Jeudi 10 avril 2008



Un petit coup de Pub pour une étudiante en BTS de Tourisme.


Dans le cadre de son cursus professionnel elle organise du 15 avril au 15 mai 2008, une exposition au Petit Bouchon situé au 19 rue de la Lionne à Orléans.


Le thème devrait plaire à nombre d'entre nous.
L'entrée est libre.
Si le coeur vous en dit, et mon petit doigt me dit que...


Un petit coup d'oeil, clin d'oeil ?

par Circé publié dans : Culture, Photos, Histoire et Cinéma communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Jeudi 10 avril 2008


           C'est Aujourd'hui Jeudi 10 Avril 2008

       Tribunal de Grande Instance d'Orléans à 14 H

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Jeudi 10 avril 2008
Quelques Nouvelles d'Alexandre.

Alexandre a bien été placé Lundi dernier au centre de rétention de Cercottes.
Sous prétexte de convocation au commissariat de police de Montargis pour son dossier de régularisation, il a été purement et simplement arrêté, puis conduit à Cercottes.

Hier, à 15H, il était donc présenté devant le juge aux libertés du Tribunal de Grande Instance d'Orléans.
Sa jeune femme ainsi que Lucas, leur bébé de 9 mois étaient également présents, entourés bien entendu de repésentants de l'Asti, la Cimade, le PRG, RESF, du PS, des militants de la CGT, du PC ainsi que Béatrice Castell-Llevot, assistante de groupe des élus Verts au Conseil Régional du Centre, Marie-Denise Nganga élue communiste de la ville d'Orléans et Thierry Boulant, journaliste à France Bleu Orléans.

Si dans un premier temps, nous avons eu tous l'espoir qu'Alexandre soit relâché dans la soirée, puisque le juge avait annulé la décision de placement en centre de rétention, le procureur a ,lui, fait appel de la décision.

Alexandre est ainsi toujours au centre de rétention de Cercottes.

A l'heure où j'écris ces quelques lignes, que ce soit le Tribunal de Grande Instance ou bien évidemment le centre de rétention de Cercottes, nul ne sait à quelle heure, Alexandre va passé en audience, si ce n'est que ce sera dans la journée.

Dès que l'information sera connue, je vous en informerai immédiatement.

Soyons nombreux à réagir et à être présent, selon nos disponibilités bien évidemment.
Cette famille ne peut et ne doit pas être séparée.
Lucas a autant besoin de sa Maman que de son Papa pour grandir !
par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Lundi 7 avril 2008

" XI "...
Qu'est-ce que c'est que ce chiffre ? Et romain qui plus est ?

Une nouvelle bande dessinée parodiant la fin de " XIII " ? Non...
Une version inédite du magazine de football décoiffant légèrement une présentation éculée ? Pas cela non plus...

Alors ?
Le nouveau livre de Paulo Coelho ? Les dates anniversaire des 11 septembre, 11 novembre ? L'article onze de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du citoyen ? Non, non et non...
Raté, encore que ce dernier article me plaît bien :

" La libre communication des pensées et des opinions est un des droits le plus précieux de l'homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement ; Sauf à répondre de l'abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi."

Il faut croire qu'en Chine, c'est un article inconnu et Hu Jia, comme bien d'autres avant lui vient d'en faire l'amère expérience.

Mais encore ?
Les onze officiers publics d'Athènes chargés de l'éxécution des sentences criminelles dans la Grèce antique ? Les onze apôtres après la trahison de Judas ? L'âge de Gavroche dans le roman " Les Misérables" de Victor Hugo ?

Non, non et non...Toujours pas celà...
Je vais arrêter là devinette et réponses hypothétiques.
Je ne suis pas le Sphynx de Thèbes présentant une énigme mortifère.
De la mythologie je n'ai que le pseudonyme et aucun pouvoir .
Dommage, cela aurait été un rien divertissant !

Imaginez un instant la scène ;
Transformation d'un troll épistolaire de ma connaissance, en ballerine à tutu rose,  mimant la mort du cygne sur l'air de Casse-Noisette...
Cela aurait pu avoir quelque allure...
Mais bon, de "pouvoir" je n'ai point, et c'est céans que je vais vous révéler la signification de ce XI.

XI (onze ou 11), c'est l'âge de mon dernier enfant, ma dernière fille qui au soir du 30 mars dernier a soufflé ses onze bougies d'anniversaire .

Poussinette, drôle de surnom je vous l'accorde, est ainsi née il y a 11 ans dans un hôpital public de la région.
Très entourée et attendue alors que la solitude était inscrite à notre programme Mère-Fille.

Cela a commencé par la présence de deux sages-femmes au lieu d'une.

Celle qui devait m'assister était, dans un premier temps, occupée à aider une autre femme à mettre son enfant au monde.
Cependant, prise sans doute d'une impatience aussi grande que soudaine à découvrir l'espace qui l'attendait hors de mon ventre, Poussinette avait décidé impromptu, et sans préavis aucun, de présenter le bout de son nez.

Aussi la collègue de la première "ventrière" avançant de toute urgence son service de 20 minutes était donc auprès de moi.
Dans le même temps, de l'autre côté de la paroi vitrée qui séparait nos deux salles, une jeune femme venait de devenir mère pour la première fois.
Son nouveau-né vagissait maintenant bruyammment dans ses bras.

