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05 Oct

Batifolage, Mésaventure et Surprise d'une militante.

Publié par Circé  - Catégories :  #santé, politique

Je n'ai jamais fait mystère de mon opposition la plus ferme à l'instauration des franchises médicales, tout comme j'étais auparavant une farouche adversaire de la mise en place des  participations forfaitaires, sensées renflouer le trou de la sécurité sociale .
Gouffre devrais-je dire, volontairement créé par l'état lui-même.

Depuis des années, cet état ne reverse plus les taxes sur l'alcool, le tabac, les produits pétroliers, ni même les exonérations de cotisations sociales accordées par notre premier Français aux entreprises et qui s'était pourtant engagé à ce que l'Etat les prenne en charge en contrepartie.

Pour être honnête, il est vrai que "ses" engagements sont les mêmes qu'un certain Empereur autoproclamé qui lorsqu'il faisait ses courses en Sologne du côté de Romorantin demandait aux commerçants du crû d'envoyer leurs factures à l'ambassade de son pays à Paris.
Bien évidemment les boutiquiers, fiers d'avoir un tel client se sont empressés autour du Monarque couronné, éxécutés et n'ont jamais pu récupérer l'once du premier centime de franc.

A l'instar du célébre Maître Corbeau de la fable de La Fontaine, ils se jurèrent tous mais un peu tard que Maître Renard ne les y reprendrait plus.
Eux baissèrent ensuite le rideau de leurs échoppes avant l'arrivée du malandrin quoiqu'intouchable détrousseur patenté.

Et Nous ?

Dans le poulailler de Basse-Cour, il y eût assez de volailles malavisées pour élire un rusé goupil roublard et retors à souhaits.
Il n'avait pourtant point le pelage affriolant mais que voulez-vous, sans doute son fade et éculé caquet dût ensorceler bien des écervelées.
Aujourd'hui elles subissent chaque jour le spectacle de leur camembert dévoré par un glouton insatiable.

Leur resterât bientôt plus que la peau sur les os, mais il aura toujours son sourire carnassier où pas une dent ne manquera.

J'ai été une volaille résistante, foi de Circé, les sirènes et tout et tout, je connais...

Seulement voilà, Homère a fait long feu, Esope s'est fait outrageusement pomper par La Fontaine, et nous voici, tels qu'en nous-mêmes à l'ère des dommages collatéraux.
Et j'en suis.
Aussi , au bâton de pélerin de certain, j'ai troqué les armes de l'information et de la pétition.
Chaque lundi, je suis ainsi devant la CPAM d'Orléans aux côtés des "Malades Solidaires" et d'Erik Taillandier qui en est le Président.
Cette association dépendant elle-même du mouvement "Ensemble pour une Santé Solidaire" .

Je ne vais pas vous dire que je suis devenue une "pro" du déchiffrage des retenues en tous genres que l'état ponctionne sur les décomptes de Sécurité Sociale des assurés sociaux, ( j'en apprends encore tous les jours)  mais quand même.

En un coup d'oeil, je peux expliquer à certains qui ne l'avaient pas encore compris qu'ils ont certes dépassé les 50 euros de franchises médicales ( boîte de médicament, transports sanitaires, acte infirmier...) mais que ce qui vient de leur être prélevé est l'une de ces  participations forfaitaires ( consultation médicale, acte de biologie, IRM, Scanner, Echographie...) elles-aussi plafonnées à 50 euros par an, cependant cumulables aux premières, sans compter les rappels de l'année 2007 qui ne manquent pas de biaiser les comptes et mécomptes des disetteux rançonnés par un état rapiat.

Ils sont de plus en plus nombreux ceux pour qui se soigner est  devenu une gageure, un luxe qu'ils ne peuvent plus s'offrir.

Curieusement, nous nous retrouvons donc à leur donner des noms, des adresses de services sociaux, CCAS, UTAS, assistantes sociales...
Parfois nous avons aussi le plaisir de les voir revenir pour nous remercier le visage un peu moins grave : l'organisme que nous leur avons indiqué les ayant aidé, dépanné financièrement, puisqu'il s'agit bien de cela...jusqu'à la prochaine fois.

Nous côtoyons aussi des malades qui ont brutalement appris qu'ils étaient atteints d'un cancer.
Et nous sommes ceux qui les écoutons parce que l'annonce de la maladie n'a pas eu le temps d'être digérée qu'ils sont déjà opérés et dans le processus des chimiothérapies, radiothérapies.

