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13 Feb

Histoires et Secrets de Femmes : Les Choix de Circé(1).

Publié par Circé  - Catégories :  #Loi Veil, Planning Familial, CPEF, IVG.

Toujours difficile de parler de soi quand on rentre dans l'intime.
Et quoi de plus intime qu'une vie de femme.
Je vais avoir 52 ans bientôt et je crois que je peux en parler avec beaucoup plus de sérénité maintenant que je suis devenue grand-mère.

Pour le temps écoulé, les expériences passées, les choix et non choix faits à un moment donné d'une vie, selon les circonstances .
Parce qu'une vie n'est jamais linéaire, bien et malgré vous .
Il y a ce que l'on voudrait, ce qui est, ce à quoi on rêve et la réalité à laquelle on ne peut jamais échapper.

Car même si on aimerait parfois le faire, elle se rappelle à vous avec la force du boomerang .
Et quoiqu'il en soit, vous devez assumer et résister envers et contre tous, et même aussi contre vous-même.
Acceptez ce que l'on est, ce qui arrive, ses bonheurs et ses malheurs, ses joies et ses douleurs, pour rester debout.

C'est ce qui vous donne "Humanité", avec tous ses paradoxes et sa complexité .

J'ai donc 52 ans.
Je suis mère de famille, de famille nombreuse, très nombreuse même par rapport aux critères de la famille-type française, mais en fait y a-t-il en ce domaine un critère à y avoir ?

J'ai ainsi plus de trois enfants.
Chiffre ou nombre qui me semblait dans mon esprit le plus approprié à ce que je voulais faire de ma vie.
Mais la vie, c'est bien autre chose qu'un projet.

Si elle vous emmène parfois tranquillement, il lui arrive de vous ballotter rudement et même de vous entraîner dans des tempêtes rugissantes avant que de vous ramener à des rives plus tranquilles .
Sans garantie aucune cependant que cela ne recommence à un moment ou à un autre.

Mais venons-en au sujet de ce billet et à mon premier choix face à l'avortement.
Bien évidemment si je dis "premier", c'est qu'il y aura un second, et même un troisième choix. C'est ainsi.
Retour en arrière.
 
1980.

J'avais 24 ans et j'étais déjà mère de deux enfants.
Deux enfants dit désirés, programmés à trois années d'intervalle.
Avec le recul je pense souvent aux "raisons avouables" ou non d'ailleurs qui m'ont conduit à cette volonté délibérée, à ce moment précis.

Vaste sujet ! A un autre moment j'essaierai d'y répondre.

Pour l'heure, nous étions mon ex-mari et moi, en train de devenir propriétaire.
Construction d'une maison, c'était son rêve et non le mien, mais pourquoi pas à cet instant ?
Et puis pourquoi ne pas avoir un troisième enfant, puisque c'était le chiffre que nous estimions le bon.
Quelques difficultés cependant pour me retrouver enceinte.

Prise entre horaire de travail, contribution personnelle à l'aménagement de notre nouvelle maison ( pose de moquette, peinture, pose de papier peint aidé de mon père...) , les visites à mon grand-père que j'adorais, hospitalisé, malheureusement en phase terminale d'un cancer des poumons, je n'ai rien vu venir.

Changement d'humeur dans le caractère de mon ex, plus sombre, ne trouvant plus grâce à ses yeux, jugée entre autre, incapable de lui donner un autre enfant.
Les vacances approchaient, l'emménagement devait se faire rapidement histoire de ne pas avoir à payer simultanément le crédit de notre maison et le loyer de notre appartement.
J'ai donc mis cela sur le compte de la fatigue, de l'énervement face aux tracas inhérents à cette situation somme toute déstabilisante.

Après cela irait mieux. J'en étais sure.
Pour l'heure je suis préoccupée par autre chose.

