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21 Jul

C'est Extra ? Et Merde aux sardines !

Publié par Circé  - Catégories :  #Tout et n'importe quoi !

Et flûte alors !

Ils n'ont vraiment peur de rien ces publicitaires...

 

Même pas d'utiliser l'une des plus belles chansons d'amour du répertoire de Léo Ferré, - misogyne pourtant émérite et reconnu - pour faire vendre tout et n'importe quoi . Et ici ce sont des sardines !

 

Et bien pour moi, c'est tout vu, qu'ils ne comptent surtout pas sur moi.

Faire de l'argent avec pareille hérésie, en m'abimant cette belle chanson qui a bercé toute mon adolescence, que j'aime toujours autant avec un texte absolument magnifique et ciselé, et bien qu'ils passent leur chemin.

 

En attendant, voici l'original.


Quant aux sardines à la marque qui porte le titre du C......... de Richemont ou bien de Du Guesclin qu'elles aillent se serrer la ceinture ailleurs !


 

 

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minijack 28/07/2010 16:04



Magnifique chanson. On devrait en classer certaines comme on fait des monuments au titre de la préservation du patrimoine français, pour les protéger des prédateurs. 


Mais je ne comprends pas que vous disiez que Léo Ferré fut un macho. C'était au contraire un grand amoureux de "La Femme". Il n'y a qu'un grand amoureux pour écrire de si belles choses à son
propos. 


 



Circé 28/07/2010 16:30



Minijack :


je fais allusion à des propos tenus par lui .


Vous pouvez ici en lire certains extraits ainsi qu'une analyse :


http://www.lehall.com/conferences/ferre/index.php?option=com_content&view=article&id=3&Itemid=2


Mais il est vrai aussi comme le disait Dame lepion que c'était à un moment particulier de sa vie.


 



Marie 26/07/2010 17:22



Je ne connais pas tout sur Léo Ferré, mais pour comme vous, entendre cet air pour cette pub, ça m'a fait bondir ! On ne respecte plus rien



Circé 26/07/2010 17:25



Vous avez raison Marie pour de l'argent certains sont prêts à tout.


Pour ma part, je n'achèterai plus cette marque que je prenais encore de temps en temps.



BR 21/07/2010 17:21



Circé


 


J'ignore tout de cette publicité mais de Monsieur Ferré il y a bien plus à dire.


 


Les textes d'abord, douloureux souvent, poétiques, fous et merveilleux.


La musique qui joue la tentation du symphonique ce que finit par faire l'ami Léo sur la fin.


La grande féministe devrait apprécier : "Dans le ventre d'une Espagnole !"


 



dame Lepion 21/07/2010 16:14



Faire de la réclame là-dessus, c'est faire un bien vilain métier. Certains ne respectent même pas les oeuvres poétiques pour faire du pognon. Je partage votre indignation, et vous avez
complètement raison de dénoncer cela. Faut être sacrément maquereau pour en faire un pub pour sardines.
Un détail, cependant, me fait diverger, c'est ce rappel à la misogynie de Léo Ferré, qui se présentait d'ailleurs plus comme misanthrope. Mais je le laisse se justifier tout seul, il était -il
est- assez grand pour ça. La peau de l'auteur de "la mort des loups" est assez dure pour que les allusions-alluvions n'y prennent prise :   http://films7.com/videos/leo-ferre-il-faut-aimer-les-femmes-mais-etre-misogyne-savoir-mettre-les-femmes-leur-place 
Ici c'est le poète, iconoclaste par essence, qui s'exprime. Rien à voir avec la citation tronquée et sortie de son contexte utilisée dans le film, pourtant remarquable par ailleurs, la Domination
Masculine, et dont c'est un des rares points faibles. Un bon réalisateur peut avoir aussi des facilités coupablement démagogiques. 
Ce misogyne, donc, a pu élever comme sienne la fille de sa première épouse (celle de la Vie d'Artiste, celle d'avant Madeleine). Un homme dont Juliette Gréco a pu dire : "misogyne ? Possible.
Possible aussi que quelques-unes l'aient mérité." Sa vision de la misogynie, il l'explique encore ici (à la fin du texte) :  http://snoopairz.free.fr/ 
Etait-il donc peu fréquentable ? Bien sûr que non, Circé, me répondrez-vous. Je vois bien qu'il fait partie de votre histoire et que vous aimez le poète. Mais on peut aussi rendre justice à
l'homme, quand on sait qui est l'auteure de la mise à mort de Pépée. Sachant cela, comment lui reprocher d'avoir prétendu que "les femmes, on les prend pour des muses ; et elles deviennent des
muselières". Tout au plus n'aurait-il pas dû employer ici un pluriel intempestif. Et plus tard, peut-on raisonnablement penser que Marie aurait supporté si longtemps un réel misogyne ?
N'en faisons pas un saint, mais son image de miso a été clonée si allègrement et si peu décodée... Du grand jeu de miroirs des images complaisamment renvoyées à l'infini, ôtons celle qui n'est
pas juste, qui ne saurait, car trop mise en avant, résumer une oeuvre et une existence.
Bien amicalement à vous.



Circé 21/07/2010 18:53



Dame Lepion :


Merci pour cette mise au point.


Vous dire que j'ai toutes ses oeuvres à la maison vous réconforterait-il ? Je ne souhaitais nullement ici attiser quelques vieilles affaires. Il n'en reste pas moins vrai que ses "erreurs", font
mal même des années après.


Concernant Pépée, l'ignoble n'a pas de genre, tout simplement. Ne pas mettre tout le monde dans le même panier est parfois bien difficile, lorsque l'on vient de subir pareille saloperie. 


Par ailleurs, les coups de colère peuvent vous faire dire bien plus que la pensée ne le voudrait, il en est ainsi pour chacun-e d'entre nous.


Seulement pour les artistes, cela laisse des traces, comme pour les politiques ou toutes personnes connues. Je vous rassure, Ferré est dans mes tablettes.



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" Pourquoi une Femme entière ne serait-elle qu'une moitié ? "