Mardi 22 janvier 2008
J'aurais aimé intitulé ce billet :
" Secrets de Polichinelle ou avoir un Polichinelle dans le tiroir !" .
Je ne dirai pas que je n'ai pas osé puisque cette phrase est désormais en introduction à défaut d'être en sous-titre.

Je me rends néanmoins compte des connotations provocatrices, péjoratives et humiliantes qu'elle suggère.
Et c'est cependant à dessein que je fais cette entrée en matière.

C'est un article du blog de Pascal Martineau (ICI) qui m'a alerté.
Il y traitait d'une position idéologique prise par l'évêque d'Orléans, Mgr André Fort dans un article de la République du Centre .
J' y apprends ainsi que celui-ci soutient " La Marche pour la Vie ", organisée par le collectif "30 ans ça suffit" et qui a pour but de faire abroger la loi Veil du 15 janvier 1975 légalisant l'avortement .
Pire même, s'il n'avait pas été pris par d'autres obligations, il y aurait participé.

Sachant que cette manifestation a été, entre autre, conduite par Bruno Gollnisch, "éminent" membre du FN, je me demande bien dans quelle galère notre évêque est allé se fourvoyer.
Mais s'est-il réellement fourvoyé ?

Car le même jour j'assiste à une émission où Mme Simone Veil présente son livre intitulé "Une Vie".
Elle y parle entre autre de cette loi ainsi que des avanies, affronts, humiliations, attaques toutes plus abjectes et révoltantes les unes que les autres dont elle a fait l'objet en présentant et en défendant cette loi, en 1975, à l'assemblée nationale.

Sachant de surcroît que les attaques les plus odieuses sont venues des membres même de son parti politique, cela donne à penser du combat qu'elle a dû mener.
Elle expliquait aussi, par ailleurs, que depuis quelques mois, l'activisme forcené de certains reprenait et qu'elle recommençait à recevoir des lettres immondes et infâmes.

Pour ma part, il est clair que l'intégrisme catholique, l'obscurantisme même est de retour.
Et qu'il flirte allègrement avec des mouvements d'extrême-droite .
L'attitude de Nicolas Sarkozy en matière de religion est par ailleurs plus que problèmatique.
Elle sent la remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise (les religions) et de l'Etat, sans jamais dire son nom.

Comment s'étonner en ce cas de voir de telles manifestations alors que la loi de 1905, garantit toujours, n'étant nullement abrogée, une non-ingérence de l'Eglise dans les affaires de l'Etat.
C'est pourquoi les déclarations de Mgr André Fort sont tout à fait illégitimes.
Il se doit à une stricte neutralité quant au contenu de la loi Veil, même si intellectuellement il n'y souscrit pas.

Qu'au sein de son église, il s'exprime ainsi devant son auditoire de fidèles, ne me dérange nullement. C'est " une", "sa" position  de Pasteur .
Mais s'exprimer sur un sujet aussi grave, dans la société civile et laïque au nom de principes religieux et en tant que représentant d'un culte me révulse.

Remettre en cause la légitimité d'une loi qui a évité bien des drames, bien des morts et mortes, n'en déplaise à tous ceux qui préférent nier le problème, est proprement choquant.

Ainsi donc, selon ces zélés sectateurs de la pensée unique et moralisatrice, il faudrait abroger la loi Veil au nom de la Vie à tout prix.
Que dans le même temps les mêmes soient, pour la plupart du temps, adeptes de la peine de mort, voilà un grand paradoxe qui ne les gêne pas le moins du monde et qui ne laisse pas de me surprendre.

Mais passons, revenons à nos moutons unis derrière leur Pasteur qui voudraient faire revenir en arrière une loi plus que nécessaire, éminemment juste, loin de toutes les hypocrisies monstrueuses d'une société rétrograde.

" Mais c'est tellement vrai qu'auparavant les choses étaient beaucoup mieux !
Pensez donc, pas d'avortement, comme du temps du Maréchal où le travail, la famille et la patrie étaient de vraies valeurs...
Gare à celles et à ceux qui osaient aider des femmes à avorter !
Le cou sur le billot, elles/ils finissaient à la guillotine !
Ce pays n'a plus de morale, il faut redonner de vraies valeurs à la France...
Que de bons petits français envers et contre toutes et tous, issus des flancs de celles à qui ce rôle a été dévolu de tout temps viennent grossir et abreuver les sillons de notre sol sacré de la patrie! "

Et je ne verse pas dans la caricature mais dans l'ignominie de la pensée insidieuse et pernicieuse qui ressurgit chaque jour.
Ah ça oui, qu'il était beau ce temps où les filles de ferme, les domestiques se faisaient engrosser par leur maître pour finir par être mise à la porte !
Ces dévergondées avaient détourné du droit chemin leur despotique employeur et avaient de plus l'audace de ne pas avoir pris leurs précautions.
Ce n'était donc que justice !

Et que c'était charmant toutes ces jeunes femmes qui gardant leur enfant se faisaient montrer du doigt, moquer et tenir à l'écart de la société parce qu'elles avaient "fauté".
L'enfant, le petit bâtard et la mère, la putain, la catin, humiliés, avilis, rabaissés...
Et l'emploi qu'elles ne trouvaient bien évidemment pas .
Surtout, ne pas faire entrer un fruit pourri dans la maison, ni un ver dans la pomme...
La contagion vous comprenez....

Certaines, sans doute plus fortunées que d'autres trouvaient refuge dans quelques couvents jusqu'à la délivrance de cette chair qu'elles abandonnaient pour ensuite se refaire une virginité dans le grand monde taisant leur terrible secret.

Enfant trouvé, perdu, abandonné, mort-né ou aidé à ne pas trouver son premier souffle.
Et puis aussi l'abandon obligé...Pas de ça dans notre famille, Ma Fille...
Tu jettes la honte et l'opprobre sur tous les tiens. Mais as-tu seulement pensé à nous ?

Et puis la cohorte des miséreuses, de celles qui ont déjà bien du mal à nourrir leur famille ou de celles qui refusent tout simplement et qui choisissent de ne pas mettre au monde.
Qui avortent, coûte que coûte dans n'importe quelles conditions, quitte à en mourir mais qui s'opposeront avec la dernière énergie à l'idée même de devenir mère ou une nouvelle fois mère.

