Jeudi 31 janvier 2008

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C'est un nouveau logo que vous pouvez retrouver dans la colonne de droite de mon blog.
                                                                     Il ressemble à ça !

C'est en consultant le blog de Bisane : Social et Sociétal et en particulier l'article pour l'appel à logo pour soutenir un malade en grève des soins que je l'ai découvert.
D'autres sont en attente de création et parution.
Alors si le coeur vous en dit, à votre imagination et proposez-le !

Cependant, le thème de ce billet est Bruno-Pascal CHEVALIER, malade du Sida, et sa grève des soins pour protester contre cette mesure complètement inique et mensongère qu'est la franchise médicale.
Je regrette profondément qu'il délaisse et met en danger volontairement sa santé pour protester.
Cependant, je comprends intrinsèquement ses action et détermination.
Et en cela je le soutiens.

Rappelons tout de même ce qu'est la franchise médicale :

-0,50 cts d'euros par boîte de médicaments,
-0,50 cts d'euros par acteparamédical,
-2,00 euros par transport sanitaire,
-1,00 euro par consultation chez votre médecin généraliste,
-18 euros par acte de biologie
 dépassant 91 euros ou ayant un coefficient égal ou supérieur à 50,
-16 euros de forfait hospitalier journalier,

On nous dit que le tout serait plafonné à 50 euros par an.
Et bien c'est faux.
Les 1 euro, 18 euros et 16 euros ne sont pas plafonnés.
Les 50 euros sont dans un premier temps le montant qui a été décidé  et validé par les députés UMP, honte à eux !


Voici relevé au fur et à mesure quelques vérités et contre vérités d'état :

LA « FRANCHISE », UN THEME RECURRENT POUR NICOLAS SARKOZY 

La « franchise » ce n’est pas un mot lâché un peu vite dans un discours de campagne mais bien une constante (une des rares !!!) de la pensée politique de cet admirateur des « néo conservateurs » américains ( USA = le plus haut niveau de dépense par habitant, mais 40 millions d’américains sans assurance maladie et un résultat sanitaire déplorable) : 
-2001,  dans son livre « LIBRE »:
 « Je crois utile qu’un système de franchise soit mis en place comme pour tout processus d’assurance. Ainsi les 500 premiers francs ( 76,22 €) de dépenses de santé annuelles des assurés sociaux ne seraient pas  remboursés afin de responsabiliser ceux-ci »
-2006, Convention Santé de l’UMP : 
« Nous parlons d’Assurance maladie… Y-a-t-il une seule assurance sans franchise ?» 

Escamotant habilement le mot « solidaire », Nicolas Sarkozy traite la protection sociale comme une simple question d’assurance commerciale.
 


UNE « FRANCHISE » A GEOMETRIE VARIABLE

Si dans son principe celle-ci est une constante de son programme, Nicolas Sarkozy a dit tout et son contraire en ce qui concerne sa mise en œuvre concrète : 

 - Novembre 2006 (projet UMP) :
 « Une franchise annuelle de 50 à 100€ modulable » 

- 24/01/07 (Le Monde)
 «  N. Sarkozy évalue le montant à 10€ par famille et par an pour les consultations, les actes biologiques, les médicaments et les frais hospitaliers, soit au total 40€ par an ».
 

- 1/03/07 (Sud Ouest) On baisse 
« Sans démagogie (sic !!!) , j'ai proposé un système qui responsabilise le patient. Je veux une franchise sur les 10 ou 15 premiers euros de dépenses d'assurance-maladie à l'année ».

- 9/02/07 (Le Généraliste) : On baisse encore 
« Il s’agit de quelques centimes d’euros à quelques euros par actes, selon ceux-ci ».
Comme s’il n’existait pas déjà un ticket modérateur (exemple 6€30 sur le « C » du généraliste).

- 14/12/06 (Impact Médecin)  Xavier Bertrand (Ministre de la santé et porte-parole du candidat) : Marche arrière toute devant la levée de boucliers suscitée par ce projet  : « Quant à la question de la franchise, elle ne vient pas en plus, mais se substituerait aux forfaits déjà existants ». 

Mais dans ce cas en quoi responsabiliserait-elle l’assuré et comblerait-elle le trou de la Sécu ? 

PETITE FRANCHISE DEVIENDRA GRANDE

Plus on s’approche de l’élection et plus il tente d’en minorer l’impact. Qu’importe. Initialement le forfait peut être minime, l’important c’est d’en faire accepter le principe, car ensuite et c’est l’essentiel  
 
27/06/06 ( Convention Santé) : 
« Si les dépenses augmentent, et donc le déficit augmente, on pourrait alors augmenter le montant de la franchise. »

5/02/07 (TF1) : 
« Le plafond sera réévalué chaque année en fonction des comptes. »

1/03/07 (Sud Ouest) : 
« Si l'assurance-maladie est en équilibre à la fin de l'année, on réduit la franchise. Si l'assurance-maladie est en déséquilibre, on augmente la franchise. »

Mais je vous laisse découvrir Christian LEHMANN qui intervient sur le site                   "Appel contre la franchise médicale" et qui soutient lui aussi Bruno-Pascal CHEVALIER, comme des milliers d'autres.


