Dimanche 29 juin 2008

Alors que j'étais hier place du Martroi à Orléans, à l'appel de RESF, différents collectifs de sans-papiers et partis de gauche pour un après-midi, qui s'est voulu et a été, festif et solidaire, une jeune fille qui distribuait des prospectus m'en remettait un pour rappeler qu'aujourd'hui, dimanche 29 juin débutait la fête du cinéma, et ce pour trois jours.

A l'aube des vacances scolaires, tandis que la pression monte en ce qui concerne le sort des familles sans-papiers -les arrestations redoublant-, entre deux articles sur les  " Chroniques de la peur ordinaire en Sarkozie "et à quelques jours d'une intervention chirurgicale, je me suis dit que ce serait un bon moyen de m'octroyer un moment de décompression.

Deux films en vue :
- Valse avec Bachir et le dernier Indiana Jones.
Je sais, pas du tout le même style mais c'est cela aussi la fête du cinéma !
Voilà d'ailleurs des mois que je n'y avais pas été .
Mes filles étant absentes ce week-end, cela me permettrait de passer un dimanche plus calme et d'en profiter en matière de style de projection cinématographique.

Las, c'était faire fi de la guerre à outrance et sans merci que livre le PDG des Salles Pathé et  Le Sélect à Orléans, à ceux de l'UGC et du cinéma d'arts et d'essais : Les Carmes.
En ce qui le concerne, la pluralité ne semble pas être sa tasse de thé.
Mais encaisser les places de cinéma les plus chères sur la place orléanaise, et pas toujours dans des conditions d'accueil exemplaire ( Le Sélect ), cela ne lui pose guère de problème.

Pour ma part, je voulais voir et entendre le premier film, "Valse avec Bachir" en langue hébreu .
(Je vous le recommande d'ailleurs, c'est magnifique et poignant)

Mais dans une atmosphère saine, non empuantie par des odeurs nauséabondes dans lesquelles vous baignez littéralement à vous en donner la nausée, comme c'est le cas dans certaines salles du Sélect.
Ajouter à cela la propreté des sièges qui n'est pas toujours au rendez-vous et je pense que vous comprendrez pourquoi, entre autre, j'ai opté pour le cinéma Les Carmes.

Pour le second film, le cinéma Pathé n'étant pas très loin, j'avais décidé de m'y rendre malgré de fortes réticences accumulées au long des années par l'attitude du dirigeant de cet établissement : beaucoup de morgue, une attitude irrespectueuse vis à vis de sa clientèle - je l'ai vu incendié un jeune homme qui payait avec moult petite monnaie sa place de cinéma - et des places à un tarif plus que prohibitif.

Aussi lorsqu'aujourd'hui, je me suis vue refuser mon "passeport" parce qu'il n'était pas estampillé du logo de son cinéma, le seul accepté durant les 3 jours à venir, mon sang n'a fait qu'un tour : Je suis repartie et suis allée voir le film que je voulais à l'UGC.

Et pour ne pas en rester là, je vous narre ma mésaventure et vous laisse juge de cette attitude proprement scandaleuse.
De l'arnaque à tout crin et un irrespect incroyable pour la cliente que je suis et des autres pour qui la mésaventure est arrivée.

Cette "guerre" de tranchée et d'usure dure depuis maintenant 11 années.
Pour la première fois cette année, le cinéma Les Carmes a décidé de ne pas prendre le passeport du cinéma le Pathé/Sélect, alors que la leur était systématiquement refusée par le Pathé/Sélect depuis plusieurs années .
L'UGC quant à lui les accepte toutes !

Ainsi, pour ma part, ce sera uniquement à l'UGC et aux Carmes que j'irai pendant les trois prochains jours à venir ayant l'intention de voir un film par jour d'ici là.
D'autant qu'ils prorogent l'opération jusqu'à mercredi compris.

Quant à vous qui me lisez, vous savez ce qui vous reste à faire si vous ne voulez pas être considéré comme une simple pompe à fric ou un porte-monnaie sur pattes !


par Circé publié dans : Billet d'humeur communauté : blogsLOIRETcitoyens
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mercredi 25 juin 2008

Les oiseaux sont-ils faits pour être mis en cage ?
Les animaux dans les zoos, Le maïs comme le colza dans le réservoir des automobiles, l'air et l'eau en bouteille... ?
Et les être humains en centre de rétention ? ...

Oui, les enfants, femmes et hommes, selon qu'ils sont nés d'un côté ou de l'autre d'une frontière vont-ils devoir désormais dès leur naissance être marqués du sceau indélébile de " l'Intrus Malus" ?
Un quelconque docteur Mabuse va-t-il bientôt, après les tests ADN nous proposer un implant à insérer dans la nuque de ces gêneurs et importuns que sont les sans-papiers.

Car n'ayons pas peur des mots, c'est bien de cela dont il s'agit.
Les centres de rétention vont dorénavant pouvoir garder en leur sein jusqu'à 18 mois, hommes, femmes et enfants même nouveaux-nés bien entendu.
Et puis aussi expulser, catapulter hors de nos frontières ces indésirables, leur interdire le territoire de l'union pendant cinq années, et puis quoi encore ? 