En peu de temps, l'accoucheuse n° 1 leur avait apporté les soins qui convenaient.
Aussi, c'est pour ainsi dire guillerette qu'elle est arrivée "aux nouvelles" dans la salle où je trône, non pas en majesté, mais telle une furie prête à mordre ou à déchiqueter quiconque oserait poser la main sur mon ventre. 
Il est tard, presque minuit.

Aux deux sages-femmes sont adjointes deux puéricultrices.
Chacune la sienne.
C'est pourquoi ce sont quatre personnes qui sont désormais présentes.

L'anesthésiste qui doit par le biais d'une péridurale soulager les douleurs qui me naufragent arrive, accompagné d'un jeune assistant.
Seul hic, tout s'est accéléré rondement.
De telle manière qu'il n'a pas le temps d'exercer son art de piqueur en chef, ou de faire montre de son habileté de Maître " Es banderille " émérite à son disciple.
Quelques cheveux noirs et frisés confirment la non-ingérence thérapeutique des deux accolytes dans le processus de venue au monde.

C'est en souriant qu'il me demande s'il peut rester, doublé de son comparse.
Le magister souhaitant faire observer à son disciple la différence entre un accouchement "naturel" et un accouchement "sédaté" (sic).
Comme si j'avais le temps de penser à cela, s'il vous plaît messieurs, revenons à mon ventre !
Nous voici six.

Le praticien gynécologue-accoucheur, généticien à ses heures, "bébiologue" brillant et confirmé chez les femmes de plus de quarante ans, et qui suivait avec soin et attention ma couvaison, passe justement par là, me reconnait et décide de rester aussi .
Et comme il est assisté d'une infirmière qui calque son attitude à la sienne, nous voici huit.

Enfin, huit pas tout à fait.
Une amie d'enfance qui revenait de ses vacances provençales par le chemin des écoliers, avait décidé au pied levé, de toquer à ma porte.

Le temps pour moi d'entrebailler la porte de mon domicile le visage grimaçant, de lui coller d'autorité ma valise de bientôt ex-future mère dans les mains, tout en soutenant mon ventre-volcan entré en irruption, et la genèse de notre présence mutuelle dans cette pièce est expliquée.

Nous sommes donc arrivées :
- Moi soufflante, haletante et ahanante à merci telle une otarie en perdition sur un iceberg détaché de sa banquise originelle (victime du réchauffement climatique ?)
- Elle en tant qu'accompagnatrice embarrassée et involontaire mais désignée d'office, décontenancée toutefois par tant de précipitation.
Nous sommes donc dix et bientôt...Onze.

Précipitation...
L'anesthésiste-banderillomane, se prend pour un oreiller et cale mon dos de son épaule tandis que son aide de camp l'imite.
Une agitation fébrile règne dans la pièce.
Des visages dansent au-dessus de mon ventre et de mes cuisses, et tous les regards sont tendus vers la même issue .

Pudeur et intimité sont furieusement bousculées par Poussinette qui n'a attendu le feu vert de personne, et surtout pas ma permission !
La voici, chevelure épaisse et noir de jais qui se présente, effectue seule son quart de tour, rampe hors de mon ventre tout en poussant son premier cri.
Et...Silence...

Un silence épais et dense, lourd d'émotion, suspendu hors du temps, comme un arrêt sur image .
Un des ces silences dont on a envie de s'emplir et de toujours se souvenir.

Sans amoindrir l'immense soulagement que je ressens, je vois enfin avec beaucoup d'étonnement tous ces visages en dehors des " brume et feu de l'action ".
Bouleversés et attendris.
Magie ? Paix ? Quelques secondes hors du temps...

Une larme coule le long de la joue du jeune assistant-anesthésiste .
Il m'avoue embarrassé, la voix enrouée que c'est la première naissance à laquelle il a assistée.

Ma fille quant à elle bien que délicatement posée sur mon ventre n'a visiblement pas de temps à perdre et décide de ne pas en rester là.

En quelques mouvements de reptation elle arrive jusqu'à mon sein, l'attrape goûlument, et se met à téter avec application, yeux grands ouverts et petits poings fermés.
Au grand dam de la sage-femme qui n'a pas eu le temps de vérifier ses capacités respiratoires.

C'est ennuyée dans un premier temps qu'elle assiste à cette scène.
Très vite elle réalise que tout va bien pour elle .
La tétée gourmande et gloutonne est là pour le lui confirmer.
Elle décide simplement et calmement de nous laisser tranquille .

Une immense couverture nous entoure désormais et la pièce est vide.
Tout le monde a disparu, discrètement.
Nous sommes seules. 

Le petit visage fripé de ma fille porte une très légère et familière tâche de naissance au milieu de son front.
Sa soeur aînée possède la même.

Son petit corps chaud calé entre mes bras, j'emplis désormais, regards accrocheurs de présentation réciproque en prîme, mes yeux et mon coeur de celle qui vient de quitter le nid douillet de mes flancs.

Nous nous apprenons tous sens en alerte.
De l'odorat à l'ouïe, du toucher au regard, en quelques instants nous avons recréé un cordon ombilical invisible que nous apprendrons à effilocher mutuellement aux cours des années qui vont suivre.
Pour qu'un jour elle prenne son envol d'Etre, pensant, aimant, libre et indépendant.

Onze années se sont écoulées.
Je profite des derniers instants de l'enfance drôle et chaleureuse qu'elle m'a offerte en cadeau avant que l'adolescence légitime et nécessaire ne l'emporte loin de moi .
Que je ne trouve plus grâce à ses yeux pendant de longs mois, avant qu'elle ne revienne autre et définitivement ma fille. 

