Vendredi 28 mars 2008

    INVITATION à solidarité festive !

 

Les sans papiers ne sont pas dangereux. Ce sont eux qui sont en danger ! Plaçons les sous notre protection.

 

 

Nous refusons qu’ils soient un objectif chiffré : 25 000 à expulser encore en 2008

Certains vivent à Saint Jean de Braye. Certains, c’est à dire 20 familles logées actuellement par le dispositif d’hébergement d’urgence, dans un hôtel, au cœur de notre ville.

 

Qui sont-ils ?

Ils sont demandeurs d’asile. Ils viennent d’Angola, du Kosovo, d’Albanie, du Congo, d’Arménie, de Géorgie, de Centrafrique… Quand ils ont des titres provisoires de séjour, ils travaillent. Les autres, souvent membres de la même famille, se voient refuser leurs papiers et tombent dans la clandestinité. Alors, ils sont arrêtés et mis en centre de rétention. Et nous luttons pour leur libération et pour la régularisation de chacun.

 

Dans l’angoisse, les enfants de demandeurs d’asile continuent leur scolarité et expriment leurs peurs, à qui veut bien écouter,

«  Si mes parents avaient des papiers, je pense que la vie serait meilleure. Je ne comprends pas pourquoi M. Sarkozy, il veut nous punir des papiers » T, 9 ans.

Nous avons choisi de les écouter et par notre soutien collectif, nous tentons d’apaiser leurs peurs pour qu’ils continuent à vivre et à étudier parmi nous !

 

Si les parents sont sans papiers, ils ne reçoivent aucune prestation familiale et sont donc sans ressource. S’ils ont des titres provisoires de séjour, et même s’ils travaillent, ils n’ont pas accès au logement social.

Ils sont alors logés par le dispositif d’hébergement d’urgence, et c’est là, tout près de nous, qu’ils habitent et vivent. Quand les enfants parlent de leurs conditions de vie, la France, terre d’asile, est mise à mal par leurs mots : « C’est un peu honteux, à l’école, quand on nous demande où on habite. On va dire : j’habite à l’hôtel et après, tout le monde va rire. Quand on me pose la question, je fais comme si je n’avais pas entendu »  I, (8 ans).

Nous avons choisi de les écouter : Nous continuons à exiger des logements décents !

 

 

 

Les sans papiers ne sont pas dangereux. Ce sont eux qui sont en danger !

 

Nous choisissons de placer les enfants, les jeunes et les familles de l’hôtel Abrési’d (et tous les autres).

sous la protection de citoyens et d’artistes,

 

Avec nous, venez participer à cet évènement tout en images, en cris, en poésies,

pour que grandissent nos solidarités et qu’enfin gagnent nos luttes !

 

 

 

C’est à 18 h 30 précises, tous ensemble, le 1er avril,

pour la presse et le lancement de l’évènement.

C’est à Saint Jean de Braye, salle J.B. Clément, rue Danton.

Et cela dure jusque dans la soirée.

(Pour les autres modalités pratiques, n’hésitez pas à nous contacter.)

 

 

 

INVITATION à solidarité festive

 

 

Le comité « Abrésid » soutient de nombreuses familles demandeuses d’asile. Depuis le début de l’année, 8 ont reçu une obligation de quitter le territoire. La Préfecture refusant de leur reconnaître le droit de vivre en France et les exposant ainsi à de graves dangers.

 

Beaucoup ne sont ni expulsables ni régularisables ! Présentes et intégrées parmi nous depuis plusieurs années, souvent par la scolarisation de leurs enfants, elles ne demandent toutes qu’à l’être par le travail et le logement.