L'Europe se bunkérise, dresse des murs, des barbelés, des bâtiments qui ne sont pas sans rappeler les camps de transit avant la déportation vers les camps de la mort.
D'aucuns me reprocheront de faire le parallèle, mais en ayant discuté avec une amie dont la famille a été concernée en première ligne par ce funeste destin, celle-ci m'a rétorquée que je pouvais parfaitement faire cette analogie qui ne craquelera que le vernis de la bien-pensance de ceux qui défendent cette politique.

A votre avis, qu'est-ce qu'arrêter une famille, père, mère et enfants au petit-matin avec le minimum de bagage et immédiatement la placer en centre de rétention et l'expulser le plus rapidement possible vers un pays où les petits n'ont jamais mis les pieds, ne parlent même pas la langue, où les parents, la famille risquent leurs vies et tout cela pour faire du chiffre ?

A votre avis, qu'est-ce qu'expulser un étranger sans-papier et malade vers un pays où il ne pourra pas se soigner (témoignage de "Pharmacien sans frontière" à l'appui), sinon dans les méandres sinueuses de la cervelle d'un préfet, zélé zélateur d'une politique honteuse ?
Un arrêt de mort à coup sûr, bien entendu.

Et les centres de rétention, avez-vous la moindre idée de ce qui s'y passe ?
Vous pouvez lire des témoignages ici ,et aussi ici en ce qui concerne RESF. (Réseau Education Sans Frontière )

L'Europe, la France s'assoient à grands coups de slogans populistes sur la notion élémentaire des " Droits de l'Homme ".

Au fait existent-ils encore en France ?
Pardon, en Sarkozie ou Sarkoland ?
Car ce pays qui se dessine n'est pas le mien.
Ce n'est pas celui dont mes parents et grands-parents m'ont appris à être fière .

Pas celui dont la devise est " Liberté, Egalité, Fraternité ".
Pas celui dont " La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen " en a fait un modèle envié et respecté de par le monde.
Pas celui enfin dont je me sens une citoyenne à part entière, écoutée et respectée bien que n'ayant pas toujours les mêmes opinions que mon voisin, ni le doigt sur la couture du pantalon !

Ainsi Le ministre de l'immigration,
de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement de ce nouveau pays qu'est la Sarkozie se targue, sans doute pince sans-rire, d'avoir dépassé de 80% ses quotas d'expulsions à mi-parcours d'une année déjà bien riche en forfaiture, vilenie, trahison et autres petits accomodements entre amis de mauvaise compagnie  .

" Traquer, capturer, incarcérer et expulser " .
Belle maxime n'est-ce pas ? Désormais inscrite au frontispice de l'Europe des 27 .
Le safari intercontinental va pouvoir commencer.

Et les chiffres de ces nouveaux trophées, brandis comme autrefois les dépouilles du gibier du Grand Chasseur Blanc, étalés sans vergogne au mur des statistiques, érigé pour l'occasion, sous les regards admiratifs des courtisans de tous poils et plumes de nos grands penseurs en matière d'immigration que sont notre Président aux idées dévastatrices et son fidèle ami, digne clône de lui-même : Hortefeux.

Pourquoi sommes-nous si peu pour hurler notre désaccord, notre rage face à cette ignominie ?
Pourquoi les regards se détournent, comme ils se sont détournés pour la plupart pendant la rafle du Vel D'Hiv ?
Pourquoi certains arrivent à croire que l'étranger est l'ennemi criminel venu abatardir notre France, lui voler son sang, sa force, son énergie, sa richesse ...
Comme le parallèle est facile.

Il est là, sous nos yeux et c'est tellement invraisemblable que nous ne voulons pas y croire.
Mais non, ce n'est plus la même époque, nous ne sommes plus cela, d'ailleurs il n'y a eu que des résistants en France et aucun collabo, tout le monde le sait...

A force de vouloir réécrire l'histoire et sans soute aussi parce qu'il est plus simple de se voiler (um)pudiquement la face, nous mettons de nouveau le doigt dans un engrenage infernal.

Est-ce que seulement quelqu'un s'interroge sur le cataclysme, le séisme que subissent les familles, les enfants concernés ?

A partir d'aujourd'hui, je vais vous relater au travers de quelques prénoms les cas que j'ai suivis, de près ou de loin.
Et s'il vous plaît, ne fermez pas vos yeux, ne détournez pas le regard, ne bouchez pas vos oreilles et ne mettez pas votre conscience en berne ou en prison.

Abraham sera le premier prénom de cette série. 

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Lundi 23 juin 2008

Monsieur le ministre,

Vous avez souhaité rencontrer des représentants du Réseau Éducation Sans Frontières avant la présidence française de l’Union européenne. Dans le contexte actuel, une telle entrevue nous semble inutile.