Arrêt maladie et autres conséquences :
-  pertes de salaires, 
- racket financier sur leurs soins.

Groggy, knock-out, la famille en berne suspendue à l'évolution de leur maladie, de leur traitement et la culpabilité à outrance est en marche, tout est leur faute sans discernement aucun sauf le  discours d'état qui en rajoute : " Responsabiliser les consommateurs de soins "...
Malade et fautif, responsable, comptable des peurs et angoisses des leurs avant que de pouvoir exprimer les leurs.

Quelle drôle de société tout de même où certains n'hésitent à dire aux jeunes parents que leur nouveau-né, instant de joie s'il en est, est déjà endetté de 17 000 euros, aux malades qu'ils coûtent trop chers, aux chômeurs qu'ils sont responsables et coupables de leur état, aux vieux qu'ils devraient abrégés leur espérance de vie et aux travailleurs qu'ils sont des paresseux, fainéants n'ayant du pouvoir d'achat que ce qu'ils méritent : Rien.
Aux actionnaires les véritables rémunérations, et les autres qu'ils aillent se brosser !

Et que dire de la crise et de ses conséquences ?
Une Laurence Parisot qui affirme avec audace et grandiloquence que nous sommes dans le même bateau, la même galère, oubliant sans doute que les galériens étaient attachés à  leurs bancs et rames et coulaient avec le navire.
Pas elle !

Un laurent Wauquiez, répondant à un auditeur de France Inter, qu'il ne peut interdire les licenciements chez Renault à Sandouville partant s'installer ailleurs, mais pouvoir s'assurer que dorénavant les fonds de pension n'investiront plus tous nos services et entreprises...
Une Paille !!! aurait répondu une brave paysanne solognote de mon enfance.
Surtout quand on sait que les secteurs qu'ils investissent encore massivement à l'heure actuelle  sont nos cliniques privées et des pans entiers du secteur hospitalier.
Rentabiliser la maladie, quel beau Crédo !

Le même qui affirme que nous sommes plus protégés de la Crise que l'Espagne dont le secteur immobilier est encore plus dans l'impasse que le nôtre alors qu'il y a moins d'un an celui-ci était cité en exemple, prônant même ses crédits à plus de trente ans d'endettement et taux révisables .

Un François Fillon qui parle de croissance molle, tandis que Jean-François Copé ou plutôt Christine Lagarde, égale à son ineptie habituelle, nous assène sa croissance négative.
Non mais je rêve !
En Clair : je monte en bas ...

Et je marche sur la tête, c'est possible aussi ?

Pas un rond pour la Sécu, les salaires, les prestations familiales, les retraites mais opportunément pour toutes ces banques qui sont allées investir dans des crédits "pourris",( terme on ne peut plus choisi cette fois), des milliards d'euros injectés avec l'argent de ceux moqués quelques mois plus tôt parce que ces arriérés antédiluviens ne boursicotaient pas, plaçaient leurs deniers, les abrutis, dans des bas de laine, ( livret A, Codevi...) 

Résumons-nous :
- Bénéfices faramineux =  partage entre quelques "élus" au cénacle des financiers de haute voltige 
- pertes records, dégringolades et faillites du système = socialisons donc les pertes !
D'une logique implacable.

Et notre petit tsarillon de service se présentant tel Zorro sur son fringant destrier, signant d'un "Z" qui veut dire Zéro, mais se voulant sauveur et moralisateur en chef du capitalisme, appelant à "sanctionner", mot on ne peut plus sarkozyste, ceux qui ont pêché.
Mais où est-il donc le grand et fervent partisan du "bushisme", quelle politique a-t-il menée depuis son accession au pouvoir et auparavant en tant que ministre ?

Les poulardes redevenues gallinacées sans intérêt vont-elles encore se laisser avoir ? 
A voir ...

Mais revenons à mes tribulations de revendicatrice pétitionnaire de mon état. 

Donc chaque lundi, me voici devant la CPAM du Loiret, place Charles de Gaulle à Orléans.
Rencontrant des personnes diverses et différentes, certaines faisant la queue maintenant pour signer la pétition ( ce n'était pas encore le cas avant les grandes vacances par exemple ), d'autres à qui il faut expliquer ce que sont ces taxes sur la maladie, certaines pas encore convaincues de la nécessité de combattre cet état de fait...
Et aussi quelques mésaventures réjouissantes à mon actif.

