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26 Nov

L'Egalité, c'est pas Sorcier : Les Femmes, le Pouvoir et la Gauche.

Publié par Circé  - Catégories :  #Femme, Société et politique

Le 12 novembre dernier, se tenait à La Courneuve, au cinéma l'Etoile, un atelier-forum sur le thème de " l'Egalité, c'est pas Sorcier " ou bien évidemment la place des Femmes en politique, dans la société a tenu une large place.

Un compte-rendu thématique en a été fait.

Une vidéo de cet atelier sera bientôt disponible,

Lors de cet atelier, ont été actées différentes mesures dont deux mobilisations.
L'une concerne le projet de loi relatif à l'élection des conseillers territoriaux.
Le texte suivant est celui de la pétition qui circule actuellement à ce sujet :

L’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités électives est une condition indispensable à l’exercice de la démocratie.

Participantes et participants à l’atelier-forum du 12 novembre 2009, à La Courneuve : « L’égalité, c’est pas sorcier ! Le défi féministe », nous nous élevons solennellement contre le mode de scrutin des conseillers territoriaux proposé par la réforme des collectivités territoriales.

Les nouveaux conseillers territoriaux seraient élus au scrutin majoritaire à un tour pour 80% d’entre eux et par une représentation proportionnelle tronquée pour les 20% restants. Selon des projections réalisées par l’Observatoire de la parité entre les hommes et les femmes, ce mode de scrutin aurait pour conséquence de faire élire, en 2014, une assemblée territoriale composée de 19,3% de femmes et de 80,7% d’hommes.

Cette réforme qui remet ainsi en cause l’article premier de la Constitution française : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales », serait une régression sans précédent de la parité entre les femmes et les hommes et un coup terrible porté à la démocratie.

Elle aurait pour conséquence d’exclure les femmes des responsabilités départementales et régionales et remettrait en question la parité des exécutifs régionaux pourtant garantie par la loi de janvier 2007.

Parce que nous sommes attaché/es à la parité politique, nous refusons le nouveau mode de scrutin proposé dans la réforme des collectivités territoriales.

Ensemble, faisons front pour empêcher une telle régression.


Je soutiens cette déclaration, je signe

L'autre concerne l'incompatibilité d'un mandat politique et une condamnation pour violences sexuelles.

Aujourd’hui, des élus nationaux condamnés pour violences sexuelles légifèrent contre les violences faites aux femmes ; des élus locaux condamnés pour violences sexuelles votent des politiques publiques de prévention et de sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles ; des maires condamnés pour violences sexuelles ont sous leur responsabilité la police municipale et les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance.

La Justice les a reconnus coupables de violences sexuelles sur des professionnel/les de leurs institutions et/ou sur des administré/es. Pourtant, ces élus conservent leur mandat et leurs responsabilités.

Participantes et participants à l’atelier-forum du 12 novembre 2009 : « L’égalité, c’est pas sorcier ! Le défi féministe », nous déclarons que la perpétration de telles violences ne peut être compatible avec la mission d’intérêt général dévolue aux élu/es.

C’est pourquoi :
- nous demandons à la Justice de prononcer des peines d’inéligibilité pour toute personne reconnue coupable de violence sexuelle ;
- nous demandons au Gouvernement et aux préfets de suspendre ou de révoquer les élus condamnés pour violence sexuelle ;
- nous demandons aux partis politiques d’exclure ou, au minimum, de ne pas accepter le renouvellement d’adhésion de leur(s) membre(s) condamné(s) pour violences sexuelles.

Je soutiens ces demandes, je signe.

A vos claviers !

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BOZIER Raymond 08/03/2011 15:15



Bonjour, 


ce message s'adresse à Clara Domingues pour la féliciter du contenu de l'entretien qu'elle a donné ce jour dans le journal L'Humanité. Je suis poète et écrivain et cela fait longtemps que je
condamne dans mes lectures publiques la fameuse règle du "masculin l'emporte sur le féminin". Mais comment pourrions-nous faire pour que cette règle, apprise dès la petite enfance dans les écoles
et forcément structurante des rapports entre garçons et filles, soit changée ?  



Circé 08/03/2011 15:49



Raymond :


Je me charge de lui faire parvenir votre message.


Cette règle est effectivement bien difficile à suporter et à contrer. car bien évidemment nous est toujours rétorqué que nous n'avons vraiment rien à faire d'autre, de combats à mener que de
changer les règles grammaticales et orthographiques ou même de féminiser les titres alors que la loi est pourtant passée par là pour ce faire.


Las, ici dans le Loiret, nous avons droit à Madame le Conseiller Général, Madame le Conseiller Municipal, Madame l'Administrateur...avec quolibets et autres propos sexistes à l'appui en cas de
demande explicite de féminisation des titres.


Pour ma part, j'essaie toujours de féminiser lorsque j'écris, par le biais de tirets, ce qui m'est souvent reproché, avec propos "éloquents" quant à un féminisme prétendûment d'arrière-cour.


Pourtant, toutes les luttes sont à mener, celle-là, comme les autres pour faire changer les mentalités et la société. Et nous avons affaire à des forces de résistance et/ou d'inertie incroyables.



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