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09 Feb

Prévenir les violences faites aux Femmes ; Question de Moyens ! A Orléans, moins que l'installation de deux caméras !

Publié par Circé  - Catégories :  #Violences faites aux femmes, sexisme, machisme

Quelques jours de silence, dans la colère la tristesse, l'amertume et surtout la déception.
La pire pouvant venir de personnes que vous pensiez proches, politiquement s'entend.

Le 17 janvier dernier une femme tombait sous les coups de couteau de son ex-mari à Orléans.

La veille une autre décédait de la même façon à quelques kilomètres de là, dans le loir et cher.
La semaine précédente à Provins.
En début d'année toujours à quelques kilomètres de là, en limite de l'Eure et loir.
En décembre, encore dans le loiret.
Fin janvier, St Jean de La ruelle, une femme échappe de peu à la mort et se retrouve grièvement blessée à l'hôpital.
Celui qui se prétend son compagnon s'est écrié lors de la comparution immédiate ( le sang avait coulé !) " qu'après tout elle n'en était pas morte, que s'il avait voulu, il aurait pu l'achever et puis que cela arrivait à 90 % des couples de se disputer..."

Les chiffres explosent dans notre région.
Ou du moins, je fais en sorte qu'ils soient visibles ces chiffres, que ces femmes ne soient pas des victimes anonymes ne faisant l'objet d'aucune visite spectaculaire d'un quelconque ministre du battage médiatique ou de loi décrétée dans l'urgence politique.
Toujours faire croire que l'on s'en occupe...

Et puis, pensez donc, elles ont toutes pour la plupart, plus de 13 ans et moins de 80 ans, alors...
Pas très porteur tout çà, tout juste un peu gênant.

Alors quelques lignes discrètes dans les rubriques faits divers dans les journaux suffisent.
Du côté de nos gouvernants, le plus grand silence qui soit !

Le vendredi 22 janvier un rassemblement était organisé dans le quartier où cette femme, cette mère de famille a perdu la vie.
Pour que plus jamais le silence ne recouvre du voile de l'anonymat ces meurtres.

Il paraît que je n'ai pas su me tenir, que j'aurais du contenir mon émotion.

Cela ne m'a pas empêché de rédiger la question orale sur les violences faites aux femmes qui a été posée en Conseil Municipal le 29 janvier dernier.
Curieux n'est-ce pas de rédiger à l'avance une question "orale" devant être posée en Conseil Municipal ?

Mais bon, le texte en a été le suivant :

Monsieur, le Maire,



Comme vous le savez sans doute l'année 2010 a été déclarée Grande Cause Nationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes.


Cette violence, outre les 157 femmes, décédées l'année dernière sous les coups de leurs conjoints, compagnons ou ex, font chaque année près de deux millions de victimes :

Des femmes en sursis jusqu'aux prochaines violences et leurs enfants.


Notre Société se doit de tout mettre en œuvre pour éradiquer ce fléau indigne d'une Nation civilisée.

Autour de ces crimes et assassinats, le silence, voyez-vous est de mise.

Silence qui cache pudiquement le désintérêt, voire l'indifférence des autorités, qu'elles soient municipales, préfectorales, départementales, régionales, nationales, toutes confondues.


Si nous nous taisons, nous avalisons cette violence qui se perpétue donc en silence.


Monsieur le Maire, Lundi dernier, dans un quartier populaire de notre cité johannique, une femme a payé de sa vie ces violences que l'on qualifie pudiquement de violences conjugales, domestiques ou de drame familial.

Les confinant à l'ordre de l'intime et de la cellule familiale, alors que c'est un problème de société.

De domination d'un genre sur un autre.


Laissez-moi préciser ici, et c'est important que ces violences se produisent indifféremment dans toutes les couches et catégories socio-professionnelles de notre pays.

Qu'elles existent dans tous les quartiers de toutes les villes, des plus populaires aux plus chics et huppés.

Ceci pour ne pas laisser sous-entendre trop facilement, que seuls les quartiers populaires sont touchés par cette violence.


Que ce n'est pas non plus la prévalence d'une culture sur une autre qui aboutit à ces actes terribles.

Mais bien comme je vous l'ai indiqué précédemment la domination d'un être sur un autre et ici, en l'occurrence celle d'un homme sur une femme.

Qu'il a considéré jusqu'à la mort comme un objet, une chose, son objet, sa chose devrais-je dire sur lequel il s'est arrogé Droit de vie et de mort justement.


Dois-je vous rappeler, Monsieur le Maire, que la veille, un cas similaire s'est produit du côté de Blois, en début d'année en Eure et loir, en décembre encore dans notre département, la semaine dernière à Provins...