Mon grand-père s'éteint dans de grandes souffrances.
Je suis confrontée à la mort pour la première fois.
Mon enfance qui meurt inéluctablement.
Tant que nos aînés sont toujours de ce monde, même si nous sommes déjà parents, nous gardons cette part d'enfance toujours présente et "vivante".
Ils en sont les témoins, nous sommes toujours "leurs petits".

Grand, immense chagrin, je dois dire adieu.

Le jour où j'assiste à ses funérailles, je sais être enceinte.
Cela n'atténue pas mon chagrin, mais me permet de résister.
C'est le cycle de la vie auquel je rends une sorte de "culte".
J'ai pu constater par ailleurs que cela était fréquent.

Une vie s'en va, une autre arrive.

Rien ne va plus cependant avec celui qui partageait ma vie.
Disputes, mauvaise humeur permanente, à mon encontre seulement.
Mes antennes ne se mettent pas encore en alerte.
Elles seront beaucoup plus sensibles à l'avenir.

Je ne fais pas bien attention à ce qui va advenir.
Mon frère et sa femme vont venir passer quelques jours de congés chez nous.
Ils ne peuvent s'offrir cette année-là d'autres vacances et le val de Loire est une région très agréable à visiter, même en vélo.

Mon ex-mari lance aussi des invitations et nous recevons également des collègues de travail, dont "une" bien évidemment, avec son compagnon car elle est mariée, et ses enfants.
Et alors ? Pourquoi pas ?
Je n'ai pour ma part, jamais rechigné à recevoir, car c'est ainsi qu'un cercle amical se crée et s'ouvre.
Je me sens triste cependant et peu disponible mais est-ce anormal ?

Le mois d'août passe et continue à s'égréner entre invitations, balades, repas..
Pour terminer agréablement les vacances, une journée "pêche, pique-nique" est organisée.
Cependant, mon frère et ma belle-soeur seront absents, déjà repartis sur Paris pour éviter les sempiternels encombrements aux approches de la capitale.

Curieuse fin de semaine où toutes mes sirènes d'alerte vont se mettre à hurler, à déchirer mes tympans, à rugir dans ma tête !

Mon ex est drôle, souriant,attentionné, prévenant à l'égard de sa collègue, la servant tandis qu'il m'oublie tant je suis transparente à ses yeux, inexistante, ravalée au rang de petit objet domestique insignifiant.
Son mari est pourtant là, lui aussi, mais ne se rend compte de rien.

Moi, je vois leurs regards troublés et brûlants, j'entends l'intonation douce, caressante, sensuelle des voix, j'aperçois les effleurements furtifs...
Ils ne sont plus que seuls au monde.

Et tandis que je suis définitivement rayée de la surface de la terre, j'assiste tétanisée à ce spectacle, incapable d'avoir la moindre réaction.

Explications vives en soirée et les jours qui suivent.
Je suis "une folle" dixit mon ex-mari.
Et pourtant, en une semaine tout est consommé.
Étonnamment, vertigineusement, pathétiquement, douloureusement, je suis seule !
Il est parti ...

Dire que tout s'écroule n'est rien.
Je suis désorientée, je ne sais plus où j'en suis, les enfants en retrait, observent mes réactions.
J'appelle mes parents, je vais les rejoindre dans la région parisienne.

Conseil de famille: Que vas-tu faire maintenant que tu es seule ? La maison ? Et "cet autre" qui s'annonce, est-ce une bonne idée ?
La maison ? Je vais la vendre, ce ne sera pas un problème.
Les enfants ? Je vais m'en occuper seule, les élever.
Quant à cette grossesse ...

Mes parents me montrent la situation telle qu'elle est .
Sans fioriture, en dépeignant les moindres aspects, soulignant toutes les responsabilités qui vont désormais m'incomber : Seule..
Le père de mes enfants ne veut plus de celui qui s'annonce.
Et moi ? Je suis perdue, anéantie.
Je vais faire ce qui sera le mieux.

Je prends RDV avec un praticien que ma mère connaît en tant que gynécologue.
Visage fermé, yeux fuyants, entretien bref et glacial, toucher vaginal abrupt, je dois revenir dans une semaine avec 1800 frs en espèces.
C'est le montant de mon salaire !