 

 

 

A titre d’exemple, parmi ces familles:

 

- Silvana et sa fille sont non seulement en danger si elles retournent dans leur pays (l’Albanie, retirée de la liste des pays sûrs), mais n’ont toujours pas obtenu d’hébergement d’urgence … et ce depuis un an… elles vont de lieu en lieu ce qui est très déstabilisant pour Vanessa pourtant élève sans difficultés particulières auparavant

 

-la famille Latifi qui appartient à la minorité Ashkalie du Kosovo…qui ont perdu

plusieurs membres de leur famille et pour qui la Préfecture ne voit pas pourquoi ils ne pourraient pas y repartir…

Qu’en sera-t-il alors de la scolarité de leur fille scolarisée en collège à Saint Jean de Braye ??

 


-la famille Sali également pourchassée au Kosovo car d’origine ROM…
Leurs frères ont obtenu le statut de réfugiés…pourquoi le leur refuser ??

 

 

Le 1er avril nous serons tous à leurs côtés pour réclamer la régularisation de toutes les familles et affirmer notre soutien.

 

Contacts : association Abraysie Ouverte BP 80 035 45801 St Jean de Braye cedex

 

 

 

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Vendredi 28 mars 2008

   Onour a 9 ans.

Il poursuit sa scolarité dans une école du quartier de l'Argonne à Orléans, où il y a de nombreux copains de classe, et ce, depuis le CP.

Il vit entouré de sa famille, ses parents, grands-parents et oncle.
Il mène la même vie que tout enfant de cet âge, sauf qu'aujourd'hui Onour a peur.

Ses parents viennent de recevoir de la préfecture du loiret un OQTF.
Sigle barbare s'il en est, pour désigner un Ordre de Quitter le Territoire Français.

Car ses parents sont "Sans-Papiers".
Ils n'ont pourtant commis aucun crime, ni délit .
Mais ils sont en passe de devenir pour notre société pires que des criminels.

Rechercher, détenir, expulser...
La lancinante et tragique ritournelle qui détruit des vies d'hommes, de femmes et d'enfants s'est mise en route.
Pourtant les grands parents d'Onour sont en situation régulière, son oncle aussi.

Son papa a une promesse de CDI en poche, mais la préfecture du Loiret, son Préfet, qui suit le ministère qui suit les directives honteuses de Brice Hortefeux, Ministre de l'Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement solidaiarton188-6c5eb.jpgre ( Que de mots pompeux et grandiloquents pour cacher une politique indigne d'un pays qui se revendique des "Droits de l'Homme" ), lui-même astreint à un quota, ne le permettent pas .

Un nombre sur un papier, voilà ce que sont devenus Onour et ses parents.

Et pourtant derrière tout cela, il y a de l'humain, de la chair, du sang, de la vie, des rires mais aussi bien trop de larmes.

Alors pour qu'Onour et sa famille ne deviennent pas l'un de ces trop nombreux et horribles chiffres cabalistiques :

                       Venez Manifester NOMBREUX demain
                                  SAMEDI 29 mARS 2008 à 12H 
             devant la Mairie de quartier de l'Argonne place Mozart

                                LAISSEZ LES GRANDIR ICI !!!!

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Lundi 24 mars 2008

Reporters sans frontières et Article 19 demandent aux Comités Olympiques Européens de prendre à bras le corps la question des Droits de l’homme en Chine
 
Lors du comité exécutif des Comités Olympiques Européens (COE) du 20 février 2008, le président du Comité International Olympique, Jacques Rogge, est revenu sur la liberté d’expression des athlètes.

Selon un responsable du COE contacté par Reporters Sans Fontières, il a déclaré que la Charte Olympique devait être appliquée sans réserve, dans la mesure où elle interdit aux sportifs tout acte de propagande sur les sites olympiques.

Jacques Rogge a ajouté qu’il n’était pas question de restreindre la liberté de parole des athlètes en dehors de ces lieux.
Le CIO a par ailleurs envoyé un document à tous les comités olympiques nationaux pour leur rappeler ce principe et leur demander de consulter la direction de la communication en cas de conflit sur ce sujet.

