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29 Mar

Inauguration du Centre Culturel Olympe de Gouges avec le Collectif Orléanais des Droits des Femmes .

Publié par Circé  - Catégories :  #Femme, Société et politique

Ce samedi 27 mars a été une journée particulièrement riche en résistance, luttes diverses et variées à Orléans.

Ce fut d'abord le rassemblement de "Ni Pauvres, Ni Soumis" à partir de 13h30 place du Martroi à Orléans. Une belle réussite pour le Collectif des Malades Solidaires qui a réuni près de 1000 participants.

Puis celui de RESF place du Châtelet de 15H à 17H.
Là aussi belle mobilisation malgré le temps et les averses pour dire :
" - Non aux démembrements des familles qui rendent des enfants orphelins de père ou de mère et séparent des époux et compagnons.
- Non à la situation des jeunes scolarisés qui a 18 ans se voient refuser un titre de séjour et menacer d'expulsion ."

D'autre part France Palestine 45 organisait aussi place du Martroi à partir de 15H un rassemblement pour fêter la journée de la Terre :


" Alors que la situation à Gaza, à Jérusalem et en Cisjordanie est de plus en plus dramatique, nous ne pouvons abandonner les Palestiniens.

D’autre part, il est important que nous montrions à Orléans que nous ne nous laissons pas intimider par le CRIF, qui, vous le savez, a porté plainte contre Palestine 45 au sujet de l’affiche très pacifique de boycott des "produits israéliens" placée rue Sainte Catherine au mois de Septembre..."


Rassemblement suivi d'une exposition sur Gaza, salle Madeleine puis d'une rencontre avec Mohamed Mussalam, artiste palestinien et enfin d'un repas de Solidarité et de l'Amitié à 20H30, toujours salle Madeleine.

Pour notre part, au niveau du Collectif Orléanais des Droits des Femmes, nous étions donc bien ennuyé pour organiser un rassemblement lors de l'inauguration du centre culturel Olympe de Gouges à Orléans-La Source à 15H.

Car comment faire pour que tout de même nous nous rappelions aux bons souvenirs du Préfet du Loiret en cette année déclarée Grande Cause Nationale dans la lutte contre les Violences faites aux Femmes, sans disperser en cette journée particulière les militantes et militants.
Cependant, il nous était aussi impossible de ne pas réagir.

Aussi un peu au pied levé, j'ai lancé un appel à celles et ceux qui pourraient être présent(e)s entre 14h45 et 15h30 devant le centre culturel pour interpeller le Préfet.
Préfet que nous n'avons pas rencontré, et pour cause !

Par contre nous y avons vu entre autres Mr Grouard qui nous a fait une petite crise, genre  complexe de persécution, se sentant même "agressé" personnellement par notre présence, nos pancartes et banderole.

Ainsi il nous a demandé pourquoi nous n'allions pas frapper à la porte d'élus de "gauche"...

Un peu perplexe, nous avons tenté de lui dire, qu'il n'était pas le principal intéressé dans notre attente, ce qui ne l'empêchait pas dans le même temps de nous faire un laïus argumenté pour dire qu'il se préoccupait du sort des femmes, tout comme Alexandrine Leclerc qui l'accompagnait...
Euh....euh...

Bref, je ne sais pas pour vous, mais du coup pour moi j'ai pensé aux 18 000 euros d'attribués par la Municipalité d'Orléans au LAE ( Lieu d'accueil et d'Ecoute des femmes victimes) ouvert du lundi au vendredi de 09H à 17H.
Dans le même temps nous apprenons également que ses subventions vont être baissées drastiquement de près de 75% !

Et puis j'ai repensé à ce projet qui aurait été beaucoup plus judicieux et pertinent.
Projet monté par l'APROFED et qui a été refusé autant par la Ville que par la Préfecture parce qu'il coûtait trop cher ( environ 600.000 euros) alors que dans le même temps notre Maire envisage la construction d'un ARENA, projet pharaonique s'il en est tout en donnant pour le club de basket "L'Entente" plus du double de la somme citée ci-dessus.

Pour ma part, s'il est vrai qu'une Municipalité ne peut pas tout, elle se doit de protéger tous ses administrés de la même manière qu'ils soient homme ou femme et aussi de s'en donner les moyens.
Quant on a à sa disposition autant de moyens de vidéos surveillance qui coûtent un fric fou aux orléanais, tout comme au niveau de la Police Municipale équipée de tous les gadgets les plus sophistiqués qui soient, on se dit que pour le moins nous pourrions avoir des services de préventions contre les violences conjugales, familiales, de genre, dignes de ce nom !