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        Alors que ce soit là, ou là 







       Intervenez, témoignez et signez !

par Circé publié dans : Franchises Médicales, Handicap et politique UMP. communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Mardi 29 janvier 2008

C'est en 1910 que Marie-Louise a vu le jour dans le bassin minier du Nord de la France.
Sa mère était employée dans la grande filerie textile locale et son père ouvrier flamand, poseur de rail pour les chemins de fer.
Elle était l'aînée d'une famille de trois enfants . 

Particularité pour cette époque et pour les femmes de cette famille, elles refusaient toutes le joug du mariage.
Ce qui était le cas pour ses parents qui vivaient en concubinage, ou à la colle, expression triviale s'il en est, mais que l'on employait bien volontiers dans mon enfance.
Mes recherches généalogiques poussées jusqu'en 1793 m'ont démontré que c'était bien une constante familiale.

Il faut aussi avouer que l'anti-cléricalisme ainsi que l'Internationale ouvrière étaient de mise chez les hommes de cette famille, ce qui n'était pas fait pour arranger les choses .
Cependant, tous sans exception ont reconnu leurs enfants, les ont élevé, éduqué de façon toute aussi sévére et stricte que les familles lambdas(sous-entendu mariées, catholiques etc...etc...).
Car la morale prolétaire n'avait rien à envier à la rigueur de celle de la calotte.

Ma grand-mère a sans doute été la première à déroger à la règle.
Elle s'est en effet mariée avec mon grand-père, fort tard il est vrai, puisque mon père avait 16 ans lors de cette cérémonie civile soit 5 petites années avant ma naissance .

Mais avant que d'en arriver là, Marie-Louise avait donc rencontré celui qui allait devenir mon grand-père. Puis l'avait suivi à Paris où il exerçait à ses débuts, depuis l'âge de 13 ans, le métier de télégraphiste .
Ma grand-mère, quant à elle, s'était placée comme femme de chambre chez une "Famille Bourgeoise" (Les "Bourgeois"!).
Terme Ô combien consacré pour ces deux-là qui ont activement milité et participé lors du Front Populaire.

Je me souviens toujours des vacances d'été où ces événements étaient évoqués.
Cela fleurait bon, encore des années plus tard, la fébrilité, la joie, la fierté d'avoir lutté et participé à ces grands événements pour une vie meilleure.
Ma grand-mère, pour la première fois de sa vie avait ainsi pu avoir autre chose que ses dimanches après-midi pour voir son fils, né une année auparavant ainsi que son compagnon et obtenu une ravalorisation de ses gages qui ne ressemblaient plus à une aumône.

J'entendais ainsi parler de Léon Blum, Maurice Thorez, ami et voisin de la famille, des luttes, grèves, occupations d'usine et de l'allégresse générale lorsque les accords de Matignon ont concrétisé la victoire de leurs combats politiques.
Mon père, lui, avait été confié à sa grand-mère paternelle .

Puis la guerre est arrivée.
Peu de temps auparavant la santé défaillante de mon père  avait obligé mes grands parents à quitter la capitale, sur les conseils de leur médecin de famille.
Au grand dam de ma grand-mère qui était devenue une Parisienne dans l'âme et l'est restée jusqu'à sa mort.

Je passerai donc sur la débâcle, l'occupation, la ligne de démarcation, les restrictions, les prisonniers, déportés...
Mon grand-père était désormais facteur le jour où il repérait les fermes qui avaient encore de la nourriture à vendre pour revenir de nuit s'approvisionner et nourrir leur famille nombreuse .
Car ma grand-mère était devenue entre autre "nourrice" .

Des enfants de prisonniers dont les mères travaillaient ou bien placés là, loin de la ville parce que la vie y était moins rude, moins dangereuse pour eux,... juste un peu moins, étaient venus agrandir la famille.
Ses connaissances parisiennes relayaient son nom en cas de nécessité et de un enfant supplémentaire, puis deux, puis trois elle avait fini par être à la tête d'une famille de huit enfants pour finir à la fin de la guerre à avoir une quinzaine d'enfants sous son toit.

Par ailleurs, elle avait été "réquisitionnée" par le médecin du village.
Celui-ci l'avait institué assistante-infirmière et lui avait appris l'art de faire les piqûres, les soins, bandages, remettre en place les foulures, recoudre les plaies ainsi qu'aider les femmes à accoucher.

Toutes les bonnes volontés étaient les bienvenues surtout qu'il était le seul médecin à des kilomètres à la ronde, et que par ailleurs il était engagé dans la résistance, même et surtout si cela ne s'est su qu'à la fin de la guerre.

