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08 Feb

De l'instrumentalisation du corps ou de l'âme ? Les deux, mon Capitaine !

Publié par Circé  - Catégories :  #santé, politique

C'est une petite déclaration, d'un prélat de l'Eglise catholique qui donne si ce n'est à réfléchir du moins à se poser des questions sur la pertinence de certaines interventions.


Sans doute le savez-vous toutes et tous, puisque cela passe en boucle depuis ce matin, sur toutes les chaînes de télévision et radio de France et de Navarre, depuis le 26 janvier dernier est né le premier "Bébé-médicament", en France.

Et cela à l'hôpital Antoine Béclère de Clamart qui a vu aussi il y a quelques années la naissance du premier bébé éprouvette français...On se souvient alors du tollé que cela avait déclenché à l'époque dans certains milieux.

Aujourd'hui ? Aujourd'hui tout le monde s'en moque.
Sauf les parents qui ont recours à cette méthode pour des raisons médicales et ils sont des milliers de petitous à avoir vu le jour depuis pour le plus grand bonheur de leurs parents.

On se souvient que le PACS avait aussi déclenché des réactions plus qu'épidermiques, puisque le bucher avait même été préconisé pour celles et ceux qui n'avaient aucune raison d'être, sous entendu les lesbiennes et les homosexuels, par les amis de Christine Boutin.

Aujourd'hui, se croyant sans doute, elle-aussi, investie d'une mission divine , en ces milieux où la vertu le dispute à l'humanité, a jugé bon de réagir comme il se doit.

Mais revenons d'abord au petit Umut-Talha (en turc "notre espoir") ce petit garçon dont la naissance va sans doute sauver la vie de l'un de ses frère et soeur atteints d'une grave maladie. Pour tous les détails techniques et médicaux de cette naissance je vous renvoie à cet excellent article du "Monde" .

Nul doute après cela que cet enfant sera doublement, triplement chéri de ses parents et de ses frère et soeur.

Aujourd'hui, bien évidemment, il a fallu que des voix dite morales, c'est à dire à caution religieuse s'élèvent. Et c'est ainsi Monseigneur André Vingt-Trois archevêque de Paris qui s'y est collé en faisant part de son inquiétude " contre les dangers d'une "instrumentalisation d'un être humain au service des autres".

Suivi de Christine Boutin qui déclare que « l'homme devient un objet de consommation ». 

Et bien moi, je ne sais pas pour vous, mais là je me demande encore une fois s'il avec certains, il n'y a pas deux poids deux mesures.


Et qu'il y aurait même de quoi rire en ce qui concerne les remarques de ce prélat, représentant d'une Eglise bâtie sur la naissance d'un homme conçu et sacrifié à l'avance par son père pour racheter les pêchés et autres fautes du monde...

Enfin si j'en crois des bribes de catéchisme que j'ai glanées de çi de là...

Quant à notre Députée, c'est une fervent croyante de cette thèse, tout comme c'est une fervente « défenseuse » de ce système ultra-libéral qui marchandise réellement, là, les hommes et les femmes.

Ne leur reconnaissant valeur, que par celle qu'ils/elles produisent pour enrichir un petit nombre au détriment même de leurs propres conditions de vie.

Quand on dit que le silence est d'or...

 

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Le ch'timi 08/02/2011 16:52





Victor Hugo à soeur Boutin


dans « Les religions et la religion » :


« (…) Homme, veux-tu trouver le vrai ? cherche le juste. Mais quant au dogme, neuf et jeune, ou vieux et fruste, Quant aux saints fabliaux, quant aux religions Inoculant l’erreur dans leurs contagions, Semant les fictions, les terreurs, les présages, Quant à tous ces docteurs, à ces essaims de sages Qui vont l’un
maudissant ce que l’autre a béni, Qui, volant, bourdonnant, harcelant l’infini, Feraient abriter Dieu sous une moustiquaire, Quant au daïri roi, quant au pape vicaire, Quant à tous ces korans
que chaque âge inventa, Edda, Veda, Talmud, King ou Zend-Avesta, Ce n’est qu’une confuse et perverse mêlée ; En les étudiant, ô pauvre âme aveuglée, Tu n’apprendras pas plus le réel
qu’en cherchant A composer, avec des insultes, un chant !


