La Santé est-elle une marchandise sur laquelle on fait des bénéfices ?
Ce sont des publicités qui s'affichent sans vergogne en grand, sur tous les panneaux de nos villes, dans nos magazines, sur le net, à la télé...qui polluent nos cervelles allègrement, mais qui surtout délivrent un message odieux, dégueulasse, n'ayons pas peur des mots !
Et elles n'hésitent plus toutes ces sociétés d'assurance qui ont toutes des accointances les unes avec les autres à naviguer sur des concepts terribles à la limite de l'eugénisme.
Vous n'êtes pas malade ?
Mais pourquoi donc que vous payeriez ma Brave Dame, pour tous ces irresponsables qui grèvent le budget de la sécurité sociale ? Hein ?
Eux, ils peuvent bien crever la g...ouverte, c'est pas votre problème hein ?
Allez, venez donc chez nous que l'on vous réserve le même sort que celui que l'on fait aux bagnoles passées d'âge...
Tant que tout ira bien, nous vous garderons, mais dès que la maladie, ou un accident surviendra, alors là, attendez-vous au pire...
Alors que notre modèle social en matière d'accès à la santé est regardé et vanté même de l'autre côté de l'Atlantique, voici de nombreuses années que nos tenants de l'ultra-libéralisme au pouvoir lorgnent de tous côtés pour se faire du blé.
Et la santé en fait partie.
Nos différents ministres de la santé, dont notre Rose Bonbon nationale n'a pas démérité en la matière, ont tous mis en place les ferments de l'implosion de notre système de santé : forfait hospitalier, dépassement d'honoraires faramineux accordés aux praticiens, participation forfaitaire, franchises médicales, baisses de remboursements de soins, de médicaments, d'appareillage, déremboursement de listes de plus en plus longues de médicaments, cotisations toujours plus élevées pour les salariés tandis que les entreprises en sont exonérées, démantèlement des hôpitaux publics au profit du privé...
Bref, le taïaut final est lancé sur nos services de santé et l'hallali n'est pas loin...
Aussi depuis de nombreuses années, tapis dans l'ombre, nos vautours attendaient leur jour.
Et il semblerait qu'il soit venu. Au nombre des messages subliminaux qu'ils ne cessent de nous envoyer, la solidarité n'a ainsi plus cours, c'est même un concept jeté aux oubliettes. Ne pensez donc qu'à vous, après vous justement le déluge, mais en réalité?
Un adage dit que :
" Tout bien-portant est un malade qui s'ignore ", auquel je rajouterai bien volontiers un potentiel, accidenté, contaminé, irradié, empoisonné, intoxiqué, dépendant en devenir, etc...etc...
Faut-il vraiment se laisser abuser par ce genre de message ?
Il y a plus de cent ans, naissait la mutualité qui était une caisse commune où chacun cotisait pour qu'en cas de coups durs pour l'un d'entre eux, celui-ci ne se retrouve pas sans moyen de subsister, de se soigner.
Son principe a continué d'évoluer. A suivi celui de la sécurité sociale instaurée après la seconde guerre mondiale :
- Cotiser en fonction de ses moyens, recevoir en fonction de ses besoins .
Cela s'appelle pour ceux qui l'ignorent la solidarité. Mais je ne doute pas que les sociétés d'assurance le sachent. Ce n'est simplement pas leur crédo.
Elles, ce sont des sociétés à but lucratif qui rémunèrent leurs actionnaires et font du profit. A fortiori sur la "santé", et non sur la maladie qui là risque de moins leur rapporter, encore que le malus santé pour cause de maladie ne leur fait pas peur !
Pour elles donc, pas de solidarité entre adhérents, et encore moins de solidarité inter-générationnelle.
Vous êtes jeune ? Vous êtes nos clients favoris, vous cotisez, rapportez et ne dépensez que peu ou pas d'argent pour votre santé.
Vous êtes vieux ? Alors là, le problème se corse :
- questionnaire, examen médical préalable, tarifs majorés en cas de risques, et même refus de prise en charge des maladies contractées avant votre adhésion.
Aux Etats-Unis, elles décident de vous octroyer le remboursement ou non de votre traitement, augmente les prîmes d'assurance au fur et à mesure de votre "risque", mais aussi des aléas du marché ( la bourse) .
De même pour les opérations chirurgicales qui lorsqu'elles vous sont accordées, elles ( les assurances ) vous envoient dans tel établissement plutôt qu'un autre...Le tarif pratiqué par le praticien n'étant pas sans rapport avec le choix plutôt que ses compétences en matière d'intervention dans votre pathologie .
Le risque financier prîme sur votre vie.
Et vous, votre corps est-il comme une automobile : une marchandise ?
* à ceux ceux qui penseraient se faire rembourser leurs cotisations s'ils ne sont pas malades, qu'ils sachent que ce n'est qu'une infime partie de leurs cotisations qui leur sont remboursées. Le pompon étant , après examen, que leurs cotisations sont 1,5 fois plus élevées que les tarifs des mutuelles... Et en plus pris pour des charlots...
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