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27 Sep

Femme à la Fête avec le Cantal ? Festival de pubs sexistes et Frometon à la Con !

Publié par Circé  - Catégories :  #Violences faites aux femmes, sexisme, machisme



Oublier le Cantal, ça peut être fatal : Week-end


Ben tiens qu'elle est drôle cette pub à la con !
Avec tous les poncifs sexistes qui soient.

La blonde de service qui s'appelle Chantal, crûche impayable ,ayant oublié cette bécasse, le fromage de Monsieur le Couillu.
Dans quel testicule est l'intelligence de celui-ci, on ne le saura jamais, car il semblerait que la norme pour la firme qui a pondu cette "oeuvre magistrale" soit celle-ci .

Ras-le-bol de ces pubs de merde !

Pour bien moins que cela des femmes se font battre, massacrer chaque jour.
Un rôti trop cuit au gré de leur tyran domestique, un regard pas assez ou trop, des enfants qui piaillent, le pain oublié et comme d'autre j'en ai payé le prix !
1 meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon, statistiques n'étant pas alimentées si le décès survient plus de trois jours après les faits...

Pour toutes celles-là, celles à qui on ne donne jamais la parole quand elles peuvent encore s'exprimer avant qu'elles ne soient 6 pieds sous terre, pour toutes celles qui subissent en silence:

- parce qu'il y en a marre de ce genre de discours nauséabond et répugnant,
- parce que NON, pour nombre d'entre nous cette situation n'est pas de l'humour ni du second degré, mais bien ce que l'on vit au quotidien ( ici finalement elle s'en sort plutôt bien )je ne mangerai plus de ce fromage qui merdoie avec ce genre de pub sexiste érigeant à l'envie la mâle attitude phallocratique que l'on doit avoir en pareil cas !

En tout état de cause, j'invite toutes celles et ceux qui savent, qui comprennent ce que je suis en train d'écrire à en faire de même !








* Et en plus et pour faire bonne mesure, ceci n'est que le premier spot d'une série où "Chantal l'étourdie trentenaire" nous dit encore la campagne de com se voit répondre un non à la mairie le jour de son mariage par un futur ....ou bien suspendue dans le vide toujours pour les mêmes raisons ou tout simplement laissée tomber au bas de la falaise .

Avec la complicité des suivants : 
Ministère de la santé, communauté européenne, conseil régional auvergne, le département du cantal et les fromages AOC du cantal...
Ben voilà qui ne me réconcilie pas avec l'Auvergne, sont pas fréquentables ces gens-là...

A tous les bidochons qui sont derrière tout cela, et si on vous faisait faire une petite cure de Cantal à la manière de Chantal ?
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La Griotte 12/12/2010 20:20



Je viens de tomber sur un dossier spécial féminisme dans un supplément du nouvel obs de cette semains, vraiment bien fait car relevant des analyses à la fois pertinentes et  décalées... J'en
fais ma chronique pour ce soir...


Malheureusement, j'ai aussi rencontré aujourd'hui, comme chaque fois que je me trouve en groupe, une femme qui a été battue...



Circé 12/12/2010 20:49



Il y a également un dossier dans l'Huma de samedi suite au congrès féministe des 3,4 et 5 décembre dernier à Paris. Un autre dans l'Huma Dimanche. Toutes les réunions apportent ce lot-là.


Et quand en plus l'une d'elles a vécu ce que d'aucuns jugent comme des saynètes ridicules et humorisitques, cela désespère dans le sens où on se demande ce qu'il faut faire pour que la société
enfin prenne en compte la réalité de ces violences et réagisse.



La Griotte 10/12/2010 20:12



Aucun problème : c'est le principe de mon blog. La circulation du savoir et de l'info aussi libre que possible pour passer au delà des barrières sociales, financières, culturelles...


Bravo pour votre blog. J'espère que nous resterons en contact !


La Griotte



Circé 11/12/2010 21:46



La Griotte :


Merci. Il n'y a aucune raison que les bonnes volontés, que celles et ceux qui veulent faire bouger cette société ne restent pas en contact. C'est ainsi que nous y arriverons : ensemble.



La Griotte 10/12/2010 12:46



Très contente de tomber sur ce blog puisque je cherche un moyen de rendre effective et efficace la campagne jugée prioritaire contre la violence faite aux femmes, que j'ai pu goûter de très près
! Moyen qui germe peu à peu grâce à mon blog de chroniques.