Je fais du misérabilisme ?
Ceci est d'un autre âge ?
Croyez-vous ? Pensez-vous que notre société soit plus tendre avec les enfants ?
Ceux dont on devrait détecter les gênes de la violence dès l'âge de trois ans ?
Ceux que l'on fiche dans les cantines, dans les fichiers-base école ?
Ceux dont la mère est seule, au chômage, à temps partiel imposé mais qui vit au seuil de pauvreté, se levant pourtant tôt chaque matin mais désignée comme une moins que rien.

Ces femmes, vous savez celles qui n'ont aucune autorité sur leurs enfants.
Mais est-ce anormal puisqu'elles ne sont même pas capables de vivre dans les liens sacrés du mariage avec le père de leur(s) enfant(s) ?

Et puis, tant pis si l'enfant qu'elle porte est anormal et survivra dans de grandes douleurs.
Qu'importe si elle a été violée ou victime d'un inceste, qu'importe si elle est très/trop jeune pour avoir un enfant, qu'importe si c'est un oubli fatal qui va grever toute sa vie, qu'importe si c'est un échec de contraception et que les conditions psychologiques et sociales ne soient pas réunies pour accueillir un enfant, embryon d'enfant surtout pas désiré...

Qu'importe si ce qui devrait apporter Joie et Bonheur n'apporte que Chagrin et Malheur...

Les Biens-Pensants, seront passés par là...
" L'Enfer est pavé de bonnes intentions " dit l'adage.
Le problème véritable est que ceux qui vous y ont placé en Enfer n'y vivent pas .

Je suis Femme, Mère, Grand-Mère.
J'ai entre-autre trois filles et trois petites-filles.
J'espère de tout mon coeur qu'elles ne seront jamais confrontées au douloureux choix de l'avortement.
Cependant si cela devait un jour se produire, que cela soit fait dans le cadre légal et médical de la loi Veil.

J'en appelle donc à toutes les femmes, tous les hommes qui sont prêts à apporter leur(s) témoignage(s), pour ne pas revenir à l'âge des faiseuses d'ange, des aiguilles à tricoter ou autres tiges de bois, tout comme je vais le faire dans mes prochains billets.
Le corps d'une femme n'appartient à personne d'autre qu'elle-même.
Toute décision qu'elle est amenée à prendre, en conscience lui appartient et lui appartiendra toujours.

C'est le sens de ce billet et des prochains.
par Circé publié dans : Loi Veil, Planning Familial, IVG. communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Mardi 22 janvier 2008
Jusqu'où irons-nous dans l'indécence et la bêtise ?
REUTER .


Le préfet oblige un avocat malien inscrit à Aix depuis 28 ans à quitter le territoire.
Me Abdoulaye Coulibaly, avocat à Aix, vit en France depuis 1962, date à laquelle il s'est inscrit en droit. Il a passé sa carrière à plaider la régularisation de centaines d'étrangers. C'est à son tour d'être menacé d'une expulsion. Le préfet des Bouches-du-Rhône a adressé, le 1er octobre, à Me Abdoulaye Coulibaly, un avocat inscrit au barreau d'Aix-en-Provence depuis vingt-huit ans, un arrêté de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai d'un mois.

Un territoire sur lequel cet avocat malien vit, sans anicroches, depuis...1962, date à laquelle il s'était inscrit à la faculté de droit d'Aix-en-Provence.
A cette époque-là, il avait 25 ans et la carte de séjour n'avait pas encore été instaurée. Pour Jean-François Leca, bâtonnier d'Aix, "on marche sur la tête.
Mon confrère exerce depuis trente ans, on le voit plaider ses dossiers tous les jours.
A croire qu'à la préfecture, il faut faire du chiffre.
Plus personne n'est à l'abri".

Le chef de file des avocats aixois compte bien que, lundi, à l'audience sur le recours déposé contre la décision préfectorale, "les juges administratifs feront preuve de plus de bon sens que le préfet".
L'administration estime qu'Abdoulaye Coulibaly ne "justifie pas de sa présence en France pour chaque année depuis dix ans".
En dépit des attestations de tous ses bâtonniers depuis 1980, en dépit du bail de son cabinet renouvelé depuis dix-neuf ans.
"Sans incidence", tranche le préfet qui réclame des factures, des quittances...
"Je comprends l'émotion, dit la chef du bureau des étrangers à la préfecture, mais on n'a qu'une règle et on l'applique à tous de la même façon".
Me Coulibaly, père d'un enfant français âgé de 21 ans, n'avait jusqu'alors rien rencontré
d'autres que des contrariétés, jamais une telle rudesse administrative.
En 1974, lorsqu'était sortie la première loi sur le séjour des étrangers, l'administration lui avait rétorqué: "Ça ne vous concerne pas".
En 1989, lorsque la préfecture s'était intéressé à sa situation, sa demande de naturalisation suffisait à légaliser sa présence . Durant ces quarante-cinq années de vie en France, son passeport malien - renouvelé en France dans les répresentations diplomatiques- et sa carte professionnelle ont toujours suffi.
L'avocat oscille entre rire et pleurs.
Cette procédure le terrasse.
"C'est ubuesque mais, en même temps, je n'arrive plus à travailler.
C'est une humiliation, une meurtrissure".
Bien sûr, il s'est rendu au Mali, voir sa famille et même plaider des dossiers, mais "c'est en France qu'il a construit sa vie professionnelle et privée", observe Me Claudie Hubert, son avocate qui ne décolère pas.

C'est toute la profession d'avocat qui a décidé de faire bloc derrière son confrère.
Le Syndicat des Avocats de France et le Conseil national des barreaux interviendront lundi à l'audience.
Luc Leroux
par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Lundi 21 janvier 2008

Catherine Albanel, grande ministre de la culture s'il en est, a présenté ce matin ses voeux à la presse. 
Elle en a profité pour annoncer un projet de loi qui instaurerait une taxe de deux euros par nuit d'hôtel de luxe, ceci afin de financer la restauration des monuments historiques.

