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10 Jul

Merde, y a le feu chez moi !

Publié par Circé  - Catégories :  #Tout et n'importe quoi !

Nous voici à la fin de la première semaine de vacances de ce mois de juillet.

 


Dire que je suis fatiguée, épuisée, en mode pause, la tension dans les chaussettes, - ce qui n'est qu'une figure de style, je n'en porte pas -, et sans doute encore des dosage thyroïdiens qui jouent du rigodon, n'est qu'un doux euphémisme.


Oui, je sais, il suffit de...consulter.

Mais en trois années, je crois que j'ai dû expérimenter tous les laboratoires du coin. Ben oui, si vous ne le saviez pas, je vous le dis, d'un laboratoire à l'autre les résultats ne sont pas forcément...les mêmes. J'ai aussi testé pour vous !


Comme les seringues venues de l'empire du milieu, où il en faut trois pour enfin arriver à vous transpercer la veine au creux du bras. Moins cher, c'est sûr, mais de qualité...euh...merdique ?


En dehors de cela, cette année comme lors des quatre années précédentes, mes vacances d'été, se passeront encore à Orléans City. J'attends octobre avec impatience, Djazaïr la Belle et pas encore assez Rebelle m'attend.


Pour l'heure, Orléans, sa plage de l'île Charlemagne envahie par les algues vertes, faucardées cette année mais revenues en moins de temps qu'il ne faut pour le dire sous l'effet conjugué de la chaleur et du manque d'eau, sa Loire comme son canal à sec, ses quais de Loire en travaux où nous avons devoir de nous amuser, sa mairie où là au contraire, il est interdit de manifester sa joie lors des mariages, son couvre-feu réactivé pour les mineurs de moins de 13 ans depuis le 1er juillet dernier, ses arrêtés anti-bivouac, anti-mendicité, anti-prostitution...


Bref, la ville modèle en Sarkozie.


Une semaine de vacances sans mes filles, enfin presque ...Elles sont encore arrivées à leurs fins en négociant un week-end supplémentaire à la maison avant que de rejoindre leur père.


Cependant depuis lundi dernier, enfin ...Je glandouille !

Je dors, ne réponds plus au téléphone, n'ai plus envie d'écrire, suis de moins en moins sur le net et finalement resterai bien cloîtrée chez moi.

Mais là : Stop, faut pas exagérer, je m'oblige chaque jour à sortir en faisant une balade à pied ou en vélo.


Hier samedi, c'est ce que j'ai fait avec quelques trucs de fille supplémentaires, comme mon henné par exemple. Mes filles ne veulent pas voir de racines blanches ou grises, alors...Sans compter une bataille contre une pilosité incertaine qui chercherait à se faire jour sous mes aisselles et que je combats depuis l'adolescence, ici comme ailleurs...


Ben non, j'suis pas Julia Roberts, moi ! Les poils, j'aime pas !


Bon paraît-il que chez certain "politique", tout cela se fait aussi, et que pour être un bon candidat présidentiable, il faut aussi perdre du poids....


Mais revenons à mon samedi après-midi.

Après une balade d'une heure en bords de Loire, je me suis pensée que tout de même ce serait bien aussi de faire quelques courses de bouche, ne serait-ce que pour me sustenter le soir même.

Tomates en salade et melon seront mon menu.


Et je n'irai pas loin, je traverserai la rue et irai au hard discounter en face de chez moi. En un quart d'heure, montre en main, courses et passage en caisse sont faits et me voici rentrée dans ma résidence, mais pas encore chez moi.

De loin, j'observe un attroupement en bas de chez moi et cela s'agite dans tous les sens.


Une voisine court à ma rencontre :

- " Dominique, vous ne pouvez pas rentrer chez vous, il y a le feu dans un appartement du premier, il y a de la fumée partout, les pompiers sont en route ...!"


Effectivement cela sent le brûlé, et une fumée noirâtre s'échappe des bouches d'aération de l'appartement. La petite Mamie de l'appartement situé juste au-dessus - 91 printemps au compteur- est évacuée de chez elle. Elle a eu bien du mal à comprendre, son appareillage auditif ne fonctionnant pas, les piles étant comme moi en mode pause.


La voici dehors, en robe de chambre, pâle et défaite, son bracelet d'alarme au poignet. Elle a beaucoup décliné en peu de temps et ne sort plus de chez elle.

Ses repas lui sont livrés et nous sommes souvent inquiets quant à sa situation, mais peu osent prendre de ses nouvelles tant chaque coup toqué à sa porte la met en alarme.


Les pompiers arrivent sur ces entrefaites, grande échelle, lance à incendie, harnachement de rigueur : casque, bouteille à oxygène, matériel pour défoncer la porte...


Mamie, toute en dignité boutonne sa robe de chambre jusqu'au cou.


La Police, EDF, puis GRDF arrivent également à la rescousse...

Notre bâtiment n'est pas équipé du gaz, mais bon, tout le monde est sur le pont et c'est l'essentiel ..


En moins de cinq minutes, l'attroupement  grossit, les enfants et les parents sont éloignés et me voici à expliquer avec une voisine la conformation des différents appartements aux pompiers et policiers.


Car nous avons dans ce même bâtiment des appartements en duplex, triplex, ou sur un même palier, avec des fénêtres pouvant donner sur un seul côté de l'immeuble ou bien de deux côtés, trois, quatre...Bref, un vrai casse-tête, sans compter qu'ils ne savent pas où sont situés les compteurs.


