Mardi 15 juillet 2008

Nous étions une trentaine, voire un peu plus au plus fort(?) de cette initiative dimanche soir 13 juillet devant la mairie d’Orléans, place de l'étape à partir de 19H.
Eric Taillandier et Yves sont arrivés bons premiers, suivis de près par Bruno-Pascal Chevalier qui a fait une grève des soins de 09 mois et de Jean-Michel.


Ensemble ils ont installés les banderoles et table pour la pétition contre les franchises médicales.
Pas de vacances pour les mauvais coups, en conséquence pas de vacances non plus pour la résistance et l’action.


Puis Sylvie, Najib, Yannick, Thierry, Gassem, Atmane, Pascal, Viviane, Gwendoline, Fanny, Raphaël, Hakima, Faycel, Michel, Mourad, Antonio...et tous ceux qui sont passés, se sont arrêtés, sont restés, ont signé la pétition, partagés un moment avec nous, sont partis, revenues pour certaines...
 

Cette soirée, malgré notre nombre restreint a été agréable et riche d'échanges.
Elle a fini vers 23 H, éclairé aux photophores amenés pour l’occasion.


Nous avons pu échanger, discuter, parler de la mise en place d’autres actions aussi réactives que les mauvais plans qui ne sauraient tarder à être annoncés.


Nous n’attendrons pas la rentrée comme l’espèrent certains.

Ce type d’action est simple, ne coûte pas un sou (sinon un pique-nique où chacun amène ce qu’il peut et où le partage est le maître mot), permet de se rencontrer et de fédérer nos idées et luttes.


Nous ne pouvons nous permettre d’attendre, en silence ou résignés. Résistons !


Merci à Sylvie, Najib, Faycel pour leurs photos qui ont permis de faire avec les miennes ce montage.


 

 

par Circé publié dans : Rappel de mémoire et Politique, Sarkozy communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Dimanche 13 juillet 2008

C'est ce soir devant la mairie d'Orléans, place de l'Etape à partir de 19H.
Venez nombreux et en famille avec vos pique-nique, votre bonne humeur, vos instruments de musique et tout ce que vous voudrez pour faire la fête.

Nous y célébrerons réellement et dignement cette fête que nous allons nous réapproprier.
A l'honneur :
la Liberté, l'Egalité, la Fraternité, l'accès à la santé pour tous, la justice, l'éducation, le travail, la culture, le logement...

Liste bien entendu non exhaustive !
Venez Nombreuses et Nombreux.
Eric Taillandier, président des "Malades Solidaires" vient de m'informer que Bruno-Pascal Chevalier (grève de soins , Ensemble pour une santé solidaire ) sera parmi nous.

Et je vais laisser le dernier mot à Yves Pasco : 

19 h devant la mairie d'Orléans

Apportez votre panier et votre bonne humeur !

Fêtons l'anniversaire de la Révolution de 1789

et la construction de la prochaine, nécessaire, à venir !

Sans vision à long terme, nos luttes ne seront jamais assez structurées.


Le temps presse
pour utiliser les libertés qui n'ont pas encore été ôtées. Rassembler les résistants est une préoccupation de tous les instants, des suites sont donc à donner localement pour que ces réseaux prennent réellement forme.

Débattons, expliquons, ne cédons jamais si nous
croyons à nos revendications ! Vous l'avez compris, cette action est osée mais, sans culot ni un profond désir d'avancer, nous perdrons nos combats.

Qui ne tente rien n'a rien.

Soyons optimistes et actifs, persévérons. « Lorsqu'un seul homme rêve, ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble, c'est un début de réalité ». 

  
La Nuit des Résistances a été annoncée ce matin à 8 h sur France Bleu Orléans (2 mn de parole sur les 5 du journal d'infos). Bruno-Pascal Chevallier sera des nôtres.

N'oubliez pas de quoi faire de la musique, n'apportez pas de bouteilles en verre (évitons tous objets contondants) J'apporte des sacs poubelle.
Apportez aussi les n° de téléphone des journalistes que vous connaissez, pour leur faire un compte-rendu en direct s'ils ne viennent pas.
J'apporte un cahier de doléances, apportez vos plumes !

