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14 Dec

Cour arrière du marché de Noël - Orléans 2010-

Publié par Circé  - Catégories :  #Tout et n'importe quoi !

Ah, Noël...

Ses illuminations, ses guirlandes, ses musiques sirupeuses distillées à longueur de journée en centre ville en Cenabum, et puis, et puis ...

L'autre version, l'autre côté du clinquant, du superficiel, de l'artificiel, ce quotidien auquel on se confronte.

Après une balade en bords de Loire pour m'aérer la tête en ce samedi après-midi, je décidais de rentrer via le centre ville.

J'avais oublié la foule des samedi après-midi, la frénésie d'achats à proximité de Noël, le futile et l'inutile entre décorations, musiques devant créer l'atmosphère propre à consommer, l'injonction à avoir sourire aux lèvres, charité au coeur, compassion en tête...

Bref tout ce qui en Sarkozie est normalement proscrit.

D'ailleurs le rassemblement de quelques militants que je croisais le lendemain près de la Préfecture pour protester contre la loi Loppsi 2 qui crée entre autres un délit de mal-logement en proscrivant le logement"alternatif" sera là pour me le rappeler
si j'avais eu le moindre doute sur les volontés réelles de ce gouvernement et de ceux qui sont leurs zélés serviteurs.

Mais Noël approche, foin de ces considérations donc.

Marché de Noël il y a en Cenabum et c'est vers lui que je me dirige, chemin de retour oblige. Et comme je déteste les odeurs écoeurantes de vin chaud, de graillon mélangées à celles des gaufres, churros ou autres chataignes et marrons grillés, c'est de l'extérieur que vous le verrez.

 

 



Zut...
je ne vous avais pas prévenus.

Cenabum est en travaux depuis de longs mois, après bien des années de retard pour la construction de sa seconde ligne de tram. En conséquence de quoi son centre ville et pas seulement est largement éventré.

Là où il n'y a pas de travaux, la voirie n'est de doute façon pas entretenue. C'est le cas de la place du Martroi ou plaques de goudron jetées à la va-vite dans les trous et autres fissures le disputent au revêtement d'origine.

Attention, pas de confusion !
Ce dernier étant une ineptie sans pareille, voilà des années qu'il aurait du être changé, car dès qu'il pleut, gèle ou neige, c'est la chute assurée.

Les poubelles qui traînent ? Ô ce n'est pas grand-chose. Juste que c'est la conséquence du tri sélectif : depuis qu'il est instauré, et bien...les tournées des éboueurs ont été diminuées. CQFD, logique imparable donc !

Qu'il y ait des fils électriques qui traînent un peu partout, aucune importance, surveillez donc vos enfants !
Les barrières ? Mais c'est une question de sécurité, voyons.
Vous savez la nuit, les malandrins de tous poils peuvent sévir . Alors il faut bien que les vigiles aient un périmètre défini pour exercer leur métier.

Bien ! Que dans le même temps cette place soit pourtant placée sous l'oeil vigilant et scrutateur de nombreuses caméras de vidéo-surveillance ne semble pas interpeller qui que ce soit.

18 000 euros par caméra, cela se ressent sur le budget municipal et surtout sur les deniers des orléanais, via leurs impôts locaux. Les associations qui voient leurs subventions baisser ou supprimer, en paient elles aussi largement le prix!

Mais pour autant nous paierons donc en sus, nous administrés  orléanais, les services de cette société privée chargée de veiller aux biens de quelques-uns.

Jeanne est donc habillée de rose en ce mois de décembre. Il est vrai que le nouveau magazine féminin "Edith" réservé aux orléanaises bénéficie d'une large promotion à l'entrée principale du marché.

Je ne vous le conseille pas cependant, même pour tuer le temps. Ennuyeux
à réécrire certain conte de Perrault ...Tiens, je viens de lui trouver finalement une vertu : il est soporifique.

Le second numéro vient de sortir. Aucune envie de le lire.

Pour le premier, bien entendu j'ai feuilleté : publicités à foison, conseils de rigueur concernant la ligne minceur, la cuisine, la décoration, les jeunes filles se prenant à rêver être une "Miss" quelconque, mais toujours potiche, les achats mode obligés dont la paire de chaussures à 275 euros qui ne me laisse même pas rêveuse...


Ah, si, que je vous indique un petit article page 34 qui m'a vraiment fait rire. Et pour celui-là, histoire de vous mettre en joie, allez le lire, surtout pour comprendre ensuite la petite rubrique en marge intitulé fort judicieusement : " Notre Conseil ".
 

 

 

Pour les hommes, on savait déjà que la masturbation rendait sourd. Mais pour les femmes ?

Waouh, les femmes qui s'adonneraient au plaisir solitaire, risqueraient rien moins que de s'autosatisfaire ! Flûte, crotte et zut !