Bref, le compteur où s'inscrit les meurtres de femmes commis par leurs compagnons ou ex, tourne, à vive allure.


Au niveau local, alors que nous vous avons déjà interpellé à de nombreuses reprises sur ces violences et ce qui était mis en place pour tenter au mieux d'y remédier, au pire d'en atténuer les effets, vous nous avez indiqués deux choses :

  • 1) l'ouverture d'un lieu d'accueil et d'écoute pour les femmes victimes, le LAE.

  • 2) l'augmentation de places d'hébergement d'urgence au sein de l'association l'Etape.


Or Monsieur le Maire, ces deux mesures, devant l'ampleur de la situation dramatique qui est faite aux Femmes ne sont que des pis-aller.


En effet, ce lieu d'accueil et d'écoute tout en faisant un boulot formidable, n'est ouvert que du lundi au vendredi aux horaires administratifs.

Devons-nous donc indiquer aux femmes qu'elles doivent se débrouiller pour se faire « dérouiller » aux jours et heures dites, sachant que toutes les statistiques le montrent, c'est en soirée et le week-end que le pique des violences commises à leur égard a lieu ?

Les différents cas cités plus haut l'attestent.


Quant au quota de places d'hébergement d'urgence, passé de 5 à 10, celui-ci montre combien cette situation est dramatiquement sous-évaluée.


Sur notre département, ce sont plus ou moins 1000 femmes qui ont besoin rapidement d'un hébergement d'urgence.

Ce chiffre ramené à Orléans et son agglomération se réduit d'un peu plus de la moitié.

Ramené encore une fois à la seule ville d'Orléans, c'est donc plus de 200 places qui seraient nécessaires pour prendre en charge, non seulement ces femmes mais aussi leurs enfants.


Nous sommes donc bien loin avec ces 10 places de la réalité de terrain.


Notre groupe peut d'ores et déjà vous proposer des mesures concrètes :

 

- Bien évidemment l'ouverture 24h/24 et 7jours sur 7 de ce lieu d'accueil et d'écoute,

 

- Des places d'hébergement en plus grand nombre.

 

- Il y a quelques temps, un projet qui n'a pas été retenu, le coût financier ayant été jugé trop élevé proposait une structure complète avec professionnels de santé, éducateurs, assistante sociale, personnel d'encadrement etc...etc...


Quand aujourd'hui, j'en vois le coût financier, Monsieur le Maire, je ne peux que m'interroger sur le refus au prétexte justement de coût trop élevé ?

Celui-ci étant moitié moindre que le budget alloué à l'Entente Orléanaise, pour l'année 2010, sans vous parler de tous les projets de prestige en cours sur notre ville.


-   Ensuite, une politique de prévention à différents niveaux :

Affichage, dans toute la ville, ( en lieu et place par exemple, de cette affiche vantant une pilule amaigrissante dont le principe actif, même sous-dosé a été mis en cause la semaine dernière par l'AFSSA suite au décès d'une femme) , puis aussi dans les services publics, les gares, les écoles, collèges, lycées, avec affichage d'un numéro d'appel simple à retenir, accessible lui aussi 24h/24, 7Jours sur 7 …

-
une intervention systématique de la Police, dès la première violence, le premier appel au secours, avec comparution immédiate de l'agresseur devant le juge et éloignement systématique de celui-ci du domicile conjugal.

Et ceci, tant pour les couples mariés que pour les autres. Ce qu'il est possible de mettre en œuvre pour prévenir la délinquance, doit pouvoir l'être pour protéger la vie de nos concitoyennes, qui rappelons-le forment au niveau national comme au niveau municipal, un peu plus la moitié de notre population.

Ajoutant que 4 femmes sur 10, ont été, sont, ou seront victimes de violences, je vous laisse juge de l'ampleur du problème.

Il y a bien évidemment d'autres actions à mener et à mettre en place, et nous sommes bien conscients que la Municipalité d'Orléans seule, ne peut se battre contre ce fléau.

 


Il sera nécessaire de passer des conventions avec les collectivités territoriales, la préfecture, la région.

La vie de nombreuses personnes est ici en jeu.


Notre groupe, ne doute pas un instant que toutes ces mesures et propositions soient du domaine du possible.

Il en va de notre responsabilité collective, pour en finir avec ces meurtres « anonymes », où la victime est réduite à un chiffre statistique morbide.


Pour finir, je voudrais que l'on pense ce soir à ces enfants aujourd'hui orphelins.

Et que nous fassions une minute de silence en hommage à leur mère, ainsi qu'à toutes les victimes de ces violences inacceptables.


