Vendredi 2 septembre 2011
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11:29
C'est une atmosphère indéfinissable aux senteurs de terre humide.
Le jour se lève tandis que la nuit qui s'estompe, farde de violine un azur vaporeux. Au ciel, plus de martinets ou
d'hirondelles pour parapher l'azur griffé de leurs ballets.
A contrecœur la ville comateuse s'éveille. Somnolente, elle oscille entre brumes et lumière.
C'est la fin de l'été, l’automne est là, c'est la rentrée...
Ré-apprivoiser l'automne, laisser s'enfuir l'été.
Tandis que nébulosité et clarté se disputent ciel et cité, la Loire s'en amuse, et s'en joue.
Nul spectateur pour la voir couler, Dame Loire.
L’atmosphère résonne du ronronnement bouillonnant de la circulation.
Les véhicules sont nombreux, les routes encombrées, les bords de Loire déserts.
C'est la rentrée.
Déjà les arbres se prennent pour des ombres fantomatiques...Mais ce n'est que la rentrée...Pour l'effeuillage, attendez...
Le niveau du canal semble faussement à son étiage le plus haut.
Des barrières en modèrent l'accès.
Mais ce ne sont qu'artifices.
Bientôt les Fêtes de Loire. Son cortège de bateaux amenés à grands renforts de camions et de grues, vont parcourir des
centaines de kilomètres sur des plateaux.
L'écologie à la sauce orléanaise.
Et puis, pour ne pas en rester là, pour que certains puissent faire "mumuse" sur une distance de 500m, un barrage de
terre a été installé par les services techniques un peu en amont.
Notre canal prend l'eau depuis qu'il a été rouvert, à grands coups de million d'euros financés par les orléanais et pour
quel résultat ?
Vide l'été, gelé l'hiver, et surtout...sans bateau ...
Mais c'est la rentrée, et la saison pour la rosée.
Les toiles des tisseuses se dévoilent dentelles délicates.
Me voici revenue.
Je viens enfin de comprendre pourquoi mes semis d’œillets de poètes n'ont rien donné...
Mais après tout, une fleur de chat, n'est-ce pas poétique ?
C'est la rentrée...
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