Samedi 4 juillet 2009
Entendez-vous encore parler ces dernières semaines de moralisation du capitalisme ?
Lisez-vous encore des diatribes enflammées, notamment dans ces journaux estampillés échos zélés,ardents défenseurs de la politique gouvernementale, contre le capitalisme financier, l'ultra-libéralisme, etc...etc...?

A vrai dire, vous auriez bien du mal.
On n'entend plus parler de la chute des cours en bourse, dont le fameux CAC40.
Et pour cause !

En moins de 3 mois, ce fameux CAC40 a bondi de 35% avec pour premiers bénéficiaires, ces  fameuses banques qui avaient besoin de toute urgence de l'aide de l'état, de notre aide, vous vous souvenez ?

- Dexia           : + 68,87 % en un semestre,
- BNP Paribas  : + 52,89 % .

Les actionnaires de l'automobile ou de la sidérurgie, vont très bien, eux-aussi, merci d'avoir plaint ces "pauvres gens" :
- Peugeot        : + 54,07 %
- Renault         : + 41,08 %
- Arcelor-mittal : + 37,59 %

Par contre du côté des fermetures d'entreprises sous prétexte de crise, de chômage partiel, de précarisation des travailleurs, du blocage des salaires, de la liquidation des sous-traitants, c'est l'aubaine pour les mêmes !

En moins de six Mois le CAC40 a retrouvé l'équilibre, et la moitié des sociétés affichent un bilan positif .
Les actionnaires n'ont rien perdu dans la crise.

Par contre les travailleurs, travailleurs pauvres, travailleurs précaires, les chômeurs, retraités, jeunes en recherche d'emploi, tous ceux qui n'ont jamais investi en bourse parce que l'on ne joue pas sa vie sur un coup de dé, une partie de poker menteur ou à la roulette russe, sont encore et toujours plus en première ligne pour, eux, la subir cette crise.
Même les cadres qui devraient commencer à comprendre eux-aussi avec une chute de près de 31 % d'offres d'emplois au cours du premier trimestre 2009.

Ils/nous restons donc bien la variable d'ajustement aux marges, bénéfices et profits de ces soiétés, de ces actionnaires, de ce capitalisme destructeur de toute société où l'Homme, le social et la solidarité n'ont plus aucune place.

CAC40, érigé en nouvelle déité devant laquelle se prosterne notre gouvernement, chaperonné par une Laurence Parisot souriante et avenante désormais : la "propriété privée" est respectée !

Le temps de l'esclavage moderne est arrivé.
Au fait, et un petit emprunt d'état, cela ne vous tente pas au moment où taxer les transactions financières reste encore et toujours une vraie solution ?




Par Circé - Publié dans : Rappel de mémoire et Politique, Sarkozy - Communauté : Femmes Engagées
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Mardi 23 juin 2009
Voilà plusieurs jours que je fulmine et bous dans mon coin.
Burqua, Niquab, voile intégral...et valse la ronde de tous les noms possibles et imaginables pour pointer, désigner à la vindicte populaire les vêtements que portent ces Femmes en France .

Et farandole des mots à l'appui, chacun de se lever tels les chevaliers blancs de la défense des Droits des Femmes :
" Atteinte à la féminité, à la laïcité, atteinte aux libertés individuelles, à la dignité humaine... "

Bref, lutte contre le niqab et la burqa désormais 1ère cause nationale et sans pareille contre les violences faites aux Femmes.
Et je suis en colère, en rage.

Non pas que je soutienne en quoi que ce soit le port de ces oripeaux qui sont bien des prisons ambulantes pour certaines et des signes ostentatoires et politiques d'un Islam sectaire, radical ET particulièrement minoritaire pour d'autres.

A peine quelques centaines, même pas un demi-millier de femmes concernées en France, mais quel tollé, quel levée de bouclier de tous ces députés tellement acquis à la cause des Femmes !

Pourtant, dans le même temps ce sont 197 femmes qui sont mortes en France l'année dernière sous les coups de leurs compagnons, près 1 600 000 femmes qui ont été victimes de harcèlements sexuels et psychologiques, 70 000 jeunes femmes mariées de force ou en passe de le devenir, 30 000 jeunes femmes victimes d'excision ou en passe de le devenir, 50 000 victimes de viols...

Et j'en passe, j'en passe en hurlant intérieurement. 