 

 

par Circé publié dans : Rappel de mémoire et Politique, Sarkozy communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Mardi 25 mars 2008
   Je voulais attendre quelques temps avant de parler de mai 68 .
Car compte tenu de mon âge à cette époque (12 ans en juin suivant ), je n'ai réalisé qu'un peu plus tard qu'il se passait quelque chose, quelque chose de grave et de magnifique à la fois.

J'habitais en "ces temps immémoriaux" la région parisienne.
Immémoriaux parce que ma fille cadette vient de m'apprendre que je suis la seule adulte-parent de sa classe (parents et enseignante réunis) à avoir connu cette époque .
Est-ce que cela me confère maintenant une sorte de statut " d'ancien combattant " en voie de disparition ou bien d'espèce à protéger, je ne sais pas !

Mais force m'est de constater que les enfants viennent m'interroger .
Nous avons ainsi toutes deux obtenues des galons :
Ma fille, parce que sa mère a connu mai 68, et moi pour ce qui ressemblerait à si méprendre à :
- " Dis, Mamie, toi aussi tu as connu les dinosaures ?"

Mais trêve de plaisanterie revenons à ce qui est en passe de devenir un pavé, tant il me semble avoir de souvenirs qui me reviennent en tête !

Mes parents venaient de quitter MA ville de Sarcelles que j'aimais tant.
Je dis bien "ma" parce que j'y avais tous mes amis ainsi que mes premières références de vie avec mes parents, ma petite enfance s'étant déroulée auprès de mes grands-parents.
Et c'est important à cet âge là, en dehors de toutes considérations architecturales ou urbanistiques .

Nous arrivions dans le Val de Marne, dans une petite ville située à côté de Créteil .
Mes parents y avaient obtenu un appartement plus grand car bien que nous étions 4 enfants, nous occupions à Sarcelles un petit F3 .
Par ailleurs, mon père qui était "ambulant" aux PLM se rapprochait de son point de ralliement et de départ pour son travail.

Ambulant ? PLM ?
PLM : pour Paris-Lyon-Méditerranée .
Ambulant pour l'employé des postes qui était chargé de trier le courrier à partir des centres de tris tous accolés aux gares principales dans des wagons de l'administration des Postes et Télécommunications et que chaque train dit de "Grandes Lignes" comportait..

Les circuits étaient bien définis, puisque concomittents aux dessertes ferroviaires.
Mon père a ainsi travaillé sur des lignes différentes :
Paris-Clermont, Paris-St Etienne, Paris-Pontarlier, Paris-Chambéry...
2 nuits sur quatre, inexorablement, tel un métronome, mon père était absent.
Pas de week-end, de ponts, de jours fériés...

Si sa plage horaire tombait ce jour-là et bien tant pis !  
Hormis 4 semaines de vacances consécutives (3 semaines + 5 jours de compensation pour travail de nuit ) qu'il pouvait prendre dans l'année parce que nous étions en âge scolaire ( plus de 6 ans et moins de 16 ), mon père a fait cela durant les 27 dernières années de sa carrière professionnelle.

Depuis ce service a disparu : Transformation de La Poste.
Les centres de tri ont été déplacés en dehors des villes, dans des zones industrielles et le camion a remplacé le train . C'est...écologique ? rentable ? moderne ?
Privé très bientôt, bien sûr !

Mais revenons à 1968 .
J'habite donc dans cette petite ville de Bonneuil sur Marne et j'entame ma scolarité dans une annexe du Lycée Paul Valéry à Maisons-Alfort.
Le collège n'existait pas encore.
Ainsi vous pouviez faire toute votre scolarité de la 6ème à la terminale dans le même établissement.

Cela n'a pas été mon cas, puisque la ville où j'habitais, en pleine expansion, construction (comme toute la banlieue parisienne) n'avait pas encore toutes les structures adéquates.
C'est donc dans les villes avoisinantes que je suis allée poursuivre mes études.

Ma sixième était morne. Ni bonne, ni mauvaise élève.
Quelques mini-révolutions cependant s'opéraient dans ma scolarité.
Les cours étaient ...mixtes, ce qui n'avait pas été le cas auparavant lors de mes années primaire.
Cette même année, le jour hebdomadaire de congé scolaire du jeudi a été transféré au mercredi, tandis que les cours du samedi après-midi en primaire étaient supprimés, alors que cela était le cas au lycée depuis longtemps, le jeudi matin étant travaillé.