A la veille d’une réunion des Comités Olympiques Européens, le 20 février 2008 à Lausanne, Reporters Sans Frontières et Article 19 ont adressé des courriers à tous les présidents des Comités Olympiques nationaux d’Europe et à Patrick Joseph Hickey, président des Comités Olympiques Européens.

"Ne sommes-nous pas en droit d’attendre de vos comités qu’ils s’engagent collectivement à n’inclure aucune restriction à la liberté de parole des athlètes européens qui se rendront à Pékin ? La Charte Olympique est suffisamment précise en la matière pour que les Comités Olympiques nationaux n’ajoutent pas de nouveaux interdits.

La tentative par la British Olympic Association de limiter le droit des athlètes à s’exprimer sur "tout sujet politique sensible" lors des JO de Pékin était une initiative regrettable.
Nous nous réjouissons d’ailleurs que le comité britannique ait, depuis, fait machine arrière. Nous saluons les initiatives de plusieurs Comités Olympiques Européens, notamment ceux de   Suède et de Norvège, qui ont sensibilisé leurs athlètes à la situation des Droits de l’Homme    en Chine", ont écrit les deux organisations.
......................
Dans leurs lettres, Reporters Sans Frontières et Article 19 ont souhaité que les comités affirment sans ambigüité que la liberté de parole n’est pas restreinte par l’article 51 (3) de la Charte Olympique qui interdit la propagande raciale, religieuse ou politique dans les sites olympiques. Les comités nationaux et tout autre membre du mouvement olympique ne doivent pas essayer de limiter la liberté d’expression des athlètes.

"Les athlètes ne doivent pas être privés du droit de répondre aux questions de la presse ou de faire des commentaires sur la situation des Droits de l’Homme en Chine ou dans tout autre pays, de peur que cela affecte leur carrière sportive.
En effet, l’article 51 (3) n’interdit pas aux athlètes de prendre position sur la question des Droits de l’homme".
......................
Reporters Sans Frontières et Article 19 ont demandé que "les Comités Olympiques Européens prennent à bras le corps la question des Droits de l’Homme en Chine populaire".
"Comme vous le savez, les autorités chinoises ont promis, à Moscou, en 2001, des améliorations dans le domaine des Droits de l’Homme et une "Liberté de la Presse totale".
Or, notre inquiétude est grande de voir le mouvement olympique incapable d’obtenir du gouvernement chinois qu’il respecte ses engagements".

"Sept ans plus tard, en effet, une centaine de journalistes, cyberdissidents et défenseurs de la liberté d’expression sont emprisonnés. Le dissident Hu Jia a été arrêté il y a quelques semaines seulement, pour s’être exprimé sur la situation des Droits de l’Homme avant les Jeux olympiques.
Vous savez comme nous qu’il n’est pas acceptable que des citoyens Chinois qui s’engagent pour plus de libertés soient condamnés à observer la plus grande fête du sport depuis leur
cellule".
"Le Comité International Olympique reste dramatiquement silencieux sur ces questions. Les Comités Olympiques européens doivent se comporter autrement et se faire les garants des valeurs humanistes contenues dans la Charte olympique.
Vos comités doivent ouvrir ce débat et prendre position avant août prochain.
Si rien n’est fait, les JO seront gâchés et entachés par la situation déplorable des libertés en Chine", ont ajouté les organisations à l’adresse des Comités Olympiques Européens.

"Empêcher les athlètes de parler des violations des Droits de l’Homme est contraire à leur liberté d’expression, et viole les principes de la Charte Olympique. Cela est aussi en  contradiction avec l’esprit des Jeux Olympiques et revient à soutenir les violations des Droits de l’Homme, notamment en Chine", a ajouté Article 19.

"Vous le savez, le gouvernement et le Parti communiste chinois attachent la plus grande importance à la réussite des Jeux Olympiques.
Aussi, Mesdames et Messieurs les présidents, il n’est pas trop tard pour obtenir des organisateurs de Pékin 2008 des libérations de prisonniers d’opinion et la levée de la
censure", ont conclu Reporters Sans Frontières et Article 19.