En attendant, la vie était dure .
Les restrictions, risques de délation, sport favori des français sous Pétain (cf les archives de police désormais ouvertes aux historiens ) apportaient leurs lots quotidiens d'insécurité, de peur du lendemain, sans compter les exactions des allemands et de la police vichyste .

Ma grand-mère s'est retrouvée enceinte fin 1943.
Le mot catastophe est sans nul doute bien faible pour exprimer son angoisse et celle de mon grand-père, leur refus mutuel de faire naître un enfant dans ces conditions.
C'est le médecin qu'elle assistait qui l'a aidé, "proprement", sans anesthésie.

Posant des questions bien des années plus tard sur ce qu'il était normalement convenu de taire, Marie-Louise s'est exprimée clairement sur la situation de l'époque mais avec pudeur sur cet acte toujours et irrévocablement grave pour une femme.
L'évocation de l'intervention a fait passer dans ses yeux bleus délavés par l'âge, les fantômes de la douleur passée, de l'histoire.

Pas un instant cependant, elle n'a regretté ce choix.
Je me souviens de cette phrase qu'elle m'a dite pour clore ce qu'elle avait bien voulu me dévoiler :
"N'oublie jamais ma petite fille, c'est un conseil que je te donne, que la vie des Vivants est plus importante que celle de celui ou de celle qui n'a pas vu le jour ".

Devra-t-on avoir dans ses relations un médecin qui ne jugera pas et sera plus humain et humaniste que ceux qui voudraient remettre en cause la loi Veil, s'ils arrivent à leurs fins ?  

par Circé publié dans : Loi Veil, Planning Familial, IVG. communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Lundi 28 janvier 2008
Jeudi 31 janvier prochain à 13H30 au Tribunal de Grande Instance de Paris (île de la Cité) aura lieu le procès en diffamation de Pierre Meneton.


Pierre Meneton est chargé de recherche à l'INSERM au sein du département de Santé Publique et d'Informatique Médicale de la Faculté René Descartes à Paris. Il est poursuivi en diffamation par le Comité des Salines de France et la Compagnie des Salins du Midi et des Salines de l' Est pour une phrase prononcée lors d'une interview pour le magazine TOC en mars 2006 : "Le lobby des producteurs de sel et du secteur agro-alimentaire industriel est très actif. Il désinforme les professionnels de la santé et les médias".

Pour soutenir Pierre Meneton et la loi de protection des lanceurs d'alerte, nous organisons une grande mobilisation en présence de Christian Vélot, du Collectif Vigilance Franklin, de Jacques Testart, de Robin des Toits, d'Anne Bringault des Amis de la Terre et d'André Cicolella.

Le 31 janvier prochain sur place à la sortie du métro Cité, en face du TGI (île de la Cité) à partir de 12H30.

Au-delà du cas de Pierre Meneton, c'est toute la question du traitement des alertes sanitaires et environnementales (amiante, OGM, ondes électro-m
agnétiques, pesticides...), et de la protection des lanceurs d'alerte qui se pose.
La liberté d'expression des citoyens, salariés ou chercheurs doit être garantie lorsqu'il s'agit d'exposer des faits graves à l'attention de la société civile et des pouvoirs publics, sans que des sanctions ou menaces de poursuites judiciares ne les en empêchent.
Or c'est encore trop souvent le cas, notamment face à des lobbies pour qui les intérêts prîment.

Suite à la mobilisation des associations dans le cadre du Grenelle de l'environnement, une proposition de loi pour la protection des lanceurs d'alerte a été incluse dans les travaux du Gouvernement. La proposition a été reprise par la Mission Lepage mandatée pour plancher sur la gouvernance. La question des lanceurs d'alerte s'inscrit en effet largement dans une réforme 
 du système d'expertise, en accord avec les principes de pluralisme et d'indépendance vis-à-vis d'intérêts financiers ou politiques.
Il est primordial de nous mobiliser e grand nombre pour inciter le gouvernement à faire passer cette loicette année afin que des citoyens, salariés ou chercheurs comme Pierre Meneton ne puissent plus être mis en cause individuellement dans le cadre d'une alerte.

Merci de venir nombreux et n'hésitez pas à faire circuler l'information !
Vous pouvez également soutenir les lanceurs d'alerte en signant les pétitions en ligne en cliquant sur le lien suivant :
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?rubrique14

Contact : Nadhia ZOUARI
Fondation Sciences Citoyennes
29 rue des cascades
75020 PARIS

 

par Circé publié dans : Désinformation, Société et Politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Samedi 26 janvier 2008

 

 

 

 

Fata et Safet


sont scolarisés à l’école Château-Foucher, à Saint-Jean-de-Braye, leur papa est en rétention, menacé d’une expulsion vers le Kosovo.


Le droit empêche que l’on sépare les enfants de leurs parents, pourtant c’est ce que le Préfet du Loiret s’apprête à faire, il faut s’y opposer.


Le Réseau Education Sans Frontières appelle au rassemblement qui se tiendra le


Lundi 28 Janvier,


à 18 heures, devant la Préfecture du Loiret

 

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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