Mardi 27 mai 2008
C'est dans un grand éclat de rire que m'est venu ce titre d'article.

Une parodie hilarante en tête d'un seul coup.
Un vieux film de Serge Korber : " Un Idiot à Paris " mêlée d'une once de " La traviata ", pas l'opéra de Verdi, non, la BD d'Uderzo et son héroïne du même nom ainsi qu'un autre personnage non moins célèbre de BD d'Hergé cette fois, Le marquis di Gorgonzola, alias Rastapopoulos.

Et cette désopilante galéjade avait lieu non pas aux Halles de Paris, le temps a passé, mais à ses remplaçantes, les halles de Rungis, à quelques kilomètres de là.

Mais pourquoi " Un Idiot à Paris" ?
Ce petit film au dialogue ciselé par Audiard ne bénéficie pas d'un grand scénario.
La France non plus du coup.
Un idiot de village ne sachant que cultiver la terre et taper sur des bidons en guise de loisir n'a qu'un rêve : Monter à Paris.

Attention, j'ai dit Paris, pas Carla, je vous entends penser bande de vauriens.
Donc notre idiot, fini par être laché un jour où il se retrouve fin soûl par d'aimables plaisantins, camionneurs de leur état aux halles de Paris.
Sans vous faire tout le scénario, il y rencontre un grossiste fort en gueule, pupille de la nation comme lui ( ça vous forge de vraies amitiés, une vraie famille dixit Audiard ) et tombe amoureux d'une charmante personne surnommée " La Fleur ", péripatéticienne de son état.

La Traviata, quant à elle , femme frivole et fatale dans l'opéra de même nom, écrit par le compositeur italien Giuseppe Verdi est dans le synopsis de la BD d'Uderzo ,une actrice romaine, sosie en brun de Falbala amie d'enfance d'Astérix et Obélix.
Elle est chargée par Pompée de récupérer des armes vendues par un soldat aviné échouées  dans le village d'Astérix et Obélix. 

Et enfin le marquis Di Gorgonzola, Rastapopoulos, le combinard, le mafieux, voleur et magouilleur toujours à l'affût d'un mauvais coup, d'une combine juteuse pouvant lui rapporter gros.

Vous ayant à peu près situés les personnages, à vous de trouver les associations d'idées qui me sont venues ce matin .
Voici donc la bouffonnade à laquelle j'ai assistée en me réveillant, via le premier journal télévisé du matin :

Un Président, que la nature n'a pas généreusement doté en taille, arpente main dans la main,  avec "Carlita", son épouse la mal nommée, les couloirs de différents pavillons de Rungis : fromage, viande, fleurs...
Rappellons tout de même que le suffixe "ita" en l'occurence signifie petite, soit en clair " Petite Carla" .
Sachant qu'elle était par le passé mannequin, ce sobriquet mal venu est particulièrement risible dans la bouche de notre TGH ( Très Grand Homme, AOC La Pire Racaille ).

Autre détail mais qui interpelle, est-ce qu'après les ray-ban et la rolex, l'accessoire en passe de devenir indispensable au costume présidentiel est une poupée, certes au minois plus avenant que celui de son énergumène de mari, portant ceci-dit vraisemblablement les stygmates du botox et du scalpel ( conversations avec Kamizole ), souriant béatement aux foucades de sa moitié bondissante de Zébulon ? 

Donc ils arpentent, sinuent, battent le bitume des pavillons rungissois.
Et Nicolas avec grandiloquence, de s'extasier, de présenter à sa Chère et Tendre (?) par cette saillie dont la transcendance n'a d'égale que le ridicule consommé de la situation :
" Tu as vu Carla, c'est çà ! La France qui se lève tôt ! ".

Et notre couple d'errer entre le gorgonzola, "forts" des halles déchargeant carcasses bovines et ovines, marché aux fleurs, tandis que tous les poncifs les plus crétins y passent.

Des résultats du PSG, à ceux qui ne revendiquent rien tout en ayant la même vie difficile que les autres ( sous-entendus tous ces feignants qui ne foutent rien, manifestent, font la grève, bloquent les ports ou les routes....) , sans oublier la remarque cucu, beauf de chez beaufitude fleurant bon son Cécel ou son Nanard  :
" Ce matin, à 4 heures et quart, lorsqu'on est partis de la maison et quand Carla m'a dit; "Je viens avec toi ", c'était quand même une journée qui commençait bien!", l'affligeant spectacle donné en aubade toute une année à La France par celui qui a changé a...recommencé !

Il n'a pas pu s'en empêcher, c'était trop fort pour lui.
Il attendait depuis trop longtemps.
Et notre Nico national a craqué, Nico nous a fait son Sarko.
Et dire qu'il a changé ! 

A noter toutefois maints détours pour éviter soigneusement le pavillon de la marée.
Etait-elle si haute et houleuse que Nicolas ait eu peur d'être submergé par une vague en passe de ne plus être orpheline ?
Ou bien le fumet des poissons de la colère était-il trop capiteux, fantasque, décapant à défaut d'être décapitant ?
Toujours est-il que nous ne le serons jamais.

D'y être allé, son pied s'est bien gardé...

Suis-je mauvaise langue.

Il me semble juste d'admettre (cocorico ?) que Blanche-Neige et Pinocchio sont passés du pays de Disney et de ses dessins animés à la pochade de film des années 50.
Il est vrai que Zorro, Thierry La Fronde ont bercé l'enfance de notre Président.
Pour Goubi, je ne savais pas.

Mais qu'est-ce qu'il est intéressant notre Président...poï....poï...poï...