Je ressentais cela comme une profonde injustice.
Moi qui me faisait une joie d'aller au lycée pour en bénéficier, j'en étais pour mes frais !

Bon évidemment, je passais chez les "grands", j'avais un professeur par matière et j'étudiais en plus l'anglais et le latin. Pas question de l'allemand, c'était la langue honnie des bourreaux.
Mais en dehors de cela, j'avais juste un peu de mal avec cette banlieue que je ne connaissais pas et toutes mes relations amicales au degré "zéro" que je devais recréer.

Pour me rendre au lycée, je devais prendre le bus .
Deux bus à vrai dire, puisqu'il y avait un changement à Créteil .

Aujourd'hui, lorsque vous prenez un ticket de bus, c'est un ticket, un vrai, pour tout votre parcours.
En 1967-1968, au niveau de la RATP, il fallait acheter un "carnet", sorte de feuille dépliante avec de petites languettes prédécoupées et surtout, surtout, il fallait savoir : calculer !
Car selon votre destination et le nombre de stations parcourues, le nombre de languettes à composter ou faire "troutrouter" (il y avait selon les lignes encore un "receveur" et un machiniste, terme usité à l'époque pour désigner le conducteur du bus) étaient variables.

Ainsi si j'allais à Créteil deux languettes, Maisons-Alfort : quatre.
J'aimais celui que je prenais à partir de Créteil pour me rendre à Maisons-Alfort.
Cétait l'un de ces anciens bus à plate-forme arrière, cahoteux et peu confortable, mais qui sentait le bois, la poussière et dans lequel résonnait encore le ding-ding qu'émettait le receveur pour signifier au "machiniste" qu'il pouvait repartir.

Les deux premiers trimestres scolaires se sont écoulés lentement.
Peu de changement pour moi, si ce n'est la découverte des premiers "collants" mousse.
Moins chers que les bas, beaucoup plus pratiques et finalement plus solides !

Un réel progrès pour moi qui refusait de me mettre en jupe si je devais porter d'horribles chaussettes courtes, ou des bas.
Ce qui signifiait invariablement harnachement inconfortable, gênant, sans compter les plis de toute sorte qui ne manquaient pas de me faire exploser sur l'incongruité des tenues dites féminines .
Car hormis le pantalon fuseau toléré en hiver : Pas de port de pantalon autorisé pour les filles dans l'établissement scolaire que je fréquentais .
Et j'oubliais la traditionnelle blouse rose les semaines pairs et bleu les semaines impairs.

Mars 1968 arrive donc.
J'ai la chance de posséder un "transistor", cadeau normalement dévolu aux communiantes, ce qui n'avait pas été le cas pour moi.
En effet, je n'avais pas suivi d'enseignement religieux, compte tenu de l'athéisme forcené de mes père, grand-père, grand-oncle, bref tout ce qui portait "culotte" dans ma famille.

Ma mère avait bien tenté de m'inscrire malgré le désaccord fondamental de mon père, mais ne dérogeant pas aux principes paternels, j'avais fait le catéchisme buissonnier.
En moins de deux mois, ma mère avait abandonné toute idée de persister à mon grand soulagement, car j'avais horreur de cela.
Mes trois plus jeunes frères n'ont pas eu à batailler, elle n'a plus jamais retenté l'expérience.

Cependant, les femmes de ma famille, grand-mère paternelle en tête,  portaient elles-aussi , une autre forme d'autorité, moins visible certes qu'un vêtement mais qui leur avait fait décider d'organiser une fête de passage pour mes onze ans.

Le passage au lycée en a été le prétexte.
De l'art et la manière de détourner un concept religieux au profit d'une cérémonie jugée  "oécuméniquement" laïque et citoyenne, ce qui avait eu pour effet d'obtenir l'adhésion pleine et entière de toute la famille avec un grand "F" . 

