C'est que j'avais cru entendre ce matin.
Par l'intermédiaire d'une info qui annonçait le projet de loi présenté aujourd'hui au conseil des ministres par Luc Chatel, secrétaire d'état à la consommation.
Je pense donc, naïvement : Enfin...
Et je me penche sur les mesures proposées, qui sont entre autres les suivantes :
1°) Volonté de supprimer ou de ramener à un appel local le prix des " Hot-lines " de nos fournisseurs téléphoniques, internet...
Quelle annonce !
Je me souviens, en tant qu'ancienne de France Télécom partie au moment du passage de ce service public au privé, que les appels pour les services techniques ( le 13 ) étaient tout simplement : GRATUIT.

Quelque soit le temps passé au téléphone.
Je me souviens aussi qu'on nous avait expliqué que ce serait très bien pour le consommateur cette ouverture à la concurrence.
Que cela allait faire baisser les prix.
Que nous n'avions pas à nous inquiéter des dérives, jamais l'état ne se désengagerait complètement de France télécom, qu'il resterait de toute façon majoritaire.

Aujourd'hui l'état n'a plus que 27 % ( si mes souvenirs sont exacts ) des parts de FT.
L'ouverture à la concurrence, en tant que consommateur, nous savons tous ce que cela a donné.
Aucune baisse de prix, collusion des sociétés de téléphonie pour harmoniser leurs prix, non pas en faveur des consommateurs, mais pour garder au plus haut les prix fixés, entre eux.
Elles ont été d'ailleurs condamnées à 534 millions d'euros qui iront tout droit dans les poches de l'état alors que celui-ci n'a pas fait son minimum travail de contrôle.
2°) Ramener à 10 jours le délai de résiliation des contrats, au lieu des 1 ou 2 mois actuels.

Autre souvenir, il suffisait de prévenir au minimum 48 heures à l'avance pour que cela soit fait.
Je me dois d'ajouter qu'en fait il suffisait de taper un code via le dossier informatique pour que la ligne soit immédiatement interrompue.
3°) Ramener la durée des contrats à 12 mois, pour tous et supprimer les contrats de 24 mois.
4°) Les banques devraient avoir obligation, une fois par an de nous fournir un récapitulatif des frais bancaires.
Dit comme cela, j'ai l'impression que cela va être tout simplement une information supplémentaire.
Comme je connais les banques et leur façon de rentabiliser le moindre service, elles vont être capables de nous répercuter les prix du papier, du timbre, du service, pensais-je .
Je me penche donc sur ce que cela comprend en réalité et je vous livre tel quel la propo
sition :-Le projet de loi prévoit la mise en place d'un récapitulatif annuel des frais bancaires qui sera adressé par les banques chaque année à leurs clients.
Cela concerne les frais de traitement des incidents de paiement mais pas les intérêts liés à ces incidents.
Donc rien de neuf, pas de transparence, pas de frais moindre, d'éthique bancaire...
Là encore, il faut tout de même rappeler qu'il a été fait obligation à toute personne devant percevoir un salaire, remboursement, pension etc...etc... d'avoir un compte bancaire ou postal.
Que ce compte était gratuit, et qu'aujourd'hui tout est facturé.
Parfois même le moindre prélèvement.

Certaines banques ont même eu le culot de facturer des consultations de compte via internet alors que cela ne leur coûtait absolument rien, dégageait du temps pour leur personnel, faisait des économies de papier..
Dois-je rajouter qu'en tout état de cause l'accès est payé par le client
Certaines qui sont revenues à la raison ont encore l'audace de mettre cela en avant dans leurs publicités !
Et puis surtout ne soyez pas en galère, n'ayez pas d'impayé ou rejet bancaire...
La transparence à ce niveau est au niveau ZERO .
Car ce s
ont avec les comptes les plus en difficulté que les
banques se font le plus d'argent et à tout niveau...Vu pour simple exemple :
- rejet de prélèvement de 15 euros sur un compte qui ne doit pas avoir de découvert, facturé à 24,95 euros.
Mettre un compte à découvert de 15 euros : impossible .
Mais lui facturer 24,95 euros, donc le mettre quand même en découvert, puis lui facturer par là-même des frais de découvert en sus : possible .
5°) Assouplir la revente à perte en réintégrant toutes les marges arrières dans le seuil de revente à perte.
Les marges arrières, ce sont essentiellement les grandes surfaces qui les pratiquent
à leurs plus grands profits d'ailleurs. Mais pour mieux comprendre ce que sont les marges arrières et leurs fonctionnements voici ce qu'en dit Christian Jacquiau économiste, auteur de " Les coulisses de la grande distribution ", édité chez Albin Michel.
" Marge arrière ? C’est tout simple. On va prendre un exemple.
Quand vous, quand un consommateur achète un produit 100, il a été payé 90 ou 95 au fournisseur, ce qui permet à la grande distribution de dire : « Nous ne sommes pas chers, vous voyez bien que l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente, n’est pas très important, il faut bien qu’on vive, qu’on paye nos salariés, nos charges etc. ».
Et puis une fois ces 90 ou 95 négociés auprès du fournisseur, on revient en arrière, en disant au fournisseur : « C’est bien, vous nous avez négocié un prix très intéressant, mais maintenant, v
ous nous devez de l’argent.Et vous nous devez de l’argent pour un certain nombre de raisons qui sont : les mises en avant, les têtes de gondoles, les promotions etc. ».
Il y a 10 ans, ces marges arrières, cela représentaient 10%, 10% du prix du produit.
Et on criait au scandale en disant : « Ça va faire des délocalisations, des plans sociaux, beaucoup de chômage ».
Puis aujourd’hui on arrive à des taux de marges arrières de 40 à 50%, ce qui fait qu’on ponctionne complètement la substance de l’entreprise. Et finalement, c’est le consommateur qui finit par payer ces marges arrières. "
De quoi être pour le moins en droit de se demander si on ne nous prend pas pour des imbéciles.
Donc voilà pour les mesures (?) que j'ai relevées.
Comme mesures novatrices, surtout destinées à faire croire que l'on s'occupe de nous, il n'y a pas mieux !
Comme quoi aussi, on peut faire du neuf avec du vieux .
Pour moi relance de la consommation voulait d'abord dire augmentation du pouvoir d'achat, donc augmentation des salaires, des pensions, allocations familiales, arrêt des contrats d'embauche précaires, des temps partiels imposés...
Bref, je devais sans doute rêver.
Je suis redescendue sur la planète UMP.
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aît les positions de
l'église espagnole à cette époque et son engagement auprès de Franco, on peut se poser des questions .