Vous avez discuté longtemps avec un certain Stéphane et  mon expérience de femme victime de tentative d'assassinat qui n'a cependant pas porté plainte m'a prouvé une chose
: personne ne veut voir ce qu'est la réalité d'une femme battue, humiliée. Lorsque par bonheur vous parvenez à en parler, on vous jette aussitôt à la face qu'il y a aussi des hommes battus, on se
demande ce qui a bien pu se passer pour que vous soyez battue. Dans le meilleur des cas, votre agresseur est considéré comme un malade qu'il faut soigner, rarement comme un délinquant qui est
passé à l'acte. S'il appartient à une caste qui a le pouvoir, estimez-vous heureuse d'être encore libre et en vie et non enfermée dans une camisole chimique pour dépression ou pire, suicidée
en sursis.


En règle générale, la première question qu'on vous pose est : pourquoi es-tu restée ? Alors qu'il faudrait dire : comment es-tu restée ? C'est précisément parce qu'une femme ne part pas au
premier symptôme de violence, d'irrespect que la violence s'installe et grandit pour arriver, tous les trois jours, à ce que l'on sait... Comment as-tu survécu, dépossédée peu à peu de ton
intégrité psychologique, déstructurée, dévalorisée, culpabilisée ? Ce premier symptôme peut être une réflexion anodine faite devant les invités du style "C'était frugal". (C'est du
vécu). Si vous ne répondez pas, la réflexion suivante est pire, si vous répondez, vous êtes une mégère ou un peu fatiguée ou féministe exacerbée ou agressive...


L'échange avec stéphane est révélateur des techniques employées pour continuer à violenter, violer, humilier les femmes ou pire, fermer les yeux sur cette violence quotidienne qui cesserait si
chacun, homme ou femme, intervenait chaque fois que quelqu'un se fait marcher dessus par un supérieur ou un (e) conjoint(e). La violence conjugale n'est qu'une déclinaison de la violence
psychologique, du harcèlement moral ou sexuel.


Stéphane focalise sur cette pub, qui est ignoble. (Je me suis fait étrangler pour moins que ça !). Il réduit le combat que nous menons contre la violence à une action contre une pub. Il
vous (nous) rend responsable du combat à mener contre la violence tout en ne nous laissant pas le choix des armes, en utilisant des arguments tels que vous êtes charmante, je n'ai rien contre
vous... On connaît le sous-texte : moi qui suis un homme, je sais, écoute moi petite etc... Mais c'est toujours la même rengaine : nous manquons d'humour, de second degré, de légèreté... Stéphane
m'apparaîtrait, dans ses arguments fumeux comme un fieffé connard si je n'avais pas fait le tour des réactions qu'engendre la sensibilité à la violence conjugale. Heureusement pour moi et
ses congénères, j'aime les hommes et ne veux pas renoncer à leur compagnie au prétexte que certains cognent ou assènent des vérités dont ils ne connaissent rien comme s'ils avaient la science
infuse. On ne se débarrasse pas facilement des travers instillés par des siècles de domination masculine ! Plus sournoisement, Stéphane, en orientant la victime chez le psy, en traçant une
frontière entre les femmes féministes et les femmes tout court participe à la préservation du modèle. Car malheureusement, lors de violences conjugales, ce sont les femmes qui sont les pires
conseillères. Inconsciemment, elles savent cette violence possible, prête à exploser et dans la compétition entre femelles pour avoir et garder un mâle reproducteur, il y a aussi les seuils de
tolérance à l'humiliation, la violence, la manigance. Mes frères ont été très clairs avec moi, ont pris mon parti et celui de me protéger. Mes soeurs ont été longtemps ambivalentes, sous le
charme de leur beau frère et influencées par mon sale caractère de féministe qui avait peut-être mérité ça, ou tout au moins cherché ça... Il a fallu beaucoup de temps et de pédagogie pour
qu'elles comprennent de quoi je souffrais, j'avais souffert.


"Casse-toi de nos blogs pauvre con" aurais-je envie de dire si j'étais aussi mal élevée que certains !  ou encore : "Si tu étais un mec  fier de toi et des tiens, tu serais
le premier à trouver cette pub et toutes les pub qui vendent du corps, de l'humain, masculin ou féminin, comme indignes et de ton sexe et de ton humanité. Et à te féliciter que des femmes
deviennent pointilleuses, voire agressives, pugnaces en ce qui me concerne, sur la question !"