Et cadeaux de rigueur, Je me retrouvais donc en possession du fameux transistor, d'une splendide montre LIP et d'une magnifique paire de boucles d'oreilles "créoles".
Et j'oubliais: une belle pièce en argent massif de cinq francs, bien lourde au creux de la main.

Depuis, au grand dam de mes parents, je faisais mes devoirs en écoutant la radio.
Ma tante et une cousine m'avaient convertie à l'émission "yé-yé" du moment qui s'appellait : " SLC, Salut Les Copains"
Cependant comme mes notes ne prêtaient pas matière à discussion ou polémiques, ils avaient vite jugé cette manie certes, un peu bizarre, mais comme étant un trait naturel de mon caractère jugé le plus souvent fantasque.

Mais c'est ainsi que j'ai pu entendre le tout premier reportage concernant les étudiants.
Ils occupaient le bâtiment administratif d'une université.
J'en ai aussitôt parlé à mon père qui a froncé un sourcil, plié son journal où il faisait ses mots croisés et allumé son poste de radio.

Aujourd'hui, il se précipiterait sans doute vers la télévision ( cf 2001 et les attentats du World Trade Center ) .
Mais en 1968, il faut tout de même se souvenir que tout le monde ne possédait pas un poste de télévision, loin s'en faut.
De plus, c'étaient des émissions diffusées en noir et banc, avec une seule et unique chaîne d'état dont les programmes étaient présentés par une speakerine.
Les émissions commençaient en général à 18h en semaine pour finir à 23H, sauf le  jeudi,(maintenant mercredi) où les enfants, ravis de l'aubaine, avaient un programme réservé (Zorro)dès 16h30 et le dimanche après-midi où nous avions droit à un après-midi cinéma.

Donc mon père attendait les informations suivantes.
Je me dois de préciser ici que mon père était syndicaliste, adhérent à la CGT.
C'était aussi un militant communiste.
Aussi la maison regorgeait de journaux syndicaux : La Vie Ouvrière ou politiques : l'Humanité.

Nous les enfants, attendions avec impatience le dimanche, jour de "l'Huma Dimanche" et surtout du "Pif gadget".
Nous découvrions ainsi des bandes dessinées qui deviendront culte et des personnages facétieux.
Pour ma part, j'adorais Corto Maltese, Eric le rouge ou Rahan.
Le concombre masqué ainsi que Gai-Luron et Totoche me faisaient rire aux larmes. 
Même si par ailleurs je feuilletais déjà avec attention la " V.O."
J'aimais lire les articles de témoignages des salariés, mais surtout ceux qui donnaient la parole aux femmes.

Et je m'ouvrais ainsi au monde ; le Vietnam, l'Espagne de Franco et le supplice du garrotage des condamnés, le Portugal de Salazar que Samuel,(celui qui allait devenir mon oncle en juin) avait fui refusant de partir pour cinq longues années de "service militaire" en Angola, le Printemps de Prague...
Et puis aussi, un parlementaire qui a fait les gros titres des journaux : Lucien Neuwirth, montré du doigt pour avoir légalisé la contraception en France, abrogeant une vieille loi de 1920 .
Mais contraception non remboursée et chère, très chère et peu prescrite puisque la plupart des médecins, gynécologues de cette époque faisaient tout pour ne pas avoir à la prescrire : " elle rend stérile, fait grossir, vous donne le cancer, n'est pas faite pour vous..."

Mais le véritable fond du problème était que les femmes allaient maitriser leur fécondité et que c'était la porte ouverte à tous les dévergondages !
Cela, je ne l'ai compris que plus tard lorsque ma mère m'a expliqué les réponses des différents médecins qu'elle avait consultés et qui tous lui avaient refusé ce droit.

Pour l'heure, mon père attendait l'oreille collée à la radio, les informations.

                                                                                                   .../...
par Circé publié dans : Rappel de mémoire et Politique, Sarkozy communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Mercredi 7 novembre 2007
                        
           Après avoir invoqué Jean Jaurès et Léon Blum, des Figures historiques emblématiques de gauche, émaillé de leurs noms ses discours de campagne présidentielle, imposé la lettre de Guy Môquet le 22 octobre dernier en lecture obligatoire, Nicolas Sarkozy s'attaque maintenant à d'autres emblèmes historiques, tout à fait positif dans la mémoire commune et qu'il est intéressant de se remémorer pour voir ce qu'il en fait. 

