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INVITATION à solidarité festive !
Les sans papiers ne sont pas dangereux. Ce sont eux qui sont en danger ! Plaçons les sous notre protection.
Nous refusons qu’ils soient un objectif chiffré : 25 000 à expulser encore en 2008
Certains vivent à Saint Jean de Braye. Certains, c’est à dire 20 familles logées actuellement par le dispositif d’hébergement d’urgence, dans un hôtel, au cœur de notre ville.
Qui sont-ils ?
Ils sont demandeurs d’asile. Ils viennent d’Angola, du Kosovo, d’Albanie, du Congo, d’Arménie, de Géorgie, de Centrafrique… Quand ils ont des titres provisoires de séjour, ils travaillent. Les autres, souvent membres de la même famille, se voient refuser leurs papiers et tombent dans la clandestinité. Alors, ils sont arrêtés et mis en centre de rétention. Et nous luttons pour leur libération et pour la régularisation de chacun.
Dans l’angoisse, les enfants de demandeurs d’asile continuent leur scolarité et expriment leurs peurs, à qui veut bien écouter,
« Si mes parents avaient des papiers, je pense que la vie serait meilleure. Je ne comprends pas pourquoi M. Sarkozy, il veut nous punir des papiers » T, 9 ans.
Nous avons choisi de les écouter et par notre soutien collectif, nous tentons d’apaiser leurs peurs pour qu’ils continuent à vivre et à étudier parmi nous !
Si les parents sont sans papiers, ils ne reçoivent aucune prestation familiale et sont donc sans ressource. S’ils ont des titres provisoires de séjour, et même s’ils travaillent, ils n’ont pas accès au logement social.
Ils sont alors logés par le dispositif d’hébergement d’urgence, et c’est là, tout près de nous, qu’ils habitent et vivent. Quand les enfants parlent de leurs conditions de vie, la France, terre d’asile, est mise à mal par leurs mots : « C’est un peu honteux, à l’école, quand on nous demande où on habite. On va dire : j’habite à l’hôtel et après, tout le monde va rire. Quand on me pose la question, je fais comme si je n’avais pas entendu » I, (8 ans).
Nous avons choisi de les écouter : Nous continuons à exiger des logements décents !
Les sans papiers ne sont pas dangereux. Ce sont eux qui sont en danger !
Nous choisissons de placer les enfants, les jeunes et les familles de l’hôtel Abrési’d (et tous les autres).
sous la protection de citoyens et d’artistes,
Avec nous, venez participer à cet évènement tout en images, en cris, en poésies,
pour que grandissent nos solidarités et qu’enfin gagnent nos luttes !
C’est à 18 h 30 précises, tous ensemble, le 1er avril,
pour la presse et le lancement de l’évènement.
C’est à Saint Jean de Braye, salle J.B. Clément, rue Danton.
Et cela dure jusque dans la soirée.
(Pour les autres modalités pratiques, n’hésitez pas à nous contacter.)
INVITATION à solidarité festive
Le comité « Abrésid » soutient de nombreuses familles demandeuses d’asile. Depuis le début de l’année, 8 ont reçu une obligation de quitter le territoire. La Préfecture refusant de leur reconnaître le droit de vivre en France et les exposant ainsi à de graves dangers.
Beaucoup ne sont ni expulsables ni régularisables ! Présentes et intégrées parmi nous depuis plusieurs années, souvent par la scolarisation de leurs enfants, elles ne demandent toutes qu’à l’être par le travail et le logement.
A titre d’exemple, parmi ces familles:
- Silvana et sa fille sont non seulement en danger si elles retournent dans leur pays (l’Albanie, retirée de la liste des pays sûrs), mais n’ont toujours pas obtenu d’hébergement d’urgence … et ce depuis un an… elles vont de lieu en lieu ce qui est très déstabilisant pour Vanessa pourtant élève sans difficultés particulières auparavant
-la famille Latifi qui appartient à la minorité Ashkalie du Kosovo…qui ont perdu
plusieurs membres de leur famille et pour qui la Préfecture ne voit pas pourquoi ils ne pourraient pas y repartir…
Qu’en sera-t-il alors de la scolarité de leur fille scolarisée en collège à Saint Jean de Braye ??
-la famille Sali également pourchassée au Kosovo car d’origine ROM…
Leurs frères ont obtenu le statut de réfugiés…pourquoi le leur refuser ??
Le 1er avril nous serons tous à leurs côtés pour réclamer la régularisation de toutes les familles et affirmer notre soutien.
Contacts : association Abraysie Ouverte BP 80 035 45801 St Jean de Braye cedex
Onour a 9 ans.
Il poursuit sa scolarité dans une école du quartier de l'Argonne à Orléans, où il y a de nombreux copains de classe, et ce, depuis le CP.
Il vit entouré de sa famille, ses parents, grands-parents et oncle.
Il mène la même vie que tout enfant de cet âge, sauf qu'aujourd'hui Onour a peur.
Ses parents viennent de recevoir de la préfecture du loiret un OQTF.
Sigle barbare s'il en est, pour désigner un Ordre de Quitter le Territoire Français.
Car ses parents sont "Sans-Papiers".
Ils n'ont pourtant commis aucun crime, ni délit .
Mais ils sont en passe de devenir pour notre société pires que des criminels.
Rechercher, détenir, expulser...
La lancinante et tragique ritournelle qui détruit des vies d'hommes, de femmes et d'enfants s'est mise en route.
Pourtant les grands parents d'Onour sont en situation régulière, son oncle aussi.
Son papa a une promesse de CDI en poche, mais la préfecture du Loiret, son Préfet, qui suit le ministère qui suit les directives honteuses de Brice Hortefeux, Ministre de l'Immigration, de
l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement solidai
re ( Que de mots pompeux et grandiloquents pour cacher une politique indigne d'un pays qui se revendique des "Droits de l'Homme" ), lui-même astreint à un quota, ne le permettent
pas .
Un nombre sur un papier, voilà ce que sont devenus Onour et ses parents.
Et pourtant derrière tout cela, il y a de l'humain, de la chair, du sang, de la vie, des rires mais aussi bien trop de larmes.
Alors pour qu'Onour et sa famille ne deviennent pas l'un de ces trop nombreux et horribles chiffres cabalistiques :
Venez Manifester NOMBREUX demain
SAMEDI 29 mARS 2008 à 12H
devant la Mairie de quartier de l'Argonne place Mozart
LAISSEZ
LES GRANDIR ICI !!!!