A la veille de la Manifestation du 23 septembre 2010, le Secrétaire Général de l'UD-CGT du Loiret placé en garde à vue !
14H ce mercredi après-midi, rue Théophile Naudy à Orléans .
où se situent comme la pancarte l'indique deux établissements scolaires .
L'école Charles Péguy d'une part
L'école maternelle Maria Montessori d'autre part :
Et au bout de la rue, dans un cul de sac à la droite de l'école maternelle, la Bourse du Travail et les locaux de la CGT.
La rue Théophile Naudy est ainsi une rue où hormis ces trois établissements et deux maisons individuelles, il n'y a pas d'immeubles
collectifs d'habitation.
14H donc ce mercredi : Aucun enfant à l'horizon et pour cause, nous sommes, je le répète, un mercredi après-midi.
Aurélio Ramiro rentre de la poste où il vient de déposer le courrier de l'UD et s'apprête à regagner la Bourse du Travail pour effectuer avec d'autres militants de la CGT, les derniers préparatifs pour l'organisation de la manifestation de demain.
Au niveau de l'école primaire Charles Péguy, et du ralentisseur qui est devant son entrée, attendent trois motards de la Police Nationale.
Aurélio Ramiro est sommé de s'arrêter. Ce qu'il fait bien évidemment.
L'un des policiers lui demande ses papiers et lui signifie qu'il n'a pas sa ceinture de sécurité. Aurélio lui montre immédiatement que sa ceinture est bien bouclée et qu'il y a du avoir méprise de la part de l'officier de police.
Celui-ci ne répond pas, fait le tour de la voiture, repère les gilets de la CGT dans le coffre de sa voiture, et sort son carnet de PV de sa poche.
Aurélio en fait de même de sa voiture et lui ce qu'il fait. Celui-ci lui répond qu'il lui dresse une contravention pour défaut de port de ceinture de sécurité.
Immédiatement Aurélio lui fait remarquer qu'il avait bien constaté avec lui que sa ceinture était attachée, que l'amende est donc parfaitement injustifiée. Rajoutant qu'il ne paierait, de toute façon, pas cette amende, la contesterait car nous étions encore "dans un état de droit".
L'officier a cependant poursuivi son petit travail d'écriture, lui indiquant qu'il pouvait toujours contester, "que cela ne servirait à rien"...Puis le lui a jeté à la figure.Contravention qui s'est aussitôt retrouvée déchirée par Aurélio, qui venait de sortir son portable pour appeler l'UD-CGT.
Mal lui en a pris car il s'est immédiatement retrouvé à terre, mains menottées au dos tandis qu'un car de renfort de police arrivait déjà sur les lieux.
Ce qui ne lasse pas de surprendre les uns et les autres, car il faut en temps normal plus de 15 minutes pour traverser la ville, le commissariat étant justement à l'opposé de ce lieu.
Et avec les nombreux travaux occasionnés par la construction de la seconde ligne de tram, elle est plutôt "éventrée", notre ville...
Le portable confisqué, Aurélio a été embarqué, menotté, dans le "panier à salade" . Les camarades de la CGT qui arrivaient sur place, n'ont pas pu l'approcher, ont été maintenus à distance, et sèchement repoussés pour ceux qui tentaient d'avoir des explications.
Aurélio Ramiro a été ainsi conduit au commissariat de police où il a été entendu et placé en garde à vue. Un rassemblement spontané s'est créé à la sortie des locaux du commissariat de police où Aurélio Ramiro en est ressorti vers 17H, les poignets endoloris et marqués.
Il est convoqué devant le juge en novembre prochain.
Voilà, scène de la vie ordinaire en notre bonne ville d'Orléans, à la veille d'une manifestation qui s'annonce "fournie".
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