Nous ne répondrons pas à votre invitation.


Malgré les fortes réticences de certains d’entre nous, dues entre autres à l’intitulé de votre ministère,
nous avions accepté d’être reçus l’an dernier pour ne pas condamner votre politique avant que vous l’ayez officiellement énoncée.
Depuis lors vous avez fait vos preuves, au-delà de tout ce qu’on pouvait redouter.


Vous avez fait voter une loi destinée à empêcher les parents et les enfants de vivre ensemble et jetant
l’opprobre sur une immigration dont votre texte insinue, par son existence même, qu’elle serait trop prolifique et aux filiations si douteuses qu’il faudrait recourir aux tests ADN pour les établir --pratique jusqu’alors réservée aux affaires criminelles.


Vous avez assigné à vos services l’objectif de 25 000 expulsions en 2007, 26 000 en 2008, 28 000 en
2009, précisant à l’unité près, les quotas dus par chaque préfecture, comme s’il s’agissait de fret.
Que
n’exprimez-vous vos objectifs en têtes ou en quintaux ?


Une expulsion est un cataclysme.


C’est tout à la fois une arrestation inopinée, un emprisonnement, la
privation de son logement, un licenciement minute, la spoliation de la totalité de ses biens, parfois la séparation brutale d’avec son conjoint et ses enfants, la dislocation de tout lien avec son milieu et ses amis et une reconduite contrainte, éventuellement assortie de violences.


C’est une humiliation totale
dont on ne se remet pas. Le pays dans lequel on avait placé son espoir d’une existence nouvelle, qu’on avait parfois bataillé des années pour rejoindre, vous rejette, vous expulse et vous dépose comme un déchet, sans bagage, sur un tarmac où personne ne vous attend.
Même quand les expulsés ont des
proches au pays, il arrive que la honte les empêche de les rejoindre : celui qui faisait vivre toute une famille est devenu une charge. Nombre d’expulsés finissent désespérés, désocialisés, à la rue, mendiants, fous ou suicidés.


Ces ravages ne sont ni des accidents, ni des faux frais de votre politique. Ils sont son essence même.
Définissant le rôle de votre ministère dans une lettre aux évêques de France, vous assuriez : «
Il faut […] adresser un message clair aux candidats à l’émigration, en leur démontrant que la clandestinité est une voie sans issue ».

Comment faire cette démonstration ? Toute l’histoire en témoigne, les seuls
« messages clairs » susceptibles de faire fuir une population de là où elle est établie ou de l’empêcher de se rendre là où elle espère un avenir sont la violence et la terreur. La société française n’est aujourd’hui pas prête à accepter le recours à la violence ouverte. Heureusement. Mais la longue liste des situations choquantes de brutalité engendrées par votre politique témoigne du risque d’une dérive.

Quelques exemples, en quelques mois, à Paris. 20 janvier 2008, Sena, 9 ans, passait 24h, seul, enfermé chez lui, terrorisé. Son père sans papiers était en garde à vue au commissariat du 10e.

8 février,
Osman, 2 ans et demi était seul pendant 3 jours, son père en rétention à Vincennes, sa mère à l’hôpital en train d’accoucher.

4 mars, Cécile, 6 ans et Sylvie, 5 ans, étaient seules, leurs parents en garde à vue
au commissariat du 20e

Mars, Jennifer, 2 ans et Yasmina, 2 mois et demi, seules pendant 15 jours,
leurs parents en rétention, lui à Vincennes, elle à Cité…

27 mai 2008, Jeanne, 2 ans seule, son père en
rétention à Vincennes, sa mère alors au Sénégal… A chaque fois, la police était informée que les enfants étaient seuls. A chaque fois, des parents, amis, militants du RESF ont veillé à la sécurité des enfants ;

Samir, 19 ans, élève du LP de Villeneuve sur Lot expulsé moins de 24 heures après son
arrestation sur une convocation piège. Des arrestations au domicile de familles entières.

240 enfants en
rétention en 2007.

Yvan, Tchétchène de 12 ans, rendu invalide après être passé par la fenêtre à Amiens
en août 2007 pour n’avoir pas affaire à la police française.

Chunlan Zhang tuée à Belleville dans les
mêmes circonstances.

John
Maïna, 19 ans, suicidé en février 2008 en apprenant que l’asile lui était
refusé, Baba Traoré, 29 ans, noyé dans la Marne en avril 2008 pour échapper à un contrôle de police.

Ces morts, ces drames, ces automutilations, ce désespoir qu’engendre votre action ne vous hantent-ils pas ?
Etes-vous fier d’imposer de telles missions à vos services ?

Il vous arrive d’en dire peut-être plus que vous ne le souhaiteriez. C’est ainsi que vous déclariez dans Le Figaro du 25 avril 2008 :
«
Si mon souci est de répondre aux besoins des secteurs en pénurie de main d’œuvre, j’ai aussi le devoir d’accompagner l’ensemble de la communauté nationale vers l’emploi. […] Dois-je laisser sur le bord de la route des étrangers qui ont fait l’effort d’entrer légalement sur le territoire, de satisfaire le parcours d’intégration ? Faut-il sacrifier leurs enfants nés ici ? […].