Est-ce que je vous raconte le coup des abribus qui ne sont pas détruits par ceux qui se lèvent tôt ?
Allez, à chaque jour suffit son rire sardonique.
Au prochain épisode, en vérité je vous le dis, : C'est reparti de plus Belle !
par Circé publié dans : caricature, information et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Lundi 26 mai 2008

" Quelle transition pour l’Algérie ? Démocratie ou Dictature ? "

avec Mohamed BENCHICOU, directeur du Matin journal indépendant , interdit depuis 3 ans en Algérie.

 

Mohamed a fait deux ans de prison et les ennuis avec la justice algérienne continue : le lendemain de la conférence, Mohamed doit se présenter mercredi 28 mai chez un juge d’instruction à Alger. Malgré cela Mohamed tient à respecter ses engagements avec l’ASLA et ses partenaires.

VENEZ LUI TEMOIGNER VOTRE SOLIDARITE

L’ASLA organise cette conférence avec les Amis du Monde Diplomatique et la Club de la Presse.

Nous ferons un hommage à Christian WEBER ami de l’Algérie et du peuple Algérien dans les moments difficiles, adhérent de longue date de l’ASLA.

L’ASLA organise son AG le samedi 7 juin 2008 à partir de 15h à la Maison des Associations à Orléans - 46 ter rue Sainte Catherine.

La dernière quinzaine algérienne (plus de 600 participants aux différentes manifestations du 28/04 au 13/05/08) a permis de dégager des pistes de réflexion et de travail, nous souhaitons en débattre avec vous.

Pour ceux qui ont l’intention d’adhérer à l’ASLA, il serait bon de le faire avant l’AG du 7 juin (par courrier ou lors de la conférence).

Merci de votre soutien.

par Circé publié dans : Liberté de la Presse et Politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Mercredi 21 mai 2008
Aujourd'hui je vais céder la place sur mon blog à un commentateur que vous connaissez tous, pour la plupart, ne serait-ce que parce que vous l'avez croisé au fil des articles et des annotations que vous avez bien voulu laisser.

Ce texte, il l'avait en préparation depuis de longues semaines.
Je lui avais proposé de l'adjoindre à l'un des miens, malheureusement toujours à l'état de genèse .
Cependant je pense qu'effectivement ce cas ( qui en représente tant d'autres ) est particulier, et finalement, je n'y aurais pas accolé le mien.

En quelques mots, voici ce que Michel dit en préambule :

"  J'insiste sur celui-ci (ce cas ) car pour moi, et je ne sais pas si cela apparait clairement, le fait que ce soit un homme "seul" est important.
On a souvent l'habitude de montrer des malades (il le sont tous), des mamans avec leurs
enfants et des écoliers studieux, tout ça pour faire pleurer dans les chaumières
(bien malgré nous d'ailleurs, vu le nombre de cas), mais un homme seul cela n'est pas très porteur...l'image toujours l'image !..."

                                                 ******

La France « Terre d’asile » ?


La Tchétchénie est un pays détruit. Les antagonismes sont irrémédiablement installés entre d’un côté les « Musulmans terroristes » et les Tchétchènes aux ordres de Moscou.


Pour faire court, une des raisons principales est la course à l’énergie et l’installation de voies d’approvisionnement durables et sous contrôle.
Des familles ont fui pendant les guerres et fuient encore un pays dévasté.
Aujourd’hui un Président fantoche, marionnette de Moscou, dit « reconstruire » ce pays.


La corruption est le moteur de cette reconstruction.
Il y a énormément de travail non rémunéré.
La seule rémunération est la peur et la torture dirigées essentiellement vers la population musulmane.


Des enfants, des femmes et des hommes se sont réfugiés en Europe et notamment en France.
Ils ont demandé l’asile. Cet asile leur est refusé.
Après les avoir acceptés sur le sol français la France leur demande de repartir dans le pays par lequel ils sont entrés en Europe ( ?!).
En l’occurrence la Pologne pour la grande majorité.


Règlement -CE- n°343/2003 du Conseil du 18 février 2003 établissant les critères et mécanismes de détermination de l’Etat membre responsable de l’examen d’une demande d’asile présentée dans l’un des Etats membres par un ressortissant d’un pays tiers - journal officiel n°1.050 du 25/02/2003 p.0001 - 0010


Extrait de ce Règlement appelé « Dublin II » (CE) n° 343/2003 du Conseil du 18 février 2003


Chapitre II - Article 3 - alinéa 2 :


« Par dérogation au paragraphe 1, chaque Etat membre peut examiner une demande d’asile qui lui est présentée par un ressortissant d’un pays tiers, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. Dans ce cas, cet Etat devient l’Etat membre responsable au sens du présent règlement et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. Le cas échéant, il en informe l’Etat membre antérieurement responsable, celui qui conduit une procédure de détermination de l’Etat membre responsable ou celui qui a été acquis aux fins de prise en charge ou de reprise en charge. »


Histoire d’un homme.


Mr Kassan ITAYEV . Il fait partie de ces réfugiés. Il était juriste en Tchétchénie, sorte d’huissier de justice. En danger de mort en Tchétchénie il part en Ossétie du nord, ennemis héréditaires des Tchétchènes.


Arrivé en Europe, par la Pologne, en septembre 2007, il choisit la France comme terre d’accueil car il y a de la famille. Il est admis dans le dispositif d’urgence mais très vite, en février, il reçoit une lettre lui demandant de se présenter à la préfecture afin de prévoir son retour en Pologne (règlement Dublin II rapporté ci-dessus).


La Pologne : Pays européen qui ne veut pas de ces réfugiés. Pour la plupart, la Pologne a refusé leur demande d’asile. Lorsqu’ils sont renvoyés d’un autre pays européen ils y risquent la prison. Ils peuvent être enfermés au moins pendant un mois sans possibilité d’imaginer un seul instant une reconstruction.