* les chiffres donnés ici, sont issus de l'association des Elu(e)s contre les Violences faites aux Femmes, ainsi que d'autres associations dont Mix-cité, Femmes solidaires, MFPF, Commission Droits des Femmes/Féminisme du PCF...



Je vous invite maintenant à écouter la réponse faite par Mme Alexandrine Leclerc via la vidéo du conseil municipal à la 329ème minute.

En voulant évoquer les dispositifs mis en place
ainsi que les moyens financiers accordés aux associations, et répondre aux chiffres par des chiffres, elle a ainsi révélé à quel niveau de prise en compte se situe cette Grande Cause Nationale qu'est devenue pour l'Année 2010, la lutte contre les violneces faites aux Femmes .
Je vous invite à tendre l'oreille, à écouter attentivement le montant accordé au LAE pour l'année écoulée ...
Soit 18 000 euros !

Pour ma part, je suis effondrée.
18 000 euros, le prix d'une seule caméra installée dans notre ville !

Peu de temps auparavant dans la soirée, Mr Montillot nous faisait l'apologie des chiffres de la délinquance en baisse depuis des années ( 2001 ! sic !) depuis qu'il est chargé de la sécurité dans notre vile.
Pléthore d'agents de Police à disposition, inflation constante d'agents de la Police Municipale, caméras en veux-tu, en voilà, arrêtés anti-mendicité, anti-prostitution, couvre-feu pour les moins de 13 ans...

Pour les femmes victimes de violence...18 000 euros pour le LAE.
A peine 9 000 euros pour le CIDFF...
Moins que pour l'installation de deux caméras...

Les violences faites aux femmes ne font décidément pas recette.
La réponse faite par Mr Serge Grouard semble déjà plus intéressante, encore que ...

Dans très peu de temps une loi-cadre devrait être présentée à l'Assemblée Nationale.

J'espère qu'il sera présent ce jour-là à l'Assemblée et qu'il votera toutes les mesures sans exception en ne cautionnant aucun amendement qui amoindrirait leur portée.
Voilà plus de deux années maintenant que des collectifs, associations, professionnels de la justice, de la santé, parlementaires y ont travaillé.
Et je suis très fière de dire que cette loi est portée par Mmes Marie-George Buffet et Martine Billard...
C'est au moins cela.

Pour l'heure,
je vais retourner me coucher.
Moins fière de vivre ici.

Heureusement qu'il y a les
Zatstrrouffettes et Zatstrrouffards, tiens ...
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Philibert 05/11/2011 14:57



Bonjour,


Je t'écris en réponse à l'article que tu as écrit : il est important que dans notre société, la lutte contre la violence faite aux femmes soit organisée et institutionnalisée.


J'écris parce que je suis victime d'une femme qui se dit victime de moi : trash comme situation !!!!!!


Madame Z. m'accusse de l'avoir ébouillantée (accident domestique d'il y a une année). Elle ressort ce fait pour m'assigner en référé aux fins d'obtenir la garde de notre enfant.


Elle a bien sûr porté plainte un an après cet accident domestique. Je produis actuellement la preuve des mensonges de Madame Z. en fournissant la traduction (traducteur assermenté près de la Cour
d'Appel de Paris) de la page de son agenda professionnel à la date du jour de l'accident domestique : étonnant !!!!! elle y écrit le contraire de ce dont elle m'accuse !!!!!!


Voici donc ! je fais partie de ces hommes, et nous sommes pléthores, qui pour argumenter une saisine du juge aux affaires familiales, nous nous decouvrons du jour au lendemain, être un père
violeur, attoucheur, violent, alcoolique ou drogué.


les stat. ont les connaît pour le phénomène du viol : 10 % des plaintes sint fausses. Pour les autres types de plaintes je n'ai pas de source.


 


Ce qui le plus m'horripile, est que cette personne qui est avocate dans son pays d'origine, s'est fait aidée  par une association de médiation dont une de ses compatriotes est médiatrice.
Toute la diaspora s'est mobiliisée.


Mais la cerise sur le gâteau, est que cette menteuse, (et je suis prêt à publier en ligne les preuves de ses mensonges), est qu'elle se fait loger par une association très connue sur Orléans. En
termes clairs, elle prend la place d'une femme qui aurait pu être réellement battue ou violentée.