Elle précise par ailleurs que deux euros sur un tarif de 180 euros par nuit ne serait pas un gros investissement supplémentaire et qu'enfin cette taxe ne serait appliquée qu'à partir du 4 étoiles.
Seulement voilà, cette mesure ne fait absolument pas l'unanimité, surtout au sein de la majorité UMP.
Car comme nous le savons tous "Qui peut le plus, peut le moins" n'est-ce pas !

Pour ma part, ayant aujourd'hui le tempérament taquin et titilleur, je me suis permise de téléphoner à un grand hôtel parisien pour me renseigner sur les tarifs pratiqués .
Car bien évidemment je n'ai pas la divine habitude de fréquenter ce genre d'endroits, réservé à cette "caste d'êtres supérieurs", qui dépensent sans compter mais sont bien chiches lorsqu'il s'agit de rémunérer leurs employés.

Mais bref, passons...Ce que je subodorais s'avère exact, une nuitée dans ce grand hôtel parisien de la rue Scribe démarre à 405 euros petit déjeuner compris pour finir à 530 euros toujours petit déjeuner compris.

Alors de deux choses l'une :
- Soit Mme Albanel ne fréquente pas ce genre d'hôtel ce qui me semble improbable,
- Soit si elle le fréquente, ce n'est pas elle qui paie la facture .
Mais qui au fait ? Nous, les contribuables ou elle ?

Mais, suis-je bête, c'est une question que les gens bien élevés ne poseraient pas...
Nous n'avons décidément pas les mêmes valeurs !

A mon avis, en matière d'hôtel de luxe, elle devrait demander conseil à notre Président qui lui refilerait en lousdée vite fait, bien fait (?) quelques tuyaux :
* 800 euros la nuit au Novotel Pékin, sans doute le même tarif en Egypte, alors 5 ou 6 nuits d'affilée sans oublier la Jordanie etc...etc...

Mais au fait, pourquoi les députés UMP sont contre ?
Auraient-ils peur que ce ne soit que Nicolas Sarkozy, fervent sectateur et adorateur du luxe (devant "l'Eternel" ?), qui finance à lui seul ce projet ?

Et bien ! Pour une fois qu'il contribuerait à la Culture ...
C'est vraiment pas de chance !
 

PS : Au fait si vous appelez ce grand hôtel, le numéro d'appel du service réservation est gratuit...
C'est comme pour les cartes bancaires et autres services, plus vous avez les moyens, moins vous payez, c'est bien connu...
Pauvres de nous, Pauvres Hères de basse extraction que nous sommes !  

 

par Circé publié dans : Culture, et Politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Vendredi 18 janvier 2008

Il y a quelques semaines je publiais un billet sur l'entreprise de VPC Quelle à Saran et sur son attitude envers ses employés.
La semaine dernière, ayant eu vent de l'attitude de cette même société envers toujours ses employés, mais en Espagne cette fois-ci, je reprenais le communiqué des salariés espagnols restés dans l'expectative eux-aussi la plus complète, quant à leur sort.

Aujourd'hui, troisième épisode .
Autre communiqué des mêmes, malheureusement pour tous, que je publie bien évidemment. 
Perplexe et amère, mais avec cependant une idée en tête.

Des mots ont fleuri ces dernières années, se répandant allègrement, excusant tout et n'importe quoi.
Libéralisme, globalisation, mondialisation... et puis aussi traité européen devant soi-disant nous aider à résister contre ces lourdes menaces que l'on veut nous faire passer comme une inéluctable fatalité.

Et si les employés de ces entreprises se fédéraient ?
Et s'ils se regroupaient pour attaquer en justice au niveau européen ces patrons voyous ?
Et si comme Les Lafarge venus de Corée pour camper devant le siège parisien, ils contre-attaquaient ?

Car qui dit retour du patronat du XIXème siècle, peut aussi vouloir dire retour à l'International syndical ! A méditer...


Comme nous le soupçonnions et tel que cela est déjà arrivé avec MTP Metalltechnik en Allemagne en novemvre 2007, les responsables de Nettle Ltd ont communiqué hier à notre directeur, l'intention de déclarer la faillite de l'entreprise de vente à distance Quelle en Espagne.

 

 

 

Comment est-il possible qu'une entreprise qui vient d'acheter Quelle Espagne, dont l'activité a eté intentionnellement paralysé depuis Août par les responsables d'Aurelius A.G et Quelle S.A.S. peuvent-ils déclarer la faillite sans avoir adopté une seule mesurée pour la relancer, tandis que M. Ghandour déclare le succès de la refonte de Quelle France ?

 

Quelle relation existe-t-il entre Aurelius A.G. en Allemagne, Nettle Transport en Angleterre et Arqués en Suisse ?

 

Ne semble-t-il un peu bizarre, le fait que les Mrs. Wolfgang Nessel et Bianca Schachtler qui figurent dans le registre Suisse entre les responsables d'Arqués (une entreprise pour laquelle les actuels responsables d'Aurelius ont travaillée par le passé) soient les mêmes qui figurent dans les registres anglais et espagnol comme responsables de Nettle et de Quelle Espagne ?

 

Il ne semble pas très normal que les entreprises qu'Aurelius A.G. vend à Nettle LTD déclarent  la faillite peu de mois après et toujours sous la responsabilité de M. Nessel.

 

Ne serait-il pas temps que les autorités Européennes commencent à faire des recherches sur ce type de lobbies financiers qui cherchent uniquement à se débarasser de la législation du travail pour laisser des employés dans la rue sans aucun type de protection ? 

                        En voilà de bien belles et judicieuses questions ...

par Circé publié dans : série, politique locale et entreprise communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Vendredi 18 janvier 2008

douane-copie-1.jpg                
Ce matin, le Docteur Pierre Micheletti, président de Médecins du Monde a remis à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports la liste des signataires de la pétition « Médecine et immigration, non aux liaisons dangereuses » lancée le 25 octobre 2007 par l'association.

Vous êtes plus de 26 000, soignants, scientifiques, organismes et citoyens, à avoir signé ce texte et nous vous remercions vivement de votre soutien.