Une commission d'évaluation doit rendre très bientôt son verdict quant à la possibilité d'une loi-cadre à présenter aux débats et votes à l'Assemblée Nationale, mais rien, aucun retour de nos députés qui s'ils étaient vraiment lucides et défenseurs des Droits des Femmes auraient relayé comme il se doit ce texte, cette proposition, en popularisant largement les mesures préconisées, au-delà d'une simple brigade mobile proposée par MAM.

Mais bien entendu, pas assez médiatique.
Et autrement plus coûteux en terme de questionnements et de moyens qu'une polémique vestimentaire.
Cette burqa, ce niqab qui occultent, ici, autrement plus que quelques corps, mais une véritable possibilité de loi contre les violences faites aux Femmes.
Des millions d'entre nous à protéger, près de 200 meurtres à éviter !

Par contre désigner une burqa, un niqab, voilà qui parle facilement aux populations, n'est-ce pas ?
Voilà qui donne à faire une controverse à bon compte.

Alors que le port forcé de ces hardes monstrueuses pouvait très bien faire l'objet de débat au niveau d'une des violences faites aux femmes dans le cadre de cette loi et rappel à la Laïcité, mais NON !

Je suis furieuse, je vous dis.
Tous les trois jours, c'est à cela que ressemble l'avenir d'une femme !

Que doit-on faire pour être entendue, que doit-on faire pour être reconnue, que doit-on faire pour ne pas être le faire-valoir politique de certains, que doit-on faire pour que nos droits soient enfin réellement défendus ?

Et Merdum, à la fin !

Quand les hommes se targuent de vouloir défendre les Femmes, qu'ils les écoutent, qu'ils les entendent, qu'ils regardent autour d'eux et agissent avec elles en ne s'arrêtant pas au premier petit signe apparent de "violence imposée".

Faudra-t-il que toutes les femmes victimes de violence aient le courage de défiler avec leurs bleus sur le visage et à l'âme, cercueils de celles qui paient le prix fort chaque année traînés sur des roulettes pour que l'on soit enfin prises en compte par nos députés, sénateurs, politiques et gouvernants ?

Pourquoi ai-je la nausée ?

rédacteur Agoravox
Par Circé - Publié dans : Femme, Société et politique - Communauté : Femmes Engagées
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Mardi 23 juin 2009
Quelques semaines sans nouvelles de mes petites filles Juliette et Justine et voilà que ma vie me semble grise malgré une activité incessante, un problème chassant l'autre ou s'agglutinant aux précédents.

Elections européennes, loi-cadre contre les violences faites aux femmes, une jeune femme à soutenir, aux prises avec un imbroglio de problèmes auxquels est suspendue sa vie future, mes filles, la fin d'année scolaire, une famille à la rue avec ses sept enfants depuis plus de cinquante jours, une grève depuis deux mois consécutifs dans une centrale nucléaire, les éboueurs sur le pied de guerre....

Mes rayons de soleil me manquent.
Juliette et sa fraîcheur de ton, ses questions souvent délicates mais ébouriffantes, son intelligence, sa fulgurance de répartie.
Et Justine, ce petit bout de bonne femme minuscule, tout blond et tout rose, galopant et grimpant partout, qui enchante tant elle décontenance elle-aussi ses parents et me rappelle mes déboires, interrogations et déconvenues de Maman vis à vis de sa propre mère.

Alors, lorsqu'il y a quelques jours, ma fille et Juliette m'ont appellée pour me souhaiter mon anniversaire, c'est une véritable bouffée d'oxygène, d'air pur qui m'a été offerte en cadeau .

Après les traditionnels voeux, comme à l'habitude, ma fille a eu cette phrase magnifique et rude lorsque je me suis enquise de mes petites filles :
- " Tout va bien, Maman, elles sont "chiantes"..."
Oh je sais, à faire froncer les sourcils n'est-ce pas ?
Pourtant, dit en pouffant de rire pratiquement à chaque fois, cela a la saveur d'une gourmandise ineffable.

Car un foisonnement d'anecdotes arrive toujours à la suite.

Ainsi j'apprends que Juliette passe par ce stade particulier où toute nourriture animale est monstrueuse et donc proscrite, malgré les " explications " diverses et variées que l'on peut lui fournir.
- " Vous êtes des criminels de tuer des animaux pour les manger ! C'est tout... Vous êtes méchants ! ".

De fait, les repas se compliquent singulièrement, surtout lorsque les parents veulent faire montre d'autorité.
Le conflit n'est pas loin :  Juliette restant devant son assiette tandis que sa petite soeur pointant un doigt accusateur vers son assiette asséne dorénavant le leitmotiv parental ( et oui : elle parle maintenant !)
- " Mange !"
Ah le mimétisme familial ...