Discours stupéfiant.
Est-ce à dire qu’il y aurait des emplois « réservés » ? Occupés par des sans papiers
aujourd’hui, ils seraient « offerts » aux immigrés en situation régulière ou à « leurs enfants nés ici », c’est-à-dire Français pour la plupart mais n’ayant pas la tête à l’être assez pour qu’on ne leur propose pas les emplois dévolus aux immigrés. Jusqu’à combien de générations ? A trop finasser on s’expose à laisser échapper une sottise … ou le fond de sa pensée ? Il serait utile que vous vous expliquiez clairement et le cas échéant, vous corrigiez ces propos.


La directive « retour » que vous avez adoptée avec vos collègues de l’Union européenne place les
étrangers sans papiers dans des conditions proches de celle de l’état de siège : jusqu'à dix-huit mois d'internement pour le seul fait d'avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ; rétention et expulsion de mineurs et de personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, victimes de torture...) ; possibilité d’expulser des personnes vers un pays de transit, même en l’absence de lien avec ce pays ; interdiction de retour sur le territoire européen pour une durée de cinq ans de ceux ayant été expulsés ; absence d'obligation de fournir un titre de séjour aux étrangers souffrant de maladies graves ; application aux mineurs isolés de l'ensemble de ces mesures.


Les objectifs que vous dites vouloir assigner à la présidence française (interdiction des régularisations,
renforcement des actions policières, discours sur l’aide au développement, identiques depuis 1970) sont dangereux et, de plus, inefficaces.


Selon les chiffres de votre ministère, de 200 à 400 000 étrangers sans papiers vivent en France. Il vous
faudrait de 8 à 16 ans pour les expulser tous, au rythme de 25 000 par an, à supposer qu’il n’y ait ni naissance, ni entrée nouvelle.


L’action du RESF depuis quatre ans a contribué à mettre en évidence une évolution profonde de la
société française, l’acceptation de ce qu’elle est, une société diversifiée du point de vue de ses origines.

Le courant auquel vous vous rattachez prétend par calcul politicien enrayer cette tendance de fond. A cette fin, il recourt à des moyens attentatoires aux droits de l’Homme et à la dignité. Nous sommes convaincus que si d’aventure un manuel d’histoire consacre un jour quelques lignes à votre action, elles ne vous feront pas honneur.

Ajoutons, pour finir que rien dans vos récentes déclarations ne laisse augurer un changement de votre politique ni même l’ouverture d’un dialogue dont la seule fonction à vos yeux semble être une opération de communication en prélude à la présidence française de l’Union européenne.
 

Ces raisons, entre autres, nous font décliner votre proposition d’audience. Nous vous prions, Monsieur le ministre, d’agréer l’expression de la considération que mérite votre politique.
 

Pour le Réseau Éducation Sans Frontières

Richard Moyon

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 16 juin 2008
Comme vous le savez déormais tous compte tenu des deux derniers articles publiés ici, le blog de Mémé Kamizole, alias Lait d'beu ou Kate de son prénom a été suspendu sans aucune explication par les administrateurs du Monde.fr depuis le 11 juin dernier.

Lasse de demander des informations à ces administrateurs fantômes - comme nombre d'entre vous sans doute -, et qui ne viennent bien évidemment pas, j'ai donc décidé avec l'accord de Kate d'ouvrir une pétition en ligne pour la réouverture de son site.

Vous pouvez donc désormais apporter votre soutien à Mémé Kamizole en cliquant ICI.
Merci pour elle.
par Circé publié dans : Liberté d'expression et Blog communauté : blogsLOIRETcitoyens
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
Samedi 14 juin 2008
Donc, notre "Mémé" blogosphérique serait en panne sèche du côté de je ne sais quel paramètre technique du "Monde" et ce depuis le 11 juin dernier ?
Un peu long comme délai vous ne trouvez pas pour remédier à cela, d'autant que sachez-le, son blog est payant.

On nous rebât les oreilles avec des arguments parfaitement idiots pour celui qui voudrait le croire qu'utiliser quoique ce soit gratuitement le rendrait sans valeur.
Pour Mémé, non seulement le blog n'est pas gratuit mais elle l'utilise et sans modération pour dénoncer toutes les Sarkonneries passées, présentes et à venir.

On eût aimé croire qu'au moins les techniciens du "Monde" eussent fait diligence pour remettre en service illico-presto le dit "blog".
Mais rien dans les mains, rien dans les poches et encore moins sur nos écrans sinon :
" blog suspendu".
A quoi, nul ne le sait !

Pour en revenir à Mémé, sa verve jamais émoustillée a encore de quoi nous enchanter pour bien des épisodes.
Non pas que Mémé goûte le style "soap".