Pour continuer à dénoncer cette stratégie d'instrumentalisation des sciences et de la médecine à des fins de politique migratoire, Médecins du Monde lance ce même jour une campagne de sensibilisation (visuel ci-joint) dénonçant le renvoi d'étrangers gravement malades, qui en l'absence de traitement, sont condamnés dans leur pays d'origine.

Ces expulsions vont à l'encontre de la loi de 1997 protégeant les étrangers gravement malades de l'expulsion et de la loi de 1998 prévoyant leur régularisation. Les médecins inspecteurs de santé publique sont invités à violer le secret médical puisqu'ils doivent désormais détailler au Préfet les traitements à dispenser aux malades étrangers, conditionnant leur renvoi.

L'association demande le respect du secret médical, la protection contre l'expulsion ainsi que la régularisation des étrangers qui ne peuvent se soigner effectivement dans leur pays d'origine. 
                               
 www.medecinsdumonde.org

 

 

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Mardi 15 janvier 2008
Ceux de ma génération se souviendront sans doute de cette interpellation quasi obligatoire qui fusait lors des entractes au cinéma .
Nous guettions avec impatience l'ouvreuse qui, munie de son panier rempli de friandises, vendait ainsi ces bâtonnets de crème glacée qui connaissaient un franc-succès.

Quand bien entendu les parents pouvaient nous les offrir et pour ma part, c'étaient plutôt mes grands-parents.
Trop nombreux (4 enfants), places de cinéma bien chères pour une famille modeste, et puis aller au cinéma à cette époque n'a plus rien à voir avec une séance d'aujourd'hui.

Bref, Miko est pour moi l'incontournable souvenir au niveau des glaces.

Aujourd'hui, l'usine Miko de Saint-Dizier, berceau historique de la marque est en grève.
En décembre dernier, les employés ont appris que 254 d'entre eux sur 400, allaient être victimes d'une restructuration du groupe.


Pourtant le groupe Miko qui appartient à Unilever est bien loin d'être déficitaire.
Bien mieux, le travail des salariés a dégagé plus de 11 millions d'euros de bénéfice pour l'année 2007 .

Alors cette nuit, las d'être pris pour des imbéciles puisqu'on ne leur propose que le minima au niveau des indemnités pour partir -soit 15000 euros après 37 années d'ancienneté pour certains-, les employés ont séquestré leur directeur.
Précision cependant utile, cette séquestration s'est faite sans violence, car il a pu se déplacer au sein de l'usine, prendre un repas ou bien téléphoner.
 
Ce matin la force publique est intervenue pour le libérer.
Elle s'est faite dans le plus grand calme et les salariés grévistes continuent le blocus de leur usine en maintenant le piquet de grève et en demandant de véritables négociations sur leurs conditions de licenciement .

Ah, ces fameux travailleurs qui se lèvent pourtant si tôt !
Et qui ne rechignent pourtant pas à la tâche...
Si chers aussi à Nicolas Sarkozy et toute sa clique !

Mais qui ne sont rien moins traités que comme de la M.... face aux profits des actionnaires !

Moi, l'attitude de ces travailleurs, je la trouve digne.
Je me demande ce que cela ferait si nous séquestrions celui qui s'est institué le Président du Pouvoir d'Achat, s'est largement octroyé de bien belles "royalties" et n'a pas tenu cette grande promesse de campagne à laquelle quelques "naïfs" ont cru ?
par Circé publié dans : mondialisation, droits syndicaux, politique, polit communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Mardi 15 janvier 2008
Ou Sarkozy en nouveau sauveur du Monde !
Non ! Pas encore une frasque de notre Président Bling-Bling .
Quoique analytiquement parlant il serait intéressant, bien que sans doute salace, d'errer dans les méandres tortueux de son cerveau.
Mais non, pas de pléonasme non plus de ma part, il me semble que sa cerveundefinedlle est ainsi faite .

Mais passons à mon article.
C'est une chronique que je viens d'écouter sur France Inter, celle d'Hélène Jouan et qui évoquait la présence de Guillaume Sarkozy au conseil de surveillance du journal " Le Monde ", en tant qu'actionnaire externe.
Voilà qui déjà pour ma part pose problème en matière d'indépendance de la presse, mais continuons.

Car Guillaume Sarkozy (frère aîné du Président), ancien vice-président du Medef, candidat malheureux à sa présidence d'ailleurs, n'est rien moins que le président du florissant groupe Médéric, organisme privé de protection complémentaire santé, prévoyance collective, retraite ...
Ainsi que celui bien entendu, entre autre, de la fondation Médéric Alzheimer.
Tiens donc !

Mais quel rapport avec Sarkozy " Sauveur du Monde" ?
Les administrateurs du Monde ont rejeté hier la candidature d'Eric Fottorino à la Présidence du directoire du Monde
.
Or, depuis quelques semaines, Guillaume Sarkozy, à grands renforts de lettres recommandées auprès d'Alain Minc, conseiller officieux de NS, tente de récupérer son siège qu'il avait jusqu'alors laissé à l'ex-directeur du groupe Médéric.

Silence-Radio, si je puis m'exprimer ainsi du côté d'Alain Minc.
Mais il semblerait qu'à la Société des Rédacteurs du "Monde", la présence de Guillaume Sarkozy pourrait pour certains être perçue comme une bouffée d'oxygène.
La raison invoquée serait la vieille rivalité qui règnerait encore entre les deux frères, pour garantirundefined l'indépendance vis à vis du pouvoir.
 
Ben, Zut alors !
S'il faut tabler sur d'hypothétiques vieilles oppositions, concurrences entre deux frères Sarkozy, faut-il le rappeler, pour espérer se sortir du bourbier dans lequel s'enfonce " le Monde", on est mal barré !

Il y a quelques années, un ami algérien me disait que son pays marchait sur la tête.
Je ne suis pas loin de penser que le nôtre aussi.
Perversion quand tu nous tiens ! 
par Circé publié dans : Liberté de la Presse et Politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Lundi 14 janvier 2008
undefined

Mémé Kamizole, tous les bloggueurs Orléanais la connaissent d'une façon ou une autre . Au travers de ses commentaires sans langue de bois, pertinents, polémistes et érudits ou au travers, pour ceux qui le fréquentent, de son Blog : "Lait d'Beu" que j'ai référencé sur le mien en tant que kamizole

Mémé Kamizole ne s'est jamais cachée d'être de gauche et bien évidemment de ne pas souffrir la politique actuelle de notre Président bling-bling .
Mémé Kamizole a été victime ce week-end d'un "incident technique" du serveur du "Monde" qui l'a empêché de publier son article sur Cécilia ex-Sarkozy.

