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26 Sep

Touchez pas à mes gonades !

Publié par Circé  - Catégories :  #Tout et n'importe quoi !

GONADE, subst. fém. : BIOL, Glande génitale qui produit les gamètes et sécrète des hormones sexuelles. Gonade femelle (synon. ovaire), gonade mâle (synon. testicule).

 

Tout est ouaté autour de moi, cotonneux, nébuleux.

Sans poids, je ne suis ni lourde, ni légère, mais incapable de parler ou de penser. Je suis désorientée, insensibilisée, comme anesthésiée, mon portable à la main. J'ai bien composé un numéro, mais je ne sais plus de qui. D'ailleurs, je ne sais même plus où je suis, où je vais, ce que je fais là ou ce que je cherche.

 

Cela, au moins, je le sais. Je suis à la recherche de quelque chose, mais de quoi ? Dans mon nuage vaporeux et éthéré, mon cerveau est en mode pause, repos forcé, comme burn-outer, RAZetter..:

  • «  Allo, allo... »,

A l'autre bout, une voix perce la brume qui m'encercle, m'absorbe. Il faut que je réponde, avant que je ne me dissolve complètement en elle. Oui, mais à qui dois-je répondre, pour dire quoi ? Mes cordes vocales refusent de vibrer, d'émettre le moindre son. Je suis incapable de marcher comme statufiée.

 

Mais où suis-je ? Je ne reconnais rien.

Mon corps est comme en apesanteur : ni en haut, ni en bas, ni à droite, ni à gauche, entre rêve et cauchemar. Mes yeux voient, mais ne décryptent pas, et toujours le : - « Allo, allo... » au bout du fil.

 

Et puis, tout me revient.

Une collision d'images, de sons et de sentiments contrastés.

La scène d'un film rembobiné en mode accéléré que je revois, assimile et réalise enfin, mais à l'endroit.

 

Un RDV ce matin. Je suis sur mon vélo. Je tente de fendre le vent qui me fait barrage pour ne pas arriver en retard. Pas d'inquiétude à avoir, je suis largement partie en temps et en heure. L'accueil d'un service hospitalier, un bon de consultation à y prendre. La jeune femme de l'autre côté du guichet porte la même scarification au cou que moi.

     

Je renâcle contre l'obligation qui m'est faite de présenter ma pièce d'identité alors que je tends déjà ma carte vitale AVEC photo et ma carte de mutuelle. Échanges tout à fait sympathiques et cordiaux avec cette employée, qui à demi-mots me dit être d'accord avec moi.

 

Me voici dans le service gynéco où j'attends devant le cabinet du médecin spécialiste qui va me recevoir. Plus de 4 mois pour avoir un rendez-vous, et encore, ne dois-je pas trop me plaindre. Mon médecin habituel est décédé cet été, dans son sommeil m'a-t-on dit. Le nom d'un remplaçant m'a très vite été proposé et dans les mêmes temps que prévus.

 

Curieux sentiment que d'apprendre que celui qui me "suivait" et médicalement et en âge, n'est plus. C'était un personnage. Que l'on appréciait ou pas.

Pour ma part, chaque consultation avec lui était un moment décalé, empreint d'irréalité, duquel je sortais souvent le sourire en tête. Imaginez un peu...

 

Un gynéco qui tout en vous faisant un frottis vaginal vous chante un air de "La Norma", ou bien vous emmène en voyage sur la grande muraille de Chine ou la Cité Interdite ou encore vous fait une imitation de l'acteur Jean Piat jouant Robert d'Artois se confrontant (6mn10)à sa « bien-Aimée Tante Mahaut » autrement dit Hélène Duc dans la série « Les Rois Maudits », version de 1972...

 

Mais voilà, c'est maintenant un autre médecin qui m'attend derrière la porte.

Différent mais sympathique et délicat au demeurant. Frottis de contrôle, et autres examens de routine, que toute femme connait.