Je vous rassure, ces deux-là s'entendent comme larrons en foire.

Justine, comme je l'ai dit plus haut, est une petite fille très vive.
A l'affût de tout, touchant à tout malgré les avertissements et réprimandes maternels.
Dernièrement, agacée par l'attitude de Justine qui s'obstinait à vouloir ôter l'un  des nombreux cache-prises qui sécurisent justement l'accès aux prises électriques, ma fille a fini par lui donner une tape sur la main.

Courroucée, Juliette a pris sa petite soeur par les épaules tout en toisant sa mère du haut de ses 4 ans :
- Tu n'as pas honte de taper un bébé d'abord ? Je m'en fiche, je vais le dire à la pédiatre la prochaine fois qu'on ira la voir ... Viens, Justine, on va la laisser, elle est pas gentille de toute façon ..."
Ma fille éberluée n'en croyait pas ses yeux et ses oreilles.

Pour en revenir au repas, bien entendu, Juliette finit par se braquer et ne cède pas.
Alors selon les états d'esprit, des uns ou des autres ce sont des disputes ou compromis qui prennent le pas.

Dernièrement ses parents étaient invités à une "barbecue-party".
J'apprends ainsi que le magret de canard est dorénavant "couru" comme viande à griller.
Personnellement je n'aime que peu la viande, préférant les brochettes de fruits et légumes, mais bon, chacun ses goûts.

Pour l'heure, lorsque la cuisson sembla à point à la maîtresse de maison, elle s'adressa à la cantonnade d'un tonitruant ;
- " Qui veut du magret de canard, qui veut du canard ? " .

Bien entendu, Juliette, étonnée et inquiète, s'était précipitée vers sa mère et lui demandait doucement à l'oreille :
- " Maman ? "
- " Oui ?"
- " Ils ont pas tué un canard quand même ?"
- "..."
- " Tu m'en donnes pas, hein ? Mais qu'est-qu'il leur a fait le canard pour qu'il le tue ? Hein ?"

Sa mère qui oscillait entre fou rire et embarras, tenta d'éluder en lui répondant que ce n'était que pour les grands, ce qui aussitôt provoqua la réaction de Juliette :
- " De toute façon, vous les grands, vous faites n'importe quoi ! "

J'imaginais fort bien son petit visage boudeur aux rondeurs toutes enfantines, et ses bras croisés sur sa poitrine.
Ses grands yeux noirs lançant des éclairs de colère et de désespoir tandis que baissant la tête en avant ses mèches blondes retombaient sur son visage.

De là à vous faire immédiatement part des questions de génétique qui assaillent Juliette :
- " Pourquoi est-ce que je n'ai pas des yeux bleus comme Justine ?  D'abord elle a des plus beaux yeux que moi, d'ailleurs tout le monde le dit qu'elle a de beaux yeux bleus et à moi, on ne dit jamais rien..."
- " Mais ma chérie, tu as les yeux de ta grand-mère tu sais ..."
- " Ben c'est pas juste alors, c'est moi qui aurait du être dans son ventre et pas toi...D'ailleurs pourquoi c'est toi qui étais dans le ventre de Mamie, hein ? C'est toujours pareil, nous les petits on peut jamais choisir, ce sont toujours les grands qui passent en premier ! "

Ah, la naissance, la vie, la mort vues par les enfants.
C'est souvent drôlatiques et émouvants et puis parfois il y a un écho particulier qui vous fait admettre que décidément le monde de l'Enfance est plus lucide que celui des adultes.

Alors qu'elle venait d'apprendre que le très vieux chien " Fidèle" de son papa venait de mourir chez son autre Mamie, Juliette eût cette réponse :
- " Et bien dis-donc, Papy Roger est mort, Grand-Mamie Ginette est morte aussi, et maintenant c'est "Fidèle", tu crois qu'il y a aura encore de la place pour nous au "ciel", va falloir qu'on se dépêche, sinon ils vont tous nous piquer les places et nous on restera à la porte à attendre !"

Quand je vous disais que les enfants sont plus sensés que leurs parents ! 

 
Par Circé - Publié dans : Naissance, Filiation, Généalogie. - Communauté : Femmes Engagées
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Jeudi 18 juin 2009
Sans autre forme de commentaires que ces deux vidéos du 12 juin 2009 à Paris, lors du pique-nique solidaire contre les violences faites aux Femmes.



12 juin 09 contre les violences faites aux femmes
envoyé par domelisa - L'info internationale vidéo.