Alors, avant que tu ne m'interdises de t'appeler ainsi, Bon Anniversaire Ma Poussinette ...

 

par Circé publié dans : Souvenirs et Petite Histoire communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Samedi 5 avril 2008
  
Onur est le petit garçon de 9 ans dont les parents sans papiers ont reçu il y a maintenant deux semaines une Obligation à Quitter le Territoire Français.

Ses copains de classe, les enseignants de l'école où il poursuit sa scolarité, les habitants du quartier ainsi que de nombreuses organisations se sont mobilisés la semaine dernière pour demander la régularisation d'
Onur et de sa famille.

Pour rappel, son papa a une promesse de CDI en poche, ses grands-parents vivent à Orléans en situation régulière ainsi que son oncle.
Par ailleurs Onur a également un petit frère né en France .

Une pétition de soutien à cette famille est dorénavant en ligne.
Vous pouvez la consulter et la signer en cliquant
ICI.
par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Dimanche 30 mars 2008
Parce que parfois des images sont plus parlantes que des mots.
par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Vendredi 28 mars 2008

    INVITATION à solidarité festive !

 

Les sans papiers ne sont pas dangereux. Ce sont eux qui sont en danger ! Plaçons les sous notre protection.

 

 

Nous refusons qu’ils soient un objectif chiffré : 25 000 à expulser encore en 2008

Certains vivent à Saint Jean de Braye. Certains, c’est à dire 20 familles logées actuellement par le dispositif d’hébergement d’urgence, dans un hôtel, au cœur de notre ville.

 

Qui sont-ils ?

Ils sont demandeurs d’asile. Ils viennent d’Angola, du Kosovo, d’Albanie, du Congo, d’Arménie, de Géorgie, de Centrafrique… Quand ils ont des titres provisoires de séjour, ils travaillent. Les autres, souvent membres de la même famille, se voient refuser leurs papiers et tombent dans la clandestinité. Alors, ils sont arrêtés et mis en centre de rétention. Et nous luttons pour leur libération et pour la régularisation de chacun.

 

Dans l’angoisse, les enfants de demandeurs d’asile continuent leur scolarité et expriment leurs peurs, à qui veut bien écouter,

«  Si mes parents avaient des papiers, je pense que la vie serait meilleure. Je ne comprends pas pourquoi M. Sarkozy, il veut nous punir des papiers » T, 9 ans.

Nous avons choisi de les écouter et par notre soutien collectif, nous tentons d’apaiser leurs peurs pour qu’ils continuent à vivre et à étudier parmi nous !

 

Si les parents sont sans papiers, ils ne reçoivent aucune prestation familiale et sont donc sans ressource. S’ils ont des titres provisoires de séjour, et même s’ils travaillent, ils n’ont pas accès au logement social.

Ils sont alors logés par le dispositif d’hébergement d’urgence, et c’est là, tout près de nous, qu’ils habitent et vivent. Quand les enfants parlent de leurs conditions de vie, la France, terre d’asile, est mise à mal par leurs mots : « C’est un peu honteux, à l’école, quand on nous demande où on habite. On va dire : j’habite à l’hôtel et après, tout le monde va rire. Quand on me pose la question, je fais comme si je n’avais pas entendu »  I, (8 ans).

Nous avons choisi de les écouter : Nous continuons à exiger des logements décents !

 

 

 

Les sans papiers ne sont pas dangereux. Ce sont eux qui sont en danger !

 

Nous choisissons de placer les enfants, les jeunes et les familles de l’hôtel Abrési’d (et tous les autres).

sous la protection de citoyens et d’artistes,

 

Avec nous, venez participer à cet évènement tout en images, en cris, en poésies,

pour que grandissent nos solidarités et qu’enfin gagnent nos luttes !

 

 

 

C’est à 18 h 30 précises, tous ensemble, le 1er avril,

pour la presse et le lancement de l’évènement.

C’est à Saint Jean de Braye, salle J.B. Clément, rue Danton.

Et cela dure jusque dans la soirée.

(Pour les autres modalités pratiques, n’hésitez pas à nous contacter.)

 

 

 

INVITATION à solidarité festive

 

 

Le comité « Abrésid » soutient de nombreuses familles demandeuses d’asile. Depuis le début de l’année, 8 ont reçu une obligation de quitter le territoire. La Préfecture refusant de leur reconnaître le droit de vivre en France et les exposant ainsi à de graves dangers.

 

Beaucoup ne sont ni expulsables ni régularisables ! Présentes et intégrées parmi nous depuis plusieurs années, souvent par la scolarisation de leurs enfants, elles ne demandent toutes qu’à l’être par le travail et le logement.

 

 

 

A titre d’exemple, parmi ces familles:

 

- Silvana et sa fille sont non seulement en danger si elles retournent dans leur pays (l’Albanie, retirée de la liste des pays sûrs), mais n’ont toujours pas obtenu d’hébergement d’urgence … et ce depuis un an… elles vont de lieu en lieu ce qui est très déstabilisant pour Vanessa pourtant élève sans difficultés particulières auparavant

 

-la famille Latifi qui appartient à la minorité Ashkalie du Kosovo…qui ont perdu

plusieurs membres de leur famille et pour qui la Préfecture ne voit pas pourquoi ils ne pourraient pas y repartir…

Qu’en sera-t-il alors de la scolarité de leur fille scolarisée en collège à Saint Jean de Braye ??