Mais Bush faisant actuellement sa tournée d'adieu en Europe -au moins un qui va quitter très bientôt la série "Z" qu'on nous joue depuis quelques temps au niveau international - Sarkozy a pris la relève des sempiternels feuilletons merdiques, tant au niveau national, qu'au niveau international.

Avec la présidence de l'Union Européenne, nul doute qu'elle ne sera pas en panne de sujet.
Notre chanoine sait distiller les rebondissements, souvent prévisibles.
Les prochains m(aux)ots sarkozystes ne sauraient tarder. 

Pour ceux qui voudraient apporter leur soutien à Mémé, je vous joins copie ici de son dernier commentaire où vous trouverez l'adresse à laquelle vous pouvez inonder les administrateurs des blogs du " Monde ", de messages demandant explication quand à cette situation pour le moins peu claire :

"Si vous avez beaucoup de chance, ils vous répondront peut-être ! J'ai eu une réponse (passe-partout, disant qu'il y avait eu un problème technique) à mon premier message, le 12 (je l'ai posté à 8 h du mat et la réponse est arrivée à 18 h). Depuis, j'ai envoyé un nouveau message le 13, toujours à la même heure et ce matin... No reponse !
Je trouve ça fort cavalier... (je cherchais le mot depuis ce matin... alzheimer, lâche-moi un peu la grappe ! stp).
en plus, mes messages ne sont ni agressifs ni mal polis. Je sais me tenir, bordel de merde !
D'après un de mes aimables correspondants, il y a un autre blogeur du Monde (je ne connais pas son blog)... je vous donne ces coordonnées : http://lucky.blog.lemonde.fr
si ça peut faire coup double.... Je suis allée voir, lui ce n'est pas "blog inactif" mais "page introuvable"... alors qu'il est quand même sur la liste des blogs du Monde. Moi, comme à chaque fois, j'en ai disparu.
Comment ça, pas active Kamizole... J'ai plein d'articles en attente et j'en ai même rentré quelques uns.
du coup, comme j'avais dormi trop longtemps en fin d'après-midi, et que je n'arrivais pas à dormir, mon surcroît d'activité s'est transféré sur les bouquins qui s'étalaient partout et j'ai (enfin !) fini de ranger les bibliothèques... ouf ! je vais pouvoir passer à d'autres rangements et ménages... ça a pris la nuit et la matinée !
Les coordonnées de ces chers administrateurs des blogs du Monde.fr : admin_blog@club.lemonde.fr
Merci à Circé pour avoir répercuté mon message... J'espère que ses talents de magicienne opéreront (sinon qu'elle leur réserve le sort de Glaucos !)
Et merci à tou(te)s celles et ceux qui interviendront.
Et... bon week-end "

par Circé communauté : blogsLOIRETcitoyens
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 13 juin 2008
LAIT D'BEU "suspendu" ? ou "blog inactif" ? et pourquoi donc ?

A mes ami(e)s de la blogosphère de mémé Kamizole,
 
Certain(e)s d'entre vous se sont inquiétés de ne pouvoir accéder à Lait d'Beu http://kamizole.blog.lemonde.fr depuis le 11 juin...
C'est Circé qui, la première, m'a prévenue. J'avais travaillé une bonne partie de l'après-midi sur le blog et tout marchait bien.

Comme réponse : "blog inactif" ou "suspendu"...
Le lendemain, j'appris qu'une panne informatique avait provoqué des dysfonctionnements.
J'ai déjà récupéré l'accès au "tableau de bord" ce qui est un progrès.
Mais l'accès au blog est toujours impossible (voire interdit ?).
Nous sommes quand même le 13 juin !

J'ai envoyé hier matin un premier courrier aux adminstrateurs  des blogs du Monde.fr et j'ai eu la réponse au sujet de la panne informatique. J'ai patienté jusqu'à ce matin. J'ai envoyé un nouveau courriel et à 12 h 30, je n'ai toujours pas de réponse.
 
Comme le week-end arrive j'ai bien peur que la situation ne perdure jusqu'à lundi.
 
Je ne suis pas du genre parano mais je commence à me poser quand même des questions. Aurais-je été censurée sans avoir été au préalable prévenue qu'un contenu litigieux devait être retiré ?...

En général, ils ne tirent qu'après les sommations d'usage.
Or, j'ai eu beau scruter mes boites du
club@lemonde ou mémé.kamizole@wanadoo.fr , rien à l'horizon !
 
Je commence à manquer de patience et même de tout sans de l'humour, encore que petite ironie de l'histoire, le 12 juin était le 3ème anniversaire de Lait d'Beu et que j'avais mis une note comme "faire-part"... Hélas ! les bougies ont eu un sacré retard à l'allumage.
 
Il faudra quand même qu'on me dise si je dois transférer mes pénates ailleurs...
Auquel cas j'en profiterais pour arrêter mon abonnement au Monde (papier) qui devient trop cher pour mes revenus de petite retraitée.
 
Mes ami(e)s, je vous demande : que dois-je faire ?
 
