E Mamma Mia, Que Pasta !
C'est une jeune chef d'entreprise italien, la trentaine alerte.
Il s'appelle Enzo Rossi et dirige une usine .
Seriez-vous étonné si je vous disais que son usine fabrique des pâtes ?
Je ne le crois pas .
Cependant Enzo est quelqu'un de farfelu aux idées vraiment saugrenues.
C'est ce qu'ont pensé certains de ses compatriotes, chefs d'entreprises comme lui.
Il faut dire qu'il a fait une chose un tantinet dérangeante pour sa position de jeune dirigeant plein d'avenir.
Alors que certains de ses employés lui demandaient de leur accorder une augmentation de salaire, les 1000 euros qu'ils gagnaient étant insuffisants pour les faire vivre décemment, il a tout simplement décidé pendant un mois entier de vivre avec le même revenu que ses employés.
Et comme sa femme travaille avec lui, il lui a accordé le même traitement.
Las, au bout de 20 jours plus un sou vaillant en poche.
Je me dois ici de rajouter à son statut d'homme marié, celui de père de deux enfants.
Et aussi qu'ils avaient sa femme et lui, décidé de jouer le jeu en tout ;
Payer leurs factures, achats vestimentaires et alimentaires avec leurs deux revenus, soit 2000 euros.
Il a donc réintégré sa fonction de dirigeant au bout de trois semaines, convoqué ses employés et décidé de les augmenter tous unilatéralement de 20 % !
Formidable ! Mes vieilles racines italiennes se sont donc réveillées de joie .
Dans le même temps, je me dis que j'en connais un qui serait bien inspiré d'en faire autant plutôt que de s'octroyer 140 % d'augmentation, net de frais !
Et puis, patatras, je me souviens d'un seul coup qu'il a aussi un ami italien.
ll se prénomme Silvio, lui.

Berlusconi de son nom.
Encore un rêve gâté ...
Et si on l'envoyait faire un stage dans cette usine, vous croyez qu'il en ressortirait transformé ?
Pour ma part, j'en doute .
Déjà qu'il nous l'avait annoncé avant les élections, qu'il avait changé .
Alors ? Rien à l'horizon...
Ni sur la ligne bleue des Vosges malgré Soeur Anne à guetter .
..." Le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie"...
Et zut, nonobstant le dérèglement climatique, ce n'est pas la bonne saison !
Commenter cet article