C'est ainsi le cas avec le New-Deal.

Voici en copie la fin de son discours aux Nations Unies, ainsi que le lien pour en avoir l'intégralité et son contenu.

                                        www.ump-fr.org/

Ainsi, dans une belle envolée lyrique, voici ce qu'il dit :

                                        **********

« Il y a dans le monde et jusque dans les pays les plus riches, une multitude d’hommsmall001.gifes et de femmes, qui n'ont même plus l’espoir de sortir un jour de leur détresse matérielle et morale. 

Alors pour terminer, je veux m’adresser à la conscience de tous ceux qui ont une responsabilité dans la conduite des affaires du monde.
Parce que si nous ne le faisons pas, les pauvres et les exploités se révolteronew-deal.jpgnt un jour contre l’injustice qui leur est faite.

C’est d’un nouvel état d’esprit dont le monde a besoin.

C’est un véritable New Deal à l’échelle planétaire qui est nécessaire.
Un New Deal écologique et économique.

Au nom de la France, j’appelle tous les Etats à se réunir pour fonder le nouvel ordre mondial du 21ème siècle sur cette idée forte que les biens communs de l’humanité doivent être placés sous la responsabilité de l’humanité toute entière.

Au nom de la France, je lance un appel solennel aux Nations Unies pour que, dans ce siècle marqué par le retour de la rareté, elles se donnent les moyens d’assurer à tous les hommes à travers le monde l’accès aux ressources vitales, de l’eau, de l’énergie, de l’alimentation, des médicaments, et de la connaissance.

Je lance un appel solennel aux Nations Unies pour qu’elles prennent en main la question d’une plus juste répartition des profits, de la rente des matières premières, des nd-2.jpgrentes technologiques.

Je lance un appel solennel aux Nations Unies pour qu’elles prennent en main la moralisation du capitalisme financier.

Je lance un appel aux Nations Unies pour aller plus loin dans la lutte contre la corruption qui mine des pays qui souffrent et qui sont trop pauvres. » 

                                               *********
                                                              
                                                           
C'est beau, non ? 

Alors quand même et puisque l'on parle de New-Deal, j'ai repris mon Berstein et Milza, Histoire du XXème siècle à la recherche du New-Deal, des « New-Deal » devrais-je dire puisqu'il y en a eu trois entre 1932 et 1938.

Et Voici ce que j'ai pu lire :

                                        **********

« Il s'agit d'abord de sortir au plus vite le pays de la crise par une énergique relance économique : cela implique une injection de crédits publics pour réamorcer la pompe (pump priming), au prix d'un déficit budgétaire provisoire qui sera comblé ultérieurement grâce aux ressources fiscales fournies par la reprise économique,

Cette action conjoncturelle doit se doubler d'une réforme plus structurelle du capitalisme visant à soumettre la stratégie économique des grands trusts aux besoins nationaux, afin d'obtenir une répartition plus équitable des revenus et des richesses entre les différents agents de la vie économique et sociale. 

 -30 janvier 1934, dévaluation du dollar.

Il s'agit d'une politique volontaire de monnaie dirigée qui n'avait pas à répondre à un mouvement de spécuylation contre le dollar mais visait à créer une légère inflation de reprise en allégeant le fardeau de l'endettement et en favorisant les exportations de produits américains.

- Le Banking Act de juin 1933 permet un contrôle plus strict des organismes financiers en établissant une distinction entre les banques de depôt pour le crédit à court terme et les banques d'affaires pour les prêts à long terme, aucune banque ne pouvant par ailleurs prendre de participation directe dans les entreprises.

- un système d'assurance est instauré pour garantir les avoirs des petits et moyens détenteurs de comptes, dont l'épargne alimente près de la moitié des dépôts bancaires.

- création d'un système de surveillance des transactions boursières qui limite les possibilités de spéculer à crédit.

- création d'un système de crédit adapté aux possibilités de remboursement des farmers.

- collaboration entre l'état et les entreprises en vue d'objectifs concertés de lutte contre la crise.