Autre problème de taille ou plutôt de poids, le camion de la grande échelle peut-il accéder à l'esplanade sachant qu'en dessous il y a un sous-sol et des garages. Pour moi la réponse est oui, pour eux, elle est moins évidente...

Repérage de la bouche à incendie à laquelle est vissé le tuyau de la lance à incendie, l'appartement est rapidement ouvert, une fumée âcre et dense se répand tant à l'extérieur que sur le palier, la cage d'escalier, l'ascenseur, et les appartements du dessus, dont ...le mien.


Et merdum !

Je m'aperçois que mes deux potiches sont sur le balcon du dessous et regardent d'un air bonhomme toute cette agitation.

Mes deux potiches, ce sont mes deux chats, en l'occurrence, mes deux chattes. Rien ne semble les déranger. Elles sont stoïques, regardent d'un air désabusé et vaguement goguenard toute cette agitation :

- " Ces humains, j'vous jure..."


Ouf, il semblerait que du côté de l'appartement où les flammes crépitent, il n'y ait pas eu âme qui vive, et c'est heureux ! L'incendie est rapidement circonscrit après que l'électricité ait été coupée.


Agitation, agitation et voici qu'un policier devant qui toutes mes voisines de radio bac à sable tombent en pâmoison tant il serait "beau gosse", vient à notre rencontre et nous demande quels sont les locataires de l'immeuble présents ici.


Ben moi, oui...

- " Il me faut votre nom, âge, lieu de naissance, numéro de téléphone, d'appartement..., vous risquez de devoir dormir à l'hôtel ce soir, à cause de la fumée, nous ne savons pas encore si vos appartements seront habitables ce soir... "


Tiens c'est vrai qu'il est plutôt pas mal, un grand regard vert d'eau dans lequel on a envie de se noyer, mais tare rédhibitoire pour moi cependant : il porte un uniforme...


Pour mes voisines, au contraire, cela semble un atout supplémentaire.

Et elles se régalent, les commères. Les yeux exhorbités, elles le reluquent, n'hésitent pas un instant à lui faire du rentre dedans tout en lorgnant par la même occasion les pompiers :

- " Ils sont tous body-buildés comme çà chez les pompiers, on dirait des chippendales ? "


Merde, elles sont en plein fantasmes, et j'ai l'impression d'être en présence d'une armada d'odalisques en folie ayant joyeusement fugué de leur harem...


Pour l'heure, je n'ai même pas mon téléphone portable. Flûte, le l'ai laissé chez moi. Et je ne peux prévenir personne. Pas envie de me retrouver à l'hôtel, pourtant. Je voulais demander asile à Pascal et Viviane, en espérant que leur chien me laisserait gentiment une portion de leur canapé.


L'heure tourne, l'évacuation des fumées semble se faire plutôt bien. Au bout d'une heure supplémentaire un pompier se transforme en maître des clés afin d'aller vérifier à l'aide d'un appareil mesurant la présence d'oxyde de carbone si le niveau de l'air dans nos appartements est compatible avec la réintégration des locataires que nous sommes, en bref que l'air est sain.


Au bout d'un quart d'heure, il revient, nous remet nos clés. Nous pouvons rentrer, mais en aérant le plus possible. J'ai donc dormi fenêtre et volets ouverts, tout en faisant des courants d'air. Mes potiches ont apprécié, elles ont dormi à mes pieds, ces profiteuses, tiens...


Quand à mes voisines, elles sont restées jusqu'au départ des pompiers qu'elles ont regardé manoeuvrer avec gourmandise et intérêt la grande échelle tandis qu'ils se pavanaient devant ces dames. Pourquoi donc qu'ils se seraient gênés tiens, puisque le public était conquis.


Et c'est sous un tonnerre d'applaudissements qu'ils ont quitté notre résidence . Vous y croyez vous ?

 

 

 

 

 

 

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Commenter cet article

Astringues 10/07/2011 23:32



Rooooooooooooooooo... Circé qui dérape dans ses commentaires, du jamais vu, ça ;-)


Sinon, belle chronique, elle m'a forcé à sourire dans un moment où ça ne fait pas vraiment partie de mes réactions spontanées.


Merci, Ciricé :-)



Circé 10/07/2011 23:49



Astringues :


Je crois que d'autres ont testé effectivement des dérapages incontrôlés...


Pour moi, cela m'a fait rire effectivement cette mésaventure, mais à postériori, bien entendu.



Raph 10/07/2011 22:50



je confirme!! (d'autant que les vrais chippendales, ça aurait plutôt tendance à m'écoeurer...)



Circé 10/07/2011 23:04



Raph :


Moi aussi, les muscles qui roulent tout çà...bof, berk...!


D'autant qu'en plus s'ils sont shootés à la testostérone du côté de l'entrejambe, paraît-il qu'au niveau de leurs fameux "centimètres" dont ils sont souvent si fiers, c'est inversement
proportionnel...


Mais bon, ne nous égarons pas, la lance à incendie, ce n'est pas de ce côté là, encore que...



Raph 10/07/2011 22:15



ça serait plutôt full monty dans le genre!!



Circé 10/07/2011 22:23



Raph :


Oui, mais au moins, on se marre, non ?



Raph 10/07/2011 22:05



morte de rire, je vais transmettre à qui de droit...


Eh sinon, non, ils ressemblent pas tous à des chippendales!!



Circé 10/07/2011 22:12



Raph :


Ah bon, il est pas comme cela le tien ?



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