Ce qui est ignoble, c'est que cette pub admet en prérequis que l'on peut laisser une femme sur le bord de la route. Elle est l'illustration du proverbe " bats ta femme tous les matins, si tu
ne sais pas pourquoi, elle le sait ". Je suggère donc un mode d'action auquel Stéphane n'a certainement pas pensé : prendre la route, à pied, pour un tour de France aussi long que
nécessaire, avec juste un sac à dos et un réseau d'accueil signalé dans chaque ville ou village par le drapeau "stop violence planté" sur le toit, à côté de la parabole, stipulant que cette
maison-là est prête à accueillir toute victime de violence conjugale pour au moins une nuit... Celles qui ne meurent pas, si elles n'ont pas pu porter plainte, doivent fuir la violence de leur
conjoint et la violence de voisins qui font semblant de ne pas voir, qui se drapent dans le respect de la vie privée. La violence conjugale ? Nous en sommes tous et toutes, peu ou prou, les
acteurs. C'est pourquoi je suis prête à chausser mes croquenots, préparer cette aventure en utilisant les blogs et le réseau associatif pour en assurer la lisibilité. Départ le 8 mars ? La
violence conjugale ne cessera que lorsque les victimes oseront sortir du placard où on les maintient, placard psychologique, statut de victime sans autonomie...


Laissons Stéphane assis sur ses certitudes. A l'instar du coq, il est un personnage qui chante même les pieds dans la merde ! Il fait ce qu'il peut, mais il lui manque quelques circuits pour
percevoir le fond du problème. Cette pub est un scandale. C'est un scandale qu'on achète encore du cantal et tous les magasines féminins qui jouent exactement sur les mêmes ressorts : être la
plus belle, la plus douce, la plus appétissante, la plus maline (comprendre avoir un mec friqué), rester jeune, continuer à assurer et assumer tous les rôles enn étant fière d'être une wonder
woman...


Ce qui me chagrine le plus, ce n'est pas qu'un homme, Stéphane puisqu'il s'agit de lui, réagisse comme lui. C'est que tant de femmes continuent à courir derrière des pubs qui les avilissent pour
ressembler au modèle dominant : de jolies gourdes toutes fières, le cas échéant, d'avoir piqué un beau cinquantenaire à sa mégère vieillissante... Parfois, la mégère ne l'était que parce que
battue, maltraitée. Ou mégère intégrale maltraitant un type auquel on ne peut reprocher que sa gentillesse. La pub montre des battants... Mesdames, c'est effectivement à nous qu'il incombe de
faire cesser la violence qui est faite aux femmes. En sachant que ça aurait pu nous arriver d'une part, à nous ou à une soeur. Le pire pour moi n'est pas un homme qui a battu sa femme, c'est la
femme qui couche avec cet homme en sachant ce qu'il a fait. On en a tondu pour moins que ça ! En sachant reconnaître le brave gars qui n'est pas pété de thunes ou de pouvoir qui nous respectera,
que nous respecterons.


Peut-être que c'est ça que Stéphane voulait dire ? Qui sait.



Circé 10/12/2010 15:04



La Griotte :


 


Merci de ce long commentaire qui est en fait un témoignage, comme ceux que je peux entendre, connaître autour de moi. Je partage en tout et pour tout votre analyse.


Me permettez-vous de l'utiliser pour en faire un billet ?



Koulou 09/12/2010 15:18



Je suis bien d'accord avec ce que vous dîtes. Je pense que les rapport entre jeunes hommes et jeunes femmes se sont sexuée exagérement, créant deux camps presque ennemis, en partie à cause de
notre culture identitaire sexuelle qui s'est vue grandement renforcée par l'homophobie et la publicité qui a beaucoup joué sur l'identité sexuelle pour vendre ses produits. Heureusement,
l'homophobie recule, mais hélas pas encore la sexuation des marchandise (rosr pour les filles blue pour les garçon ets...) Je pense que ces problèmes sont intemporels. On ne les résoudra jamais
"pour toujours" mais seulement pour un temps, celui de notre vécu. Puis ils reviendront sous d'autres formes et pour d'autres raisons plus tard. Car les sociétés n'évoluent jamais vraiement.
Quand je regarde dans le passé lointain, je nous reconnais aujourd'hui: Mêmes péoccupations, même intolérances, à la différence qu'aujourd'hui nous sommes innondés de gadgets technologiques
sensés nous rendre heureux. Mais le bonheurs dépends moins du matériel que du respect que nous pouvons avoir les uns pour les autres. Tendons vers l'équilibre oui, tout en sachant que la victoire
définitive n'existe pas dans ce domaine. D'une part nous n'arriverons jamais à en convaincre tout le monde, d'autre part, nous n'avons pas le pouvoir de changer durablement les choses. Mais
qu'importe, l'essentiel étant de nous changer nous-même. C'est bien la seule chose sur laquelle nous ayons un pouvoir. Et ceux qui se serons changés se reconnaitrons bien entre eux.   
 