  • «  Tiens votre utérus est un peu gros... »

  • «  Je sais, c'est ce que me disait à chaque fois, le Docteur D., mais comme j'ai eu de nombreux enfants... »,

  • «  Oui, mais lorsque l'on est ménopausée, normalement l'utérus involue... »

  • «  Euh...Je ne suis pas encore ménopausée, je commence juste à avoir quelques retards... »

Consternation dans le regard de mon vis à vis :

  • « Mais vous avez quel âge ? »

  • « 56 ans »

  • «  Vous êtes sure ? Vous ne confondez pas avec des saignements ? »

 

Agaçant ce type de questions...Plus de quarante ans que j'ai mes règles, et voilà que d'un seul coup, à 56 ans, je ne saurais plus faire la différence entre règles et « saignements ».

 

Pourtant, chaque année, mon statut de femme non ménopausée, malgré mes 50 années passées, amusait son prédécesseur. Il me félicitait alors - comme si j'y étais pour quelque chose – et en plaisantant, me prédisait une entrée prochaine dans le Guiness des records.


Pour l'heure, avec calme et avec application je réponds à chacune de ses questions.

  • «  Je vais vous faire une écho, histoire de vérifier... », me répond-il tout en préparant le matériel.

Il est précautionneux.

J'apprécie. Pas toujours agréables ces échographies endovaginales.


Curieux cet amalgame de discussions sur tout et n'importe quoi : travail, retraite, reprise d'études, université, et questions d'ordre personnel et médical...Et puis...

  • «  Il y a des cas de cancers de l'utérus dans votre famille... »

  • «  Non, aucun... »

  • «  Il va falloir que je vous fasse des examens complémentaires en milieu hospitalier... »

  • «  Mais cela peut attendre, non ? »

  • «  Non, il faut rapidement le faire, je regarde mon agenda pour vous dire quand est-ce que je peux pratiquer cela. En sortant vous allez prendre rendez-vous pour une consultation en anesthésie, et réservez d'ores et déjà votre chambre... »

La consultation se termine, je m'habille comme dans un rêve, remets le prélèvement au secrétariat pour analyse, et vais mécaniquement prendre mon rendez-vous en service anesthésie. Là, on me remet un questionnaire à compléter pour le jour fixé, puis, je sors.

 

C'est là que je suis ! Sur le parking de l'hôpital, à la recherche de mon vélo !


Je réponds enfin à cette amie qui s'égosille au bout du fil. Besoin d'entendre une femme, une femme qui a eu quelques « soucis » aussi.


Je suis monocorde, sans doute monochrome aussi.

Une couleur entre grisâtre ou verdâtre, à moins que...Oserai-je fantomatique ?

Une curieuse sensation de chape de plomb qui s'abat sur moi, de mise à l'écart, à l'index...Etre en dehors de l'humanité, frappée du sceau de la menace qui n'a pas encore de nom.

     

Je peux désormais enfourcher mon vélo, me rendre au bureau des admissions où je présente de nouveau mes carte vitale AVEC photo, carte de mutuelle et pièce d'identité.

 

A la lecture du service et de l'intervention, l'employée me demande, comme si tout cela était naturel, si je n'ai pas une carte de prise en charge 100%. Mes pensées se bousculent désormais...

 

Mais non enfin ! Laissez-moi le temps de le nommer ce mal qui est lové bien au chaud au creux de mon ventre. Là, dans cette matrice qui nous fait femmes, et/ou mères, où la vie peut se développer tandis que chez moi prolifère une sourde menace, sans nom, sans papier, ne portant ni voile, ni kippa, (ai-je dit récemment à un ami), pas de soutane non plus, tant elle se fout de tout cela, ne s'inquiétant ni de ma couleur, ni de mes origines ou de ma culture et de mes opinions politiques...

 

Et qui se fout tout autant que je sois athée !

     

Je ne crois ni au Paradis, ni à l'éternité.

Du moins pas celle que nombre nous promettent sous le sceau asservissant du religieux. Pour moi, si Paradis il y a, ce devrait être maintenant. Notre Terre porte en elle tout ce qu'il faut pour que nous vivions toutes et tous ensemble, correctement, dignement, respectueusement les unEs envers les autres. Mais nous l'avons transformé nous-mêmes en Enfer notre Terre, en nous prosternant aux pieds d'une déité de papier et de métal : l'argent, le fric, les profits, le capital, dividendes et bénéfices compris !

 

Mon Paradis et mon éternité s'avèrent avoir un horizon bien sombre, et chargé. Car que suis-je à l'instant présent ? Une pestiférée ? Non, la mort vient bien trop vite...Une lépreuse ? Peut-être après tout.