Bien amicalement, à tou(te)s


par Circé communauté : blogsLOIRETcitoyens
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Jeudi 12 juin 2008
par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Mercredi 11 juin 2008

Ce sont différentes actions de soutien aux Sans-Papier que je vais relayer ici.

Je risque de me faire rare en ce qui concerne des articles plus personnels .
Il se trouve que le papillon dont je vous avais parlé il y a quelques temps et qui est situé à la base de mon cou est bien mal en point
Le sursis accordé pour l'ablation semble donc terminé.

Cependant, jusqu'à l'intervention je ferai passer ces infos, préférant laisser mon temps encore disponible ( mes articles étant toujours fort longs ) à des actions de présence auprès des Sans-Papier.

INFOS et DATES A RETENIR .

Au collège Saint Exupéry de Saint Jean de Braye sont scolarisés 3 enfants de familles sans papiers, menacées d’expulsion.
Les parents d’élèves, enseignants, éducateurs sportifs et élèves se mobilisent pour obtenir la régularisation des parents et le droit pour ces jeunes de continuer à étudier en France.

Ils organisent une action de soutien :


                le 17 juin 2008, devant le collège
de 16 heures à 19 heures

                                                         ********

COLLEGE SAINT EXUPERY


Ce sont trois élèves qui n’auront peut-être plus la chance d’être de nouveau scolarisés à la rentrée des classes au collège.


Ce sont les camarades de classe de vos enfants.


Ils sont en France depuis plusieurs années après avoir fui leur pays ( le Kosovo, l’Angola, l’Albanie...) dans lequel leur famille était menacée. Malgré toutes leurs démarches, leurs parents n’ont pas obtenu l’asile dans notre pays.


QUE VONT-ILS DEVENIR ?


Bientôt la fin de l’année scolaire. Nous allons tous profiter de cette période de vacances. Mais pour ces élèves et leurs familles, c’est l’isolement, la peur de la reconduite dans leur pays d’origine. La peur de l’avenir, la peur de ne pouvoir continuer des études commencées ici.


Une forte mobilisation de touis ( parents, élèves, enseignants...) peut leur permettre de rester en France, pays des Droits de l’Homme et de l’enfant où ils sont maintenant bien intégrés. Des précédents dans le Loiret nous ont montré que cela était possible.


Rejoignez le comité de soutien du collège Saint-Exupéry et soyez présents Mardi 17 juin 2008 à partir de 16H ( et jusqu’à 19H)


devant le collège Saint-Exupéry rue de la griffonnerie à St Jean de Braye.


L’histoire de ces familles sera présentée, l’histoire de leur pays : une fresque à cette occasion sera créee sur le parvis, une animation avec le club de basket...


Il y a des dates plus importantes que d’autres, celle-ci en fait partie.


Soyons le plus nombreux possible à défendre leurs droits à poursuivre leur scolarité ici, au collège Saint-Exupéry !



                                                              *******

 Pour protester contre les conditions d’accès réservées aux étrangers qui doivent se rendre aux services de la Sous-préfecture, bureau des nationalités quai du Fort Alleaume à Orléans afin d’y effectuer leurs démarches administratives,


Pour rappeler les conditions d’insécurité dans lesquelles ils doivent attendre des heures durant sur le trottoir qui jouxte les bureaux d’une part et la nationale 152 d’autre part, dont on connaît le taux de circulation routière importante dès le matin,
 

Parce que toutes ces conditions réunies ont conduit, avec le concours malheureux d’un moment d’inattention, au décés du petit Saîd

Nous appelons à deux rassemblements devant la sous-préfecture du loiret, bureau des nationalités aux jours et heures indiquées ci-dessous.

Par ailleurs, un autre grand moment sera le rassemblement de soutien aux sans-papiers du samedi 28 juin 2008 prochain, de 14 h à 18 h place du martroi à Orléans avec stand, vente de gateaux, beignets, boissons ...


- Mercredi 18 juin 2008 de 7 h 00 à 9h 30 devant la préfecture, bureau des nationalités quai du Fort Alleaume .


- Mercredi 25 juin 2008 toujours de 07h00 à 09h30, même endroit 

Et enfin Grand rassemblement le samedi 28 juin 2008 place du martroi de 14h 00 à 18 h 00, avec stands, vente de gâteaux, beignets, boissons...


Nous vous attendons tous nombreux. Soyons solidaires.


par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 4 juin 2008





par Circé publié dans : Caricature, humour et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 2 juin 2008
C'est un tout jeune homme, vingt ans à peine .
Des yeux limpides couleur lagon des mers du sud, mélange d'émeraude et de turquoise,   teint hâlé carnation miel doré et un nom qui vous emporte en voyage, loin du côté de la Perse et des contes des Mille et une Nuits.
Pour finir de brosser son portrait à peine esquissé, je me dois d'ajouter un regard droit et franc, doublé d'une attitude fière et digne qui forçent le respect .