De plus ces camps ne sont pas sûrs. Des russes (FSB) s’infiltrent pour les enlever. Les Polonais, malheureusement comme beaucoup d’autres pays, ne les acceptent pas ce qui amène immanquablement son lot d’actes xénophobes trop bien connus. Les enfants en sont les premières victimes.


Depuis, quelques jours Mr ITAYEV a été sorti du dispositif d’urgence pour des raisons encore inconnues, pour moi, à ce jour. Début d’une courte vie d’errance.
La faim, le désespoir, il prend une pomme dans un magasin « Carrefour ». On croit revivre le « crime » de Jean Valjean tellement bien décrit dans les « Misérables de Victor Hugo ».


Arrêté, il est placé au local de rétention de Cercottes.


Mr Kassan ITAYEV est malade (Hépatite C, Claustrophobie, hypertension, calculs rénaux). Enfermé la nuit dans sa chambre il est obligé d’appeler pour pouvoir aller aux toilettes : gênant quand on a des problèmes rénaux.
La Gendarmerie, responsable de ce Centre, quant à son fonctionnement, a une attitude digne et respectueuse (dixit Mr ITAYEV).



Sa famille, une sœur, un neveu en France et une femme et deux enfants en Tchétchénie mais plus de nouvelles depuis de nombreux mois.
Durant ce court séjour au centre de Cercottes, après une demande de recours en référé, il « passe » devant le Juge des Libertés.


Enoncé des faits. « Métalliques » et « administratifs » par le représentant du Préfet, empreints d’humanisme par le Juge des Libertés.

Je ne retiendrai de cette audience que la colère rentrée de Mr Kassan ITAYEV qui criait en silence son désespoir. Dans cette expression désespérée j’ai entendu plusieurs fois « démocratie »…

Devant ce mur d’incompréhension, Mr Kassan ITAYEV en est venu à réclamer son retour immédiat vers la Pologne. Comble d’ironie, dans un ultime sursaut lassé, il a exprimé son respect des décisions judiciaires et des personnels de gendarmerie.
Enfin, perdant toutes défenses, il a décrit son état physique et son souhait de pourvoir boire souvent dans sa cellule, à Cercottes.

Le Juge des Libertés lui a demandé s’il voulait un médecin. Il a refusé dans ce qu’on peut appeler une attitude suicidaire, pensant que cela était inutile. Fier et respectueux, jusqu’au bout cet homme a été digne. Le Juge des Libertés a réussi à ce qu’il accepte la visite d’un médecin.


Au-delà des détails, il ressort de cette affaire que la France n’est plus une « terre d’asile ». Loin des considérations, des palabres, des lois et des décrets, des calculs électoraux, il reste que ce pays s’enfonce dans des crispations et des attitudes trop bien connues par le passé.


L’inflexibilité de l’administration n’est pas de mise et acceptable dans ces cas de réfugiés.

L’humanité avec laquelle ce type d’affaire doit être conduite devient sélective et innacceptable.

Je le redis nous parlons de réfugiés. Ils arrivent en France avec un rêve, avec l’idée qui en est véhiculée, et entretenue, par l’histoire de ce pays.

Mr Kassan ITAYEV, depuis que je le suis m’a plusieurs fois exprimé son souhait de se reconstruire et de vivre en paix. Nous sommes loin des clichés ressassés par les extrêmes et par ce gouvernement.

Mr Hortefeux (Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire) disait il n’y a pas très longtemps « qu’il fallait envoyer aux pays d’immigration des signaux forts », je crois, sans humour, qu’ils commencent à comprendre mais contrairement à ce que dit Mr Hortefeux la Tchétchénie n’est pas un pays d’immigration, c’est un pays détruit où ces personnes sont exploitées, rackettées, violées, torturées, parquées.

Mr Kassan ITAYEV, après un court séjour au centre de rétention de Mesnil Amelot, a été renvoyé en Pologne.

Nous avions eu quelques espoirs pendant son séjour dans le centre. Il aurait été admis à l’hôpital pour des examens car son état est très préoccupant. Pendant quelques jours les informations ont été contradictoires. Une fois il pouvait avoir l’autorisation de séjourner un an en France, une autre fois il devait repartir en Pologne.


En définitive il a été renvoyé.


En résumé, cette histoire est exemplaire mais malheureusement pas la seule et surtout pas la dernière.
Elle fait partie des drames, nombreux, différents, que tous nous rencontrons, nous entendons, nous lisons.
Elle fait partie de ces drames que tous nous dénonçons jour après jour. L’indignation face à ces drames commence à grandir. Elle ne touche plus seulement que les associations traditionnelles qui s’occupent des migrants ou les gens de gauche touchés, atteints dans leurs convictions.


Aujourd’hui l’indignation s’étend aux chrétiens et aux anonymes…
 

Aujourd’hui, il y a une dizaine de familles Tchétchènes avec une vingtaine d’enfants dans l’AgglO d’orléans. 


                                                                       Journal d'un Bénévole

 

 

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Mardi 20 mai 2008
Et oui, tout arrive, Sarkozy au Zénith ( non pas de sa gloire !) mais d'Orléans.
On aura vraiment tout vu, ou plutôt tout... et rien vu.
Selon le côté de la barrière où l'on se trouvait bien entendu.

Pour ma part, évidemment pas du bon pour zieuter l'objet de mon "ire" .
Mais je tenais à être là pour le lui dire .

Une amie ainsi que sa fille m'accompagnaient de concert.
Parties dès 10h15 à bicylette, nous avons eu quelques difficultés à rejoindre le point de RDV fixé.
Et oui, tous les accès jouxtant le Zénith étaient dejà bloqués par les CRS.
Chemin rebroussé, autre passage.
Nous arrivons à notre point de RDV, à vrai dire pas très judicieux.