Voici, je reprendrai contact avec toi dans quelques jours car je vais créer un collectif de "Papas accusés"...... j'en rencontre des dizaines sur Orléans qui ont mis au moins quatre années à être
innocentés........ pendant ce temps, la garde de l'enfant ....... 


j'espère que tu auras le courage de publier ce texte, car un combat en faveur des femmes victimes de violences perd  toute sa dignité lorsque celles qui abusent de mensonges
viennent "zapper"  votre combat qui lui est vrai.


je suis prêt à te rencontrer, te montrer les preuves des mensonges de Madame Z.


Cordialement,


Philibert



Circé 08/11/2011 21:19



Philibert :


Je n'ai aucun problème à publier votre commentaire, même si je ne me prononcerai pas sur votre affaire. Sachez par ailleurs qu'il existe déjà des collectifs de père, dont l'un il me semble
s'appelle " SOS Papa" mais je ne sais s'il y a un relais sur Orléans.


Vous pourrez avoir de plus amples renseignements sur internet à ce sujet.


Cordialement,


 



sandrine 11/05/2011 13:02



Merci, je viendrai vous voir très prochainement je pense.Merci beaucoup de vos réponse.



Circé 11/05/2011 13:46



Sandrine :


A très bientôt et courage, ne restez pas seule !



sandrine 07/05/2011 13:07



Voici ce que je propose dans l'enfer que je vis actuellement et pour aider celles qui viennent après moi et il y en aura croyez moi :


-Une aide financière dont pourrait bénéficier une femme se retrouvant dehors, salariée ou non. De l'argent pour reprendre le fil de la vie.


-Des établissements en plus grand nombre, et polyvalents, où l'on pourra avoir un suivi psychologique (merci LAE et le CMP de Saran: docteur Pascale!!), un service médicale pour les soins
d'urgence, où l'on peut faire des photos des marques de coups et violences( je n'ai jamais osé montrer mes photos, et je ne peux pas les regarder), une aide dans les démarches
administratives, des juristes (merci encore LAE) pour nous expliquer les démarches, ce qui va se passer pour vous dans les mois, les années à venir! On est épuisées quand on se retrouve dehors,
fuir, se cacher, se débrouiller, trouver vite c'est épuisant, pourquoi faut-il en plus aller de doite à gauche remplir tous ces papiers pour souvent des réponses négatives?et pourquoi pas un
service pour travailler sur notre bien-être? oui soyons folles : des scéances où on nous dit vous êtes humaines, vous êtes jolies, soyez rassurée on va vous chouchouter????ça existe pour les
personnes en réinsertion...c'est la même chose pour les femmes battues une fois "dehors"!


-Tout comme il existe des épiceries sociales il devrait y avoir des "dépôts dons", où l'on pourrait trouver à bas prix de quoi nous meubler et de quoi le transporter jusqu'à notre logement (faute
de voiture, je n'ai à ce jour que des choses  que l'on m'a données ou que j'ai récupèrées aux monstres ou dans les poubelles ou en fin de vide greniers(dont les simples couettes pour ne
pas avoir froid!!!!!pour moi et mon fils!)


-enfin puisque Orléans fête une femme qui s'est battue, ce depuis des années...pourquoi ne pas défendre les femmes battues qui pour s'en sortir se battent tous les jours, pour elles, pour leurs
enfants, pour ne pas sombrer dans la détresse???les mettre à l'honneur elles qui n'ont connu que le déshonneur?Sensibiliser par la valorisation (car ces femmes en ont du courage croyez moi!)et
bien souvent le discours qu'on leur sert est dégradant, avilissant, méprisant...pourquoi?


-enfin Mesdames...Messieurs...un peu plus d'ampathie...n'attendez pas que cela vous arrive pour faire bouger les choses...on sait quand il se passe quelque chose chez l'autre...Mes voisins
savaient, le personnel de l'école de mon fils savait : à  5 ans il a parlé, on m' a convoquée et à la question êtes vous battues j'ai dis juste une querelle...je n'ai pas osé
dénnoncer....mais ils savaient, entendaient,voyaient!!!!!!


Oui que les choses bougent c'est tout ce que je demande, pour celles d'hier, d'aujourd'hui, de demain. Merci ! et merci encore!



sandrine 07/05/2011 12:43



Dans un premier temps merci de votre réponse, et de vos encouragement! Je ne peux que répondre à vos suggestions:


Je n'ai pas le droit à l'aide juridictionnelle : j'ai un salaire. Ce qui n'est pas pris en compte c'est que quand vous fuyez devant la violence pour sauver votre peau, vous laissez vos biens
votre toit, etc, mais vous ne laissez pas les dettes, les crédits (pris pour Monsieur à votre nom!!!!)pour vous réfugier il vous faut chercher un logement, payer une agence, une quotion...Ceci
fait il vous faut un minimum de chose pour survivre : lit, table, de quoi faire chauffer le peu de nourriture que vous avez...j'ai repris un crédit! donc mon salaire ben je n'en ai pas c'est
aussi simple que ça ...sans importance : pas le droit à l'aide juridictionnelle.