 


-la famille Sali également pourchassée au Kosovo car d’origine ROM…
Leurs frères ont obtenu le statut de réfugiés…pourquoi le leur refuser ??

 

 

Le 1er avril nous serons tous à leurs côtés pour réclamer la régularisation de toutes les familles et affirmer notre soutien.

 

Contacts : association Abraysie Ouverte BP 80 035 45801 St Jean de Braye cedex

 

 

 

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Vendredi 28 mars 2008

   Onour a 9 ans.

Il poursuit sa scolarité dans une école du quartier de l'Argonne à Orléans, où il y a de nombreux copains de classe, et ce, depuis le CP.

Il vit entouré de sa famille, ses parents, grands-parents et oncle.
Il mène la même vie que tout enfant de cet âge, sauf qu'aujourd'hui Onour a peur.

Ses parents viennent de recevoir de la préfecture du loiret un OQTF.
Sigle barbare s'il en est, pour désigner un Ordre de Quitter le Territoire Français.

Car ses parents sont "Sans-Papiers".
Ils n'ont pourtant commis aucun crime, ni délit .
Mais ils sont en passe de devenir pour notre société pires que des criminels.

Rechercher, détenir, expulser...
La lancinante et tragique ritournelle qui détruit des vies d'hommes, de femmes et d'enfants s'est mise en route.
Pourtant les grands parents d'Onour sont en situation régulière, son oncle aussi.

Son papa a une promesse de CDI en poche, mais la préfecture du Loiret, son Préfet, qui suit le ministère qui suit les directives honteuses de Brice Hortefeux, Ministre de l'Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement solidaiarton188-6c5eb.jpgre ( Que de mots pompeux et grandiloquents pour cacher une politique indigne d'un pays qui se revendique des "Droits de l'Homme" ), lui-même astreint à un quota, ne le permettent pas .

Un nombre sur un papier, voilà ce que sont devenus Onour et ses parents.

Et pourtant derrière tout cela, il y a de l'humain, de la chair, du sang, de la vie, des rires mais aussi bien trop de larmes.

Alors pour qu'Onour et sa famille ne deviennent pas l'un de ces trop nombreux et horribles chiffres cabalistiques :

                       Venez Manifester NOMBREUX demain
                                  SAMEDI 29 mARS 2008 à 12H 
             devant la Mairie de quartier de l'Argonne place Mozart

                                LAISSEZ LES GRANDIR ICI !!!!

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Mardi 25 mars 2008
   Je voulais attendre quelques temps avant de parler de mai 68 .
Car compte tenu de mon âge à cette époque (12 ans en juin suivant ), je n'ai réalisé qu'un peu plus tard qu'il se passait quelque chose, quelque chose de grave et de magnifique à la fois.

J'habitais en "ces temps immémoriaux" la région parisienne.
Immémoriaux parce que ma fille cadette vient de m'apprendre que je suis la seule adulte-parent de sa classe (parents et enseignante réunis) à avoir connu cette époque .
Est-ce que cela me confère maintenant une sorte de statut " d'ancien combattant " en voie de disparition ou bien d'espèce à protéger, je ne sais pas !

Mais force m'est de constater que les enfants viennent m'interroger .
Nous avons ainsi toutes deux obtenues des galons :
Ma fille, parce que sa mère a connu mai 68, et moi pour ce qui ressemblerait à si méprendre à :
- " Dis, Mamie, toi aussi tu as connu les dinosaures ?"

Mais trêve de plaisanterie revenons à ce qui est en passe de devenir un pavé, tant il me semble avoir de souvenirs qui me reviennent en tête !

Mes parents venaient de quitter MA ville de Sarcelles que j'aimais tant.
Je dis bien "ma" parce que j'y avais tous mes amis ainsi que mes premières références de vie avec mes parents, ma petite enfance s'étant déroulée auprès de mes grands-parents.
Et c'est important à cet âge là, en dehors de toutes considérations architecturales ou urbanistiques .

Nous arrivions dans le Val de Marne, dans une petite ville située à côté de Créteil .
Mes parents y avaient obtenu un appartement plus grand car bien que nous étions 4 enfants, nous occupions à Sarcelles un petit F3 .
Par ailleurs, mon père qui était "ambulant" aux PLM se rapprochait de son point de ralliement et de départ pour son travail.

Ambulant ? PLM ?
PLM : pour Paris-Lyon-Méditerranée .
Ambulant pour l'employé des postes qui était chargé de trier le courrier à partir des centres de tris tous accolés aux gares principales dans des wagons de l'administration des Postes et Télécommunications et que chaque train dit de "Grandes Lignes" comportait..

Les circuits étaient bien définis, puisque concomittents aux dessertes ferroviaires.
Mon père a ainsi travaillé sur des lignes différentes :
Paris-Clermont, Paris-St Etienne, Paris-Pontarlier, Paris-Chambéry...
2 nuits sur quatre, inexorablement, tel un métronome, mon père était absent.
Pas de week-end, de ponts, de jours fériés...

Si sa plage horaire tombait ce jour-là et bien tant pis !  
Hormis 4 semaines de vacances consécutives (3 semaines + 5 jours de compensation pour travail de nuit ) qu'il pouvait prendre dans l'année parce que nous étions en âge scolaire ( plus de 6 ans et moins de 16 ), mon père a fait cela durant les 27 dernières années de sa carrière professionnelle.