La première se passe alors que deux jeunes femmes ravissantes sortent des locaux de la CPAM, tandis qu'un homme s'apprête à y entrer .
Tous trois se retrouvent à ma hauteur. 

J'avais pour ma part observé les deux jeunes femmes dont l'une était une magnifique métisse, absolument sculpturale avec ce regard vert particulier des quarteronnes.
Elles discutent un instant avec moi tout en me signant la pétition tandis que l'homme prend part à notre conversation d'une voix doucereuse et sucrée.
Ce que j'attribuais bien évidemment à l'attirance que devaient lui procurer les deux ravissantes jouvencelles.

Que Nenni !

Les deux jeunes femmes s'éloignent et je constate un peu surprise qu'il reste à côté de moi .
La conversation s'engage ainsi :

- " Je suis resté pour vous "
- " Ah bon ?"

- " J 'adore les cheveux rouges, vous mettez du henné ?"
- " Oui, vous avez raison, c'est du henné "

- " Et vous en mettez partout sur votre corps ?"
- " Vous êtes bien indiscret "

- " Vous faites signer quoi ?"
- " La pétition contre les franchises médicales "

- " Vous ne voudriez pas m'expliquer ce que sont les franchises médicales ?"
- " Volontiers, alors..."

- " Non, pas là, pas maintenant..."
- " ????"

- " Samedi soir, je vous invite au restaurant et vous m'expliquerez tout cela et même plus si vous voulez..."
- " Désolée, revenons à nos moutons, je suis ici pour faire signer la pétition et si vous voulez me voir c'est ici ..."

- " Vraiment, mais vous me plaisez beaucoup, j'aime votre parfum, je suis sûr que vous êtes ardente comme une braise..."
- " Peut-être devriez-vous demander cela à mon mari ? "

- " Alors vraiment vous ne voulez pas diner avec moi, j'aime ce que vous faites, vous paraissez tellement convaincue que cela me séduit encore plus, que puis-je faire pour vous décider ? "
- " Convaincue de ce que je fais oui, heureusement sinon, je ne serais pas là, mais pour le reste aussi je suis sure de ne pas vouloir aller au restaurant avec vous "

Voulant couper là cette situation je m'apprêtais à aller à la rencontre d'une autre personne lorsqu'il me retînt pour signer la pétition que je lui tendis bien volontiers.
Après avoir indiqué son nom, prénom, code postal, il me regarda droit dans les yeux et me dit : 
- " Je veux absolument vous revoir, je vous laisse là mon numéro de portable..." tout en l'inscrivant dans la case réservée aux adresses e-mails, puis signa, me redonna le document et entra dans le hall de la CPAM.

Il en sortit 30 minutes plus tard, passa tout près de moi en me frôlant légérement  ce qui lui permit dans un grand sourire de me susurrer à l'oreille :
- " J'attends votre appel, je suis impatient..."

Flûte, un gérontophile !
C'est ainsi que j'appelais avec malice mon compagnon lorsque nous nous sommes rencontrés, il y a six ans.
Situation inédite pour moi puisque je ne pouvais envisager cette relation autrement qu'amicale avec quelqu'un ayant le gros désavantage d'être de 17 années mon cadet.
Situation délicate aussi pour notre société qu'une femme soit plus âgée que son compagnon.
Voilà six années écoulées et nous sommes toujours ensemble.

De son côté Erik riant sous cape,  me proposait de faire le soir-même au téléphone le mari jaloux de ses prérogatives et mécontent des propositions malhonnêtes (?) du bel hidalgo en question.
Il était en effet typé "bassin méditerranéen".
Olé , Hombre !!!!

Côté réjouissant et amusant de la militante de base.

Semaine suivante, même endroit, autre après-midi.
Nous étions là depuis 13 heures.
J'avais déjà remarqué précédemment que le lieu choisi, la CPAM d'Orléans était un lieu propice pour les personnes retraitées à se rencontrer.
Parfois accompagnées de leurs petits enfants qu'elles  prennent plaisir à nous présenter.
Une esplanade plantée d'arbres et fleurs diverses dans un "jardin" rehaussé par de hautes et larges bordures de béton leur servant de bancs et d'observatoire.