Par Circé - Publié dans : Femme, Société et politique - Communauté : Femmes Engagées
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Mardi 16 juin 2009

Communiqué du collectif Abrésid, RESF, CGT...

" Ce soir, on dort dans un quelque part qui s'appelle chez nous.. Mais eux ?" 

 
Toute la famille Sali est encore  ce soir, 15 juin, à la rue !
9 personnes dont 7 enfants de 2 à 13 ans.

                  Nouvelle action, mardi 16 juin 2009 à 19 H.

Ce soir (15 juin 2009), après le rassemblement à la préfecture, nous avons   installé un campement, place du Chatelet  pour exiger d'obtenir enfin une audience auprès du Préfet :
- pour trouver une solution humanitaire pour le logement et
- une solution humanitaire pour la régularisation de cette famille.

Et puis , en promenant  nos tentes dans la rue de bourgogne, on a vu, une fois encore, la solidarité de la population...
Plus fort encore de notre mobilisation unitaire, nous vous donnons RV :
 

                                 Mardi 16 juin à 19h,

     devant la Préfecture d'Orléans pour une nouvelle action !

                    Faites-le savoir
partout , à tout le monde.

et regardez les infos , sur FR3 Centre ! 

Nous invitons aussi toutes les organisations, personnes , associations, partis politques à participer à notre rencontre de  mercredi, à 18h 30, salle du clocheton, à St Jean de Braye, pour décider ensemble des suites ....
car derrière la famille Sali, 
- ce sont  tous les sans papiers qui sont en danger
- c'est l'hégergement d'urgence qui est démantelé
- c'est la répression qui augmente contre les soutiens

                  Alors toujours plus nombreux, on continue !



Par Circé - Publié dans : Droits de l'Homme, et politique - Communauté : Femmes Engagées
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Dimanche 14 juin 2009
J'allais avoir 18 ans.

Pas encore le droit de vote, même si c'est, cette année-là que je suis devenue majeure.
En effet, Valéry Giscard d'Estaing avait eu cette promesse de campagne : Donner la majorité et bien évidemment le droit de vote à 18 ans.
Ne partageant aucunement ses opinions politiques, je dois lui reconnaître qu'il a tenu parole.

Mais dans cette campagne présidentielle, à laquelle je m'intéressais, comme de nombreux autres jeunes de mon âge, je me souviens très bien d'un personnage qui faisait figure d'OVNI.
Disputes avec mon père de rigueur à chacun de ses passages, parce que son discours me plaisait, me parlait :
- " C'est bien gentil tout cela, mais comment vont faire les gens pour bouffer, se chauffer, se déplacer, on revient à l'âge de pierre alors ?"

Pour dédouaner un peu mon père, il venait de s'acheter sa première voiture, une R12 break qu'il avait payé "au comptant" après avoir bénéficié de la solidarité familiale puisque chacun avait accepté de prêter ses économies.
Mes deux frères l'argent d'un magazine de petites annonces qu'ils distribuaient deux fois par semaine, moi, celui des gardes d'enfants que je faisais chaque fin de semaine.

Et puis, il ne voyait pas d'un si mauvais oeil l'arrivée du premier "Carrefour" à Créteil, sous un hangar en tôle ( non, non, pas de Créteil Soleil à l'époque).
Nous faisions chaque deux semaines les plus de 4 kms à pied qui nous en séparaient de notre domicile, traînant le caddie de rigueur qui reviendrait charger de l'indispensable pour nourrir une famille de 6 personnes, dont 3 ados.

J'y allais toujours en traînant des pieds, si je puis dire, puisque bien évidemment cela prenait tout ou partie de notre après-midi, le parcours de retour se faisant de la même façon, mais le caddie et les bras de chacun cette fois-ci, chargés, encombrés de tout ce qui nous était nécessaire, dont le lait, packs ayant faits leurs apparition, bien lourds, bien encombrants, à désespérer du retour .
.
Bref, discussions houleuses à chaque fois.
Mais nous revenions avec tout ce qu'il nous fallait, fruits et légumes que mon grand-père n'avait plus à nous ramener de la campagne chaque quinzaine pour aider mes parents, non seulement à nous nourrir, mais aussi et surtout pour finir les fins de mois.

Lorsque nous habitions Sarcelles, c'est en moto 125 motoconfort qu'il venait sacoches remplies de victuailles et cageots de légumes superposés à l'arrière, liés avec ces fameux tendeurs qui finissaient par nous arracher les mains.
Ete comme hiver.