Depuis ce service a disparu : Transformation de La Poste.
Les centres de tri ont été déplacés en dehors des villes, dans des zones industrielles et le camion a remplacé le train . C'est...écologique ? rentable ? moderne ?
Privé très bientôt, bien sûr !

Mais revenons à 1968 .
J'habite donc dans cette petite ville de Bonneuil sur Marne et j'entame ma scolarité dans une annexe du Lycée Paul Valéry à Maisons-Alfort.
Le collège n'existait pas encore.
Ainsi vous pouviez faire toute votre scolarité de la 6ème à la terminale dans le même établissement.

Cela n'a pas été mon cas, puisque la ville où j'habitais, en pleine expansion, construction (comme toute la banlieue parisienne) n'avait pas encore toutes les structures adéquates.
C'est donc dans les villes avoisinantes que je suis allée poursuivre mes études.

Ma sixième était morne. Ni bonne, ni mauvaise élève.
Quelques mini-révolutions cependant s'opéraient dans ma scolarité.
Les cours étaient ...mixtes, ce qui n'avait pas été le cas auparavant lors de mes années primaire.
Cette même année, le jour hebdomadaire de congé scolaire du jeudi a été transféré au mercredi, tandis que les cours du samedi après-midi en primaire étaient supprimés, alors que cela était le cas au lycée depuis longtemps, le jeudi matin étant travaillé.

Je ressentais cela comme une profonde injustice.
Moi qui me faisait une joie d'aller au lycée pour en bénéficier, j'en étais pour mes frais !

Bon évidemment, je passais chez les "grands", j'avais un professeur par matière et j'étudiais en plus l'anglais et le latin. Pas question de l'allemand, c'était la langue honnie des bourreaux.
Mais en dehors de cela, j'avais juste un peu de mal avec cette banlieue que je ne connaissais pas et toutes mes relations amicales au degré "zéro" que je devais recréer.

Pour me rendre au lycée, je devais prendre le bus .
Deux bus à vrai dire, puisqu'il y avait un changement à Créteil .

Aujourd'hui, lorsque vous prenez un ticket de bus, c'est un ticket, un vrai, pour tout votre parcours.
En 1967-1968, au niveau de la RATP, il fallait acheter un "carnet", sorte de feuille dépliante avec de petites languettes prédécoupées et surtout, surtout, il fallait savoir : calculer !
Car selon votre destination et le nombre de stations parcourues, le nombre de languettes à composter ou faire "troutrouter" (il y avait selon les lignes encore un "receveur" et un machiniste, terme usité à l'époque pour désigner le conducteur du bus) étaient variables.

Ainsi si j'allais à Créteil deux languettes, Maisons-Alfort : quatre.
J'aimais celui que je prenais à partir de Créteil pour me rendre à Maisons-Alfort.
Cétait l'un de ces anciens bus à plate-forme arrière, cahoteux et peu confortable, mais qui sentait le bois, la poussière et dans lequel résonnait encore le ding-ding qu'émettait le receveur pour signifier au "machiniste" qu'il pouvait repartir.

Les deux premiers trimestres scolaires se sont écoulés lentement.
Peu de changement pour moi, si ce n'est la découverte des premiers "collants" mousse.
Moins chers que les bas, beaucoup plus pratiques et finalement plus solides !

Un réel progrès pour moi qui refusait de me mettre en jupe si je devais porter d'horribles chaussettes courtes, ou des bas.
Ce qui signifiait invariablement harnachement inconfortable, gênant, sans compter les plis de toute sorte qui ne manquaient pas de me faire exploser sur l'incongruité des tenues dites féminines .
Car hormis le pantalon fuseau toléré en hiver : Pas de port de pantalon autorisé pour les filles dans l'établissement scolaire que je fréquentais .
Et j'oubliais la traditionnelle blouse rose les semaines pairs et bleu les semaines impairs.

Mars 1968 arrive donc.
J'ai la chance de posséder un "transistor", cadeau normalement dévolu aux communiantes, ce qui n'avait pas été le cas pour moi.
En effet, je n'avais pas suivi d'enseignement religieux, compte tenu de l'athéisme forcené de mes père, grand-père, grand-oncle, bref tout ce qui portait "culotte" dans ma famille.

Ma mère avait bien tenté de m'inscrire malgré le désaccord fondamental de mon père, mais ne dérogeant pas aux principes paternels, j'avais fait le catéchisme buissonnier.
En moins de deux mois, ma mère avait abandonné toute idée de persister à mon grand soulagement, car j'avais horreur de cela.
Mes trois plus jeunes frères n'ont pas eu à batailler, elle n'a plus jamais retenté l'expérience.

Cependant, les femmes de ma famille, grand-mère paternelle en tête,  portaient elles-aussi , une autre forme d'autorité, moins visible certes qu'un vêtement mais qui leur avait fait décider d'organiser une fête de passage pour mes onze ans.

Le passage au lycée en a été le prétexte.
De l'art et la manière de détourner un concept religieux au profit d'une cérémonie jugée  "oécuméniquement" laïque et citoyenne, ce qui avait eu pour effet d'obtenir l'adhésion pleine et entière de toute la famille avec un grand "F" . 

Et cadeaux de rigueur, Je me retrouvais donc en possession du fameux transistor, d'une splendide montre LIP et d'une magnifique paire de boucles d'oreilles "créoles".
Et j'oubliais: une belle pièce en argent massif de cinq francs, bien lourde au creux de la main.