Et nous constatons qu'il y a bien évidemment des CRS partout.
Devant nous, sur le côté...et puis des RG, l'hélicoptère qui n'arrête pas de tourner au dessus de nous, sachant qu'il y a aussi un autre point de ralliement vers Auchan et que par ailleurs les lycéens arrivent, via les voies du Tram ( celles du seigneur sont réservées paraît-il à un autre individu )...

Surprise, nous voyons arriver par le même chemin "ad pedibus" Allain Bougrain-Dubourg ainsi que Murielle Cheradame (adjointe au Maire d'Orléans, Serge Grouard, UMP ) et autres personnalités sur lesquelles je n'ai pas encore déposé de noms tout en les ayant déjà vues.
Bref, nous apprenons que c'est la SEMTAO qui les a ainsi fait "voyager" depuis la précédente station de tram, prétendant que celle du Zénith ne serait pas desservie.

De l'effervescence donc, de l'agacement, de l'énervement.
Beaucoup d'énergie déployée du côté des forces de l'ordre (?) pour nous empêcher de rejoindre le Zénith.
Pour moi une question s'impose tout de même :
- Le désordre étant occasionné par un seul fauteur de troubles, connus de tous, le citoyen  Sarkozy en personne, est-ce que niaisement ces grands nigauds ne se trompent pas de cible ?

Nous sommes ainsi "contenus" jusqu'à onze heures.
Nous ne pouvons passer que par groupes pour rejoindre l'arrêt de tram situé à côté du Zénith.
Pour ma part, j'ai suivi les premiers :  les lycéens .
Les syndicats et partis ne pourront nous rejoindre que 20 bonnes minutes plus tard.

Arrivée au Zénith, station du tram .
Pour l'occasion le parc relai-tram a été fermé aux automobilistes lambda. 
Et des barrières empêchent d'accéder plus avant tout quidam qu'il soit automobiliste, cycliste, piéton, funambule, ou cul de jatte...

Toujours l'hélicoptère qui tourne, pas d' oies perchées sur le toit du Zénith ( encore qu'il faisait beau finalement, ne serait-ce pas l'occasion de vérifier l'adage ?) mais des CRS jumelles en main.

Attente, slogans, chansons, occupation de la RN 20.
De Sarkozy point !
Il a fait son show à l'intérieur bien entendu, parlant développement durable, omettant volontairement sans doute de dire qu'il est arrivé via...un avion !

Ah, toujours le même et il y aura toujours pour lui loin de la coupe aux lèvres.
Faites ce je dis, ce que je vous somme de faire quitte à nous assommer d'ailleurs dans tous les sens du terme !
Nous ne l'aurons pas vu l'hurluberlu, turlututu chapeau pointu.
Peut-être aura-t-il entendu de loin les piaillements de la valetaille ?
Dans sa bulle personnelle, hermétique à tout ce qui n'est pas lui, y croyez-vous ?

 

 


Lycéens 20 mai 2008
envoyé par Circe45


Jonction lycéens et syndicats-partis Orléans 20 mai 2008
envoyé par Circe45

Je rajoute cette information que je n'avais pas au moment où j'ai publié cet article.
Comme à Melun, comme à Vienne, les forces de l'ordre en pions fort zélés et obéissants ont interdit aux jeunes communistes  de distribuer des tracts sous la menace d’être arrêtés et emmenés au commissariat " !

L'An II du menteur, manipulateur, grand sectateur du tout pour lui et rien pour les autres continue dans "ses oeuvres bienfaitrices ".
A quand un  " Nicolas, nous voilà..." forcené, imposé dans toutes les écoles de France et de Navarre ?
Des fois que...
par Circé publié dans : Lycéens, syndicats, partis de gauche communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Mardi 20 mai 2008

MAI 68 : la lutte continue ?
cycle de projections et de débats
du 27 mai au 12 juin au Cinéma Les Carmes (Orléans)

co-organisation Le Chiendent (lieu associatif et autogéré à Orléans) et le Cinéma Les Carmes (+ d’autres partenaires pour la soirée du 27)


Mardi 27 mai à 20h
LIBRES COURTS « Mai 68, pour mémoire ? »


http://www.lechiend ent.net/spip. php ?article347


programme de courts métrages :
SOCHAUX, 11 JUIN 1968 (Bruno Muel et le Collectif des cinéastes et travailleurs de Sochaux, 1970)
REVOLUTION (Pierre Clémenti, 1968)
LES PARADIS PERDUS (Hélier Cisterne, 2008 - prix Jean Vigo du court-métrage 2008)
L’AUBE (Pierre Merejkowsky, 2007)
WE ARE WINNING DON’T FORGET (Jean-Gabriel Périot, 2004)

 


suivi d’un débat avec Robi Morder (président du GERME, Groupe d’Etudes et de Recherche sur les Mouvements Etudiants) et Hélier Cisterne (cinéaste)


Soirée en partenariat avec Centre Images et la FNAC


Dimanche 8 juin à 16 h
REPRISE, film d’Hervé Le Roux


http://www.lechiend ent.net/spip. php ?article348


Le 10 juin 1968, des étudiants filment la reprise du travail aux usines Wonder de Saint-Ouen. Une jeune ouvrière dit qu’elle ne rentrera pas. Aujourd’hui, la recherche de cette femme prend le tour d’une enquête quasi obsessionnelle.
Grand Prix du Jury Festival de Belfort 1996 - Prix Georges et Ruta Sadoul 1996

 

 


Projection suivie d’une rencontre-collation dans l’espace Délicat’&Scène


Jeudi 12 juin à 20 h
MAI 68, LA BELLE OUVRAGE, film de Jean-Luc Magneron
"version longue" (1h52)


http://www.lechiend ent.net/spip. php ?article349


Un documentaire rare sur les événements de Mai 68 qu’agrémentent de nombreux témoignages poignants d’inconnus et de célébrités.