L'avocat en changer, je l'ai déjà fait, car s'entendre  dire que les violences sont classées, il n'y a pas eu de mort , que j'ai mis du temps à porter plainte et qu' il y a
tellement de plaintes aujourd'hui qu'il faut bien tranché!!!!! m'a été intolérable...surtout dit par une femme...Mon nouvel avocat lui a donc ce discours "Je ne fais pas de bénévolat! payez
ou je ne fais plus rien!" devant ce mur d'incompréhension je baisse les bras...Où est la justice? qui sont ceux qui peuvent vraiment vous défendre?


Mon employeur....: ville d'orléans!


Aide CAF même logique que pour l'aide juridictionnelle...: pas le droit.


Parfois j'ai envie de faire du bruit pour attirer l'attention des gens, mais si je vous disais qu'aujourd'hui je donnerai n'importe quoi pour me cacher de tous pour ne plus être jugée, montrée du
doigt, mise à l'écart à cause de ce que j'ai fait : parler de ce qui se passait dans la maison du prestigieux architecte...Me croiriez vous?



Circé 07/05/2011 16:06



Sandrine :


Pour les cautions, les meubles ils existent différents organismes comme le lacapass pour la caution, le ful pour pouvoir acheter des meubles. Cela c'est votre assistante sociale qui devrait vous
renseigner, ou même les conseillères sociales des organismes HLM.


Oui, je vous crois Sandrine, ils existent tellement de situations semblables à la votre. Le pire étant que justement lorsque "Monsieur" a une situation en vue,- car les violences faites aux
femmes traversent toutes les couches de la société sans exception, ce ne sont pas le pendant à la misère, à l'alcoolisme ou à un manque d'éducation - , et bien il est très difficile de le faire
reconnaître.


Sandrine, si vous êtes prête à franchir le pas, venez, rencontrez-nous et alors peut-être pourrons-nous vous fournir d'autres pistes ?



sandrine 04/05/2011 16:29



Bonjour,


en 2009 j'ai fuit mon domicile avec mon petit..sans rien pour cause de violences conjugales subies depuis 8 ans


en 2010 grace aux personnes de LAE et des encouragements d'une femme policière de Saran j'ai déposé plainte et demander le divorce


en 2011 je vais à l'épicerie sociale de Saint-jean-la-ruelle, pour pouvoir subvenir au quotidien en dépit du fait que je suis fonctionnaire, et que j'ai donc un salaire.


Ma situation est en suspend, mon avocat ne veux plus rien faire si je ne paie pas.


Monsieur, éminent architecte en vue!


 occupe la maison en refusant de me rendre mes effets personnels (vêtements, photos de famille etc,dipômes)et y habite sous le regard bienveillant de la justice avec sa "nouvelle"
famille...Moi j'attends la visite des huissiers pour être expulsée.


La violence que je recevais c'est mon fils qui en fait les frais aujourd'hui...traumatisme, contusions, insultes, croyez moi si vous le voulez mais je suis hors la loi car je ne veux plus laisser
mon fils se faire maltraiter...


Je me dis heureusement que tout ça m'est arrivé pendant la pèriode où l'on se penchait sur les droits de la femme....ça aurait pu être pire!



Circé 04/05/2011 16:41



Sandrine :


Tout d'abord Bonjour.


Avez-vous droit à l'aide juridictionnelle ? Il est toujours tant pour la demander. Je ne sais qui est votre avocat, mais il est toujours aussi possible d'en changer s'il y a blocage.


Avez-vous demandé une pension alimentaire à votre ex-conjoint et en attendant qu'elle soit attribuée si ce n'est pas le cas, avez-vous demandé l'allocation de soutien familial auprès de la CAF ?
Elle n'est pas d'un montant très élevée, mais en attendant cela peut toujours vous apporter un peu d'aide.


Du côté de votre employeur, n'y a-t-il pas possibilité d'avoir une ou des aides pour financer tout ou en partie votre action en justice ?


Vous pouvez prendre contact avec le collectif orléanais des droits des femmes dont je suis en téléphonant au Planning Familial au 02.38.70.00.02.


Vous pouvez demander Christine, Sarah ou bien moi-même Dominique.


Courage, votre situation n'est pas simple, mais vous êtes en bon chemin pour sortir la tête hors de l'eau malgré et contre celui que vous avez fui. Ne restez pas seule, venez en parler.


Très cordialement.


 



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