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28 Apr

Ceux qui ont dit " NON ".

Publié par Circé  - Catégories :  #Culture, et Politique


Encore une semaine de vacances pour mes deux dernières filles.
Et bien évidemment à la clé, les devoirs qui vont avec avant de reprendre le chemin des cours et du collège, lundi prochain.

Avec, entre autre chose, une lecture obligatoire de roman pour la plus jeune.
Rien à redire là-dessus, Poussinette est une bonne lectrice et ne rechigne jamais à s'adonner à cet exercice.

De plus le roman en question est une affaire policière rondement menée par un jeune ado, et dont l'action se situe, pour ne rien gâcher au temps de la Rome antique.

Tout est donc réuni pour enthousiasmer ma plus jeune fille.
Elle aime cette période de l'histoire et tout ce qui se rapporte à l'antiquité, la mythologie, qu'elle soit grecque ou romaine.
De plus, par son caractère, elle est toujours prête à découvrir d'autres ailleurs, d'autres histoires, d'autres vies par la voie des mots.

Je suis à ce propos souvent obligée d'interrompre ses explorations littéraires passionnées qui peuvent se poursuivre fort tard le soir, quitte à la retrouver une heure plus tard avec une pile à la main en train de continuer sa lecture.
Je ne vais pas me plaindre, bien au contraire, juste une crainte pour elle au niveau fatigue lorsqu'elle doit se lever tôt, le lendemain matin.

Dois-je avouer, que tout comme moi, elle aime flâner dans les rayonnages d'un librairie locale très agréable où des sièges et banquettes sont à disposition des lectrices et lecteurs potentiels, ceci afin qu'ils puissent découvrir les ouvrages en toute tranquillité ?
A tel point que lorsque nous y mettons les pieds nous en sortons souvent plus d'une heure voire deux heures plus tard.
Avec presque toujours des livres en poche, seul plaisir que je tente de préserver en dehors de toute autre sortie.

Bref, nous voilà donc avec le livre requis à la main et prêtes à passer à la caisse, lorsque notre regard est accroché par une affiche d'une collection Actes-Sud Junior.
Ne m'accusez pas de pub détournée. Elle ne l'est pas.
Elle est même assumée et à titre tout à fait gracieux d'ailleurs.
- " Ceux qui ont dit "NON".

Avec un titre pareil, vous pensez bien que et l'une et l'autre avons aussitôt pris un ouvrage en main pour le feuilleter, le découvrir.
A peine une centaine de pages, écrites par des auteurs, journalistes, réalisateurs, actrices et acteurs de la vie militante associative ou autre, agrémentées à la fin de photos et d'une bibliographie étoffée pour aller plus loin.

Quelques titres non exhaustifs :

- Général de la Bollardière : " Non à la torture ",
- Victor Jara : " Non à la dictature,
- Simone Veil : " Non aux avortements clandestins ",
- Rosa Parks : " Non à la discrimination raciale ",
- Lucie Aubrac : " Non au nazisme ",
- Victor Schoelcher : " Non à l'esclavage ",
- Joseph Wresinski : " Non à la misère "...

Poussinette, après étude des bouquins en présentation, est ainsi sortie flanquée de trois autres livres supplémentaires ainsi que de deux autres en commande à venir retirer dans une petite semaine.
A vous de deviner lesquels si cela vous intéresse.

Pour ma part, à l'heure où l'on voudrait faire de nos enfants des " bénis oui-oui " sans cervelle, formatés kleenex UMP, leur faire tout accepter, réduire leur capacité de jugement par des  enseignements ou plutôt non-enseignements et non-formation des esprits mis en place par des Darcos, Pécresse et consorts..., voilà qui donne un bon coup de pied dans la fabrique UMPesque de petits soldats sans jugement, ni états d'âme qu'on voudrait en faire !

A découvrir.

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will 03/05/2009 17:08

Pour alimenter le débat avec D. Goux, c'est vrai que souvent l'institution éducative prend des allures de garderie nationale. La société évolue, son école également, mais je ne pense pas que l'on doive taxer les enseignants de responsabilité en cette affaire : ils sont surtout les premières victimes de leur manque de formation et des carences culturelles de plus en plus criantes de nombre de jeunes. Pour le reste, utiliser cela pour dénigrer une oeuvre déjà largement étudiée dans les années 60, c'est naze... au prétexte que le roman policier serait un genre mineur ce n'est pas davantage convainquant. D'autant plus que ce dont il est question à l'heure actuelle n'est pas ce que les jeunes lisent mais qu'ils lisent un tant soit peu. Alors, un roman policier évoquant la culture romaine sous ses aspects politiques, scolaires, sociaux et culturels ne me paraît pas, loin s'en faut, un choix manquant de pertinence pour des élèves de cinquième ou de quatrième. A vous lire, je crois bien que c'est le niveau de votre enfant. Je crois que D. Goux a rapidement parcouru votre article et confondu, dans sa hate à dévaloriser l'institution éducative, les niveaux de classe. C'est sûr qu'avec ce genre d'intervention, l'évolution de l'EN est en bonne voie.Quant à Poussinette et ses prochaines joies dans la découverte de l'esprit critique, c'est vraiment merveilleux de constater qu'il reste des jeunes tentés par autre chose que l'entreprise de décérébration collective à l'oeuvre aujourd'hui. Mais accuser l'UMP de l'entière responsabilité de cette décadence... sans vouloir me faire l'avocat du diable, ne trouvez-vous pas cela quelque peu réducteur ?

Circé 03/05/2009 20:32


@ Will : Merci. Ma fille est en sixième.
Et sa prof de Français est aguerrie et sait vers quoi elle mène ses élèves.
Pour ma part, j'apprécie les cours qu'elle dispense et sa façon d'amener des enfants de différents niveaux à la lecture.


Stedransky 29/04/2009 20:24

J'espère que Poussinette n'a pas été conseillée par son prof de lire l'horrible Complot à Rome, mais à part ça, en tant que professeure de français, je trouve que les romans policiers sont un genre tout à fait honorable pour les classes de collège. Ils relèvent de la lecture plaisir, certes, mais on peut y apprendre toutes les bases de la construction d'un roman ! De plus, on en fait souvent lire sans pour autant les étudier. Mais Monsieur Goux est peut-être contre les lectures non rebutantes ? Il faut bien que les enfants apprennent à aimer les livres, avant de goûter les classiques. Ce sont des objectifs qu'il n'est pas inutile de dissocier pour les élèves qui ne seraient pas excellentissimes.

Circé 29/04/2009 21:46


non, il ne s'agit pas de ce livre mais de "l'affaire Caïus" d'Henry Winterfeld.


polikarpov 29/04/2009 12:12

Il est gentil Mr Pignon, ....Il ne faut pas ré-écrire l'histoire mais avant que'elle ne soit travestie il y a toujours à l'origine un "Non". En fait c'est un "Non" qui dit "Oui"....à méditer...

Didier+Goux 28/04/2009 20:55

Circé, pardonnez-moi (je suis sérieux), cela vient peut-être de moi, mais je ne comprends rien à votre réponse. J'ai l'impression que l'on vocifère chacun sur un truc différent...Pour ce qui est du vocable "communiste", j'ai bien compris quelle bisounourserie vous tentiez (pas seulement vous, vbien sûr) vous tentiez d'accrocher à ce mot. Mais, malheureusement pour vous, il y a l'histoire et ses réalités.Mais surtout, comme on vous le conseille (dans un français amusant) : ne faites surtout pas suite à didier Goux...

Steph / Polyborus plancus 28/04/2009 15:03

Ne surtout pas faire suite à Didier Goux, portenawak, dirais-je.Notre Circé n'est décidément pas celle qu'il croit, et je m'étonne qu'il n'ait encore rien compris.Comme quoi une étiquette peut aveugler...@ Circé :Ta puce lit tard, quite à le faire avec une pile si elle a été obligée d'éteindre...A son âge, je lisais en douce avec la lueur de mon radio réveil. Je mettais mon livre sous le radio réveil et la lueur rouge éclairait ce qu'elle pouvait... donc pas grand chose ! Mais assez... Je finissais par éteindre quand, malgré mon intérêt pour le livre, mes yeux me trahissaient, et que les lignes se brouillaient trop malgré mes efforts.Dur de lâcher ce qui nous passionne. C'est encore le cas aujourd'hui, où je peux éteindre aux première lueurs du jour ( oups !) quand je suis lancée dans une belle lecture.Vive la lecture, et vive les militants !

Circé 28/04/2009 16:28


@ Steph : Il arive même qu'en fin de semaine, nous nous retrouvions toutes les deux dans mon lit à lire chacune notre bouquin et à finir dans les bras de Morphée.
C'est le bruit du livre qui tombe qui me fait éteindre la lumière.


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