Billet d'Humeur
Je viens donc d'aller faire un tour du côté de "Côté Boulevard", un blog où sont affichées les statistiques de
consultation de ces derniers mois pour ce même blog .
Etant moi-même nouvelle sur la blogosphère orléanaise et ne publiant jusqu'à maintenant que des pages de
vie et anecdotes personnelles sur un autre serveur, je découvre donc cette émulation des chiffres entre bloggueurs .
C'est souvent drôle, amusant au niveau des commentaires et très bon enfant.
Donc, loin de moi l'envie de critiquer cela, l'audience effectivement est importante, surtout au niveau des idées exprimées et des commentaires
laissées, souvent judicieux .
C'est simplement une facette que j'ignorais des blogs et du coup je m'interroge sur mes propres raisons à en tenir un .
La plupart de ceux qui ont lu mes billets peuvent répondre à ma place :
- Je suis tout simplement une citoyenne qui s'exprime, référencée à gauche compte tenu de la teneur de mes articles.
- Ma façon personnelle de réagir, de répondre peut-être pas de la bonne manière à la politique actuelle, qu'elle soit
locale ou nationale d'ailleurs .
C'est vrai que depuis de nombreuses années, je ne suis plus encartée à un syndicat ou un parti de gauche
.
Pour des raisons de déception au niveau de certains discours d'une part, puis de la façon où étant simple adhérente, on me faisait comprendre
que j'étais bien jeune ( à l'époque !) pour parler comme je le faisais en exprimant mon incompréhension et en soulevant des paradoxes.
Même si quelques mois plus tard ces même parti ou syndicat soulevaient officiellement les mêmes
problèmes ou interrogations, d'ailleurs.
Ceci dit, mon coeur est toujours à gauche
oscillant souvent entre le rose et le rouge, parfois tentée par le noir compte tenu des déceptions électorales successives et de l'attitude de tous les partis de gauche, ou se revendiquant tels,
confondus.
Leur déliquessence actuelle est telle que c'en est pathétique pour ne pas dire pitoyable.
Je n'aborderai pas les querelles intestines et assassines du PS qui laissent un goût amer dans la bouche, le coeur et l'esprit à ceux qui ont naïvement cru en eux (dont moi), en
leur laissant leur voix aux dernières élections.
Je ne parlerai pas non plus des dernières péripéties en date, car pour moi la génèse de ce grand foutoir remonte à 2002.
-
Que dire en effet d'un Lionel JOSPIN, fier comme un paon drapé dans un orgueil de mauvais aloi, préférant s'en aller au soir d'un certain avril 2002 ?
Tout cela parce qu'il venait de se prendre une veste électorale au lieu de se retrousser les manches et comprendre pourquoi les électeurs s'étaient détournés de lui lors de ce premier tour
?
Nous laissant à vomir ( ce fut mon cas ) lorsque le visage d'un certain Le Pen s'est affiché sur nos écrans de télévision?
Mon début de réponse personnelle est la non-écoute des français, dont on n'a que
faire.
Sinon pour draguer, ratisser dans les poubelles immondes ( à droite ) même de nos insconscients, des voix au moment des élections.
La majorité d'entre nous n'ayant pas fait de hautes études politiques dans une grande école que ce soit l'ENA, HEC ou autre institut chargés de formater nos élites, je ne peux répondre que :
C'est bien le problème !
C'est une telle distorsion de vie entre ceux, de tout bord d'ailleurs qui gouvernent ou sont à la tête d'un parti ou
bien les têtes pensantes de ces partis et la vie quotidienne d'un français lambda !
Est-ce que ceux là
savent ce que sont les fins de mois difficiles ?
Est-ce qu'ils connaissent les questions banales, comme :
- Dois-je prendre RDV chez mon dentiste ce mois-ci ?
- Ou bien chez mon gynécologue ( et oui je suis femme ) ?
Sachant que la plupart d'entre eux ( et je ne fais pas de liste exhaustive ici ) dépassent les tarifs de la sécu ?
Que les mutuelles, pour la majorité maintenant ne remboursent plus les dépassements et sont de plus en plus chères ?
Que dire de la prochaine et énième nouvelle franchise médicale qui va encore mettre un peu plus la pression sur les budgets familiaux et faire reculer aux calendes grecques des soins ou
examens médicaux nécessaires ?
Que penser par exemple, alors que devant me faire opérer l'année dernière pour une intervention banale, les chirurgien et anesthésiste m'ont respectivement demandé
300 et 130 euros de dépassement ?
Bien sur, j'ai du négocier, expliquer que je ne pouvais faire face à ces dépenses supplémentaires et chacun a compris en acceptant de rester dans les tarifs conventionnés.
Mais est-ce normal ?
Doit-on devoir exposer sa situation personnelle pour être convenablement soignée ?
A quand les Sofinco, Cetelem et autres organismes financiers dans les cliniques, hôpitaux pour financer sa santé ?
Et que dire de ceux qui de toute façon ne pourront jamais compte tenu de leurs ressources obtenir un crédit et donc se soigner ?
Et je pose la question, se soigner est-il un besoin vital, comme manger, boire de l'eau propre à la consommation, se loger convenablement, bref et en un mot,
Vivre est-ce que cela se négocie dans un monde où le profit n'est plus que le maître-mot directeur ?
Et puisque j'ai parlé de Lionel JOSPIN, et pour faire bonne mesure :
- Que dire d'un Serge GROUARD, au niveau local, qui à peine élu s'augmente substantiellement ?
- Avec pour argument que son précédent métier le rémunérait beaucoup mieux et qu'il perdait donc au change !
Fait-on
donc de la politique pour gagner de l'argent ?
Compte tenu des cumuls des uns et des autres, je suis tentée de répondre finalement et tristement OUI !
Et on va certainement encore me répondre que je ne comprends pas tous les tenants et les aboutissants pour répondre cela.
Mais qu'importe !
Très utopiquement , je pensais que c'était pour le bien commun, même si parfois les
idées peuvent diverger, mais en tout cas dans l'intérêt de tous .
Alors ?
Par rapport à moi ?
La réponse sans doute est la suivante.
Par l'intermédiaire de mon blog, je souhaitais prendre la parole comme une Française de base, soulever les problèmes, dénoncer les abus, être d'accord aussi quand les points de vue concordent, en
un mot :
ETRE CITOYENNE !
Un billet bien long, je m'en rends compte, sans doute pas lu jusqu'au bout par certains, mais qu'importe, je me suis exprimée et n'ai fait qu'effleurer ce qui bouillonne en
moi, fautes d'orthographes comprises pour rassurer Miguel et lui demander pardon de l'avoir gentiment moqué
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