Depuis, au grand dam de mes parents, je faisais mes devoirs en écoutant la radio.
Ma tante et une cousine m'avaient convertie à l'émission "yé-yé" du moment qui s'appellait : " SLC, Salut Les Copains"
Cependant comme mes notes ne prêtaient pas matière à discussion ou polémiques, ils avaient vite jugé cette manie certes, un peu bizarre, mais comme étant un trait naturel de mon caractère jugé le plus souvent fantasque.

Mais c'est ainsi que j'ai pu entendre le tout premier reportage concernant les étudiants.
Ils occupaient le bâtiment administratif d'une université.
J'en ai aussitôt parlé à mon père qui a froncé un sourcil, plié son journal où il faisait ses mots croisés et allumé son poste de radio.

Aujourd'hui, il se précipiterait sans doute vers la télévision ( cf 2001 et les attentats du World Trade Center ) .
Mais en 1968, il faut tout de même se souvenir que tout le monde ne possédait pas un poste de télévision, loin s'en faut.
De plus, c'étaient des émissions diffusées en noir et banc, avec une seule et unique chaîne d'état dont les programmes étaient présentés par une speakerine.
Les émissions commençaient en général à 18h en semaine pour finir à 23H, sauf le  jeudi,(maintenant mercredi) où les enfants, ravis de l'aubaine, avaient un programme réservé (Zorro)dès 16h30 et le dimanche après-midi où nous avions droit à un après-midi cinéma.

Donc mon père attendait les informations suivantes.
Je me dois de préciser ici que mon père était syndicaliste, adhérent à la CGT.
C'était aussi un militant communiste.
Aussi la maison regorgeait de journaux syndicaux : La Vie Ouvrière ou politiques : l'Humanité.

Nous les enfants, attendions avec impatience le dimanche, jour de "l'Huma Dimanche" et surtout du "Pif gadget".
Nous découvrions ainsi des bandes dessinées qui deviendront culte et des personnages facétieux.
Pour ma part, j'adorais Corto Maltese, Eric le rouge ou Rahan.
Le concombre masqué ainsi que Gai-Luron et Totoche me faisaient rire aux larmes. 
Même si par ailleurs je feuilletais déjà avec attention la " V.O."
J'aimais lire les articles de témoignages des salariés, mais surtout ceux qui donnaient la parole aux femmes.

Et je m'ouvrais ainsi au monde ; le Vietnam, l'Espagne de Franco et le supplice du garrotage des condamnés, le Portugal de Salazar que Samuel,(celui qui allait devenir mon oncle en juin) avait fui refusant de partir pour cinq longues années de "service militaire" en Angola, le Printemps de Prague...
Et puis aussi, un parlementaire qui a fait les gros titres des journaux : Lucien Neuwirth, montré du doigt pour avoir légalisé la contraception en France, abrogeant une vieille loi de 1920 .
Mais contraception non remboursée et chère, très chère et peu prescrite puisque la plupart des médecins, gynécologues de cette époque faisaient tout pour ne pas avoir à la prescrire : " elle rend stérile, fait grossir, vous donne le cancer, n'est pas faite pour vous..."

Mais le véritable fond du problème était que les femmes allaient maitriser leur fécondité et que c'était la porte ouverte à tous les dévergondages !
Cela, je ne l'ai compris que plus tard lorsque ma mère m'a expliqué les réponses des différents médecins qu'elle avait consultés et qui tous lui avaient refusé ce droit.

Pour l'heure, mon père attendait l'oreille collée à la radio, les informations.

                                                                                                   .../...
par Circé publié dans : Rappel de mémoire et Politique, Sarkozy communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Lundi 24 mars 2008

Reporters sans frontières et Article 19 demandent aux Comités Olympiques Européens de prendre à bras le corps la question des Droits de l’homme en Chine
 
Lors du comité exécutif des Comités Olympiques Européens (COE) du 20 février 2008, le président du Comité International Olympique, Jacques Rogge, est revenu sur la liberté d’expression des athlètes.

Selon un responsable du COE contacté par Reporters Sans Fontières, il a déclaré que la Charte Olympique devait être appliquée sans réserve, dans la mesure où elle interdit aux sportifs tout acte de propagande sur les sites olympiques.

Jacques Rogge a ajouté qu’il n’était pas question de restreindre la liberté de parole des athlètes en dehors de ces lieux.
Le CIO a par ailleurs envoyé un document à tous les comités olympiques nationaux pour leur rappeler ce principe et leur demander de consulter la direction de la communication en cas de conflit sur ce sujet.

A la veille d’une réunion des Comités Olympiques Européens, le 20 février 2008 à Lausanne, Reporters Sans Frontières et Article 19 ont adressé des courriers à tous les présidents des Comités Olympiques nationaux d’Europe et à Patrick Joseph Hickey, président des Comités Olympiques Européens.

"Ne sommes-nous pas en droit d’attendre de vos comités qu’ils s’engagent collectivement à n’inclure aucune restriction à la liberté de parole des athlètes européens qui se rendront à Pékin ? La Charte Olympique est suffisamment précise en la matière pour que les Comités Olympiques nationaux n’ajoutent pas de nouveaux interdits.