Et qu’importe, après tout, que l’homme prie ou croie ; Qu’avec son propre songe, inepte, il se foudroie ; Qu’il adore le Tout informe, ou l’esprit pur, Une statue en bronze ou bien
un pan d’azur ; Que l’homme au ciel s’égare ou qu’il se fanatise Avec la fauve odeur des bûchers qu’il attise ; Que sa religion ait des pieds et
des mains Et des sens, et se livre aux appétits humains, Ou soit vapeur, fumée, ombre ; que dans l’église Son Dieu se pétrifie ou se volatilise ; Que l’homme, impur, s’aveugle à
suivre n’importe où Tantôt l’abstraction, tantôt le manitou ; Que ce soit la chandelle ou l’astre qu’il contemple ; Qu’il adore une idée ou qu’il adore un temple ; Que, croyant
voir des dieux, au fond des bois épais, Il nomme Argès l’éclair, la foudre Stéropès ; Que, l’un couché dans l’or, l’autre nu sur des nattes, Le nègre ait ses tabous et César ses
pénates ; Que le flamme encense en chlamyde de lin Le morne Olympien, le noir Capitolin ; Qu’on ait un Dieu hantant l’alcôve impériale, Un pour le sénateur, un pour le
curiale ; Que les dieux soient divers et mesurés aux rangs, Pour l’esclave petits et pour le maître grands ; Qu’en l’honneur d’un Indra quelconque, le brahmine Se laisse dévorer
vivant par la vermine ; Qu’on se damne en carême â manger du jambon ; Que pour faire un saint Pierre un Jupiter soit bon, Et que la foule, au fond des hautes basiliques, Use un
orteil païen de baisers catholiques, Si bien qu’un vieux Très-Haut ressert et se revend, Et qu’avec un dieu mort on bâcle un saint vivant ; Qu’ainsi qu’un terre-neuve attaque un
boule-dogue, La mosquée en fureur morde la synagogue ; Que Rome ait en dédain Moscou ; que Borgia Soit pour la Vierge et non pour la Panagia ; Que les frontons sacrés changent
d’hiéroglyphe ; Que le blanc d’Hildebrand soit le noir de Caïphe ; Que l’homme à Mahomet donne un dôme écrasé, A Notre-Dame un chœur fait en bois menuisé, Au grand éléphant blanc un
éventail de plumes ; Qu’il ait ses dieux brochés en plusieurs gros volumes ; Qu’il discute si c’est le Pinde, âpre coteau, Qui vit l’hydre déesse, Amphitrite Cétov Sortir de la mer
bleue et triste, ou si l’Élide La première aperçut l’effroyable annélide ; Qu’il donne Thèbe aux sphinx et Tyr aux belzébuths ; Qu’il appelle le jour Adonis ou Phébus ; Qu’il
écoute de Pan les invisibles flûtes ; Qu’il bâtisse un cromlech avec des pierres brutes, Ou fasse à Phidias sculpter le Parthénon ; Qu’il juche Dieu sur l’aigle ou bien sur un
ânon ; Qu’il serve le Baal avec la Baaltide ; Qu’il soit évêque, et propre, ou derviche, et fétide, Vil caloyer barbu, beau diacre tonsuré, Très révérend ministre,,ou monsieur le
curé ; Que la sottise autour du mensonge se groupe ; Que le meilleur orfèvre, avec sa bonne loupe, Ne puisse distinguer les dieux vrais des dieux faux ; Que le rêve ait Endor,
que la chair ait Paphos ; Qu’avant de croire en Dieu, le genre humain le crée ; Que sous la pression de la crainte sacrée, Que, sous la pesanteur des vagues régions, Les
superstitions et les religions Sortent de son esprit comme l’eau des éponges ; Que, sans savoir pourquoi, dans un noir tas de songes, Il choisisse tel
dogme ou tel autre ; qu’en bloc, Acceptant Irmensul, il rejette Moloch ; Qu’il adopte une idole infâme et s’en entiche, Faisant le délicat pour quelque autre fétiche ; Que, sur
Dieu, pour savoir s’il est de bonne humeur, Il consulte le vent ou le flot en rumeur, Ou la flamme, ou l’oiseau planant dans des tempêtes ; Qu’il nourrisse ce Dieu de la viande des
bêtes, De gâteaux sans levain ou de pain trois fois cuit, Qu’est-ce que cela fait, homme, au puits de la nuit ? Qu’est-ce que cela fait au précipice énorme, Où la vie en de l’ombre et du
vent se transforme, Où le songeur hagard n’aperçoit vaguement Qu’un incommensurable et sombre écroulement, Où le jour, blêmissant dans les vides sans bornes, Meurt dans l’aveuglement des
immensités mornes !


Invente, si tu veux, toi, ta doctrine aussi, Et quand tu l’auras faite et construite, crois-y ; Combine, tu le peux, d’autres idolâtries.


 


bises


Patrick





Circé 08/02/2011 17:55



Patrick :


Après cela que rajouter ? Rien ...



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" Pourquoi une Femme entière ne serait-elle qu'une moitié ? "