 

Nommer, ce n'est même pas avoir peur pour soi ou pour ce qui risque d'arriver. Mais bien pour ce que l'on projette sur les autres. Nommer, c'est risquer la mise à l'écart inconsciente, être traitée différemment entre fuite, oui, fuite ou compassion et pitié.


Mais je ne veux rien de tout cela moi !

Une écoute amicale, une présence discrète, non intrusive, non invasive, le mot drôle ou sympa qui va faire sourire ou rire...Oui ! Mais rien d'autre.


Et puis, et puis...La question de cette employée me projette brutalement plus avant, et m'oblige à envisager certaines réponses médicales et/ou chirurgicales.

Alors là, là ...NON ! NON ! Je refuse que l'on me mutile, je refuse ce que trop souvent nombre de médecins proposent : " Tout retirer, de toute façon, cela ne vous servira plus à rien, vous n'aurez plus d'enfants, et vous n'êtes plus en âge d'en avoir..."


Quoi ? Mon appareil génital remisé à la maternité, et non à ma féminité, au désir, au plaisir, aux vagues de jouissance...Il ne serait que cela ? Un four à fabriquer des enfants ? Et ne remplissant plus cette utilité, cette "divine mission", il deviendrait donc inutile au moindre souci ?

Non, Non et Non ! Alors là, Non, ne touchez pas à mes gonades !


C'est ce que j'ai envie de crier, de hurler, à ce type de médecins, même si celui que j'ai consulté ne m'a pour l'instant rien suggéré de tout cela. Mais je connais trop bien, justement, le trop peu de réponses proposées aux femmes.


Et oui, oui, j'ai envie de crier et de hurler : Est-ce que l'on vous enlève vos testicules, Messieurs les Médecins ou non, quand vous êtes opérés de la prostate ?


Pourtant il me semble que pour plus de 50% d'entre vous, vous devenez impuissants et même pour certains incontinents après cette opération. Et pourtant vous propose-t-on pour autant de vous ôter tout ce qui ne "servira" plus ?


La réponse est d'ores et déjà : Non, certainement non !!!!


Même que le métier d'urologue fait florès, même que les recherches et avancées pour ne pas vous mutiler sont légions...Nous ? Nous ne sommes que femmes et subalternes, et notre appareil génital utilitaire, alors...


La gynécologie médicale est un métier sinistré. Les recherches pour ne pas nous arracher, nous disséquer vivantes, nous retirer ce qui fait que nous sommes du genre féminin dès la naissance importent peu. Ce qui fait de nous des Femmes est entre notre cuisse, au creux de notre ventre. Nos attributs sont invisibles, sans doute pour cela que nous vous sommes "inférieures" dans votre inconscient de mâles élevés dans nos sociétés patriarcales où la domination masculine prévaut et pour cause...

 

Nous ? Nous sommes en quelque sorte interchangeables.

 

Dans d'autres pays, même si cela se pratique aussi chez nous sous d'autres formes, - l'homme mûr qui préfère une plus jeune pour se rassurer sur sa virilité - tout en n'en disant pas le nom, les femmes sont rapidement répudiées si elles ne peuvent avoir d'enfants ou bien sont ménopausées...Une ménopause qu'elles vivent comme une malédiction...La femme réduite à la maternité et rien d'autre.

 

Alors quand en plus, elle est porteuse d'un crabe qui se nourrit d'elle ?

Tiens c'est curieux. Pourtant, je les aime bien, moi, les crabes.

Même que dans mon enfance avec mon premier frère, nous les pêchions avec application. Qu'ils soient étrilles et verts, ou tourteaux devenant rouges à la cuisson...

 

Et même ces araignées de mer que nous attrapions, munis d'épais gants de caoutchouc et que nous allions chercher en plongeant en apnée...Il est vrai qu'elles pouvaient nous pincer facilement et douloureusement, en passant leurs pattes par-dessus leur carapace pour nous atteindre et nous faire lacher prise.


De toute façon, je n'ai jamais aimé les araignées.


Je parle des arachnides, même si je me suis bien réconciliée avec elles, le temps passant. Elles ne me font plus peur, tout en ayant parfois encore certains reculs. Maintenant, je les observe, ne les chasse plus, ni ne les écrase...

