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05 May

Gaston Couté soutient LibéOrléans !

Publié par Circé  - Catégories :  #Liberté, Pluralité de la Presse et Politique

N.Collin.jpg


Les libéOnautes ne manquent décidément pas d'idées, ni de ténacité !


Mais cela, il n'y a bien que Nicolas Demorand, Nathalie Collin et Ludovic Blecher pour l'ignorer ou faire comme si nous n'existions pas.


Or, ce jourd'hui, c'est Gaston Couté qui a été convoqué pour nous apporter son soutien, via la plume d'Achille Zatstrouffard.


Lien sur lequel je vous conseille de cliquer car non seulement vous y découvrirez l'auteur, mais également un petit dictionnaire à l'usage de celles et ceux qui auraient quelques difficultés à l'entendement du parler d' Gaston Couté.

 

Vous y découvrirez aussi des vidéos où sont interprêtées quelques-unes de ses chansons. Mais en attendant, voici donc le texte de soutien que je vous laisse savourer à loisir.


La verve de la diction en moins, mais les bouseux de LibéOnautes de la "cité johannique de Jeanne d'Arc " ne vont point s'taire à c'te heure...

 

Quèques Berdouillements de ch'eu nous !
Journal d'un bouseux d'Orléans.


J'vons vous conter les aubours qui nous arrivent à c't'heure, nous'autes les pauv'bouseux de not'province. An'huy nous n'avons plus qu'à clabauder, nous les p'tiots geigneux d'Orléans. Dans not » hotteziau, on nous a persurrer not' journal à nous, not LibéO, là où tout à loisir, nous jaspolions sur les bourgeoisiaux et tout ceuss du grand'mond !

Notre brav » colleux, le p'tit gâs Mourad, d'avoir trop emberné les notabilités, de magner les mots de travers, de point s'abaisser d'vant ceuss d'en haut, de s'gausser des Mossieux d'icit sur son baveux, y'on fait fermer sa goule y'a pas plus tard qu'le premier mai.

Nous aut ' nous v 'la ben embistrouillés. Parce qu'l'Demorand s'est entr'aponté avec nos malfaisants à nous, nous n'avons plus ren pour geuler not' colère. Nous voil'a bon qu'à rester les deux pieds dans le fient à tarper dans la marde des ceuss' qui s'engrassent sur not' dos ! Sa pratique il n'en a ren à fiche le parisien tout affairé à remplir son bas d'laine.

Les Libé'chiens, nous avons grimpé jusqu'à not' capitale. Une belle assemblée de braillards, de baladins ou de ch'mineux, des moins que pas grand chose devant les bureaux pour que decesse notre LibéO. L'Nicolas, pas fier pour deux soldes, y s 'présenta à nous pour r'garder nos affiches. Et vl'a que je t'promets de nous écouter, de réfléchir itou et de nous donner réponse, parole d'arracheux d'dents ou de vicaire à pognon !

Les belles paroles. Y'nous a pris pour des berlauds et des berlaudines nous au bas de son atéyier,pour s'prom'ner un peu. Y' a ben bagosser un brin, preuv'qu'il était pas fierot le gâs à Rotechild, lui qui va à Hue ou à Dia au gré du vent. Puis s'est rengorgé un peu, a fait queques sourires , s'est barlancé pour amadouer les poques ! J'vous donnerai répons, parole de moué. Juré craché, si j'mens, j'm'retrouve à TF1.

Quant'à la Collin, A s'en est ensauvée ben plus vite, frayant son ch'min sans un regard pour la plétaille. ! A l'était point benaise la donzelle qui bouchonnait l'devant de sa biaude. Y'avait du charnisson sur son ch'min. Des ch'tiots de la campagne, des drôles qui lui f'raient ben queques caberioles pour lui faire entendre raison. A ben détalé dans sa cariole ! « Va au diable briffrer d'la tête d'vieau ! » y'avons geulé à son train, Écœurdés d'ce comportement. « Faut ben crér qu'A s'en fout d'nous, la pécorde !»