                                           _________


Cette info m'a été passée par BCT, que je remercie vivement.
Je voudrais y adjoindre une initiative d'Ariane Mnouchkine et du Collectif JO Chine 2008, que je trouve particulièrement intéressante.

Peut-être une goutte d'eau dans un océan d'indifférence gouvernementale .

Cependant, quand on se prétend le pays "Des Droits de l'Homme et du Citoyen", des devoirs nous incombent avant toute considération marchande .
Ou d'hypothétiques "juteux" contrats aussi incertains et aléatoires que la sincérité des autorités chinoises promettant en 2001 lors de l'obtention de l'organisation des jeux à Pékin  de faire progresser les Droits de l'Homme dans leur pays, ce qui en était la condition "Sine qua Non".

Dans le cas contraire, mes questions seront les suivantes  :

- Quel est le prix, en vies, d'une centrale nucléaire ?
- Combien d'infamies, de lâchetés, de reniements sommes-nous prêts à commettre au nom de papiers-monnaies, fussent-ils des euros, des dollars, ou toutes autres devises ou valeurs marchandes ?
- Le Mercantilisme forcené serait-il devenu notre nouveau " Dieu Sanguinaire ", au nom duquel nous n'allons pas hésiter à "sacrifier" en un holocauste monstrueux des êtres humains pour en revenir à des temps arriérés, primitifs et barbares ?

Pour en revenir à Ariane Mnouchkine ainsi qu'au Collectif JO Pékin 2008, voici ce qu'ils ont proposé sur France Info :
Ils demandent 
aux sportifs français ( et pourquoi pas aux sportifs du monde entier ?) de porter un autocollant sur leurs vêtements demandant à la Chine de respecter les Droits de l'Homme, que ce soit durant les JO de Pékin ou bien lors du déroulement d'autres compétitions nationales ou internationales.

De courts slogans seraient ainsi libellés selon les disciplines :

- Pour les coureurs, les joggeurs : "Je cours mais sans piétiner les droits de l'Homme ",
-
 Les lutteurs : " Je lutte mais sans écraser les droits de l'Homme "
-
 Les boxeurs : " Je boxe mais sans frapper les droits de l'Homme' "

et que ceux qui ne pratiquent aucun sport disent :20070518-JesseOwens-1--copie-1.jpg
" Je veux aimer la Chine mais sans renier les droits de l'Homme "
  ou bien
" Je veux bien aimer la Chine mais sans trahir le Tibet ".

Bien entendu, toutes autres idées de formules, expressions seraient les bienvenues.
La première compétition où les athlètes pourraient ainsi arborer ces autocollants serait le "Marathon de Paris".

Et nous aussi, bien entendu !

A méditer, car en quoi se souvient-on des JO de Munich en 1936 ? 

Sinon pour les 4 médailles d'or obtenues par l'athlète noir américain Jesse Owens , couronné de laurier et saluant le drapeau américain alors qu'Adolf Hitler, furieux préfère quitter les tribunes plutôt que d'avoir à serrer la main d'un sportif de couleur ?
article_poing_mexique.jpg
Ou encore, pourquoi se souvient-on des JO de Mexico ?
 
Sinon pour les poings levés gantés de noir et têtes baissées de Tommie Smith et John Carlos, lors de la remise de leurs médailles olympiques.

Ceci pendant l'hymne américain, afin de protester contre les discriminations dont étaient l'objet les noirs américains, tandis que Peter Norman, l'australien, second sur le podium arborait un badge de soutien à l'Olympic Project for Human Rights” (Projet Olympique pour les Droits de l’Homme)?

Une st
atue a été érigée pour commémorer leur geste à l'Université d'Etat de San José en Californie. A la place du numéro 2,  une plaque rend hommage au soutien de Peter Norman pour ses collègues athlètes, et invite le passant à prendre parti en prenant sa place et en devenant acteur de la statue .