L'hiver justement, il ressemblait au bibendum michelin, emmailloté qu'il était dans du papier journal sous sa veste en cuir, passe montagne de rigueur et gants en laine tricotés par ma grand-mère sous les mitaines en cuir qui ne le préservaient guère du froid.

Il arrivait rougeaud ou violacé selon le temps.
Les joues glacées, mais comme j'aimais l'embrasser, et comme j'aimais qu'il me prenne maladroitement dans ses bras, engoncé qu'il était par tout cet attirail censé le préserver des rigueurs de l'hiver.

Puis il a eu sa dodoche cahotante à 4 sièges avec cette maudite barre au milieu qui nous tannait le derrière, nous les enfants lorsqu'il venait nous chercher pour les vacances, car c'était le seul lieu où nous pouvions nous rendre.

Pas de villégiature ou autre destination .
Chez mes grands parents, ou mon arrière grand-mère dans les vosges, avec train à vapeur en prîme (les lignes de la gare de l'est ayant été les dernières à être électifiées), bouses de vaches dans les rues du village, poules caquetantes et affolées coupant à chaque fois notre chemin lorsque nous étions en vélo.

Je vous laisse deviner ce que pouvait donner une chute et l'état dans lequel nous rentrions.
Pas d'eau chaude, le baquet ou le lavoir avec une eau sortant du flanc de la montagne à 12/13°
Brrr... Rien que d'y repenser j'ai des frissons.

Bref, un extra-terrestre que ce René Dumont en cette année 1974.
Mais que je trouvais plus que juste à l'heure où traversant la marne pour me rendre au lycée Marcellin Berthelot de St Maur des Fossés, une immense nappe de mousse recouvrait la surface du fleuve. Sans compter les débris divers.

Mais pour ceux qui ne connaissent pas, je vous laisse découvrir le personnage par les quelques vidéos que j'ai retrouvées.
Saisissant, quelques 35 années plus tard !








Alors, Les Verts ?
Toujours des ovnis ?

Je sais, on peut effectivement contester certains leaders qui ont renié ce qu'ils étaient auparavant.
Autant un Cohn-Bendit qui a désavoué ce qu'il était même en 1968, ou bien José Bové qui fait figure d'opportuniste, un coup pour le non au référendum, un coup n'hésitant pas à faire alliance avec celui qui était pour le oui ( Cohn-Bendit ) au référendum.

Le même ayant voté contre l'amendement déposé au Parlement Européen qui mettait en avant que c'était bien les règles du pays qui accueille l’activité et non celles du pays d’origine qui doivent être respectées. (directive Bolkestein ).

Mais tout de même, il y a sur le terrain de véritables écolos qui ne s'en laissent pas compter, qui ne se renient pas pour une place.

Et puis questions toutes personnelles :

- Pourquoi sommes-nous maintenant des millions à avoir au creux du cou cette balafre qui signifie que nous n'avons plus de thyroïde ? En matière de pollution de l'eau et de rejet d'hormones, nous sommes bien involontairement responsables.
- Pourquoi y a-t-il tant d'enfants allergiques et leurs parents qui se découvrent tels à plus de 40 ans passés ?
- Pourquoi tant d'infertilité masculine ?
- Pourquoi tant d'enfants naissent avec les malformations génitales ?
- Pourquoi tant de leucémies foudroyantes ?
- De cancers du sein ?....

Alors, il est tant, oui plus que grand tant que le social et l'écologie soient vus comme une nécessité sur cette planète.
Ne pas séparer l'homme de son environnement, mais qu'il puisse y vivre dignement et en bonne santé
.

Par Circé - Publié dans : Elections Européennes, Traité Lisbonne, Politique - Communauté : Femmes Engagées
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Vendredi 12 juin 2009

Chers amis,

 

Vous seraient-ils possible de publier cette tribune libre sur vos blogs.

Je n’ai pas envie de le mettre en commentaire, j’ai envie qu’il soit lu par le plus grand nombre.

Je le signe de mon nom, j’assume.

 

Merci par avance.

Véronique

 

« J’ai 38 ans.


C’était en 2008 et c’était aussi dans mon enfance.


Difficile d’en parler, d’en sortir des mots tant la douleur est grande. Mais pour toutes celles et tous ceux qui ont vécu l’horreur de la violence morale ou physique, je me sens le devoir de dire, de ne plus taire.


Un parent violent que l’on essaye à l’âge adulte de comprendre, de pardonner parce que lui aussi a souffert, mais qui au bout du compte à réellement manquer de respect à votre personne.