 

Alors, que faire d'un crabe qui tisserait sa toile dans mon ventre ?

Investiguer, ils vont investiguer...

C'est ainsi que ma fille aînée a traduit ce qui m'attend.

Eclats de rire immédiats de part et d'autre suite à une association fulgurante d'idées de ma part :

  • « Oui, tu as raison, ils vont investiguer et même jouer aux «  Experts MonMinou », mais attention pas question qu'ils touchent à mes gonades, non, sinon gare aux leurs... !"

     

Non, décidément, ne touchez pas à mes gonades...

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geka 28/09/2012 10:53


Ben ça alors.... moi qui croyait qu'une Gonade c'était un truc quadrillé qu'on se lançait à la tronche sur un terrain miné ! c'est vrai que j'ai pas tout lu Freud... du coup je me suis
mis à contempler mes gonades ...je leur ai  même parlé !! c'est con, hein ? t'imagines geka en train de parler tout seul devant une glace... tiens ça me fout les "boules"... enfin les
gonades !! Alors ? leur ai-je dis, toute la vie vous m'avez fait la totale et maintenant fini ? enfin pas complètement, à 62 balais y'a encore des réflexes ! mais quand même.. c'est plus devenu
"La grande illusion" que "twister"... bon c'est pas catastrophique, mais si je devais me rendre dans la ""matrice" je choisirai à coup sur la pilule bleue !!! ( wahou!!! elle est bonne celle là,
j'suis content de moi !!)..  bon arrête de rire frangine, tu vas avoir mal au ventre...!! Ma MUSE... à 40 et quelques s'est retrouvé avec un ventre qui grossissait... c'était seulement que
mes gonades fonctionnaient au top !! elle décida... dans une période ou une interruption était très mal vue de voir un toubib... il decela aussi un "truc"... ensemble on en a parlé et elle a pris
la décision... ""totale" !!! pas facile ... alors j'ai aidé, comme je pouvais... et puis on a continué et connu encore pendant près de 25 années cet amour qui ne m'a toujours pas quitté... voilà
tout ça pour te dire que c'est pas un "con de bonhomme" qui doit te conseiller... mais je connais ma "frangine"... elle saura quoi faire ! je serais là vendredi prochain, tu le sais !!!
bisessss

Circé 28/09/2012 14:02



Geka :


Ah...La "totale" et tutti quanti !


Un mot terrible et avec tant de sens ( sans être moi-aussi lubrique ):


- " Je l'ai pourriE et lui ai fait la totale..." pour signifier la vengeance d'un Homme ou d'une Femme, sur unE autre...)


- " Pfff, quelle galère, cette nuit, elle/il a été malade, j'ai eu droit à la totale..." Homme ou Femme qui se trouve confrontéE à un enfant/parent malade avec fièvre, maux de tête,
vomissements, énurésie...que sais-je encore comme joyeusetés


- " Eh, mec, j'te jure, j'lui ai fait la totale...", petit mecqueton vantard, ayant en main son pénis et qui croit qu'il est le pivot sur lequel tourne la terre et toutes les filles qu'ils
cotoient et pauvres d'elles "baisent, tirent, bourrent..." et j'en passe et des plus dégueu...Le désir, le partage, la jouissance partagée, visiblement pas son problème...


- " Oh tu sais Ginette, il faut lui faire la totale à ton mec, si tu veux qu'il te regarde encore "...La bonne copine donnant son avis sur le manque d'enthousiasme du compagnon de son amie à
l'égard de celle-ci..."Tu devrais t'acheter des dessous affriolants, lui faire un strip-tease, lui en tailler une bonne petite..." Voilà Ginette qui doit se transformer en objet sexuel
conquérant, et se tenir à disposition du Mr dont elle partage la vie mais discussion, connivence, partage, échange, visiblement ne font plus partie des relations de couple


Bref, tant à dire sur ce mot...


Il y a encore cette firme qui nous rackette et qui ne paie pas d'impots en France tout en ayant les bénéfices les plus élevés qui soient, et puis le "total", l'addition celle qu'il faut payer et
encore...


Pour en arriver à "la Totale", cette opération qui consiste à ôter à une femme la totalité de son appareil génital, "comme cela, il ne vous causera plus problème" rajoute souvent le "Spécialiste"
es dissection et mutilation...


