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25 Aug

A mon Ami, A mon Camarade...

Publié par Circé  - Catégories :  #Non-acceptation, Révolte et Politique

Ecrire...100-copie-1.jpg

 

Ecrire pour le militant,

Ecrire pour le camarade d'action et de conviction.

Ecrire pour l'Ami...

 

Je n'en ai pas envie.

Je repousse cet inacceptable moment, redouté et redoutable...

Cet instant qui va concrétiser en le consignant, l'insupportable et cruelle réalité.

Je ne pourrai plus alors éluder et refuser, mais devrai me résigner et accepter...

 

Je vais devoir parler de lui au passé.

 

Cependant, parler de lui au passé, c'est laisser surgir l'affreuse possibilité

de sa définitive absence.

 

Parler de lui au passé, c'est ne plus découvrir ses commentaires, objurgations et littéraires tribulations sur le site de Libé.

Drôlatiques, caustiques et même satiriques, le cynisme dont ses propos étaient parfois empreints n'étaient pas de son fait.

Mais plus surement de ceux (les faits) qu'ils dénonçaient, fustigeaient...

Le cynisme de ce gouvernement, de ses tenants, dont les représentants de notre ville en sont de dignes figurants !

 

Parler de lui au passé, c'est déclarer son humour à jamais tari et asséché.

 

Parler de lui au passé, c'est ne plus découvrir chaque matin ma boîte mail, de ses nombreux messages, encombrée et surchargée.

Mon oiseau de Nuit comme je l'appelais, avait oeuvré.

Et cruellement, il va me manquer.

Dormant peu chaque nuit, sans relache les informations, mon veilleur-guetteur cherchait, trouvait, disséquait...Et relayait .

 

Amorçant, débats, rassemblements et même groupements de citoyens qu'il voulait sentinelles veillant au grain devant les ravages de la bête immonde qui étend sa présence de son abominable et nauséabond manteau vert de gris sur notre si beau pays qu'était la France !

 

Parler de lui au passé, c'est aussi ne plus voir sur son blog les parias de la république de nouveaux billets.

Ne plus y découvrir ses nombreux poèmes.

Ni ceux qu'il adressait comme bouteille à la mer aux ami-e-s dans le besoin ou le chagrin.

 

Des mots qui versifiaient, chantaient, légers comme douce mélopée.

Ou bien des sentiments lourds de sens, poignants et éprouvants.

Cependant ces vers rimaient comme au revoir ces derniers temps.

Résonnaient comme clin d'oeil avant que de s'inscrire aux abonnés absents.

 

De la grande faucheuse, la fossoyeuse à n'en pas douter, il serait le prochain amant.

 

Clouer au lit de par la maladie.

Militant debout clavier en main jusqu'au bout ...

 

Parler de lui au passé, ...

 

Je lis son dernier billet, et j'y apprends qu'ils seraient en pleurs ces jeunes UMP...Pourtant, je n'ai, nous n'avons, ses camarades et amis, aujourd'hui rien à leur envier ! Et le bougre, cela le ferait bien marrer...

Encore que le connaissant, sa petite larme il aurait versé,

Pour tant de chagrin nous avoir fait ...

 

Parler de lui au passé, comment, moi, sa " Secrétaire de Section préférée ", ainsi qu'il m'appelait, vais-je pouvoir l'accepter ?

 

Pourtant, de mes luttes féministes au début, il lui arrivait souvent de se gausser. Des mots socialisme et communisme, lui semblaient venir pour elles (les femmes ) toutes solutions.

 

Alors fleurissaient comme coquelicots et bluets : discussions, désaccords, empoignades et joutes verbales se finissant en engueulades...

Pour finir, du long chemin à parcourir pour les femmes avant qu'elles n'obtiennent justice et réelle égalité en tout et pour tout en cette société, il avait fini par reconnaître réalité.

 

Parler de lui au passé...

Mais je ne le peux pas, je ne le veux pas...

 

Madame la Mort, laissez le moi jusqu'à vendredi ,

Qu'avec mon camarade, mon ami je ris encore.

 

Madame la Mort, laissez le moi jusqu'à vendredi,

Qu'avec mon camarade, mon ami je me querelle encore.

 

Madame la Mort, laissez le moi jusqu'à vendredi,

Qu'avec mon camarade, mon ami comme toujours nous trouvions accord.

 

Madame la Mort, laissez le moi jusqu'à vendredi,

Pour qu'enfin avec mon camarade,mon ami, nous chantions l'avénement de cette société d'équité, de justice, de solidarité et de partage, que nous appelons tant de nos voeux, luttes, convictions et actions, loin des chantres enténébrés et mensongers du grand capital meurtrier de toute Humanité....

 

Pour cela il a oeuvré,

C'est ce combat qui nous a uni.

 

Madame la Mort ? Je vous maudis ! 

 

 

 * Vidéo réalisée en août 2008. Il avait initié entre autres un appel à rassemblement, envois de lettres de protestations à  Laurent Joffrin ainsi qu'une pétition pour la réouverture du site Libéorleans qui venait d'être fermé par la direction parisienne. Moins d'une semaine après sa fermeture, le site réouvrait...


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Eric Taillandier 28/08/2010 08:58



Les mots n'arrivant pas à sortir , tout simplement un grand Merci Dominique .


 



GABRIELLE 27/08/2010 20:37



Amitiés au turbulant dont ta flemme reste en nous tous.



monique LEMOINE 27/08/2010 16:35



Une telle amité devait bien être exprimée même avec des touches de peine.


Merci de nous permettre d'exprimer l'inexprimable !


Merci de dire ce que nous voulions dire à Yves sans le pouvoir !


Merci de pouvoir pleurer sans faire de peine aux autres ami-es !


Merci Dominique de ces mots d'amitié pour celui qui n'est plus.


Nous aussi nous lutterons pour l'Egalité n'est ce pas !


à bientôt


Monique Lemoine



Circé 27/08/2010 17:29



Monique :


Merci pour cet écrit


Yves n'est plus que poussières retournées à la Terre-Mère. Mon souhait est que de lui, d'elles germent de bien belles graines de solidarité, tolérance, partage, Humanité ...


Tu as raison, l'égalité est un combat, toujours à mener, car aucune volonté réelle d'y arriver malgré de pseudos lois qui ne sont ni appliquées, ni contraignantes. C'est tellement peu important
que la représentation des femmes en politique va pratiquement disparaître après la réforme des collectivités territoriales .


Il faut se mobiliser, demander des comptes faire appliquer les lois votées même si cela déplaît. Une femme vient d'attaquer son employeur et avoir gain de cause pour discrimination salariale.


Il faut que toutes et tous nous fassions de même lorsque nous sommes victimes de discrimination, intensifier cette lutte, ne rien lacher.



Bodard 26/08/2010 19:11



Un petit peu de beauté féline en cette période de grisaille.Minette  ,la petite chatte noire orpheline que nous avons recueillie un peu avant Noël nous a réservé une jolie surprise le 12
Août dernier en donnant naissance à une guirlande de 5 joyeux chatons!Mais quelle ne fut pas ma surprise alors que je me détendais dans un bain,qu'elle me fit l'offrande d'une première
naissance au pied de la baignoire et sollicita mon aide pour l'aider à mettre bas et je dus même couper le cordon.Quel symbole! C'était décidé,celui-ci,je l'adopterai.Puis au gré de ses 
instincts ,elle dissimina ses progénitures au  quatre coins de la maison puis rassembla tout ce joli monde à l'étage non sans une dernière fois me demander de couper le  cordon du
dernier né.Quel travail que de s'occuper de 5 nouveaux -nés,s'arrachant le privilège de la tétine salutaire.Les jours s'écoulèrent ainsi sous nos regards plein d'émotion jusqu'au dimanche 22 Août
où en urgence,nous avons dû conduire La maman chez SOS véto pour une mamite qui lui interdirait dorénavant de nourir ses petits.D'abord,sauver les nouveaux nés s'alarma le vétérinaire à l'autre
bout du fil...Et un dimanche matin passé à chercher les introuvables biberons et lait maternisé dans les pharmacies de garde et autres animaleries ,toutes en rupture de stock.J'enrageais et je
pestais contre cette injustice céleste.Non,il nous fallait sauver nos petits et au moment de la fermeture de Trufault à Olivet,un peu avnt 13 heures ,ce fut le miracle.Maintenant ,il s'agissait
de soigner la maman et après une journée d'hospitalisation,ce furent des soins quotidiens chez notre véto habituel qui rythmèrent nos journées.Mais la partie n'était pas gagnée car les garnements
rejetaient la mamelle de plastique et ce n'est que grâce à l'ange qui partage ma vie,un ange de patience(pour me supporter) qui arriva à force de tendresse à se substituer à cette mère
défaillante mais toujours présente.Depuis dimanche au rythme sacrosaint de 6 biberons par jour,chaque matin,je me rappelle d'un passé oublié où je devais me lever pour nourir mes enfants âgés
aujourd'hui de 17 et 20 ans.Mais aujourd'hui ce sont 5 petites gueules d'amour qui se tendent ves la tétine de remplacement et c'est un spectacle merveilleux.Savez vous pourquoi,la maman lèche le
ventre de ses petits:Pour qu'il puisse évacuer les excréments et ce travail me revient.Je masse avec un chiffon doux et humide le ventre de mes petits pour que le périné activé puisse faire son
travail.Au moins le temps d'un nursing,je reprends confiance à la vie et je pense à Yves qui serait fier de moi et en mourrait...de rire.


Merci d'avoir partagé ce joli moment avec moi.


A bientôt.


Yves Bodard



Circé 26/08/2010 19:29



Yves:


Tous les moments sont bons à prendre.


Surtout lorsque c'est la Vie tout simplement qui se rappelle à nous.



Le Vilain Petit Canard du 66 26/08/2010 08:41



Un camarade et un ami qui disparaît,


C'est un deuil double, à supporter.


Pour l'ami, souvenirs garder beaux,


Du camarade, ramasser le flambeau ...



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" Pourquoi une Femme entière ne serait-elle qu'une moitié ? "