Une relation sérieuse avec un homme que l’on regarde avec les yeux de l’amour. Une relation difficile mais à laquelle on s’accroche parce qu’on se dit que ça va passer. Au début, ce ne sont que des mots, des attitudes corporelles, des regards. Et puis un jour, c’est le coup porté, la violence de ce coup porté… L’incroyable, l’insupportable se produit.


On hurle, on ne veut pas y croire, on se dit que c’est un cauchemar. On le chasse lui, comme on essaie de chasser le souvenir de ce coup. Mais l’esprit, le conscient nous fait rappeler l’homme, lui dire que c’était une simple erreur, l’erreur humaine, qu’on l’aimera malgré tout parce qu’on est sûre qu’il ne recommencera pas

C’est souvent le schéma qui se produit.


Pour moi, grâce à mes amis, je ne l’ai pas rappelé, je suis allée au commissariat porter plainte. Là bas, j’ai été sidérée d’entendre : « vous êtes sure que vous voulez porter plainte, une simple main courante serait suffisante » ou bien encore «  Ah ! il ne vous a pas porté de coup au visage, ce n’est quand même pas très grave… ».

Si,
c’est grave. Quelque soit le degré de la violence, quelque soit son visage, la violence est grave, la violence est insupportable, la violence est interdite. Elle est irrespect, elle est proscrite.


J’ai eu cependant des remords d’avoir porter plainte… J’ai eu envie de le revoir ensuite. Pourquoi la victime aime telle tant son bourreau ? Cela m’a passé depuis, mais finalement depuis peu… Nous sommes si faibles.

 

Ce soir je serai à Paris, près de la passerelle Simone de Beauvoir, pour demander à notre gouvernement de faire quelque chose, de ne pas rester muet face à la violence envers les femmes.
Merci à Circé dans cet article 
et dans d’autres de nous avoir informés et d’y inscrire ceci :


« 
la recommandation 1582 de 2002 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe " Violence domestique à l'encontre des femmes " indique que :
" Pour les femmes de 16 à 44 ans, la violence domestique serait la principale cause de décès et d'invalidité avant le cancer, les accidents de la route, et même la guerre. Elle doit, en conséquence être traitée comme un problème politique et public qui porte sur une violation des Droits de l'Homme ". »


Au-delà des violences conjugales, j’y serai également pour dire que la violence quelle qu’elle soit est inhumaine et qu’elle doit être dénoncée immédiatement.


Aux femmes victimes de violences conjugales, je dirais ceci : c’est la première fois qu’il faut porter plainte. La première fois appelle la seconde, puis la troisième. Il n’y a pas d’erreur, il n’y a pas d’excuse envisageable, il n’y a rien d’acceptable.

 

Ma plainte déposée fin septembre 2008 devrait être traitée l’hiver prochain… soit plus d’un an après les faits… Ceci aussi est inacceptable. Pendant ce temps, y a-t-il eu d’autres femmes qui ont pâti de la violence de cet homme ?

 

En espérant que les campagnes vidéos, les témoignages seront de plus en plus nombreux pour que chacun prenne conscience qu’il est intolérable qu’une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint.

Véronique L. »

Par Circé - Publié dans : Femme, Société et politique - Communauté : Femmes Engagées
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Vendredi 12 juin 2009
Aujourd'hui, je ne sais plus si j'oscille entre colère et chagrin, révolte et déception.

Depuis hier, 11 juin 2009, un nouveau clip vidéo est diffusé, consacré aux violences verbales.
Violences verbales plutôt que harcèlement moral, formule elliptique pour parler d'un des aspects des violences faites aux femmes.

On y voit entre-autre le dénigrement systématique et au long cours d'une femme.¨
Puis un portrait brossé en quelques plans caméra d'un homme violent et maltraitant.
Mais bien entendu, ce qui n'est pas dit, juste suggéré, c'est qu'une autre violence va se produire, dès que la porte de leur domicile sera refermé.

Bien, il a le mérite d'exister.


Spot contre les violences conjugales par Jacques Audiard
envoyé par travail-solidarite - L'info internationale vidéo.

Dans la première enquête nationale de 2000, évaluant le nombre de femmes victimes de violences, l'ENVEFF (Enquête Nationale sur les violences faites aux Femmes) révèlent que ces violences sont massives et concernent des femmes de tous âges et de tous milieux.