Et bien moi, j'y tiens à mon "appareillage", et j'ai pas envie qu'un grossier, manquant de classe vienne me le faire sauter d'un coup de scalpel trop facile, tout cela parce qu'il n'a pas envie
d'envisager d'autres possibilités de traitement, ou de chirurgie moins "totale"...


Bref, merci pour ce rire non feint...


Au fait, un "con" (sexe de femme en terme crû) qui parle à des gonades ( testicules, couilles) masculines, avoue que tu n'avais jamais envisagé cette image. Je crains là aussi, de ne plus voir
les rapports sexuels, la pénétration du même oeil ( y en a-t-il en à cet endroit ?)...


Flûte, je viens de me la jouer Freud...' L'oeil était dans la tombe et regardait Ca(o)ï(t)n


Et puis, imagine le type de conversation que pourraient avoir les attributs des unes avec les épithètes des autres ?


Bon, j'arrête là, sinon il va falloir que je mette un carré blanc au commentaire...


Euh...J'aurais pas déjà dû là ?


 


On fait la totale pour ennuyer quelqu'un, il



mobal 27/09/2012 15:20


Très belle page , très humaine et de plus d'une très belle écriture .


Peut-être que je suis à côté de la plaque , mais ce beau récit , plein d'interrogations ,d'émotion , ne devrait pas tarder à titiller les nombreux charlatans de la santé qui ,eux, ont LA solution
. Celle ci bien sûr passe par des méthodes "naturelles", coupe de la médecine traditionnelle ,agite la théorie du complot etc...Voir le beau livre témoignage à ce sujet  :"ils ont tué ma
mère" .


Courage bien sûr  , mais surtout vigilance .

Circé 27/09/2012 16:38



Mobal :


Merci pour vos compliments qui me touchent.


La vigilance que vous me suggérez sera de mise bien entendu. Je ne prétends ni être contre une médecine ou une autre, mais je veux être respectée dans mon intégrité, dans mon corps, en tant
que femme, être humainE à part entière.


Je ne veux pas être vue que par le prisme d'un morceau de "ventre" inutile, mais que l'on me propose toutes les alternatives possibles et imaginables qui puissent être envisagées
où c'est moi qui déciderai, en conscience, sans cette désagréable impression qu'encore une fois mon corps et mon tintimité de femme ne m'appartiennent déjà plus/pas.


Merci encore pour votre commentaire



BCT 27/09/2012 12:30


"je ne serai qu'une féministe, roulant des mécaniques, ressemblant à une camionneuse frustrée et mal baisée !"... Qualificatifs traditionnels... évidemment "nous" gênons la pensée
officielle... Prenons avec tous les exclus, Homos, femmes, sans papiers, enfants, travailleurs, chomistes, vieux, jeunes,... nos gonades et nos couilles à pleine main pour leur foutre "l'armoire"
sur la gueule !


Garde ton humour ! Il nous sauve.

Circé 27/09/2012 16:39



BCT :


Merci pour ce grand rire !


Je ne verrai plus les armoires de la même manière dorénavant, se superposeront d'autres images drolatiques, et cela grâce à toi. Merci.



BCT 27/09/2012 10:31


"une sourde menace, sans nom, sans papier, ne portant ni voile, ni kippa, (ai-je dit
récemment à un ami), pas de soutane non plus, tant elle se fout de tout cela, ne s'inquiétant ni de ma
couleur, ni de mes origines ou de ma culture et de mes opinions politiques... 


Et qui se fout tout autant que je sois athée
!"


J'aime bien.


Quand au crabe... Si j'ai tout compris...Calmos ! Gros
fibrome peut être ? Le charcutage est-il nécessaire ?


J'ai connu un chirurgien (à Berlin) qui voulait à tout
prix charcuter ma femme... à trente ans... Tableau de chasse ? En tout cas on est allé voir un autre gynéco (en France - à la "Présentation") qui a préconisé un traitement et lui a dit "On ne
fait pas ça à trente ans !"... A 56 on peut être prudent(e) mais pas en tirer des conclusions attives. En tout cas pas de panique ! On est à tes côtés. Le vélo c'est bien mais la voiture c'est
mieux... alors si tu as besoin et si je peux...