Il y a donc bien encore bien des progrès à faire !
A moins que du coup nous ayons touché un point sensible où tout n'a pas été fait pour le mieux ?

Nous avons donc attendu en vain le Préfet qui a préféré jouer la "starlette" outragée par tant d'acrimonie récente à son égard.
Nul(le) ne peut se demander pourquoi à vrai dire.

Il n'en reste pas moins vrai que nous sommes un certain nombre à nous dire qu'il pourrait tout aussi bien emmener dans ses bagages son zélé Secrétaire, son factotum, éminence grise s'il en est des basses oeuvres de la politique d'immigration et d'expulsion dess Besson-Heurtefeux-Sarkozy.
Même les plus iniques.

Pour en revenir à notre présence, nombre de personnes nous ont interrogé sur nos motivations et beaucoup nous ont donné raison.

Voici quelques photos prises par Michel que je remercie ici pour sa présence.

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Pour finir, vous pouvez constater avec cette photo que mettre un"e" à auteure tout comme la loi l'autorise "défrise" encore largement ces messieurs.
Mais bon, nous avons eu l'honneur de voir passer Mr Carré avec une élégante cravate rose qui lui allait parfaitement au teint.

Sans doute sa façon à lui de fêter les élections régionales dans la joie et la bonne humeur.

Visiblement beaucoup en manquait ce jour-là...


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le métier impossible... 07/04/2010 12:05



Je tiens également à porter à votre attention l'insuffisance du dispositif d'acceuil d'urgence dédié aux femmes victimes de violences par le biais du SAI (service d'accueil immédiat)
qu'A.Leclerc, lors du conseil municipal que vous avez mis en lien sur ce blog, estime largement suffisant, pensant que cela répond aux besoins de ces femmes. Or, comme vous le savez, il n'y a
actuellement que 10 places pour tout le département et de plus ces femmes ne peuvent y être accueillies officiellement que pour une durée de 15 jours maximum. Cela place les travailleurs sociaux
dans une position impossible à tenir mais qu'ils doivent pourtant tenir car dépasser les délais devient de plus en plus compliqué (tapage sur les doigts de la part des financeurs !!!). Le travail
ne peut plus consister qu'en une réponse dans l'urgence et l'immédiateté: sécuriser et en 15 jours trouver une autre structure d'hébergement (ces structures étant déjà souvent remplies) ou faire
marcher le réseau de ces dames qui souvent n'en ont pas. Reste alors la solution du 115...Génial...


C'est le dispositif qui ne convient pas: en effet, comment accueillir au mieux ces femmes pour qui le temps de la reconstruction est long, très long, quand on est tenu à des délais aussi
ridicules ? Surtout quand on sait à quel point il est difficile pour elle de se défaire de l'emprise de la violence et de quitter le domicile conjugal. Le départ se fait en plusieurs étapes et
est parfois fait d'aller-retours au domicile avant le départ qu'on espère définitif. Mais en 15 jours, comment accompagner ce cheminement qui prend du temps ?...bien entendu certaines pour qui
les solutions d'hébergement n'existent pas ou sont impossibles, choisissent ce retour au domicile plutôt que le 115...qui n'est effectivement pas une solution digne de ce nom lorsqu'on est
victime de violences.Si l'accueil d'urgence est nécessaire (accueil, écoute, réassurance, accompagnement dans des débuts de démarches de séparation, dans le dépôt de plainte, etc...), il est
déplorable de voir qu'au-delà de celui-ci les solutions sont souvent minces, voire inexistante, et rend bien malgré eux les travailleurs sociaux vecteurs de cette violence sociale.


Bref, à la violence conjugale se rajoutent la violence sociale, et l'exclusion qui n'est jamais loin.



Circé 07/04/2010 12:55



Merci de votre témoignage qui conforte la question orale des élus communistes en janvier dernier au Conseil Municipal et dont j'avais parlé ici :


http://circe45.over-blog.com/article-prevenir-les-violences-faites-aux-femmes-question-de-moyens-a-orleans-moins-que-l-installation-de-deux-cameras-44619837.html


 



Michel 29/03/2010 18:43


Dis donc je vois Grouard le poing levé ????
Tu l'aurais convaincu ?
A-t-il pris sa carte ?


Circé 29/03/2010 22:40


Je ne crois pas, non.


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" Pourquoi une Femme entière ne serait-elle qu'une moitié ? "