 


suivi d’un débat avec Jean-Pierre Duteuil (co-fondateur du Mouvement du 22 Mars)

par Circé publié dans : Culture, Photos, Histoire et Cinéma communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Lundi 19 mai 2008

Appel des usagers, professionnels de la santé, organismes et travailleurs sociaux opposés au sacrifice de la sécurité sociale sur l’autel du profit.


                                                        Signer l'appel 

Ensemble, pour une santé solidaire :
Appel des usagers, professionnels de la santé, organismes et travailleurs sociaux opposés au sacrifice de la sécurité sociale sur l’autel du profit.
 


Le Président de la République et le gouvernement nous martèlent que la sécurité sociale, c’est dépassé. Que ça ne fonctionne plus. Que le principe en lui-même est obsolète.

Ils nous affirment que ça coûte trop cher « à la société », que ce n’est plus possible, non, vraiment…

Ils nous expliquent que la solidarité est un obstacle au progrès. Que le service public c’est moins bien que le privé. Quitte à manipuler les arguments financiers, qui pourtant prouvent le contraire…

Ils nous préviennent que les changements – pudiquement baptisés « évolutions »- sont inéluctables, qu’il n’y a pas moyen de faire autrement.

Il y a une vérité dans leur discours : en effet, le système de santé français va mal. Et il pourrait aller mieux.

Beaucoup de « responsables » sont désignés d’un doigt accusateur. Les malades, d’abord, « consommateurs » de soins, qui « surconsommeraient » des soins pour la seule raisons que, quand on ne paye pas, ou pas cher, on gâche, et qu’il faut « responsabiliser » par une sanction financière : les franchises dites « médicales », qui ne sont pas plus médicales que franches.

Ces franchises qui, en opposant au principe de protection solidaire celui du « chacun pour soi » évacuent la question fondamentale du financement de la sécurité sociale. Financement actuellement assis sur la part salariale des revenus, qui a baissé ces dernières années au profit d’autres formes de revenus, du capital, non assujetties à la contribution sociale.

Ce n’est donc pas, comme on voudrait nous le faire croire, un problème insoluble de financement d’un système

Il s'agit avant tout d'habituer les patients à payer toujours plus, à les amener à désespérer du système d'assurance-maladie issu de la Résistance, dans lequel chacun, quelle que soit sa condition sociale, se voit garantir un égal accès aux soins, en cassant tout le système pour convaincre qu’il ne fonctionne plus. En le rendant exsangue pour prouver que l’Etat ne peut plus assurer cette mission de service public, en créant les conditions du chaos ou de la pénurie, il n’y aura plus d’autre choix que le privé.

Des médecins, des économistes de santé, des politiques, des syndicats, des associations de malades ont tiré le signal d’alarme.

Mais c’est une accélération des réformes qui est annoncée pour l’automne.


Les appellations positives de « réforme », « modernisation », pour « améliorer l’accès aux soins » sont l’habillage élégant de projets répondant à une seule logique : la diminution drastique de tous les moyens d’Etat pour la santé.

Après les déremboursements, remises en question du remboursement des affections de longue durée, « forfaits » sur les soins, « franchises », attribution de la CMU, etc… qui n’étaient que les amuse-gueule, le gouvernement nous concocte pour la rentrée le plat de résistance, dont la pièce maîtresse est le projet de « réforme » de l’hôpital.

Service public donc par nature dépensier et mal géré, l’hôpital a vu, en 2004, deux spécialistes, Philippe Douste-Blazy-et Xavier Bertrand, se pencher sur son cas, et lui administrer une potion miracle qui allait le remettre sur pieds pour 2008 : la T2A. Tarification à l’activité. LA solution.

On allait voir.

On a vu. Même les rapports des chambres régionales des comptes sont obligés de constater le lien direct de cause à effet entre T2A et déficit catastrophique des hôpitaux publics en 2008. Car on avait juste oublié une chose dans ce système qui voulait aligner les hôpitaux publics sur le privé : la prise en charge des malades les plus lourds, les plus fragiles, les plus dépendants… devenus, dans ce système, les moins « rentables ».

Au lieu de revoir les modalités de la T2A, le projet de réforme préconise la fermeture massive d’hôpitaux publics, pardon, leur « évolution » en services de gériatrie médicalisés. Et une forte réduction des personnels hospitaliers. Qui sont déjà en nombre insuffisant.

Ce qui est bien avec ce type d’arguments, c’est qu’on peut les décliner à l’infini. Certains ne s’en lassent pas.…

Au fil de ces mesures ridicules et obscènes, la notion même d'assurance-maladie solidaire est méthodiquement vidée de son sens, par ceux là même qui devraient la sauver, pendant que dans la coulisse les assureurs privés se frottent les mains.

En culpabilisant tout le monde, malades et médecins, hôpital et médecine de ville, en désignant un coupable après l’autre, pour que tout le monde se sente un peu « responsable » de la mort de la sécu, et puisse accuser l’autre pour se défausser, les fossoyeurs de la sécurité sociale se sentent à l’abri.

Plus pour longtemps.

Car les mensonges et les manipulations n’ont qu’un temps. Et les français, dans leur grande majorité, (plus de 70%) profondément attachés au système solidaire, commencent à se demander si on ne les prend pas un peu pour des imbéciles. Qu’ils ne sont pas.

Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les professionnels et les économistes de la santé qui dénoncent la politique gouvernementale de casse de la Sécu. Ce sont les usagers.

Des usagers qui, quels que soient leurs choix politiques, ne veulent pas d’une privatisation à l’américaine de notre système de santé, symbolisée par le discours du Directeur de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance-Maladie, Frédéric Van Roekeghem, ancien cadre des assurances privées, nommé à la tête de la Sécurité sociale par Jacques Chirac en 2004, qui se félicite ouvertement de l'effet-franchise et de la décélération des remboursements de Sécurité Sociale.

Tandis que, pendant ce temps, dans le monde réel de nombreux malades sont amenés à repousser certains soins ou à y renoncer

Des représentants d'associations d'usagers, Les travailleurs sociaux, les personnels des CPAM, les professionnels de la santé et du monde social alertent sur les retards de soins et sur l'augmentation des demandes d'aide auprès des fonds d'aide sociale des CPAM ou des mairies.

Les médecins généralistes constatent la diminution du nombre des consultations, le retard à certains accès aux soins, la complexité grandissante de certaines consultations trop tardives.

Des infirmiers et généralistes sont menacés de sanctions (financières bien sûr) s’ils pratiquent « trop systématiquement » le tiers-payant, seul moyen pour de nombreux patients d'accéder aux soins de ville en utilisant l'avance de frais

La casse de la protection sociale et de l’assurance maladie, du service public de la santé, de l’hôpital, avec pour seul recours le privé  n’est pas « la » seule solution.

Un système de santé solidaire, organisé, moins coûteux, articulant médecine de ville, notamment les médecins généralistes, et hôpital, médical, paramédical et médico-social, pour la prévention, l’éducation à la santé et un meilleur accès aux soins, pour tous, est possible. Des propositions concrètes, chiffrées, étayées, existent.

Il faut permettre aux usagers de décider de l’avenir de leur système de santé.

Nous sommes tous usagers, ou usagers potentiels. Nous sommes 60 millions. 

La Sécu nous appartient, nous ne la laisserons pas détruire!


Nous enjoignons tous ceux pour qui les mots « Sécurité sociale solidaire » ont un sens, celui de la justice et du progrès, à résister et se battre

Ensemble, Pour une Santé Solidaire !

Mouvement d'usagers, de professionnels de la santé, d'organismes et travailleurs sociaux

Parmi les 50 premiers signataires : Bruno-Pascal Chevalier, Dr Christian Lehmann, Cécile Moutte, Dr Catherine Durazzi Duréault, Dr Jean Doubovetzky (médecin, auteur), Dr. Frédéric Pain, Gaëlle Gaudron, Dr. Bernard Rechatin, Dr. Bernard Elghozi, Dr Didier Joseph ; Gisèle et David Nadaud, Dr Jacques Rouillier ; Dominique Péhau, Erik Taillandier (les malades solidaires) , Kristin Couillaul, Dr Pierre Névians, Dr Martine Devries, Murielle Gilard (Présidente de l'association Agir ensemble pour la  santé et l'aide sociale) ,Christian Cavalli (président de sidaventure) ; Jean-Michel Gognet, Julien Dray (député PS) ;  Loulou King-Veras (Pdt Délégué MNT Essonne)  Philippe chaperon, Ali Abdelhadi, Isabelle Sacchetti, Eric Gestin, Nathalie De Benedittis, Dr Mady Denantes, Dr Gilles Lazimi, Dr Guillemette Dufour, Thierry Bour ; Hélène Mouillac ; Yvan Lubraneski ; Dr Bernard Becel, Dr Pascal Bonnet, Jacky Blay ; Hubert Lasserre ; Cyril Hutin, Dr Yves Paubert, Dr Catherine Dormard, Marie Rallius ; Guy Abisou ; Michel Frémond ; Dr Jean Pierre Geeraert, François Pesty, Dr Renaud Cazalis,;  …
par Circé publié dans : franchise médicale, pétition, politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Lundi 19 mai 2008
C'est le titre de la chanson de Souad Massy qui accompagne la vidéo-photo de la manifestation de jeudi dernier.
Que je viens enfin de mettre en ligne.
Elle y parle des valeurs que lui a transmises son grand-père.
Devinez donc quelles sont celles que m'ont léguées les miens de grands parents ?

par Circé publié dans : Lycéens, syndicats, partis de gauche communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Dimanche 18 mai 2008

Or donc, oyez, oyez, Braves Gens...
Il vous le redit, et le réaffirme haut et fort, notre Très Grand Homme (AOC la Pire Racaille), aurait changé.

On se souvient tous de cette fameuse rengaine serinée à l'envi " J'ai changé " telle une psalmodie incantatoire, par le candidat Sarkozy aux approches des élections présidentielles.
Nous connaissons tous le résultat de cette élection ainsi que la réalité du Vocero qu'il nous a administré !
Petite piqûre de rappel pour ceux qui auraient la mémoire chancelante en cliquant ICI.

Deux mois se sont écoulés depuis les élections municipales et cantonales.
Malgré les conséquences désastreuses pour la légitimité politique de sa majorité présidentielle, notre Don Giovanni bien que Chanoine de Latran de Président, est toujours là.

Nombre d'entre nous lui arrangerait bien une entrevue avec Le Commandeur, quitte à fouiller dans les moindres recoins d'opéras, fables ou légendes pour le trouver, histoire d'en être définitivement débarrassé .
Toutefois, il semblerait que Dame Fortune ne boude pas que notre pouvoir d'achat.
Merdum...