En février 2007, la censure du "Monde" était passée.
Avec explication des modérateurs à la clé.
Cette fois-ci, rien !
Alors doute ou pas doute ?

Toujours est-il que durant 48H, Mémé n'a pas eu accès à son blog.
Incident technique de 48H, pour ma part pourquoi pas ? 
Seulement voilà, les autres blogs du Monde n'ont pas eu ce souci.
Nous devrons donc nous contenter de cette explication sachant qu'effectivement aucun modérateur ne l'avait contacté pour l'avertir d'une quelconque censure. 

Pierre Ballouhey qui est un excellent caricaturiste et qui a son propre site 
http://ballouhey.monsite.wanadoo.fr/ 
m'a fait au plus fort de nos questionnements sur le sort du blog de Mémé, parvenir ce joli dessin qui n'a plus lieu d'être, mais qui est absolument génial .

Alors, Mémé a certes retrouvé " Les Clés" de son blog et va de nouveau pouvoir nous enchanter de sa verve et de ses traits anti-Sarkozy.
Mais elle a enragé, grippée du fond de son lit sur l'inconséquence du Monde (les deux !!!).

Aussi n'hésitez pas à aller la saluer, lui laisser des commentaires et de visiter le site de Pierre Ballouhey.
par Circé publié dans : Caricature, humour et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Lundi 14 janvier 2008
En octobre dernier j'avais consacré un billet à "Quelle Saran" .
Aujourd'hui, je réitère et enfonce le clou . 
Ce matin en effet, j'ai reçu ce commentaire qui éclaire la statégie de nos grands groupes financiers européens, d'une lumière crue et cruelle.

Et du peu de valeur accordé à l'humain dans leur comptabilité mercantile où les plus riches s'enrichissent et où les travailleurs se paupérisent malgré les bénéfices annoncés, engrangés, pour finir à la poubelle tels de vieux kleenex .

Nous sommes travailleurs de l'entreprise de vente par correspondance QUELLE en Espagne et nous voulons dénoncer la situation de l'abandon dont nous souffrons depuis l'été passé.

À la fin avril 2007 le groupe allemand Karstadt-Quelle, maintenant Arcandor, a rendu publique la vente de Quelle SAS (filiale française responsable aussi de l'activité en Espagne) au groupe allemand Aurelius A.G. afin de relancer l'activité des filiales espagnoles et françaises, étant donné que Karstadt-Quelle avait théoriquement décidé d'abandonner le marché de l'Europe de l'Ouest pour se concentrer sur celui de l'Europe de l'Est, où son activité est beaucoup plus productive.

À partir de ce moment, la situation de Quelle Espagne est allée de mal en pis puisque les nouveaux propriétaires n'ont absolument rien fait pour résoudre les problèmes dont Quelle souffrait en Espagne, conséquence d'une gestion déficiente. 
Malgré le volume important de demande de nos produits sur le marché espagnol, les gérants français ont toujours argumenté que le marché n'était pas viable. 
Nous, les travailleurs espagnols n'avons jamais partagé cette opinion étant donné que les ventes par Internet ont augmenté de façon importante en Espagne, ces dernières années. 
D'autres entreprises de vente par correspondance en Espagne ont réussi à se maintenir sur le marché, bien qu'elles aient réalisé des inversions beaucoup plus importantes aux niveaux de l'infrastructure et des postes.

Depuis mai 2007 l'activité de marketing, le moteur principal de ventes dans l'entreprise, est allé en se réduisant jusqu'au point d'être totalement nul à partir de juin 2007.

Les ventes par téléphone et par écrit ont continué jusqu'au mois d’août, date à laquelle, du jour au lendemain et sans un avis préalable aux travailleurs, les stocks de marchandises pour l'Espagne ont été bloqués.

La directrice générale, Mme C L. nommée début 2006, est venue en Espagne pour la dernière fois le 22 mai 2007 et, depuis ce jour, nous ne l'avons plus revue.

Les 34 travailleurs qui constituent l'entreprise continuent à se présenter actuellement à leurs postes bien qu'ils ne disposent pas des moyens basiques pour occuper le travail pour celui qu'ils ont été employés. (certains d'entre eux depuis plus de 17 ans).
Actuellement notre travail consiste à répondre à des réclamations de commandes pendantes, à répondre au téléphone aux clients qui s'intéressent au catalogue Automne / Hiver 2007 (qui aurait dû être arrivé vers août), des travaux d'administration, entrepôt, et peu plus.

Le manque de marchandises pour le catalogue Printemps / été 2007, et la non publication de celui d'Automne / hiver 2007, a empêché de générer les ventes nécessaires pour continuer à payer les frais de l'entreprise .

Cette situation a provoqué la fin des réserves économiques dont disposait l'entreprise .
Jusqu'à présent, bien qu'avec difficulté, les travailleurs ont perçu leur salaire mais, la situation commence à être insoutenable à tel point que l'un de nos fournisseurs attend le paiement de ses factures depuis déjà quelque temps..

Nous avons lu quelques articles publiés dans la presse française dans lesquels le directeur de notre groupe, M. Tarek Ghandour se félicitait du succès obtenu pour la restructuration de Quelle SAS.

Dans le même article on annonçait que "Quelle Espagne" avait été fermée. 
La réalité consiste en ce qu'en septembre nous avons reçu une communication écrite dans laquelle on nous informait de l'intention de l'entreprise de commencer une procédure de restructuration d'emploi. 
Cette procédure n'a pas été encore présentée.

Nous ignorons les causes qui justifient les depenses qui se produisent depuis tous ces mois au lieu d'indemniser les travailleurs comme il se devrait et, de cette façon, leur permettre de s'incorporer au marché de travail.