Un peu taquine cela suggérait-il qu'il faut interdire l'usage de tous ces petits canards et autres objets qui verraient l'intimité des femmes, à celles qui sont seules ? Ou bien que seul le compagnon doit avoir autorité sur l'utilisation de ces substituts ou autres succédanés de leur virilité ?

Non mais, vous vous rendez-compte ? Un plaisir non partagé, non mais quelle horreur ! Allez je passe en riant sur l'un de ces "
My God !" que vous pouvez porter à tout instant équipé d'un petit boitier qui déclenche à distance : vibrations et autres frissons. Dans quelle main est-il ? A vous de le deviner !

 

Pour le reste, vous avez besoin d'un véritable magazine féminin ? Lisez donc Causette.

 

Mais revenons en Cenabum et laissons donc Eros batifoler avec Psyché ou l'illustre mère du premier : Aphrodite faire exactement ce qu'elle a envie !

Petites vues pour finir sur la rue de La Rép(ublique), la foule, le tram bondé, un pied de mobilier urbain histoire de démontrer qu'ils n'ont pas besoin de nous pour être détérioré, la nécessaire voiture de police, car que serait Cenabum sans laquelle Cenabum ne serait pas Cenabum et pour finir un cliché clin d'oeil pour mon Chat de gouttières préféré.

Et si vous êtes bien sages, je vous dirai pourquoi...

Cour arrière du marché de Noël - Orléans 2010-
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monique LEMOINE 17/12/2010 11:43



Que dire de cette débauche de moyens mis au service de l'esbrouffe.


Les budgets des communes sont orientés à la hausse pour les tarifs des services et à la baisse pour les subventions et aides aux associations, et aux enveloppes pour le social, le scolaire et le
culturel.


Mais lorsqu'il s'agit de financer les caméras, les sports de Haut niveau, les infrastructures réservées aux mêmes sportifs de Haut niveau, alors là pas de réduction mais que des multiplications.


Cela se retrouve à tous les niveaux des collectivités. Je ne sais pas quoi faire


pour convaincre les habitant-es de réagir. Bien évidemment, il y a des associations qui se mobilisent, mais elles aimeraient être moins seules face


au pouvoir des élu-es. Passer quatre heures par jour devant l'écran de télévision ou de son ordinateur ne fait pas avancer la démocratie locale.


Tant que les habitant-es ne liront pas les projets des collectivités, ne poseront pas de questions aux élu-es et bien tout se passera comme maintenant.


Pacotilles et cochonneries prendront place du Martroi le symbole de notre société


de riches irresponsables. Surtout, cela fait tellement plaisir au peuple.


Du vin chaud pour faire avaler le budget ! qui est contre ?


Pour finir avec ce qui me reste en travers du gosier malgré le vin chaud, c'est le


contenu du magazine rose Edith. C'est exactement l'exemple de ce que j'appelle


la hierarchie des rôles dans la société. Les pages montrent un modèle pour les femmes. Elles doivent être belles, à la mode, minces. Pour cela elles doivent dépenser l'argent de leur mari qui lui
travaille dur pour qu'elles puissent élever leurs enfants. Edith où le sexisme ordinaire ! Il ne manque rien.


Le drame, c'est que les femmes se reconnaissent dans ce modèle. Alors il est grand temps d'offir pour Noël des jouets aux enfants qui les préparent à se défendre mieux dans leur vie future.


Des poupées aux garçons pour qu'ils apprennent à s'occuper de leurs enfants et des mécanos aux filles pour qu'elles apprennent à se débrouiller devant un problème de dynamo.


Pour Edith N° 2 c'est "princesse d'un jour, Boniche toujours".


Fêtons ensemble l'avenir de l'égalité.


Bises très égales à toutes et à tous


Monique LEMOINE



Circé 17/12/2010 18:46



Monique :


Je ne rajouterai rien à ton analyse sur les cochonneries et la pacotille, le futile et l'inutile.


Concernant Edith, je ne suis pas allée au delà du premier numéro. Du coup, tu me donnes presque envie de constater, mais pourquoi se faire du mal ainsi ? Serai-je presque tentée de dire ?


J'ai indiqué à Zouzou un lien que je t'invite aussi à suivre pour voir toutes les colaboratrices du journal. j'en étais presque gênée de tant de clônes les unes des autres.



ZOUZOU 15/12/2010 13:43



Moi aussi de plus en plus rien à faire de toutes ces fêtes, noël ect les gens sont cons mais et y'en à partout, je fait un petit repas pour mes petits et c'est tout..


Pour l'Aïd comme me l'a appris ma mére, je donne à une personne qui en à pas, un SDF sans chercher à savoir ses origines sa religion.


Pour le mag , ici à Bourges aussi il y en à un qui est sorti il y a plus 6 mois à grand coup de pub et maintenant ont le trouve plus tant mieux....