Circé 27/09/2012 11:09



Michel :


Merci pour ta proposition qui me touche. Mais ce problème éventuel (voiture) est réglé.


J'aime la réponse qui a été faite à ta femme. Comme tu le dis toi-même, elle avait 30 ans.


Etait sous-entendu, comme j'en ai fait réponse à Monique qu'à partir d'un certain âge peu importe, tout cela notre "matériel" autrement dit notre "appareil génital féminin", ne sert plus à
rien dès le moment où il ne sert plus à ce que notre société judéo-chrétienne nous impose et relègue : l'enfantement !


Pourtant, je revendique le droit à en conserver son intégrité, parce que oui, même à 56 ans passés, je continue à avoir des relations sexuelles, riches, épanouissantes, pleines de désir, plaisir,
jouissances.


Même si d'après certainEs, je ne serai qu'une féministe, roulant des mécaniques, ressemblant à une camionneuse frustrée et mal baisée !


Voilà qui est dit, mon utérus, ne portera plus d'enfants, maqs participe de ma féminité, comme mon vagin, mon clitoris, etc...Je refuse de n'être qu'un "trou" au prétexte qu'il est plus
facile de tout enlever plutôt que d'envisager un autre mode d'intervention, quelle que soit l'affection qui n'est pas à première vue, ni un fibrome, ni un polype...


Mais je saurai très bientôt ce qui est en moi.



Monique LEMOINE 27/09/2012 00:26


Circe, nous sommes des femmes qui ne se laissent pas faire.


C'est pour cela que les choses peuvent changer. Est-ce parcequ'il est homme


que le gynéco propose tout de suite de tout retirer ?


J'avoue ne pas savoir. Une femme proposerait-elle la même chose ?


Nous sommes nées femme, le sommes-nous devenues ? C'est une autre histoire !


La médecine qui concerne uniquement les femmes est très en retard en regard de celle qui ne concerne que les hommes.


Je pense au dépistage radiologique et archaïque du cancer du sein. C'est odieux. J'ai eu le premier de ma vie à 50 ans et après avoir écrit et demandé que les femmes soient traîtées autrement que
comme des vaches, je n'y suis plus retournée puisque les techniques ne changent pas.


Si toutes les femmes n'acceptaient pas d'être traîtées ainsi,  nous renverserions plus vite l'ordre établi.


C'est difficile de refuser la facilité proposée. Mais ce combat n'est pas un combat individuel, il représente un combat pour toutes les femmes.


Tu acceptes le combat,  ce combat sera gagné, avec et pour toutes celles et ceux qui sont autour de toi.


sincèrement et amicalement


Monique


 


 

Circé 27/09/2012 10:20



Monique :


Merci pour ton amitié, nos luttes communes ...


Comme tu le dis, nous sommes femmes, et là aussi, comme quand lorsque étant plus jeunes nous continuons à crier : " Notre corps nous appartient..."


Curieux comme dans un cas on nous refusait avant les lois Neuwirth et Veil, toute possibilité d'avoir le controle de notre corps, notre fertilité ( contraception, avortement) et combien à
l'autre bout de notre âge, lorsque ces questions tendent à ne plus se poser, on nous refuse encore le droit de choisir ce qui sera fait encore une fois de notre intimité.


Certains médecins arguent, usent et abusent d'une clause morale qui les empêcherait de pratiquer l'IVG ou bien despratiques contraceptives dites "irréversibles".


Par contre, lorsqu'il s'agit de nous soigner, nous les femmes, traiter autrement que par l'hystérectomie et tutti quanti, pas de clause morale à l'horizon.


Et bien moi, je vais la demander, pour moi, en en créant mêmeune autre : " Celle du droit à l'intégrité physique."


Non je refuse à l'avance toute mutilation facile, convenue, qui obère pour nombre de médecins  la possibilité d'envisager et de mettre en oeuvre d'autres traitements ; chiruugie plus
douce n'otant que la partie de mon endomètre qui poserait problème, traitement médicamenteux ou autres....


J'ai 56 ans, c'est mon corps, mon corps de femme.


Et je veux pouvoir choisir ce qui en sera fait, et non subir ce qui pour moi est une mutilation.


Ce n'est pas parce que cela ne se voit pas, que ce n'en est pas une.



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" Pourquoi une Femme entière ne serait-elle qu'une moitié ? "