En quelques chiffres et chaque année en France :
- 1 590 000 femmes victimes de violences conjugales,
- 1 499 963 femmes victimes de harcèlement sexuel dans l'espace public,
- 50 000 femmes victimes de viol, 
- 30 000 femmes excisées ou menacées de l'être,
- 70 000 jeunes filles mariées de force ou menacées de l'être.

Dans le même temps,  la recommandation 1582 de 2002 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe " Violence domestique à l'encontre des femmes " indique que :

" Pour les femmes de 16 à 44 ans, la violence domestique serait la principale cause de décès et d'invalidité avant le cancer, les accidents de la route, et même la guerre. Elle doit, en conséquence être traitée comme un problème politique et public qui porte sur une violation des Droits de l'Homme ".

Savez-vous, en outre, qu'il aura fallu attendre 2006 en France, pour que les statistiques de police rendent visibles les violences conjugales ?

Mais aucune étude en France n'a été initiée pour évaluer les coûts globaux des violences faites aux femmes, aucune étude non plus pour évaluer les besoins des femmes victimes de violences en termes d'hébergement et de logement.

Par ailleurs, toujours en France, aux niveaux national, régional et/ou local du gouvernement, les fonds alloués pour les politiques publiques et les campagnes d'information et de sensibilisation s'élèvent à 3 000 000 d'euros pour 63 millions d'habitant(e)s.

Le Danemark, les Pays-Bas, l'Irlande, pays démographiquement moins importants que la France y consacrent de 3 à 5 fois plus de moyens financiers :
- Pays-Bas : 11 615 000 euros,
- Danemark : 8 582 921 euros,
- Irlande : 15 635 000 euros.

En ce qui concerne les hébergements d'urgence :
- France : 33 foyers, 1272 places disponibles,
- Pays-Bas : 100 foyers, 2464 places,
- Espagne : 293 foyers, 4144 places,
- Allemagne : 400 foyers, 45 000 places.

Une étude anglaise de 2004, puisque la France n'a jamais cherché à chiffrer le coût annuel impacté par les violences faites aux femmes, l' évalue à 34 milliards d'euros, soit 555 euros par habitant.

Coût bien inférieur à la réalité car :
- De nombreuses femmes victimes de violence ne demandent pas d'aide,
- Les violences envers les femmes ne sont pas toujours reconnues en tant que telles par les organismes intervenant auprès d'elles,(le harcèlement moral, par exemple, n'est pas reconnu par la justice en France au sein d'un couple)
- Ces chiffres ne prennent encompte que les violences recensées par les organismes chargés d'intervenir. Rien sur ce qui peut en découler dans les entreprises, les écoles...

Sources : ECVF (Elu(e)s contre les violences faites aux Femmes)

Voilà, des chiffres, quelques chiffres.

Dois-je ajouter qu'en France, la loi n'autorise pas l'éloignement du domicile conjugal du conjoint violent, sans décision de justice, et on sait malheureusement combien cela peut prendre en terme de mois d'attente avant de que de passer devant un juge !


Alors la lutte contre les violences faites aux Femmes, priorité nationale ?
Il n'en est rien !

Mais pourquoi donc suis-je en colère ?

Aujourd'hui 12 juin 2009 aura lieu un pique-nique géant et solidaire sur la passerelle Simone de Beauvoir à Paris à partir de 18H et jusqu'à 22 H.
Ceci à quelques jours du verdict de la commission d'évaluation présidée par Bernard Accoyer qui jugera opportun ou non du débat puis du vote d'une loi cadre contre les violences faites aux femmes, et rien n'est moins sûr dans le contexte actuel.

Voilà plus de 48 H que j'informe ou plutôt rappelle par communiqué, associations de Femmes, collectifs, planning familial, syndicats, partis politiques, presse et ...
 
RIEN !

Ou plutôt, je dois rectifier, deux réponses reçues :
- Femmes Solidaires de Montargis qui nous rejoindront à Paris.
- JP Grand des Verts, élu municipal d'opposition, qui nous a assuré de son soutien, mais qui ne peut être disponible ce jour-là, à cette heure-là .

Pour le reste : indifférence ? omerta ? pas le temps ? histoire de "bonne femme" ?

Pourtant :
- Plus d'un électeur sur deux est une femme,
- Plus d'un syndicaliste sur deux est une femme,
- Toutes sans exception, quelque soit son milieu socio-économique :femme au foyer, salariée, avocate, journaliste, syndicaliste et même politique...peuvent être victimes
- Que dire du silence des associations de femmes, du planning familial ?
- De celui des médias ?

Là, je risque d'être très méchante.