Selon les heures de l'après-midi, nous les voyons donc arriver, nous saluer (nous partageons désormais leur espace) et s'installer.
Il y a aussi les marginaux peu nombreux puisque  "invités" à quitter le centre ville qui contemplent le temps d'un après-midi la vie qui passe, la fourmilière grouillante de gens pressés à laquelle ils n'appartiennent plus.
Et puis parfois aussi, des hurluberlus.

Ce jour-là, toute cette population était au rendez-vous.
Ainsi qu'un grand escogriffe, un rien dégingandé .
Habillé de surplus de l'armée, santiagues aux pieds, casquette vissée sur la tête et superbe lunettes noires signées Chanel.
Barbe grisonnante, profil taillé au couteau, n'étant pas sans rappeler vaguement un Johnny tel qu'en sa marionnette plus vraie que nature, prête à nous chevroter son célébrissime :
- " Ah que coucou..."

Voilà plus de deux heures qu'il est assis à nous fixer, sans bouger.
Il finit cependant par se lever, et venir en notre direction.
Je suis pour l'instant avec mon amie Viviane venue nous rejoindre comme convenu.
Bien évidemment nous nous relayons pour ce genre d'actions, qui sera encore longue dans la durée.
Dialogues :

- " Vous faites signer quoi ?"
- " La pétition contre les franchises médicales "

- " Ah oui vous avez raison mais le plus important dans tout cela ce sont les yeux..."
- " ... , comme tous les autres organes servant nos cinq sens " rajoutai-je après un instant de silence tandis que Viviane, prudemment s'écartait en voyant l'individu se raidir.

- " Non, je vous dis, ce sont les yeux et j'en sais quelque chose, moi tel que vous me voyez là, vous ne savez pas qui je suis mais ma signature vaut des millions, tout le monde la voudrait, mais je ne la donne pas comme cela..."
- " Vous avez parfaitement le droit de la donner ou non, c'est votre choix et nous le respectons..."

- " Vous ne savez pas qui je suis, je vous dis. avant d'être enlevé par les extras-terrestres j'étais un millardaire, le trou de votre sécu je pouvais vous le combler plus de dix fois, mais ils ont changé mes yeux et depuis je ne suis plus le même...",

Viviane s'écarta un peu plus au ton de sa voix qui devenait cassant, presque coléreux.

- " Excusez-moi, un instant je dois faire signer ces personnes qui sortent..."

Il reste debout à proximité tandis que la famille que j'ai repérée ( ils sont 5 ) discute un instant avec moi et finit par signer la pétition.
A peine fini, le voici qui m'interpelle de nouveau :

- " Hé, je n'ai pas fini là, je vous parle..."
- " C'est vrai, vous avez raison , mais vous voyez je suis là pour faire signer le plus de monde. Si vous le voulez bien, nous discuterons à un autre moment..."

Il reste un instant indécis avant de retourner s'asseoir.
Puis 30 minutes plus tard, alors qu'il n'y a plus guère d'affluence, il se précipite vers moi et demande à signer la pétition.

- " Oui, bien sûr, tenez voilà..."
- " Vous savez, vous avez beaucoup de chance avec moi car je vais vous en faire trois, car j'ai trois noms"

Et de s'éxécuter tout en m'expliquant :
- " La première, c'est le nom que je portais avant qu'il ne m'enlève, ça c'est le nom et la signature que j'avais à l'époque.
La seconde, c'est le nom qu'ils m'ont attribué et la signature que j'avais quand je vivais dans l'espace avec eux.
La troisième, c'est celui que je suis devenu depuis qu'ils m'ont ramené sur Terre. "
- "..."

- " Et je peux vous dire que vous avez beaucoup de chance, croyez-moi, regardez les noms, renseignez-vous et vous verrez qu'ils valent des milliards, tout le monde les voudrait mais je ne les donne qu'à vous, c'est un grand cadeau que je vous fais
- "Merci pour vos signatures, Monsieur..."

" X-Files " s'est invité chez nous et la vérité est ailleurs, pensais-je en le voyant s'éloigner !!!!
tandis que Viviane se rapprochait et qu'Eric souriait en me disant que  décidément j'avais à faire à des personnes bien curieuses.

