oubliez pas non plus de signer la pétition pour la famille KHAN.
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