- code de concurrences loyales proposés aux entreprises d'une même branche en vue d'harmoniser les conditions de production.image09.jpg

- durée de la semaine de travail fixée entre 35 et 40 heures selon les branches d'activité, avec définitiond'unsalaire horaire minimum, en vue de soutenir le pouvoir d'achat des ouvriers.

- L'Etat ouvre des crédits pour l'emploi des chômeurs à des travaux d'utilité publique.

- Le système de Réserve Fédéral reçoit des pouvoirs de contrôle accrus sur les grandes banques, les prinicipales compagnies de service public qui gèrent la distribution de l'eau, du gaz ou de l'électricité qui voient leurs tarifs étroitement surveillés.

- Une grande impulsion est donnée au syndicalisme par le Wagner Act.

- La politique de lutte contre le chômage devient plus active avec la création de Work Progress administration, dotée de 5 milliards de dollars.

-750 000 jeunes diplômés sans travail employés à des tâches intellectuelles par la National Youth Administration .
A terme, l'état va ainsi employer dans différents organismes quelque dix millions de de chômeurs, rémunérés par un travail et non plus réduits àç bénéficier d'une indemnité humiliante.

- De plus en 1935, le Social Security Act institue un système d'assurance contre le chômage, la vieillesse et l'invalidité, portant un coup décisif au principe de l'individualisme puisque se voient reconnuspour la première fois les droits sociaux des individus.

- Larges dépenses budgétaires ( déficit atteint 4 milliards de dollars) pour financer la construction d'habitation et audacieuse politique de pouvoir d'achat par une législation du travail favorable à la hausse des salaires, ainsi que par une meilleure indemnisation des risques sociaux .
Cette politique comprend un contrôle plus strict des grandes sociétés ».

                                               **********

Voici donc ce qu'était le New Deal . 

Aussi, une question s'impose :
Si, Nicolas Sarkozy en appelle au Monde pour imposer un New Deal économique et social , que fait-il exactement au niveau politique nationale en France ?

Une politique de relance du pouvoir d'achat ?

Néant ! Rien...Ah si, un euro de hausse des allocations familiales le 1er janvier prochain et puis surtout un très beau bouclier fiscal pour ses amis qui ne sont pas dans le besoin, eux.

*  Une politique sociale pour que chacun puisse être soigné selon ses besoins et cotisé selon ses moyens ?
1298-Sarkozy.jpg
Pas du tout ! Coupe en règle de la Sécurité Sociale héritée du CNR, moins de remboursement, franchise médicale arguant qu'aucune assurance (pour assurance sociale) ne fonctionne sans franchise .

Bien évidemment hausse des mutuelles pour être à terme remplacées sécurité sociale et mutuelle par des assurances privées, de celle que dirige opportunément son frère Guillaume.

Voyez actuellement les pubs qui fusent sur tous nos écrans nous invitant à nous assurer chez eux.

Ce qui n'est pas indiqué, c'est que si vous êtes jeune et bien portant, vous serez particulièrement bien accueilli parce que vous allez cotiser sans avoir trop de risque d'être malade et donc peu coûter à ces sociétés privées.

Pour les autres, une étude dossier médical, de prise de risques, des « primes », « surprimes » instaurées et peut-être aussi un refus net et définitif, car exit la solidarité.

Si vous faites prendre trop de risques à ces assurances, et bien vous serez tout simplement jeté comme une vieille voiture à la casse.
Sans prîme, ne rêvez pas !

Soyez jeune et bien portant.
Ne vieillissez pas.
Ne soyez pas malade, prenez vous en charge, soyez responsable.
On n'arrête pas de vous le dire !

Où est la nécessaire Solidarité ?
Vous savez celle qui en 2003 nous aurait tant fait défaut selon les dires des mêmes tenants de cette politique ?

Comme il est facile de culpabiliser encore une fois la population qui abandonne ses vieux, n'aurait pas 4 euros supplémentaires par mois à leur « offrir », cela dit en trônant entre deux mamies atteintes d'alzheimer ?

Que va-t-il advenir d'eux ?
Car il ne faut pas s'y tromper, ce sera à eux de financer leurs soins.
Inutile de parler d'alzheimer, de cancer, de soins palliatifs pour apitoyer dans les chaumières...
Sur l'autel de l'argent roi, ils vont être sacrifier.
1279649368-hausse-du-gazole-les-marins-pecheurs-menacent-de-durcir-leurs.jpg
Vous ne me croyez pas ?