La tentative par la British Olympic Association de limiter le droit des athlètes à s’exprimer sur "tout sujet politique sensible" lors des JO de Pékin était une initiative regrettable.
Nous nous réjouissons d’ailleurs que le comité britannique ait, depuis, fait machine arrière. Nous saluons les initiatives de plusieurs Comités Olympiques Européens, notamment ceux de   Suède et de Norvège, qui ont sensibilisé leurs athlètes à la situation des Droits de l’Homme    en Chine", ont écrit les deux organisations.
......................
Dans leurs lettres, Reporters Sans Frontières et Article 19 ont souhaité que les comités affirment sans ambigüité que la liberté de parole n’est pas restreinte par l’article 51 (3) de la Charte Olympique qui interdit la propagande raciale, religieuse ou politique dans les sites olympiques. Les comités nationaux et tout autre membre du mouvement olympique ne doivent pas essayer de limiter la liberté d’expression des athlètes.

"Les athlètes ne doivent pas être privés du droit de répondre aux questions de la presse ou de faire des commentaires sur la situation des Droits de l’Homme en Chine ou dans tout autre pays, de peur que cela affecte leur carrière sportive.
En effet, l’article 51 (3) n’interdit pas aux athlètes de prendre position sur la question des Droits de l’homme".
......................
Reporters Sans Frontières et Article 19 ont demandé que "les Comités Olympiques Européens prennent à bras le corps la question des Droits de l’Homme en Chine populaire".
"Comme vous le savez, les autorités chinoises ont promis, à Moscou, en 2001, des améliorations dans le domaine des Droits de l’Homme et une "Liberté de la Presse totale".
Or, notre inquiétude est grande de voir le mouvement olympique incapable d’obtenir du gouvernement chinois qu’il respecte ses engagements".

"Sept ans plus tard, en effet, une centaine de journalistes, cyberdissidents et défenseurs de la liberté d’expression sont emprisonnés. Le dissident Hu Jia a été arrêté il y a quelques semaines seulement, pour s’être exprimé sur la situation des Droits de l’Homme avant les Jeux olympiques.
Vous savez comme nous qu’il n’est pas acceptable que des citoyens Chinois qui s’engagent pour plus de libertés soient condamnés à observer la plus grande fête du sport depuis leur
cellule".
"Le Comité International Olympique reste dramatiquement silencieux sur ces questions. Les Comités Olympiques européens doivent se comporter autrement et se faire les garants des valeurs humanistes contenues dans la Charte olympique.
Vos comités doivent ouvrir ce débat et prendre position avant août prochain.
Si rien n’est fait, les JO seront gâchés et entachés par la situation déplorable des libertés en Chine", ont ajouté les organisations à l’adresse des Comités Olympiques Européens.

"Empêcher les athlètes de parler des violations des Droits de l’Homme est contraire à leur liberté d’expression, et viole les principes de la Charte Olympique. Cela est aussi en  contradiction avec l’esprit des Jeux Olympiques et revient à soutenir les violations des Droits de l’Homme, notamment en Chine", a ajouté Article 19.

"Vous le savez, le gouvernement et le Parti communiste chinois attachent la plus grande importance à la réussite des Jeux Olympiques.
Aussi, Mesdames et Messieurs les présidents, il n’est pas trop tard pour obtenir des organisateurs de Pékin 2008 des libérations de prisonniers d’opinion et la levée de la
censure", ont conclu Reporters Sans Frontières et Article 19.

                                           _________


Cette info m'a été passée par BCT, que je remercie vivement.
Je voudrais y adjoindre une initiative d'Ariane Mnouchkine et du Collectif JO Chine 2008, que je trouve particulièrement intéressante.

Peut-être une goutte d'eau dans un océan d'indifférence gouvernementale .

Cependant, quand on se prétend le pays "Des Droits de l'Homme et du Citoyen", des devoirs nous incombent avant toute considération marchande .
Ou d'hypothétiques "juteux" contrats aussi incertains et aléatoires que la sincérité des autorités chinoises promettant en 2001 lors de l'obtention de l'organisation des jeux à Pékin  de faire progresser les Droits de l'Homme dans leur pays, ce qui en était la condition "Sine qua Non".

Dans le cas contraire, mes questions seront les suivantes  :

- Quel est le prix, en vies, d'une centrale nucléaire ?
- Combien d'infamies, de lâchetés, de reniements sommes-nous prêts à commettre au nom de papiers-monnaies, fussent-ils des euros, des dollars, ou toutes autres devises ou valeurs marchandes ?
- Le Mercantilisme forcené serait-il devenu notre nouveau " Dieu Sanguinaire ", au nom duquel nous n'allons pas hésiter à "sacrifier" en un holocauste monstrueux des êtres humains pour en revenir à des temps arriérés, primitifs et barbares ?

Pour en revenir à Ariane Mnouchkine ainsi qu'au Collectif JO Pékin 2008, voici ce qu'ils ont proposé sur France Info :
Ils demandent 
aux sportifs français ( et pourquoi pas aux sportifs du monde entier ?) de porter un autocollant sur leurs vêtements demandant à la Chine de respecter les Droits de l'Homme, que ce soit durant les JO de Pékin ou bien lors du déroulement d'autres compétitions nationales ou internationales.

De courts slogans seraient ainsi libellés selon les disciplines :

- Pour les coureurs, les joggeurs : "Je cours mais sans piétiner les droits de l'Homme ",
-
 Les lutteurs : " Je lutte mais sans écraser les droits de l'Homme "
-
 Les boxeurs : " Je boxe mais sans frapper les droits de l'Homme' "

et que ceux qui ne pratiquent aucun sport disent :20070518-JesseOwens-1--copie-1.jpg
" Je veux aimer la Chine mais sans renier les droits de l'Homme "
  ou bien
" Je veux bien aimer la Chine mais sans trahir le Tibet ".