Nous étions tous gaïtieaux, les autes du journal, ils n'étaient pas là pour nous j'ter la pierre. Les magnes de leurs patrons: des ouésieaux qu'le journal engrèss dans son sein, ça les faisaient ben marrer. Ils venaient quérir nos raisons de colères. Ben vite, s'disaient qu'leur tour viendra. Faisaient pouah en r'gtchant l'nez.

Nous, la faim nous tenaillait l'vente. Nous avons décampé pour nous j'ter une rinçounnette puis roigner dans une gargotte du coin. Fallait rentr'er chez nous. Y'a du ch'min de la Capîtale à not'' pauv carré de terre. Y'en avait assez de ces sournoués'ries et ces mauvais'têts. Fallait continuer la bataille, on s'rtrouvrait tertous sur la place du Martroué pour r'meuner not goule !

Le premier Mai, point question de brailler au champ de naviots pour entarrer not LibéO. Nous voulions mettre un roustée à nos villotiers. quérrier not' désappointement et sufler les bâveux qu'y s'parlottent, se berlancent quand le vent est mauvais. Nous les bouseux, nous vourin entend'e, notre LibéO, y nous l'faut quitte à baîller un ch'tio peu de jaunets pour continuer à beugler itou des tauzieaux alouvés.

Coutement leur.

 

 

N'oubliez pas, toujours la pétition à signer :


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monique LEMOINE 05/05/2011 20:33



C'est gentiment dit cette affaire.


Je ne comprends pas qu'avec de tels talents nous n'arrivions pas à garder notre libé-Orléans en vie.


Que le grand gars au coeur franc se penche sur notre histoire, c'est signe que la liberté d'expression est en danger.


Nous n'en resterons pas au refus de Demorant. Il faudra bien qu'il rende ce qu'il nous prend.


L'article dans la Tribune d'Orléans (journal payé par la pub n° 214 du 5 mai  sur la fin de Libé-Orléans est discriminatoire et partisan.


Mais tout de même la pluralité de l'information est relevée.


Relevons le gant. Demorant tu n'auras pas le dernier mot fait moi confiance !!!


Dans quel monde voulons-nous vivre ?


Ce n'est pas celui du grand capital et de la domination masculine.


STOP LA DESTRUCTION DES LIBERTES !


Monique Lemoine


 



Circé 05/05/2011 23:05



Monique :


C'est bientôt l'anniversaire de la Commune de Paris.


Et si nous le rappelions à Demorand ?



Patrick 05/05/2011 13:48



N'oublions pas que la mise en valeur du patois beauceron de Gaston Couté l'a quand même conduit à Paris dès l'âge de 18 ans où il s'est illustré à Montmartre. Comme Fansolo donc, une sorte de
morpion exilé. Bravo Achille ! Quel talent !


Voyant le visage de Nathalie Collin, je pense en définitive que Demorand mérite plus que cette dernière le qualificatif de "salaud sartrien". C'est pratique d'adjoindre le terme de sartrien parce
que c'est connoté philosophie et que ça permet de se lacher un peu tout en modérant les risques judiciaires. Pour Sartre nous sommes la somme des actes que nous posons (l'existence précède
l'essence) et le salaud sartrien est celui qui se cherche des excuses.


 Dans ce registre j'ai donc l'impression que Nathalie Collin qui refuse clairement de nous rencontrer et qui affiche un alignement sans complexe derrière ses mandataires financiers est plus
claire que Demorand qui fait semblant d'être sympa, se la joue mec de gauche cool et décontracté et se cherche de mauvaises excuses (les problèmes financiers de Libé) tout en nous méprisant sans
vergogne avec son communiqué verrouillé. Oui je pense maintenant que Demorand est un "salaud sartrien" et que le premier commentaire qui accompagne son dessin est finalement en retrait de la
réalité qu'il incarne.


Bon Circé, tu vois si tu publies, je comprendrais si tu préfères t'abstenir...



Circé 05/05/2011 16:29



Patrick :


Je publie, l'analyse philosophique aidant à la compréhension de ton commentaire.



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