Car, pourquoi vouloir résoudre ce problème dans le sens où un bon petit crime bien dégueulasse et sanguinolent à la "Une", fait augmenter les chiffres de vente de toute la presse confondue ?
Et que dire des vitriolages, viols, tortures, et autres saloperies ?

Aller, oserai-je ? J'ose :
Ce serait un peu tuer " La poule aux oeufs d'or ", non ?

Allez, je ravale ma colère, mais pas le mépris que je sens poindre au fond de mon coeur.

" Violences faites aux Femmes : Silence ! On assassine..."

A la une de toute vos journaux, précipitez-vous chez votre point presse habituel :
                                 1 meurtre tous les trois jours !
Tous les détails croustillants dans la rubrique info de votre région, voire même en page "national".

Par Circé - Publié dans : Femme, Société et politique - Communauté : Femmes Engagées
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Mercredi 10 juin 2009
Hier c'était cela ...



Aujourd'hui c'est plutôt cela...

 

Quoi qu'il en soit, si vous voulez :
- échanger,
- débattre,
- unir vos/nos luttes,
- vous cultiver,
- agir pour une véritable alternative à gauche,
- ou tout simplement vous amuser,

         la Fête de l'Humanité
 les 11,12, et 13 septembre 2009

 
au parc départemental de La Courneuve, en sera l'occasion.

18 euros, le billet d'entrée pour les 3 jours et donc tous les concerts.
Gratuit pour les moins de 15 ans.

Vous pouvez d'ores et déjà réserver vos bons de soutien.

Pour les orléanais, vous savez à qui vous adresser.
Il y aura, comme les autres années des cars affrétés au départ d'Orléans.

Pour les autres, il suffit de vous adresser aux militant(e)s communistes de votre ville.

 

 

Par Circé - Publié dans : Culture, et Politique - Communauté : Femmes Engagées
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Mercredi 10 juin 2009

"France, 2009, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. "

 


Tout le monde se désole.

 

Mais disposons-nous vraiment de toutes les mesures nécessaires pour combattre les violences faites aux femmes ? Toutes les violences faites aux femmes ?


Pourquoi la loi ne prend-t-elle pas en compte la prévention des violences faites

 

aux femmes et laisse chacun-e se débrouiller dans son coin ?


Pourquoi les violences psychologiques sont-elles reconnues au travail sous le nom de harcèlement moral et non pas dans le couple ?

 

Pourquoi la solidarité nationale ne se décline-t-elle pas financièrement auprès des victimes les plus démunies ?


Pourquoi une femme qui se sent menacée ne peut-elle bénéficier d’une protection urgente ?

Pourquoi sont-elles si peu à porter plainte (8 % des femmes de 20 à 59 ans victimes de viol, chiffres ENVEFF) ?


Il est temps que la France adopte un ensemble de mesures intégrées et globales pour combattre ce fléau social, comme l’ont fait l’Espagne et la Suède.


Je signe pour que la discussion de cette proposition de loi soit inscrite à l’ordre du Jour de l’Assemblée nationale et du Sénat."

 

Cette pétition est mise en ligne depuis mai 2008 et dans quelques jours la commission d'évaluation dirigée par Bernard ACCOYER, Président de l'Assemblée nationale, dont la vice-présidente est Marie-George BUFFET va se réunir et rendre son verdict.

 

Toutes les associations d'aides aux victimes, associations féministes, professionnels, magistrats ainsi que le CNDF (Collectif National des Droits des Femmes) ont été auditionnés par cette commission.

Malheureusement dans le contexte politique actuel, rien n'est moins sûr, en ce qui concerne la tenue d'un débat et vote d'une loi cadre à l'Assemblée Nationale.

 

Aussi, avant même la décision de cette commission, un pique-nique géant aura lieu le


Vendredi 12 juin 2008 de 18H à 22H au parc de Bercy.

 

avec la participation d'artistes du théâtre de l'opprimé et prises de paroles


Venez Nombreuses et Nombreux.

 

Un départ est organisé à partir d'Orléans en mini-bus à 16H avec RDV à 15h45 au rue marcel Proust ( face lycée pothier, à côté de la caserne des pompiers)

Vous pouvez téléphoner au 02.38.77.80.50 pour réserver vos places ou 06.15.95.46.34

 

Nous ferons la jonction à Paris, avec le groupe " Femmes Solidaires " de Montargis qui organise également un départ à partir de Montargis, bien entendu.

Vous pouvez les contacter.

Par Circé - Publié dans : Femme, Société et politique - Communauté : Femmes Engagées
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