Le fait de se présenter chaque jour à un poste de travail sans avoir rien à faire, sans savoir si à la fin d'un mois tu vas recevoir le salaire qui te permet de payer l'hypothèque ou l’école de tes enfants, etc., commence à faire une ébréchure dans tous.

Nous sommes surpris qu'une entreprise telle que Quelle, qui pendant des années s'est caractérisée pour donner un bon traitement à tous ses employés et qui par ailleurs publie dans la presse européenne des réussites importantes économiques, nous soumette à ce chemin de croix.

Comme nous l'avons appris, Aurelius A.G. nous a vendus à NETTLE TRANSPORT LTD, entreprise enreégistrée en Angleterre,  dont le responsable est M. Wolfgang Nessel, l'un des nouveaux conseillers de Quelle Espagne.

NETTLE TRANSPORT, LTD est la même entreprise à laquelle AURELIUS A.G. a vendu il y a quelques mois l'entreprise de métallurgie Allemande MTP Metalltechnik (avant Grillo), laquelle le novembre passé a été déclarée insolvable,au point de ne pas payer ses employés.

Nous craignons que NETTLE TRANSPORT LTD, ait acheté QUELLE L'ESPAGNE pour la laisser mourir de la même manière qu'il a fait avec MTP Metalltechnik.

Nous avons confiance en nos autorités espagnoles afin qu'elles défendent nos droits et ne permettent pas à ces nouveaux "Ingénieurs financiers"  produit de la globalisation, puissent se défaire de nous avec des arguties peu claires, de la même façon qu'ils ont fait avec leurs employés allemands.

Voilà.
Alors ? Réellement ?
Est-elle " Plus Belle La Vie " ,
En tout cas pas pour les travailleurs de cette entreprise.
 
par Circé publié dans : série, politique locale et entreprise communauté : blogsLOIRETcitoyens
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Vendredi 11 janvier 2008
Eprouvez-vous ce genre de sentiments, ces ressentis un peu particulier qui vous imposent malgré vous comme une suspension, une trêve incongrue dans le temps.
Non pas que vous n'ayiez rien à dire, ni même que vous vouliez vous taire .
Car l'actualité est "riche" d'événements à souligner à dénoncer.

Un président qui, pêle-mêle prétend :
- conduire une "politique de civilisation", 
- en finir avec les 35H, et par voie de conséquence avec la durée légale du temps de travail, les heures supplémentaires, les contrats de travail, 
- décider de la fin de la publicité sur les chaînes publiques, grand énième cadeau fait à son ami Bouygues et aux actionnaires des chaînes privées dont les actions se sont littéralement envolées(entre 13 et 17%) suite à cette annonce, 
- décider unilatéralement que les entreprises vont devoir payer des primes d'intéressement et autres tout en reconnaissant qu'il n'aucun pouvoir sur elles, 
- diviser par deux le nombre des fonctionnaires...,

Mais surtout reconnaît sa faillite en matière de pouvoir d'achat, grand thème de sa campagne électorale : " Je serai le président du pouvoir d'achat ".
Mais voilà, "les caisses sont vides" , et on peut légitimement se demander pourquoi après les cadeaux de 15 milliards d'euros faits aux plus riches d'entre les riches en juillet dernier.
Il me semble cependant qu'il a encore toutes ses dents.
Il en a pris grand soin et ne les a pas abîmées, ni cassées en allant le chercher...

Une politique de civilisation, mais laquelle d'ailleurs ? 
Celles des anciens rois de France, monarques absolus qui avaient droit de vie et mort sur le Tiers-Etat, la valetaille tout juste bonne à les servir sans broncher, taillable et corvéable à merci ?

Car que nous dit-il, sinon, faites ce que je vous dis et ne demandez surtout pas à bénéficier de ce que je m'octroie avec opulence ?

Pour couronner le tout un livre paraît aujourd'hui. 
Son ex-épouse y révélerait sous la plume de la journaliste Anna Bitton du Point :

" Nicolas est un sauteur !
" Il ne se conduit pas bien."
" Nicolas est pingre. Il est généreux quand on est avec lui; si on le quitte, c'est fini."
" Nicolas, c'est un homme politique, il n'est pas de la même espèce que nous, il n'a pas les mêmes codes, pas la même morale. C'est pour cela qu'il est arrivé là où il est."
" Un homme qui n'aime personne, même pas ses enfants"
" Même lui, il faut le protéger, il a un côté ridicule."
" Il n'est pas digne !"
" Nicolas, il ne fait pas président de la République, il a un réel problème de comportement. Il faut que quelqu'un le lui dise, j'ai fait cela pendant dix-huit ans, je ne peux plus le faire, je suis désormais la dernière à pouvoir le faire."
" Nicolas n'a pas d'amis. C'est pour cela qu'il s'entoure des miens." 

Et aussi :
« Son entourage ? Une bande malfaisante (…) de jeunes mecs qui se sont retrouvés gonflés de pouvoir et qui se sont pris pour les princes de Paris ».
 

A vrai dire, tout cela ne nous apporte rien de neuf sur le personnage que nombre d'entre nous pressentait déjà.
Tous les stigmates étaient présents mais :
" Il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !"

Le pire étant bien qu'il soit notre Président de la République.
Et qu'il a donc ainsi un pouvoir certain de nuisance.
Mais ceci n'est qu'un aparté.
Aujourd'hui est une date particulière. 


Je guette l'appel qui me fera de nouveau grand-mère, me libèrera de mes inquiétudes quant à la santé de ma fille et de son enfant.
Il me replonge aussi il y a sept ans jour pour jour :

-"Allo..., c'est maman. J'ai une bien triste nouvelle à t'apprendre ton oncle G. est mort.
Tu connais la situation actuelle avec son ex-femme. Elle prétend tout organiser. Ta tante, ton père et moi n'assisterons pas à ses funérailles. Tes frères non plus. Nous ne voulons pas risquer de transformer cet instant en règlement de compte, et sa présence nous est proprement insupportable".

-"Maman, il n'est pas question pour moi de ne pas y assister. Je le lui dois, et je vous représenterai tous."

Toutes les vacances passées chez mes grands parents étaient en train de ressurgir.
Mon père né avant la guerre de 1939-45 avaient une soeur et un frère de 10 et 13 ans ses cadets.
Ma tante et mon oncle, c'était mon enfance.