Faites une petite expérience, allez dans ces assurances et posez les bonnes questions, inventez vous une maladie de longue durée et voyez, écoutez, le sort qui vous sera fait si malheureusement cela vous arrive un jour.


Et puis, écoutez la seule réponse faite aux marins pêcheurs dans la difficulté, le cours du pétrole plombant complètement le revenu de leurs pêches :
« Vous allez être exonéré totalement de charges sociales pendant six mois... », alors qu'ils demandaient une baisse du prix du carburant.  

L'un d'entre eux ne s'y est pas trompé et lui a répondu qu'il n'était pas un mendiant, qu'il voulait payer ses cotisations sociales, que ce n'était pas ce type d'aide qu'il demandait .

La TIPP ayant été supprimée par l'UMP, bien difficile d'agir sur cela maintenant, mais couler définitivement la sécurité sociale, pourquoi ne pas en profiter puisque c'est le but ultime de la gouvernance de Nicolas Sarkozy. 

*  Une politique d'administration forte, de société d'état florissante garantissant aux citoyens une égalité de traitement sur le territoire national ?

Encore une fois, pas du tout.
Privatisation d'EDF-GDF, malgré les promesses faites précédemment.
Ce sera le cas n'en doutez pas pour La Poste, comme cela a été le cas pour France Télécom.

France Télécom, société dans laquelle, je le rappelle l'état devait rester majoritaire et qui n'est plus présent qu'à hauteur de 27 %.
Mensonges, comme toujours !
Et plus il y a mensonges, plus c'est gros, plus cela marche !

Il ne vous faudra pas aller vous installer, habiter, ou vivre loin du   réseau électrique installé, car il vous faudra tout financer, payer si vous voulez être relié quitte à ce que vous plantiez 2 kms de poteaux pour ce faire.
Si vous n'avez pas les moyens, il vous restera la bougie pour vous éclairer, la chaudière à bois ou à fuel pour vous chauffer .

Auparavant, quelque soit l'endroit où vous habitiez, EDF avait le devoir de vous  offrir le  même service et au même prix.
C'est ce qui nous attend.
Il en sera de même pour le courrier.

Dans certaines régions désertées par l'Etat, ce sont des épiciers qui vous donnent votre argent pour un retrait.
Aucune sécurité, confidentialité, vous n'êtes qu'un maillon d'une chaîne de consommation qui doit consommer sans raisonner.

Notre société devient une société d'épiciers, très trivialement car je n'aime pas cette image, de marchand de tapis.
C'est cela le libéralisme .

Mais où est le New Deal de Nicolas Sarkozy ?
Celui dont il se prévaut dans son discours dithyrambique ?

Le New Deal, ce n'est pour lui qu'un mot attractif avec une connotation positive bien entendu et qu'il utilise comme les personnages pour nous leurrer, nous faire croire qu'il nous comprend, qu'il a de l'empathie pour nous, qu'il nous aime !

Vous y croyez, vous ?
CPS.jpg
Pour ma part, même avec un noeud papillon au cou tel un jeune communiant des années 50, le discours de cet homme qui est allé servir « la soupe » à George Bush, personnalité on ne peut plus controversée dans son propre pays même, en fin de mandature politique, m'agresse, m'humilie, me rabaisse en tant que citoyenne, en tant que Française .

En 2002, je n'ai pas voté pour Jacques Chirac, mais j'ai voté contre Jean-Marie Le Pen .

Aussi lorsque Dominique de Villepin a pris la parole aux Nations-Unies, je me suis sentie de cette nation, de ce pays, indéfectiblement derrière la politique internationale de mon pays.

Je me suis sentie fière d'être ainsi représentée.
Aujourd'hui, même cette fierté, il me l'a enlevée.

Ne me reste que la Honte d'avoir un tel individu comme Président de la République.

Mais il me reste encore les accords de Grenelle à voir.
 

          
           

par Circé publié dans : Rappel de mémoire et Politique, Sarkozy communauté : blogsLOIRETcitoyens
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