Mais revenons à nos oignons .
L'effeuillage risque d'en être encore plus rude, en cette deuxième année où notre TGH aurait revêtu " l'Habit présidentiel, autant que la Fonction ".
Enfin, dixit des commentateurs patentés bien que mal avisés avant que d'oser malintentionnés pour ne pas dire inféodés ...

Mais bref, il aurait de nouveau changé.
Tout d'abord ces fameuses tenue vestimentaire et fonction présidentielle.
Ah Bon ? Avant c'était quoi ?
Un déguisement tout droit sorti des séries Z américaines ?
Entre "Starsky et Hustch",  "Chips" mâtiné de "JR", je crois que ma grand-mère en téléspectatrice informée aurait regardé d'un air dégouté ce détestable remake au goût d'infâme goulash gloubi goulbesque .

Adonc la tenue...
Je ne vois pas grande différence pour ma part.
L'habit ne faisant pas le moine, c'est bien toujours le même équarrisseur en chef de la France qui est en fonction.
Ni plus, ni moins.
Idem pour la Fonction.

                                                 *******

Lendemain d'élections, lundi 17 mars 2008 :
Obsèques nationales de notre dernier poilu qui a rendu l'âme.

Que Lazare Ponticelli ait été un pacifiste convaincu condamnant avec force et éloquence toute forme de violence, se refusant par ailleurs aux honneurs de la Nation, lui simple soldat n'ayant pas choisi de faire la guerre, mais l'ayant subi, importe peu à notre TGH.
Qu'il ait été de plus, un petit immigré italien fuyant la misère de son pays, ne parlant en outre pas un seul mot de français à son arrivée sur notre  territoire national, itou.

Notre TGH a besoin d'un symbôle fort pour redorer son blason terni ?
Il se sert sans vergogne de tout, même du décès d'un homme quitte à en être paradoxal, mais ce n'est pas ce simple problème d'intendance qui peut l'arrêter.

Car Nicolas Sarkozy n'en est pas à une contradiction près .
Mise en place sous sa gouvernance d'un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire.
Rien que cela !

Mais je crois qu'en la matière, François Léotard en parle mieux que moi :

" Voudrait-on dire aux Français, à travers ce titre, non pas ce qu'ils sont mais ce qu'ils devraient être ?
Aurait-on oublié que ce sont les peuples eux-mêmes qui forgent leur identité à partir des diverses migrations qu'ils ont eu à connaître ?
 Faut-il substituer à l'enseignement de l'histoire ( dont je le rappelle, un ministère en a la charge ) un concept identitaire livré à la peur comme une sorte d'otage ?
Concept sans doute le plus flou qui soit, le plus chargé de fantasmes, de réécriture et d'impasses diverses.
Aller dans ce sens c'est ouvrir la voie à toutes "les puretés nationales" dont on sait le mal qu'elles ont pu faire au siècle dernier. "

Petit aparté pour vous conseiller la lecture de son dernier livre " ça va mal finir ".
Bien entendu, le sujet ne pouvait que me réjouir puisque ma cible favorite est, à raison, éreintée .
L'érudition de François Léotard, son écriture incisive, son ton volontairement caustique n'épargnant rien ni personne sont un véritable ravissement.
Soulignant d'une lumière crue et cruelle,  le désert culturel dans lequel baigne notre TGH.

Pour en revenir à Lazare Ponticelli, nul doute qu'il n'aurait jamais été accueilli sur notre territoire avec une telle politique.
Qu'il n'aurait jamais pu prendre les armes non plus pour défendre La France, pays qu'il a fait sien comme d'innombrables autres "sans nom",  que la république française a pudiquement oublié durant des décennies.
Et notre TGH n'aurait pas pu faire son indispensable "come-back " à son grand guignolesque cinéma médiatique.


Mardi 18 mars 2008 :

Grande Pasquinade au plateau Des Glières.
Utilisant désormais un pélerinage annoncé comme annuel, notre TGH a réitéré son détournement d'un autre symbole.
Celui de la Résistance, ceci afin de faire un discours de politique générale, en ne changeant surtout pas d'un iota son orientation : dépeçons, dépeçons....

En 2007 , Walter Bassan, ancien résistant et rescapé de Dachau, dénonçait « l’usurpation » d’un symbole par le candidat qui « tourne le dos au programme de la résistance ».
Petite vidéo de rappel :


Glières : le 13 mai 2007
envoyé par deprocheenproche

A-t-il donc besoin de tant de d'allégories, d'incarnation ce "pauvre" petit gosse de riches bourgeois, atteint dans sa fierté et son égo démesuré, pour avoir été juste un peu moins nanti que ses voisins de palier de Neuilly sur Seine ?
Freud, Lacan, comme vous auriez aimé étudier sa Psyché à celui-là .
Et combien cela aurait allégé notre fardeau, tout en faisant oeuvre de salubrité publique.

Mercredi 19 mars 2008 :

Curieusement rien !
Pourtant le 19 mars 1962...
Pas de commémoration ? Rien ? Non ?
Mémoire sélective quand tu nous tiens :19 mars 1962 : Fin de la guerre d'Algérie, benoitement qualifiée "d'événements d'Algérie" dans mon enfance .

Mais comment lui aurait-il été possible de faire acte de mémoire lui qui en 2005, lors de la polémique sur l'article 4 de la loi du 23 février rappelant « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord » naviguait en eaux troubles, flattant les nostalgiques de la colonisation tout en lénifiant, pontifiant dans les médias algériens.
L'art de ménager la chèvre et le chou en quelque sorte afin de mieux les dévorer plus tard.

A ce propos je vous mets en lien l'article de Georges Manceron, Journaliste et Historien, spécialiste du colonialisme français, ainsi que rédacteur en chef de la revue "Hommes et libertés" de la Ligue des Droits de l'Homme dont il est le vice-président.