Et nous quel sera notre place ?
Acteurs ou spectateurs de jeux du cirque où les perdants déjà désignés sont mis à mort sur l'autel du profit dans un assourdissant mais rentable(?) silence ?


350px-Tommiesmithjohncarlosstatue-copie-1.jpg
AJOUTS DE DERNIERES MINUTES :

- La cérémonie préliminaire aux JO vient d'avoir lieu à Olympie .
 Elle consiste en l'allumage de la flamme olympique qui ne doit plus s'éteindre et doit être portée par différents sportifs tout au long des 157 pays qu'elle devra parcourir avant que d'arriver à Pékin afin que la cérémonie officielle d'ouverture des JO de Pékin ait lieu .

C'est à cet instant que Robert Ménard ainsi que deux autres militants de Reporters Sans Frontières ont tenté de s'approcher de la tribune officielle en déroulant une banderole qui proclamait :
 "Boycottez le pays qui piétine les droits de l'Homme", tandis qu'un autre militant criait :
" Liberté, Liberté", derrière la tribune .

Dans le même temps des militants de la cause tibétaine en signe de protestation s'étaient allongés sur le sol sur le parcours des officiels au sortir de la cérémonie en criant des slogans hostiles ( on se demande bien pourquoi?) aux autorités chinoises.
Ils ont été aussitôt prestement et brutalement arrêtés.

A noter sur le parcours, la défection courageuse d'une sportive qui a refusé de faire le relais dans les conditions actuelles de non respect des Droits de l'Homme tant au Tibet qu'en Chine

Au même moment en Chine, la cérémonie judicieusement retransmise avec un léger retard a été amputée de ces manifestations de protestations tandis qu'un militant chinois qui avait osé diffuser une lettre ouverte sous le titre :
-« Nous voulons les droits de l'Homme, pas des jeux Olympiques », a été condamné à cinq années de prison .

La déclaration de Jacques Rogge, Président du Comité International Olympique  qui n'a sans doute honte de rien a été celle-ci :
- " Je pense que c'est toujours triste lorsqu'il y a des manifestations, mais elles étaient non-violentes et c'est la chose la plus importante" .
Crions lui tous la maxime présidentielle : " Casse-toi, mais alors casse-toi Pauvre C..."

Quant à notre Cher Président, il s'est enfin fendu d'un coup de téléphone à Hu Jintao pour demander
retenue et dialogue afin de résoudre le conflit.

Même que déjà il lui avait parlé des Droits de l'Homme lors de sa visite officielle en Chine à l'automne dernier.
Même qu'il n'y avait pas emmené sa secrétaire déléguée aux Droits de l'homme.
Même qu'il lui proposait aussi de lui confier son fils qui avait grand besoin d'autorité. (SIC)

Lui qui est pourtant si prompt à sortir son portable en toutes occasions a donc attendu aujourd'hui.
On peut se demander pourquoi.
J'ai comme la vague idée qu'un sondage de ce même jour favorable à une intervention présidentielle n'y est pas pour rien.
Cela ne lui coûte pas grand-chose, non ?

C'est pathétique, n'oublions pas la vérité, n'oublions pas
CECI, ni CELA  ! 

Et n'oubliez pas de signer la pétition de solidarité en faveur du peuple tibétain et de soutien au Dalaï-Lama en cliquant ICI :


Il y a actuellement un trafic massif sur le site - Nous nous excusons de la lenteur du formulaire de signature...

775,111 personnes (14h30)  ont signé la pétition dans les 5 derniers jours.
802,904 personnes à 19h30...
848,900  25/03/2008 09h00
975,645  26/03/2008 07H45
1,081,351 27/032008 09H05




                      Le Million de signatures atteint dans la journée ?