Une semaine à attendre.
Silence radio du côté de celui qui est encore mon mari.
Je suis mal, sans doute dépressive, je ne suis bien nulle part.
Durant les 7 jours qui vont s'écouler, je vais faire quatre allers-retours entre mon domicile et celui de mes parents (distant de plus de 200 kms).

Entrée en clinique au bout du délai légal imparti.
Regard peu amène des infirmières. Nous sommes quatre.
Installation dans la chambre : "Préparez-vous, vous descendez au bloc dans 10 minutes."
Étonnement... L'intervention devait avoir lieu le lendemain matin.
Ma compagne de chambre, de galère, ma soeur de souffrance me regarde et me demande si je sais comment cela va se dérouler.
Je lui réponds que non.

Elle m'explique alors, le regard vide, ce qu'une de ses amies, passée "par là", a vécu :
-" On va nous poser des laminaires (sorte de tige d'algue qui a la propriété de se gonfler au contact de l'humidité) dans le col de l'utérus pour qu'il se dilate et demain, on n'aura plus qu'à nous faire un curetage."
- " Et puis, comme dans cette société tout doit rester très moral puisque nous sommes des pécheresses et qu'il nous faut payer notre faute, nous allons souffrir les prochaines 24 heures avant que d'être débarrasser de notre honte, histoire de ne pas recommencer..."

J'écoute... Je ne réagis pas.
Nous descendons toutes quatre.
Chacune dans un box.
Je suis la dernière. Ordre nous est donné d'ôter notre petite culotte, puis de nous allonger.
Je scrute le silence. Des portes battantes s'ouvrent, se referment...
Cinq minutes s'écoulent entre chaque bruit d'ouverture, de fermeture et il se rapproche de moi.
J'entends de petites plaintes étouffées.
Et puis la porte s'ouvre devant moi.
Le praticien est interrompu dans son élan :" Pourquoi ne suis-je pas installée ?"

Je ne réponds rien dans un premier temps.
Je saisis la chaise qui est à côté de moi et la brandis sous son nez.
-" Ne me touchez pas, n'approchez pas, laissez moi partir..."
-"Calmez-vous, je vais revenir dans quelques minutes..."
- "Non, laissez-moi..."

Ma voix enfle, crie, hurle tandis que la chaise me sert de bouclier.
Un sourire ironique se dessine sur le visage de mon vis à vis.
Il appelle un infirmier à la rescousse.
Celui-ci est immense, sans doute 1m95, d'une carrure impressionnante.
Pourtant je lis la consternation sur son visage.

Je hurle de plus belle et la chaise tourbillonne au dessus de ma tête prête à atterrir sur celui qui osera m'approcher.
Je veux partir, partir, partir...
Le médecin se tourne alors vers l'infirmier et lui demande de me raccompagner à ma chambre.
Je refuse pourtant obstinément qu'il m'approche.
Le médecin s'en va.

Avec des trésors de patience, de diplomatie, de gentillesse l'infirmier me parle doucement.
Il ne me veut aucun mal, seulement me reconduire à ma chambre comme convenu.
Mais pour cela il faut que je lui fasse un peu confiance, que je retrouve un semblant de calme.

Cependant, je suis prise de tremblements irrépréssibles.
Des picotements insupportables m'ont envahie.
Tout mon corps est crispé, raidi.
Doucement, à distance il me conduit à l'ascenseur.
Mes hurlements se sont transformés en violents sanglots.

Il veut m'approcher, je hurle de nouveau.
-"N'ayez pas peur, je voulais juste vous prendre dans mes bras pour vous rassurer..."
Dans mon immense désarroi, je finis par comprendre que je n'ai devant moi qu'un gros "nounours" bouleversé qui a peur que je m'effondre .

