Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Commenter cet article

BCT 20/12/2010 06:13



Magnifique ! Le sujet ne déçoit jamais.



monique LEMOINE 19/12/2010 16:32



Elle est tellement belle !


Notre Loire, toujours présente en nos coeurs.


Un chagrin, un désespoir, une contrariété, je vais la contempler.


Elle nous parle tout doux, nous calme de nos couroux, nous joue sa mesure.


Ces photos sont magnifiques et c'est tellement elle.


Que ferions-nous sans Elle.


merci de tant de beauté.


Monique Lemoine



BR 18/12/2010 22:13




La Fille Ligère


C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini

A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons

C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini

Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger

C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini

En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs

C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini

Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable


C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini


Car en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère


C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini


Mais au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors elle qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ


C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini


Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.


C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.


Ligèrement vôtre



Archives

À propos

" Pourquoi une Femme entière ne serait-elle qu'une moitié ? "