Ma tante je l'admirais.
C'était déjà une jolie jeune fille alors que je n'étais encore qu'une enfant.
Ses boucles courtes, ses tenues vestimentaires, on ne peut plus hérétique pour l'époque, pantalon rock n'roll, bustier vichy, ses copines et leurs chuchotements ponctués de grands éclats de rires, le twist qu'elle n'a pas manqué de m'apprendre sont entre autre des souvenirs toujours vivaces et prégnants.

On nous prenait souvent pour des soeurs.

Pour la grande soeur et le petit frère aussi, puisque portant les cheveux courts comme elle et vêtue de short, on pouvait se tromper sur mon identité sexuelle.
J'aimais beaucoup en jouer et je n'avais pas manqué de me gausser de l'inévitable représentant en aspirateur qui m'avait appelé "jeune homme".

Avec mon oncle, nous n'avions que huit d'années d'écart.
Et je me souvenais.

La petite rivière où nous allions chaque après-midi.
La poussière jaune du petit chemin soulevée à chaque pas, brillante du soleil d'été, que nous empruntions à grand renfort de comptines chantées à tue-tête pour nous donner rythme et courage.
Il y avait bien 4 kms et pour des petites jambes, cela comptait, surtout au retour.

Les champs de blés ou rayonnaient coquelicots, bleuets et marguerites sauvages.
Le bourdonnement des insectes, le soleil qui chauffait nos épaules.
Et puis, à l'approche du vallon la senteur fade et odorante de la vase déployait ses effluves.
Le bruissement des feuilles des peupliers, le chant de l'eau sur les pierres envahissaient nos oreilles et nous dévalions jusqu'à la berge.

Le vol bleuté des libellules entre les ajoncs, le glissement charmant des araignées patineuses nous confirmaient notre arrivée.
La longue chevelure ondoyante des plantes aquatiques, si délicieusement désagréable lorsque l'on apprend à nager nous chatouillait les jambes.
Elle alimentait mes terreurs nocturnes, mais qu'importe.
J'aimais jusqu'à mes peurs.

Enfin, l'odeur de la menthe poivrée mettait sa touche finale.
Un après-midi rires, jeux, et baignades nous attendait.
Et un goûter pantagruélique préparé par ma grand-mère couronnait le tout.

Il y avait aussi les longues parties de pêche.
Armée d'une branche d'arbre bien flexible que mon oncle venait de couper, transformer en canne de fortune équipée par ses soins de fil à pêche, d'un bouchon et d'un hameçon traversé d'un asticot remuant et tortillant à souhait, je prenais quelques gardons, des vairons et comble de fortune, des grenouilles.
Nous avons tous des souvenirs de cruauté infantile.
Mon oncle parfois las de les assommer leur coupait les pattes arrières sans même les tuer et les rejetait à l'eau.
Elles faisaient alors le bonheur du prédateur local : le brochet.

Mon oncle, c'était aussi les promenades dans les chemins herbeux, couverts de rosée matinale dès le mois de septembre.
Nous y trouvions là des champignons rosés.
D'autres effectuées en forêt à arpenter le sous-bois moussu en quête de girolle, coulemelle, cèpe de bordeaux ou autre tête de nègre ventrue.
J'aimais le bruit des feuilles que nous foulions et l'odeur d'humus qu'elles exhalaient.
Le bruit sec du petit branchage qui cède sous nos pas et beaucoup moins les buissons de ronce d'où nous ressortions les jambes abondamment couvertes de griffures.

G. aimait aussi la chasse.
Mais je refusais désormais de l'y accompagner.
Je ne l'avais fait qu'une fois.
Je ne supportais pas la vue des animaux morts, le contact de leur corps encore tiède.
Je devais alors ramasser faisans, canards, perdrix ou autre hase, femelle du lièvre encore dégoulinant du lait dont elle nourrissait ses petits.
Mon oncle aurait du avoir un métier en rapport avec la nature, mais cela ne s'est pas fait.
Dans le village, il était surnommé le braconnier, car quelque soit l'endroit où il allait, il trouvait du gibier.

Et puis il a grandi, comme moi.
Il s'est marié avec une jeune femme du village qu'il habitait.

Autrefois, il avait été très amoureux d'une autre jeune fille.
Malheureusement il était parti pour l'Allemagne pour effectuer son service militaire en 1968.
Pas de permission, ni de courrier.
L'armée était en alerte aux frontières et par conséquent aucun contact avec la famille, encore moins avec les "amoureuses".
Pratiquement 18 mois sans nouvelles.

Elle a fini par rencontrer un autre jeune homme.
Qui ne lui a laissé pour souvenir qu'une petite fille et le difficile statut pour l'époque de fille mère.
Lorsque G. est revenu, ils se sont revus.
Je pense qu'ils étaient toujours amoureux l'un de l'autre et que mon oncle était prêt à reconnaître son enfant.

Mais ma grand-mère a vigoureusement refusé cette situation et à tout mis en oeuvre pour que son plus jeune fils cesse tout contact, dans les plus brefs délais.
Cela n'a pas été facile.
Et N. est finalement partie au bout de quelques mois.

Mon oncle s'est alors tournée vers celle qui allait devenir sa femme.
Tous deux étaient blessés.

G. par son aventure amoureuse déçue, elle, par la minuscule société que composait ce village.

Elle était née de père inconnu et avait beaucoup souffert des quolibets de ses camarades de classe.
Sa mère, comble d'infortune, l'habillait comme une miséreuse.
Elle récupérait aux "fouilles" ( c'est ainsi que l'on nommait un dépotoir ), ses vêtements et ses chaussures qu'inévitablement les autres enfants reconnaissaient comme avoir été les leurs.
Les chaussures trop petites qu'elles avaient du porter lui avaient affreusement déformé les pieds.

Je me souviens d'elle, à cette époque comme une toute jeune fille triste, peureuse manquant de confiance en elle. Et pour cause !

Puis elle avait travaillé, s'était dégagée de la tutelle de sa mère.
L'horrible petite chenille que tout le monde s'ingéniait à moquer était devenue une jolie jeune femme.