Ce serait le héros idéal inscrit au panthéon des histoires contées nuit après nuit par Shéhérazade, mais il n'est qu'un adolescent égaré au XXIème siècle dans une France qu'il pensait le Pays des Droits de l'Homme et du Citoyen .
Cependant ce jeune homme au physique avenant n'est pas une légende.

Ce n'est pas non plus une image sur papier glacé de magazine people.
Encore qu'il mériterait plus d'attention qu'un "fils à Papa", le papa en question fût-il un TGH ( Très grand homme, aoc la pîre racaille ), parachuté aux dernières élections cantonales dans une ville huppée de la banlieue parisienne, plantant son premier poignard politique dans le dos d'un "ami de toujours" qu'il avait promis de " défendre à mort ".

Non, notre ( "notre" car vous le présentant il n'est désormais plus sans famille ) jeune homme n'est pas connu, mais bien réel cependant, fait de chair et de sang, de sentiments et de douleurs aussi.
Il se nomme Zafar-Ali Shah.

Je l'ai rencontré il y a peu au palais de justice d'Orléans, lors d'une audience devant le juge aux libertés.
 
J'y étais pour soutenir une famille dont la vie est suspendue à une sorte de gigantesque catapulte politique, quasi obsessionnellement inhumaine où les quotas de personnes, d'étrangers bien qu'êtres humains ( antinomie sarkozyenne ), traqués, pourchassés, arrêtés, détenus en centre de rétention puis expulser vers...sont le seul et unique but.

Peu importe leur sort...
Quoi que puisse  plaider un avocat de la Préfecture ou bien le Président du tribunal, ou même une toute jeune femme qui en commentaire sur le blog d'un article de Fansolo me disait , alors que je disais la honte et l'horreur que j'éprouvais face à une telle politique :
- " vous avez raison circé c'est horrible de penser que "ce pays est le vôtre" mais alors : vous partez quand ? "

Je maintiens cette assertion :
Oui, mille fois oui cette politique est indigne et honteuse.
Elle brise des vies, des femmes et des enfants, des hommes et des familles en les ravalant au rang de chiffres et statistiques.

La veille, j'avais assisté à une soirée en hommage au poète martiniquais Aimé Césaire, décédé en avril dernier.
Un débat présidé par Daniel Voguet, avocat, président de l'ADEN, (Association de descendants d’esclaves noirs et de leurs amis), avait été engagé à la suite d'une très belle évocation d'Aimé Césaire, tant poètique que militante, avec entre autre un parallèle saississant entre " Le Code Noir " où les esclaves étaient des meubles sans âme, traités comme tels c'est-à-dire moins que rien, et les articles froids des lois Hortefeux, tranchants comme des couperets aussi dénués de vie et d'humanité que  l'étaient les lois promulguées par Colbert sous le règne de Louis XIV.

Hortefeux en Colbert et Sarkozy en Roi Soleil, voilà que nos altesses se sentiraient bien grandies.
Bon, il est vrai qu'ils ont aussi en commun les talonnettes, mais je m'égare.

Et il est temps de vous exposer cette histoire kafkaïenne et ubuesque.

Zafar-Ali se promène lundi dernier en compagnie d'une amie dans la galerie marchande du centre commercial situé en plein centre ville d'Orléans.
A la sortie de celui-ci, son amie et lui sont agressés par trois individus.
Zafar-Ali malgré les coups qui pleuvent, arrive malgré tout à se saisir de son portable et compose le 17, police secours.

Las, les trois vauriens ont déguerpi en moins de temps qu'il ne faut pour le dire à la vue des voitures de police .
Zafar-Ali va aux devants des policiers pour relater l'agression dont il a été l'objet ainsi que son amie .
Pour indiquer aussi la direction prise par les trois individus peu recommandables coupables de leur agression et qui viennent de s'enfuir.

Ubu roi quand tu gouvernes !
Nos policiers, à qui ici l'on réserverait bien volontiers le sort de ceux de la chanson " Hécatombe ", de Georges Brassens, sous couvert de sécurité nous la jouent ici au " faciès ":
- "Papiers, s'il vous plaît ...". 
Notre jeune homme en est tout retourné, sa compagne choquée .

Rien n'y fait.
Ni l'un, ni l'autre n'ont leurs papiers.
Allez, je vais faire ma mauvaise tête .
L'un a un prénom " exotique ", l'autre un prénom français.
Contrôle sur tous les fichiers : Zafar-Ali fait bien l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière. Mais quelle frontière au fait ?

Zafar-Ali Shah fait partie de la minorité pachtoune pakistanaise.
Son village aux confins des trois frontières pakistanaise, iranienne et Afghane a fait l'objet de moult incursions tant de la part des talibans que des américains d'ailleurs, qui pour l'occasion ont des frontières une idée très ..."gendarmes du monde".  
 

Toujours est-il, et l'histoire n'est pas avare d'exemples aussi terribles tant lors de la guerre du Vitenam que celle d'Algérie -pour ne parler que d'elles-, que son village a été maintes fois pris à partie, faisant l'objet de toutes les convoitises stratégiques, tant par les uns que par les autres.
Je vous passe les détails épouvantables des meurtres, viols, égorgements...