Circé 09/12/2010 17:51







Koulou 09/12/2010 13:01



Deux chose en réponse à ce commentaire intéressant:


La lutte des femmes pour optenir l'égalité s'est parfois transformée à cause de leur colère trop grande en désir de revanche, et l'ont assiste dans certains pays à des effets pervers du
féminisme, notamment dans les pays du Nord ou les femmes souffrent à présent que les hommes n'osent plus les draguer de peur d'être traité de Macho.  Pour ma part j'ai vu beaucoup de femmes
ayant un peu trop souffert, se montrer agressives envers les hommes, et revendiquer de cette façon non plus l'égalité mais l'inversion des situation pour se "venger", pour leur faire payer. Voila
pour les dérives du féminisme.


Pour le fait que tout combat soit perdu d'avance, en fait oui et non. Depuis toujours on lutte contre le crime, tantôt il régresse, tantôt il progresse,  il y aura toujours des crimes de
comis, c'est dans la nature humaine.  Il en va de même pour l'égalité, il y aura toujours des inégalités même si les souligner nous amènera surement à ne plus les considérer cvomme une norme
sociétale acceptable. Mais, pour combien de temps ? JE remarque que nos sociétés évoluent et régressent sans cesses au fil des siècles comme une respiration, sur tous les sujets. Un siècle la
femme se libère, le suivant on lui retire ses droits, et ainsi de suite depuis que l'humain existe. Nous nous croyons plus libre et plus civilisé que nos ancetres, mais en étudiant les
civilisations du passsé , on s'aperçoit que beaucoup par momeent, étaient sur certains point plus libre ou plus tolérantes que nous aujourd'hui. Aussi, je crois en la nécessiter de réclamer
l'égalité, même si je ne pense pas que nous parvenions ce faisant à changer durablement la société.



Circé 09/12/2010 13:42



Koulou :


Je crois que ce que vous êtes en train de dire, c'est qu'en fait notre société fonctionne sur le mode du balancier, avec les deux côtés extrêmes, comme si l'équilibre ne pouvait exister .


Pourtant, c'est réellement vers cela qu'il faut tendre :l'équilibre, l'égalité .


Vous dites, ce qui n'est pas faux d'ailleurs, que certaines femmes veulent prendre revanche d'une situation passée. Est-ce que ce n'est pas tout simplement humain ? Ni masculin, ni féminin
d'ailleurs, mais qui correspond également au balancier : action-réaction. Ce qui ne veut pas dire que je cautionne, je crois simplement que pour se sortir de cela, il faut vraiment travailler sur
soi, que l'on soit Homme ou Femme.


Se sortir des violences n'est pas mince affaire. La société ne met pas en place de réelles préventions endirection des agresseurs ni de suivis de ceux-ci et des victimes, sachant par ailleurs
qu'une victime peut à tout moment si elle ne travaille pas sur elle devenir bourreau. La frontière est parfois ténue.


C'est là un rude problème auquel est confrontée la société. Mais elle ne se donne pas les moyens réels pour lutter contre ce fléau. Concernant les femmes des pays nordiques que vous citez, je ne
connais pas cette problématique .


Est-ce que ce ne sont pas tout simplement les échanges et contacts entre homme et femme qui sont complètement à revoir. Un exemple : je vois actuellement ( j'ai deux filles de 16 et 13 ans )
comment se comportent les jeunes gens entre eux. Des groupes de filles, des groupes de garçons et aucune interaction entre eux sinon sur des critères sexués. Le second groupe alpaguant souvent le
premier avec des remarques on ne peut plus sexistes avec une volonté de domination au niveau des propos et malheureusement parfois des actes. Le premier groupe réagissant soit par la fuite sous
des dehors d'indifférence, ou bien tenant tête par des propos aussi orduriers que peuvent l'être ceux du groupe masculin. Avec une fin tout à fait aléatoire....


Je fais partie de cette époque, qui n'était pas "mieux", attention je ne suis pas passéiste, mais où il n'y avait pas cette différenciation. Lorsque nous sortions ensemble, il n'y avait pas cette
espèce... je ne sais pas comment qualifier cela : rivalité ? guerre ? prise de pouvoir ? des un-e-s sur les autres. Ce qui apparaît aujourd'hui. Mon fils qui a 22 ans m'a dit un jour que j'avais
eu cette chance. La seule différence, c'est que nous avons lutté pour l'obtenir, comme le droit à la contraception, à disposer librement de notre corps et que nous savions sans doute apprécier ce
que nous avions conquis...


Je crois qu'ici c'est le phénomène de balancier que je vous décrivais plus haut.


Grand merci à vous pour ces échanges et débats fort intéressants faits dans le respect. 



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" Pourquoi une Femme entière ne serait-elle qu'une moitié ? "