Arrivée à ma chambre je me rhabille rapidement et prends mes affaires.
L'infirmier voudrait que je me repose quelques instants.
Je le sens inquiet pour moi.
Mais rien n'y fait.

Je descends à l'accueil et vois arriver le gynécologue.
Il s'adresse d'abord à la secrétaire en lui demandant de bien vouloir me restituer mon argent, puis il se tourne vers moi.
Avec un sourire goguenard il me tapote l'épaule, et me dit :
-"Ce n'est pas grave, ma petite dame, cela vous fera un magnifique petit troisième..."
Je suis secouée de sanglots.

Je pars, je cours plutôt que je ne marche et j'effectue les cinq kilomètres qui séparent la clinique du domicile de mes parents à pieds, tout en continuant à pleurer.
Je ne peux plus m'arrêter.

Les gens que je croise, car nous sommes dans une grande ville, sont éberlués et se retournent sur mon passage.
Deux automobilistes vont s'arrêter, me demander si j'ai besoin d'aide, me proposer de me conduire qui au commissariat de police, qui à l'hôpital.
Je ne réponds que par mono syllabe, toujours la même : "Non...non...non..."

J'arrive chez mes parents, mon père est abasourdi, ne comprend rien aux bribes de mots qu'il parvient à décrypter entre deux hoquets.
Ma mère n'est pas encore rentrée de son travail.
A son retour, tous deux savent que cela s'est mal passé, que je refuse désormais de me faire avorter.

Le soir même, j'appelais mon futur ex-mari, même si ce n'était pas dans l'immédiat.
Cela a été affreux, j'ai été accusée de vouloir pourrir son bonheur tout neuf, de faire du chantage, de mettre un boulet supplémentaire à ses chaines, seulement intéressée par la pension alimentaire que je n'allais pas manquer de lui demander...
En somme, j'étais un monstre, une furie qui vouait mes forces à le détruire.

J'en passe, l'expression dit " et des meilleures", en l'occurrence c'était un flot de méchanceté plus gratuites et humiliantes les unes que les autres.
Il n'en voulait pas, ce n'était grave .

C'était ma décision, ce jour-là, à cet instant.
Très froidement, posément je lui ai répondu que cet enfant ne porterait pas son nom, que j'étais prête à prétendre devant le juge qu'il n'en était pas le père, qu'il pouvait désormais être tranquille, libre et vivre sa vie.
Il n'entendrait donc jamais parler de cet enfant et par conséquent n'aurait pas à subir sa présence.

La maison a été vendue, le divorce demandé.
Quelques semaines plus tard, il est revenu.
Mais cette grossesse a été abominable.
Mon ex-mari n'a cessé, lorsqu'il daignait m'adresser la parole, de me rabaisser, de m'humilier.
Quand est-ce que j'allais accoucher ?
Quand serai-je moins monstrueusement grosse ?
Quand allais-je retrouver un semblant de beauté ?

Les derniers mois se sont passés ainsi.
A la naissance de notre enfant, il n'était pas là.
Il avait accepté d'aider son frère à "tuer le cochon"...

Une petite fille était initialement prévue, selon le verdict de l'échographie qui n'en était qu'à ses balbutiements.
C'est un petit garçon qui a vu le jour.
Toutes fesses dehors et en avant au risque de faire exploser le taux d'adrénaline du médecin accoucheur présent.
Cela non plus n'était pas attendu.
Pas de prénom masculin à proposer.
Et puis au bout de 10 minutes, celui d'un empereur...

Mon fils, tout de rose vêtu était dans mes bras.

Vingt années plus tard j'allais être confrontée à un autre choix .
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AnaxaG 14/02/2008 09:58

Merci de nous faire partager, si bien, ces émotions qui sont si souvent tues !

Aujourd'hui, je retiendrai ceci :
"Et quoiqu'il en soit, vous devez assumer et résister envers et contre tous, et même aussi contre vous-même. Acceptez ce que l'on est, ce qui arrive, ses bonheurs et ses malheurs, ses joies et ses douleurs, pour rester debout.
C'est ce qui vous donne "Humanité", avec tous ses paradoxes et sa complexité."