Ne reste à Zafar-Ali Shah de ces massacres, que son père.
Mère, frères, soeurs...disparus, engloutis, ensevelis dans l'histoire cruelle de ce monde où le pouvoir, les luttes d'influence de toute sorte et la vie ne font pas bon ménage.

Son père le somme alors de se protéger, en partant pour grandir certes loin de lui mais sauf, bien vivant, lui qui est le dernier représentant de sa famille.
A la question aussi saugrenue qu'incongrue du Président du tribunal qui lui demandait pourquoi la France plutôt que l'Italie ou l'Allemagne pour se réfugier, Zafar-Ali lui répond des larmes dans la voix:
- " Papa m'a dit que c'était le Pays des Droits de l'Homme et du citoyen. Je l'ai supplié de venir avec moi, mais nous n'avions pas assez d'argent et aujourd'hui je ne sais même pas s'il est mort ou vivant..."

Car vous l'avez compris sans doute, Zafar-Ali Shah a été arrêté pour infraction à la législation sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers sur le territoire français.
Qu'il ait été rossé ainsi que sa compagne au patronyme fleurant bon la France, expliquant sans doute qu'elle n'est pas été inquiétée pour défaut d'identité, n'est pas de mise.

Sa plainte ne sera même pas prise en compte.
Pire même, on lui assène qu'il a très bien pu déclencher la rixe et on conteste son appel au 17, bien que cela soit enregistré sur son portable...
Un ou une autre aurait pu le faire lors de la bagarre.

Curieusement les caméras qui sont légion à cet endroit, ne sont pas mises à contribution pour apporter soutien à notre jeune homme et sa compagne.
Non, le venin de la suspicion est immédiatement inoculé, instillé, distillé et la Justice ne jouera pas son rôle.

Zafar-Ali Shah se défend pied à pied avec tenue et distinction.
Il comprend parfaitement bien la langue française, même s'il s'exprime plus difficilement.
Au Président du tribunal qui lui demande de quoi il vit, scandalisé de la possibilité qu'il puisse être exploité par un employeur indélicat - Zafar-Ali n'est évidemment pas déclaré -,  il lui répond qu'il vit de petits boulots, tout ce qu'il trouve, qu'il n'a jamais été un mendiant, ni un voleur, qu'il est honnête et se fait une règle à être "propre" sur lui sans être à la charge de qui que ce soit.

Le Président est embarrassé de sa franchise, car Zafar-Ali lui déclare qu'il pensait que la Police était pour tous, que les droits étaient pour tous, qu'il n'avait commis aucun crime  mais que celui qui se retrouvait en l'occurence depuis 4 jours en centre de rétention, privé de liberté, c'était bien lui.

Et de rajouter :
- " C'est de ma faute, je n'aurais jamais dû appeler la police, c'est de ma faute..."

Sa simplicité m'a touchée, sa naïveté et sa solitude face à cette machine judiciaire aussi.
C'est pour cela entre autres choses que je suis restée, que j'ai écouté, pris les infos et relayé son cas à différentes associations.

Car je suis atterrée autant qu'indignée.
Ce qui s'est passé, joué là est bien un déni de justice.
Le chiffre des quotas a été augmenté d'un cas, celui de la délinquance n'a pas bougé puisque sa plainte n'a pas été reçue .
Ainsi réellement, sont inscrites dans les annales judiciaires que si vous êtes SDF, sans-papiers, prostitué(e)s ou autres bannis de la société, la justice n'est pas faite pour vous.

C'est ce qu'a plaidé son avocat qui était aux dernières élections présent sur une liste UMP.
Je me suis posée la question de ce grand paradoxe d'avoir défendu ce jour-là Zafar-Ali tout en ayant défendu une telle politique d'immigration qui conduit à tous les excès.
Je me dois cependant de souligner qu'il a samedi dernier parlé de cette affaire dans notre journal local, ne décolérant pas devant ce déni de justice qui a été avalisé.

La réalité peut tous nous rattraper un jour ou l'autre et ne laisse pas de marbre.

Pour ma part, accompagnant Zafar-Ali Shah lors de sa sortie de la salle du palais où nous étions, ses paroles résonnent comme autant de coups au coeur :
- " C'est de ma faute, c'est de ma faute, c'est de ma faute, je n'aurai pas du les appeler, c'est de ma faute..."
Une litanie qu'il ne contrôlait plus.

Et moi qui veut croire en la légitimié de la justice de mon pays de  me demander avec lui :
- Où sont les Droits de l'Homme et du citoyen ?

Selon que vous soyez pauvre ou riche, inconnu ou puissant, avec ou sans-papier...
La loi n'est donc bien pas la même pour tous !

par Circé publié dans : Droits de l'Homme, Sans-Papier et politique communauté : blogsLOIRETcitoyens
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Texte Libre

Wikio - Top des blogs

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Texte Libre

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus