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06 Apr

Expulsions et Solidarité : Laissez-les grandir ici !

Publié par Circé  - Catégories :  #Droits de l'Homme, des Femmes, Politique

Sans doute vous souvenez-vous de ce clip poignant réalisé en 2007 par RESF où l'on voyait des enfants qui à visage découvert expliquaient leur quotidien de sans-papier.



Peina, d'origine chinoise est l'une de ces enfants et s'exprime ici ainsi :

- " On a peur que nos parents soient arrêtés par la police  quand ils vont au travail, quand ils prennent le métro, on a peur qu’on les mette en prison, que nos familles soient séparées  et qu’ils nous renvoient dans des pays qu’on ne connaît pas.
On y pense tout le temps. A l’école aussi.
Est ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ? ….
Nous ne voulons plus vivre dans la peur. Nous voulons que la France nous adopte. Nous voulons être régularisés.

Laissez nous grandir ici. "



Aujourd'hui, RESF vient de m'envoyer le communiqué suivant :

Le 17 avril à 17h45, si nous le  laissons faire, le vol Paris - Pékin expulsera en Chine Jin long Jiang, ses 3 enfants et sa femme restant en France.
Ou,  pourquoi pas ? Une expulsion en famille, cinq d’un coup, puisque les trois filles et leurs parents sont frappés  d’une obligation  à quitter le territoire français ?

Un chiffre, une expulsion de plus, un père, une famille en  plus ou en  moins, mais pas tout à fait comme les autres.

 

Peina,  19 ans, a un visage que des centaines de milliers de spectateurs ont entrevu au  cinéma au printemps 2007, avec celui d’autres enfants de sans papiers ...

Peina et les autres enfants ont trouvé le courage de se montrer à visage découvert.  Acteurs d’un film, ils ont montré qu’ils étaient des nôtres, qu’ils participaient de notre culture commune.   300 cinéastes et artistes, réunis dans le collectif des cinéastes pour les sans papiers, 300  de ceux dont les noms  sont associés à la culture et à l’intelligence, ont refusé de cautionner la chasse à l’enfant,  la traque quotidienne des familles, les arrestations  et les expulsions justifiées par un ministère qui ose revendiquer l’humanité de sa politique.

 

Aujourd’hui Peina, 19 ans, élève de 1ère, Peifei, 21 ans, élève de terminale, et Peixain, leur sœur  de 23 ans ont toutes les trois reçu un avis d’expulsion. 
Leur mère  également, qui a pourtant été en situation régulière pendant 3 ans. Acceptée hier, aujourd’hui bannie. Quelle logique ?  Quelle justice ?


Leur père, Jin Long Jiang, arrêté le 2 avril, est en rétention au CRA de Vincennes, une place est retenue pour son expulsion le 17 avril, date à laquelle M. Besson a décidé de démembrer cette famille en la privant d’un mari et père.


Leur situation est celle que vivent des centaines de familles, (18 interpellations de familles connues de RESF à Paris autour du 1er avril ).

La déclaration publique des  artistes en 2007, et plus de 100 000 signatures de la pétition « Laissez les grandir ici » ont traduit le refus de la chasse aux sans papiers, et ont permis de sauver des centaines  d’entre eux.


Il faut libérer Jin Long Jiang et le régulariser avec sa femme et ses enfants. Leur vie est ici.

Il faut régulariser les familles et les jeunes sans papiers qui, comme eux,  font les frais dans leur vie quotidienne des déclarations démagogiques et des basses œuvres du ministère de la rafle et du drapeau.


Contre l’arbitraire, nous en appelons à la justice, à l’intelligence, au sens de l’histoire.  A nous tous anonymes,  artistes et politiques,  d’exiger  que la revendication de 2007 « laissez les grandir ici » se traduise enfin dans les lois et dans les faits.


Tribunal administratif pour Jin Long Jiang : mardi 7 avril 12h 30  - 7 rue de Jouy Paris 75004. Soyons présents !


Je pense que cela se passe de toute autre forme de commentaire, sinon qu'il y aura :

Mercredi prochain 08 avril 2009 devant le tribunal d'Orléans à 12H30,

 
un rassemblement , sur le thème de la Solidarité " Si la solidarité devient un délit ..."


N'oubliez pas non plus de signer la pétition pour la famille KHAN.

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Satiric 09/04/2009 09:09

On sent le vent froid des gyropharesC'était trop calme, la grande bleueReposait en paix comme Saint-LazareUne nuit d'hiver.La voiture est arrivée,Vitres teintées, portes blindées ;L'homme en sort pour cueillirLes fleurs de la clandestinité.C'est ainsi en carrosseQue se font ramener en douceLes quatrièmes roues de la Nation ;Allons enfants de la Patrie, allons...

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" Pourquoi une Femme entière ne serait-elle qu'une moitié ? "