Et si toute cette humanité cessait de juger autrui...

Circé 14/02/2008 15:52

@ Olivier : Merci de votre commentaire et merci à tous. Parler de soi, ce sont souvent des barrières invisibles à faire tomber. Par pudeur, par recul, et  puis soudain des événements extérieurs vous ramènent à votre vie, à  un/des choix.Et un choix, c' est la finalité d'événements intimes et personnels.@ BCT : Quand on aime plus et que l'on ne sait pas ou ne veut pas supporter les conséquences d'autres choix ( rester, partir, recommencer...), on est souvent très cruel. Le rejet est absolu, en tout et pour tout, même des détails que l'on pourrait juger insignifiant, une cuisine qui d'un seul coup n'a plus l'heur de plaire, des goûts vestimentaires contestés, des lectures devenant objet de détestation ( toi l'intello...) ou bien ce qui me reste le plus ancré comme argument ridicule c'est : " Tu ne fais rien comme j'aime, la preuve tu viens de te faire couper les cheveux...", alors que celle pour qui il vous quitte a les cheveux TRES courts... Aujourd'hui j'en ris, ce n'était que lâcheté...A l'époque, je me suis sentie ébranlée, démolie en tant que personne, femme et mère. Mais finalement à l'échelle d'une vie, c'est tellement dérisoire .@ Néa : Tout est toujours à surveiller du coin de l'oeil. Le jugement se fait souvent dans les actes et la prise en compte de ce genre d'événements. J'aborderai dans un autre billet le fait de regretter ou non mon choix. Mettre un enfant au monde est un acte grave et lourd de conséquence. J'ai eu à un moment donné le poids, la culpabilité d'avoir choisi délibérément cette voie. Mais je l'expliquerai ultérieurement. Je sais que l'on aimerait toujours que tout se termine bien, ce n'est pas toujours le cas. Heureusement au fond du gouffre il y a toujours matière à donner le grand coup de talon qui ramènera à la surface. @ Anaxag : Toujours se rappeler ce que l'on a été, ce que l'on a pu faire comme erreur et toujours lutter en premier contre soi-même et la tentation très facile de juger, donner des leçons, se propulser comme  parangons de morale, vertu, maître es sciences et vie...etc..etc...Tu as parfaitement raison de le souligner.  

nea 13/02/2008 21:31

pour avoir accompagner une personne qui m'est chère dans cette épreuve il y a à peine 6 ans, je peux dire que les choses n'ont pas changé, que cet aspect "tu dois souffrir pour ne plus recommencer est toujours présent. tu as écouté ton instinct. quelque chose me dit que tu ne l'as pas regretté.

BCT 13/02/2008 19:48

Ecoute Circé tu vas t'arrêter tout de suite. Je suis sensible moi. J'en peux plus.
Non bien sûr c'est éprouvant de te lire mais c'est très beau. Je partage ce que dit Olivier.
C'est beau parce que terriblement humain et terriblement pédagogique.
Par contre, mais tu n'es pas obligée de répondre tant ce récit est intime, le changement d'humeur de ton ex est incompréhensible :
" Changement d'humeur dans le caractère de mon ex, plus sombre, ne trouvant plus grâce à ses yeux, jugée entre autre, incapable de lui donner un autre enfant."
C'est le "entre autre" qui m'accroche. Peut être ne faut-il pas en parler ici.
Pardon d'être inquisiteur, tu vas qud même assez loin dans l'introspection.
Merci pour ce récit.

de Brabois 13/02/2008 15:07

Touché, forcément touché par ce récit, par ce style. Dans la vérité crue. Et un autre regard. Tu écris en commencant que tu es une femme. Et je trouvais cela surprenant. Et puis tout le reste en découle. Merci, car c'est aussi une vision qui nous ouvre les yeux.

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" Pourquoi une Femme entière ne serait-elle qu'une moitié ? "