 

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Dimanche 23 mars 2008

 journee-femme.jpg
Pour vous, je ne sais pas.
Pour ma part, la journée du 08 mars s'est déroulée sans tambour, ni trompette.
Tout juste était-ce une veille de scrutins électoraux.
Et puis quoi ?

Symboliquement ce jour est dédié aux femmes : C'est " La journée internationale de la Femme" .

Comme
Astringues, que je vous invite à lire et à découvrir, je pense qu'il vaudrait mieux que les droits des femmes soient respectés 365 jours par an au lieu de "fêter" une journée bonne conscience.
Ceci afin de mieux se dédouaner de toutes les exactions, crimes, et discriminations en tout genre commis à leur encontre le reste de l'année, dans une indifférence quasi générale.
Tout juste de temps en temps cela fait-il la "Une" de pathétiques faits divers.

Si j'avais bien eu ce jour-là quelque vélléité à commettre un billet un brin sarcastique du style :
" Elle n'aime pas faire le ménage, la vaisselle et la cuisine, mais elle blogue ", titre-parodie d'une comédie d'Audiard, voulu volontairement futile et dérisoire pour l'occasion, j'ai vite abandonné au profit du silence.

Néanmoins si je me ravise aujourd'hui, c'est bien parce qu'il y a tout de même nécessité à mettre en avant le combat de femmes qui luttent pour la reconnaissance de leurs droits fondamentaux .

Et si j'utilise le terme de "combat", c'est à dessein .
Car les femmes dont je vais vous parler l'utilisent dans tous les sens du terme, au propre comme au figuré.
Sampat-Pal-Devi.jpg
Elle s'appelle Sampat Pal Devi.
Elle est indienne et habite la province la plus pauvre de l'état le plus démuni qui soit en Inde : l'Uttar Pradesh.
Elle a 47 ans, a été mariée de force dès l'âge de 9 ans et est mère de cinq enfants.

Sampat Pal Devi est la fondatrice d'un groupe de femmes surnommés les " Gulabis ", du nom de la couleur rose particulière de leurs saris qu'elles portent en signe de ralliement.
On les connaît aussi sous le nom de "Gang des Saris Roses" ou " Pink Gang" .

Elle est en passe de devenir une héroïne à la
Phoolan Devi .
Celle dont le Président Narayanan, premier Président Indien "dalit" (Intouchable) disait d'elle :

" Si on lui associe le nom de reine et de bandit à la fois, c'est que Phoolan Devi est devenue l'héroïne d'une population pauvre et opprimée à travers une rébellion sans précédent de la gente féminine indienne...
Sa vie était une histoire de rébellion et de défi réussis devant l'oppression et l'exploitation  " .

Toutefois, c'est dans la détermination et la révolte qu'elles se ressemblent .
L'action de Sampat Pal Devi ne conduit pas à la mort comme on pouvait le reprocher à Phoolan Devi, même si elle utilise une certaine forme de violence inédite pour les femmes indiennes .

Cependant je me dois de vous rappeler la situation de la Femme en Inde.

Naître Femme en Inde est encore et toujours une malédiction.
Les paroles de cette chanson populaire :
-" Pourquoi es-tu venue au monde, ma fille, quand c'est un garçon que je voulais ? Vas donc à la mer remplir ton seau : puisses-tu y tomber et t'y noyer", en donne la mesure. 

Les classes les plus aisées n'hésitent pas à recourir à l'avortement sélectif, privilégiant la naissance de garçons au détriment des filles.
Les classes les plus pauvres ont recours à une méthode plus passive mais tout aussi irrémédiable : le défaut de soins .
Ainsi la mortalité infantile est de 1,5 fois supérieur chez les petites filles, comparée à celle des garçons. 
Les infanticides de nouveaux-nés de sexe féminin sont aussi courant.