Pourtant, je n'avais pas encore pensé à cela.
Et si je demandais de l'aide aux petits hommes verts, croyez-vous que nous serions débarrassé d'un autre Petit ?
Allons, allons...
Mais peut-être en est-ce un ?

Allez zou, foin de l'espace, redescendons sur Terre.

Semaine suivante, jour de la présentation du projet de financement de la Sécurité Sociale de notre Rose Bonbon médiatique à l'assemblée Nationale.
Pour l'occasion un rassemblement est prévu de 16h30 à 17h30 des assurés sociaux, militants,  collectifs, syndicats, partis devant la CPAM après une journée de collecte de signatures.
Et entre autre nous recevons un membre du Collectif "Ensemble pour une Santé Solidaire" venu exprès de Paris pour l'occasion.

Présentation d'Eric :
- " Je te présente Jacky qui vient spécialement aujourd'hui pour nous aider et le rassemblement  de ce soir "
- " Enchantée, vous vous êtes levé tôt du coup ce matin pour être là aux aurores "

Nous sommes en début de matinée puisque nous avons décidé pour ce jour d'être présents dès le matin .

- " Non, non, je viens juste du Loir et Cher où je passais quelques jours dans ma famille "
- " Ah bon, je connais bien pour y avoir habité une vingtaine d'années, et y avoir encore nombre de membres de ma famille, d'où exactement ?
- " Oh c'est un petit village, je ne suis pas sûr que vous connaissiez, il s'appelle La Chapelle Vendômoise"
- " Mais si je le connais bien, mes grands parents habitaient là-bas et je venais y passer toutes mes vacances , j'étais la "petite parisienne"..."
- " Mais comment vous appelez-vous ?... C'est extraordinaire j'étais l'un des meilleurs amis de votre oncle, vous ne vous souvenez pas de moi ?"

Et nous voici revenus des années en arrière, 45 ans plus tôt.
Tous nos souvenirs se bousculent, les noms des amis, des familles, les endroits fréquentés, la rivière, les chemins herbeux,le soleil, la poussière, la pêche, les bottes de foin, les coquelicots, le temps des vacances...
Je n'étais que la gamine que mon oncle traînait parfois derrière ses guêtres dans ses vadrouilles campagnardes ( nous avions 8 années d'écart ), mais quel plaisir de l'évoquer avec Jacky, de retrouver notre enfance et adolescence, celles qui ont forgé ce que nous sommes devenus, les expériences de la Vie en plus.

Comme un petit signe de la main, de la tendresse envoyé par ceux de ma famille aujourd'hui disparus mais qui me réchauffent toujours autant le coeur.
Je n'ai plus la douleur de leur disparition en moi, mais la chaleur de leur Amour donné, partagé, celui qui vous pousse à transmettre vous aussi, à ne pas vous complaire dans le passé parce que c'est grandement humain d'avoir la crainte du lendemain, de croire que tout était mieux, avant, dans le temps...

Le chemin des années passées ne se rebrousse pas.
Nous créons les souvenirs des nôtres.

A nous, à vous, à moi de construire la voie empruntée par nos proches, parents, enfants, petits enfants la plus humaine et chaleureuse possible évitant les chemins de ronces piquantes et de rocailles coupantes.
Pour que toutes les joies demeurent et nous nourrissent.
Que l'Espoir d'un monde meilleur nous soit toujours ancré au fond du coeur.

Et que nous oeuvrions en ce sens, loin de l'argent roi, où tout se monnaie et tout se vend.

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Erik Taillandier 07/10/2008 02:01

Très beau billet . Beaucoup d'anecdotes , de rencontres , d'échanges lors de ces après midi .Continuons
@ CDG, il faut faire passer d'urgence l'info , la cpam , nouveau club de rencontres ??!! avis aux citoyens , militants: allez , une journée pour la bonne cause avec peut être un petit bonus à la clé et de belles tranches de vie ,( tous les lundis ).

CDG 06/10/2008 06:44

Chère Circé,
Merci de nous avoir ce mode d'emploi pour convaincre nos camarades respectifs de se mobiliser pour ce combat, comme pour les autres :
J'en connais qui donneraient bien une journée de leur temps pour, en fin de journée, se faire draguer ainsi.
Pire, j'en connais aussi qui rêvent de rencontrer un vrai cousin des extra-terrestres...
Si cela pouvait les mobiliser ! ;-)

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