Pour en revenir à cet article 4, il a été purement et simplement supprimé par Jacques Chirac.
Cependant, concernant la date anniversaire du 19 mars 1962, ce n'est là que petite bassesse et turpitude intellectuelle dont le sieur Sarkozy a le secret.
Une revanche personnelle, lui qui refuse tout net la notion de " Repentance " vis à vis de l'Algérie, ou toute autre colonie d'ailleurs.

Pour ne pas en rester là, et comme il aime faire feu de tout bois :
- Vélléité de rendre obligatoire l'enseignement de la mémoire d'un enfant juif mort pendant la Shoah à chaque enfant de classe de CM2, ça, il sait faire aussi !
Echec de sa tentative toutefois.
- Mais renouvellement de l'opération avec l'enseignement de l'esclavage .
Peu lui chaut que cela existe déjà, notre TGH a encore sévi dans sa batterie de détestable pitrerie médiatique.

Est-il nécessaire de rappeler ici des deux premiers articles de la Loi Taubira ?
Du nom de Christiane Taubira, députée de Guyane à qui l'on doit ce texte de loi ?
Je ne sais, mais je reproduis :
 
Article 1er - La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité.



Article 2 - Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l'esclavage sera encouragée et favorisée.

Alors, curiosité, aberration ou stupidité ?
Raymond Devos nous manque, lui qui aurait fait un sketch désopilant sur cet autre paradoxe de vouloir encore une fois se mêler de l'enseignement de l'histoire,de l'esclavage en particulier,  tout en utilisant des "nègres" pour écrire ses discours.
Que ce soit en outre des "nègres-blancs" lui auraient donné l'occasion d'en faire rire encore plus fort.

Dans la même veine, que dire de la platitude, la fadeur, l'inconsistance de sa déclaration lors des obsèques nationales d'Aimé Césaire le 20 avril dernier.
Suant à grosses gouttes dans son " costume présidentiel " ( lui avait-on dit que le temps en Martinique était différent de celui de la Métropole ?) il a débité un florilège d'inepties, de clichés tous plus insipides et médiocres les uns que les autres.

N'y a-t-il eu aucun conseiller pour lui souffler qu'il aurait été de bon ton de citer au moins une phrase d'un poème de l'auteur ?

Bon, c'est vrai que lui faire rattraper 53 ans d'inculture chronique, c'était en somme, mission impossible.
Mais tout de même, 8 heures d'avion auraient pu être mises à profit pour lui faire apprendre son chapelet de banalités .
Au moins, il nous aurait éviter le spectacle affligeant d'un Président incapable d'aligner trois mots sans consulter son indispensable guide-âne !
Encore une fois pour nous infliger un tissu de lieux communs.

Et que dire des obsèques de Germaine Tillion ?
S'il avait pu en faire l'impasse, sans autre forme de procès il l'aurait fait.
Entendre dire, entre autres choses, lors de la cérémonie religieuse l'intention de prière universelle concernant l'accueil des étrangers par Marie Fillet, compagne de déportation de Germaine Tillion n'a pas été sans doute le moindre de ses calvaires :

"
Donne-nous de savoir vraiment accueillir les étrangers.

Que mutuellement nous sachions, nous et eux, nous regarder en égaux.
Ils ne sont pas indésirables.
Nous ne leur sommes pas supérieurs.

Donne-nous de respecter nos différences de culture, de choix politiques et de traditions religieuses.
Germaine, tout au long de sa vie, a su si bien le faire dans ses écrits, ses paroles et ses gestes les plus concrets...

Que la France soit pleinement la patrie des droits de l’homme.
Que la parole du demandeur d’asile ne soit pas systématiquement mise en doute.
Guide nos dirigeants :l’ étranger n’est pas uniquement l’instrument de notre enrichissement, mais un être humain qui espère."


Deux mois se sont écoulés depuis les élections.
Il me faudra à minima encore un épisode pour dire, écrire tout le bien que je pense de Nicolas Sarkozy, Président de tous les français...pour lequel je n'ai PAS voté.

                                                                                                       .../...


par Circé publié dans : Dialectique et Politique UMP, Sarkozy communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Vendredi 16 mai 2008
Trop souvent pour certains, les actions des Lycéens (grèves, occupations des locaux, barrages...) les font passer pour d'aimables glandeurs qui se tournent les pouces en profitant de pseudos journées de grève pour faire les cours buissonniers.

Pour faire taire tous les mauvais esprits dont l'un n'hésite pas à titrer " Lycéen, passe ton bac d'abord et ferme ta gueule" (sic), aux commentaires tout aussi élogieux dans le genre ras des pâquerettes, d'articles sur les blogs de LibéOrléans, de La Rep ou d'autres( liste non exhaustive...), voici une petite vidéo, brève en temps d'écoute, mais qui laisse augurer beaucoup plus de citoyenneté de leur part que de celles de pseudos censeurs, aux idées aussi courtes en réflexion que leurs écrits.

Quant à l'intervention de la jeune fille en deuxième partie, je propose à tous les parents de ne pas laisser seuls leurs enfants recevoir comme il se doit notre Président de La République et d'ainsi lui exprimer de concert, tout le bien que l'on pense de lui.

Nous verrons et entendrons ce qu'il nous répondra, un nouveau :
- " Cassez-vous Pauvres Cons..." ?

Comme l'a aimablement rappellé Kamizole dans l'un de ses billets mémorables :
" C'est celui qui le dit qui y est ! "
par Circé publié dans : Dialectique et Politique UMP, Sarkozy communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Jeudi 15 mai 2008
par Circé publié dans : Lycéens, syndicats, partis de gauche communauté : blogsLOIRETcitoyens
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