Pourtant, associer deux blessures amène rarement le bonheur.
Leur couple était disparate, sans véritable amour et cela les tuait tous deux à petit feu de manière différente.

Ma tante reproduisait le schéma de son enfance: moquerie, humiliations diverses et variées.
Mon oncle fuyait la maison en rendant visite à sa mère, et devenait un gros buveur, étape précédent l'alcoolisme avéré.

Quand on n'est pas heureux, on peut aussi être d'une cruauté incroyable.
Disputes, sarcasmes mutuels en tout genre...
L'inéluctable travail de sape était en route.

Puis un jour, ma tante est partie.
Emmenant ses enfants, le mobilier, l'argent...
Des détails plus sordides et abjects les uns que les autres vont se surajouter.

Cependant, avant que son mariage ne s'écroule définitivement, l'échec de son couple avait rendu l'oncle que j'aimais tant, acariâtre, infect parfois jusqu'à l'odieux.
Il était d'une intolérance infâme et tenait des propos scandaleux sur tout.
Les femmes, les homosexuels, les bougnoules, ratons, négros et moi, qui avait osé partir et divorcer !

Il était arrivé un jour chez moi, furieux et hors de lui parce qu'il s'était aperçu que je m'étais rendue sur la tombe de mes grands parents au lendemain du baptême de ma première fille métisse.
Mes grands parents refusaient les "pèlerinages" obligatoires, en particulier la Toussaint.
Ils nous avaient demandé expressément de ne pas venir fleurir leur tombe.
Si nous avions un événement à partager où si nous voulions nous recueillir et penser à eux, leur volonté était que nous venions boire un verre de bon vin sur leur tombe.
Et c'est ce que j'avais fait pour le baptême de ma fille.

Dans la culture de mon compagnon existait un rite similaire.
Verser de la bière sur la tombe des ancêtres pour les honorer.
Pour moi, cela a été du champagne.

Scandale, grand scandale !

J'ai tout entendu, été traitée de tous les noms et menacée d'être abattue d'un coup de fusil en pleine tête si je revenais au cimetière.
J'ai souri à mon oncle, ai en vain tenté de lui expliquer que je n'avais pas manqué de respect à ses parents qui étaient aussi mes grands parents, que je retournerai quand je voudrai sur leur tombe, et que je l'attendrai comme aujourd'hui pour lui ouvrir la porte.
Je n'ai pas manqué, malgré tout de lui faire remarquer que décidément entre mon ex-mari et lui, l'attitude était bien identique, que seule la violence les gouvernait.
Mais G. n'est pas revenu dans ces conditions.

Son divorce consommé, il n'était plus qu'une épave humaine ingurgitant litre d'alcool sur litre d'alcool et ce dès son réveil.
Tout faisait foin.
Et cependant, plus il sombrait, plus l'alcool libérait son humanité.
Il redevenait mon oncle, celui de mon enfance.

Pour avoir bu dans tous les recoins imaginables de la ville, il avait rencontré toute sorte de personnages qu'il honnissait, vilipendait autrefois.
Il fréquentait désormais les prostituées, qui ne refusaient pas de boire un verre en sa compagnie, les homosexuels qu'il côtoyait selon le bar où il échouait dans ses beuveries et qui écoutaient patiemment ses souffrances, son mal de vivre.
Sans arrière pensée aucune.

Et même moi, la "Négresse" surnom fort élégant et élogieux dont m'avait affublé mon ex-mari et qu'il avait sien avant ces événements.
Informée par ma mère de son état, j'étais passée le voir à l'improviste.
Je l'ai découvert dans le noir, volets clos, assis à sa table.
Le fusil y était déposé, tourné dans sa direction.

Découvrant la scène, je lui ai demandé d'une voix blanche de ne pas faire "le con.".
Je portais dans mes bras ma dernière-née âgée de quelques semaines et tenait à la main son aînée qui allait fêter ses trois ans.
-"C'est vrai ? Tu es avec les petites ?"
-"Mais oui, elles sont là."
-"Alors tu n'as rien à craindre."

Nous avons parlé pendant plus de deux heures, j'ai réussi cette fois à le faire hospitaliser avec son accord.
Je lui ai confisqué son arme.
En pleurant, il me suppliait de venir le voir, en compagnie même du père de mes filles désormais le bienvenu.

Mon père et sa soeur quant à eux, n'en pouvaient plus.
C'est vrai qu'avoir un alcoolique à la dérive auprès de vous, est complètement destructeur.
Mon oncle n'arrêtait pas de les solliciter à toute heure du jour et de la nuit, utilisant tous les stratagèmes pour ne pas être seul, même celui du chantage affectif.
Ils ont tout fait, tout tenté et puis la lassitude a pris le dessus.
Comment le leur reprocher.

Pour ma part, je n'ai pu le convaincre de se faire aider par l'association des alcooliques anonymes. Il faut une volonté individuelle pour y arriver.
Une amie infirmière s'occupait d'une petite structure hospitalière de jour spécialisée en alcoologie.

J'y ai emmené G.
Au bout de quelque temps mon amie est venue me voir.
Si mon oncle était drôle ( et oui, l'alcool lui donnait humour et dérision), gentil, sans une once de violence, s'il participait bien aux groupes de paroles, il entrainait aussi dans son alcoolisme incontrolable certains de ses patients en phase de sevrage.
Elle ne pouvait rien faire pour lui, en tout état de cause, puisqu'il n'était visiblement pas prêt.

Et puis j'ai déménagé et suis partie dans une autre ville.
J'ai continué à avoir des contacts téléphoniques épisodiques avec lui.
Et ma mère m'apprenait sa fin.

Peu de temps auparavant il avait pris soin de tous nous appeler pour présenter ses voeux.
Nous pensions alors qu'il allait mieux, mais il nous faisait ses adieux.
Un soir de janvier il a mis sa télévision en marche, a bu un cocktail alcool-antidépresseur-anxyolitique et s'est endormi à jamais .

C'était il y a sept ans.
Ma petite fille va naître ou est déjà née.
J'attends.
Le cycle de la vie qui s'accomplit.
Un être s'en va, un autre vient.

par Circé publié dans : Naissance, Filiation, Généalogie et Politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
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