C'est ainsi d'un déficit de naissance de près de 100 millions de femmes dont l'Asie est victime, donnant au livre d'Amin Maalouf, "Le siècle après Béatrice"  un résonnement tout particulier.
Car bien entendu c'est en Inde et en Chine que les manques deviennent les plus criants.

Ainsi dans l'état de l'Uttar Pradesh le ratio hommes/femmes est de 846 femmes pour 1000 hommes, alors qu'au niveau international il est de 105 femmes pour 100 hommes.
Le taux d'alphabétisation, qui est un autre indicateur du soin donné aux femmes est de 25,9 pour les femmes contre 50,4 pour les hommes.

Il serait ainsi légitime de penser que le fait de devenir "rare" conférerait à la Femme une attention toute particulière qui la rendrait précieuse aux yeux de la société.
Mais pas du tout ! 

Le film du cinéaste indien Manish Jha Matrubhoomi, un monde sans femmes (2005) illustre parfaitement le(s) problème(s).

Humiliées, maltraitées, vendues, enlevées, violées, livrées à la prostitution, assassinées dans des crimes dit "d'honneur" être Femme est un fléau.
Et si en plus vous faites partie de la caste des intouchables, l'indignité est totale.

C'est le cas de Sampat Pal Devi.
Et de pratiquement toutes les femmes qui "militent" auprès d'elle.
Elles sont donc, vêtues d'un sari rose, mais aussi et surtout armées d'un long bâton traditionnel appellé "lathi" dont elles se servent pour faire respecter leurs Sampat-20Pal-20Devi-202.jpgdroits.

Et elles s'entrainent : Au combat, à la résistance.
 
 Ainsi si une femme est victime de violence domestique, d'abus sexuels et qu'elle veut déposer plainte,  elles l'accompagnent auprès de l'officier chargé de prendre la plainte.
Et si celui-ci fait mine de refuser de la recevoir, comme c'est souvent le cas, poids des traditions et corruption obligent, elles n'hésitent pas à le traîner hors du commissariat pour le rouer de coups jusqu'à ce qu'il s'éxécute.

Si un mari s'avise de violenter  sa femme, elles viennent en délégation lui infliger une correction.
De même pour les belles-mères maltraitantes.

Elles veillent aussi désormais à la répartition des denrées alimentaires attribuées gratuitement par le gouvernement pour venir en aide aux populations défavorisées.
Denrées détournées le plus souvent par des fonctionnaires corrompus et qui finissaient en vente sur les marchés locaux.

Et bien entendu, elles défendent la scolarisation des petites filles. 

Témoignage de Sampat Pal Devi :

" Personne ne vient à notre secours, ici. Les fonctionnaires et la police sont corrompus et hostiles aux pauvres. Aussi sommes-nous parfois obligées de faire respecter la loi par nous-mêmes. Nous sommes une bande de justicières, pas un gang... 

 
Nous avons empêché que les femmes soient violées et nous avons envoyé les filles à l’école. La violence contre des femmes et le viol sont très communs ici, aussi, nous essayons de les éduquer pour qu’elles connaissent leurs droits...

 Dans les cas de violence domestique, nous allons parler au mari pour lui expliquer qu’il a tort. S’il refuse d’écouter, nous faisons sortir la femme et alors nous le battons. Au besoin, nous le battons en public pour l’embarrasser.
Les hommes ont l’habitude de croire que les lois ne s’appliquent pas à eux, mais nous faisons le forcing pour que ça change totalement...
L’année dernière, après avoir reçu des plaintes parce qu’un magasin d’état ne donnait pas la nourriture qu’il était sensé distribuer gratuitement aux pauvres, le gang a commencé à surveiller le propriétaire et son fils.
Une nuit, on a vu deux camions chargés de grain sur le chemin du marché, où le propriétaire du magasin prévoyait de le vendre et d’empocher les bénéfices...
L
e Pink Gang a fait pression sur l’administration locale pour qu’elle saisisse le grain et s’est assuré ainsi que le grain soit correctement distribué."

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par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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