 



Circé 15/12/2010 14:57



Zouzou :


Un magazine qui tente non seulement de se créer, d'être pérenne et d'intéresser devrait pour le moins ne pas être qu'une duplication locale de ce qui se passe au niveau national ou pire
simplement parisien.


Je ne connais pas la teneur du magazine qui est paru à Bourges, celui d'Orléans est coloré, on ne peut lui reprocher cela. Pour le reste, c'est désespérant.


Si au moins il y avait des articles sur des femmes vivant ailleurs qu'en centre cille, s'il n'était pas ethno-centré sur un certain milieu, une certaine classe, si les sujets suivaient la vie des
femmes, leurs réelles préoccupations, leurs difficulté à trouver un travail, un logement, à faire garder leurs enfants par manque de nounous, de structures suffisantes, s'il parlait prix et
facture, des difficultés à finir les fins de mois, s'il parlait des discriminations au niveau du travail, dans la vie de tous les jours, s'il parlait du droit à disposer de son corps autrement
que par le biais d'un magasin que je ne critique nullement en tant que tel, chacun faisant absolument ce qu'il ou elle veut de son intimité, notamment en enquêtant du côté de l'accès à la
contraception, de la difficulté à avoir un RDV chez un bon gynéco, des dépassements de tarif, etc..etc..


Bref, ce ne pourrait être Edith, car ce magazine là serait résolument engagé auprès des femmes et ne les montrerait pas encore une fois sous l'aspect de la femme qui s'ennuie, n'ayant envie que
de décorations d'intérieur - le seul endroit qui leur soit réservé ? - de maquillage, fringue, bouffe, recettes...Bref, nous en sommes encore là au XXIème siècle et ce sont d'autres femmes qui
véhiculent ce mode de pensées !!!


Sur le site du magazine en ligne, voici ce que j'ai découvert concernant les différentes collaboratrices au journal :





Je ne sais pas si cela va être visible comme lien aussi je vous en indique l'adresse :


http://edith-magazine.com/


http://edith-magazine.com/


Elles sont toutes habillées de la même façon ou peu s'en faut. Y aurait-il déjà un manque de personnalités ou bien déjà habillées comme il leur a été demandé ?


Bref, je ne suis jamais pour la fin d'un magazine, mais s'il ne sort que des clônes de choses insipides et déjà existantes, malheureusement, la disparition se fait d'elle-même. C'est ce qui a du
se passer à Bourges, bien que je ne connais rien de leur situation .


 



jean paul morat 14/12/2010 19:27



Merci pour cette petite place que tu m'as réservée à la fin de cette promenade au milieu de cette "foire à oublier" que sont devenues ces soi disant fêtes de fin d'année.....De plus en plus de
mal à passer ce mois de Décembre qui commence avec le pseudo élan de  générosité à l'occasion du Téléthon, devenu libératoire de tout sens de  solidarité à partir du moment où l'on
bascule dans l'égoïsme des clans et des familles pour se "baffrer", s'enivrer sans qu'il y ait véritablement de quoi se réjouir.....Cela n'est pourtant pas parce que les portes palières se
referment sur le monde qui les entoure, que l'on s'en aime davantage le soir venu .....Bien au contraire, il arrive paraît il que l'on s'y engueule encore plus que d'habitude, l'alcool
aidant.....Pour ma part, je sais que je passerai cette soirée du réveillon seul chez moi, ma compagne devant travailler ce soir là.....Sans doute  me contenterais je pour mon dîner de
quelques poireaux vinaigrette et d'un morceau de fromage....A cet instant que je vivrai davantage comme une provocation que comme une frustration, je sais, Dominique que nous serons en
harmonie.....


Je t'embrasse    



Circé 14/12/2010 19:55



JPM :


Nous serons effectivement en harmonie Jean-Paul.


Il y a bien longtemps que ce mois de décembre est pour moi un mois d'hypocrise avec un grand "H". En cette société, où vous êtes priés de consommer, nombre seront seuls ce soir-là, vivant les
mêmes galères que les autres jours.


Mais chut, il ne faut pas en parler...


Pour finir, je n'avais pas inscrit les poireaux vinaigrette à mon menu. Je vais les rajouter. Nous partagerons ainsi même soirée.



Rémi 14/12/2010 14:11



Tiens... je m'aperçois qu'on parle aussi (encore ?) de femmes dans ce texte : ils ont bien raison, les auteurs ; que ferait-on si les F s'apercevaient qu'elles n'ont pas du tt besoin des
H ?



Circé 14/12/2010 14:28



Rémi :


Ce n'est tout de même pas de ma faute si on vient me titiller en distribuant largement ce magazine papier glacé en ce samedi après-midi, non ?


Et que veux-tu, puisqu'on me tend une perche, je ne peux que la saisir ! Et réellement l'article en question m'a éclatée de rire !



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" Pourquoi une Femme entière ne serait-elle qu'une moitié ? "