Bien entendu, toutes autres idées de formules, expressions seraient les bienvenues.
La première compétition où les athlètes pourraient ainsi arborer ces autocollants serait le "Marathon de Paris".

Et nous aussi, bien entendu !

A méditer, car en quoi se souvient-on des JO de Munich en 1936 ? 

Sinon pour les 4 médailles d'or obtenues par l'athlète noir américain Jesse Owens , couronné de laurier et saluant le drapeau américain alors qu'Adolf Hitler, furieux préfère quitter les tribunes plutôt que d'avoir à serrer la main d'un sportif de couleur ?
article_poing_mexique.jpg
Ou encore, pourquoi se souvient-on des JO de Mexico ?
 
Sinon pour les poings levés gantés de noir et têtes baissées de Tommie Smith et John Carlos, lors de la remise de leurs médailles olympiques.

Ceci pendant l'hymne américain, afin de protester contre les discriminations dont étaient l'objet les noirs américains, tandis que Peter Norman, l'australien, second sur le podium arborait un badge de soutien à l'Olympic Project for Human Rights” (Projet Olympique pour les Droits de l’Homme)?

Une st
atue a été érigée pour commémorer leur geste à l'Université d'Etat de San José en Californie. A la place du numéro 2,  une plaque rend hommage au soutien de Peter Norman pour ses collègues athlètes, et invite le passant à prendre parti en prenant sa place et en devenant acteur de la statue .

Et nous quel sera notre place ?
Acteurs ou spectateurs de jeux du cirque où les perdants déjà désignés sont mis à mort sur l'autel du profit dans un assourdissant mais rentable(?) silence ?


350px-Tommiesmithjohncarlosstatue-copie-1.jpg
AJOUTS DE DERNIERES MINUTES :

- La cérémonie préliminaire aux JO vient d'avoir lieu à Olympie .
 Elle consiste en l'allumage de la flamme olympique qui ne doit plus s'éteindre et doit être portée par différents sportifs tout au long des 157 pays qu'elle devra parcourir avant que d'arriver à Pékin afin que la cérémonie officielle d'ouverture des JO de Pékin ait lieu .

C'est à cet instant que Robert Ménard ainsi que deux autres militants de Reporters Sans Frontières ont tenté de s'approcher de la tribune officielle en déroulant une banderole qui proclamait :
 "Boycottez le pays qui piétine les droits de l'Homme", tandis qu'un autre militant criait :
" Liberté, Liberté", derrière la tribune .

Dans le même temps des militants de la cause tibétaine en signe de protestation s'étaient allongés sur le sol sur le parcours des officiels au sortir de la cérémonie en criant des slogans hostiles ( on se demande bien pourquoi?) aux autorités chinoises.
Ils ont été aussitôt prestement et brutalement arrêtés.

A noter sur le parcours, la défection courageuse d'une sportive qui a refusé de faire le relais dans les conditions actuelles de non respect des Droits de l'Homme tant au Tibet qu'en Chine

Au même moment en Chine, la cérémonie judicieusement retransmise avec un léger retard a été amputée de ces manifestations de protestations tandis qu'un militant chinois qui avait osé diffuser une lettre ouverte sous le titre :
-« Nous voulons les droits de l'Homme, pas des jeux Olympiques », a été condamné à cinq années de prison .

La déclaration de Jacques Rogge, Président du Comité International Olympique  qui n'a sans doute honte de rien a été celle-ci :
- " Je pense que c'est toujours triste lorsqu'il y a des manifestations, mais elles étaient non-violentes et c'est la chose la plus importante" .
Crions lui tous la maxime présidentielle : " Casse-toi, mais alors casse-toi Pauvre C..."

Quant à notre Cher Président, il s'est enfin fendu d'un coup de téléphone à Hu Jintao pour demander
retenue et dialogue afin de résoudre le conflit.

Même que déjà il lui avait parlé des Droits de l'Homme lors de sa visite officielle en Chine à l'automne dernier.
Même qu'il n'y avait pas emmené sa secrétaire déléguée aux Droits de l'homme.
Même qu'il lui proposait aussi de lui confier son fils qui avait grand besoin d'autorité. (SIC)

Lui qui est pourtant si prompt à sortir son portable en toutes occasions a donc attendu aujourd'hui.
On peut se demander pourquoi.
J'ai comme la vague idée qu'un sondage de ce même jour favorable à une intervention présidentielle n'y est pas pour rien.
Cela ne lui coûte pas grand-chose, non ?

C'est pathétique, n'oublions pas la vérité, n'oublions pas
CECI, ni CELA  ! 

Et n'oubliez pas de signer la pétition de solidarité en faveur du peuple tibétain et de soutien au Dalaï-Lama en cliquant ICI :


Il y a actuellement un trafic massif sur le site - Nous nous excusons de la lenteur du formulaire de signature...

775,111 personnes (14h30)  ont signé la pétition dans les 5 derniers jours.
802,904 personnes à 19h30...
848,900  25/03/2008 09h00
975,645  26/03/2008 07H45
1,081,351 27/032008 09H05




                      Le Million de signatures atteint dans la journée ?

 

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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