Le métier de journaliste : Conférence-Débat, ce soir à Orléans....

Le métier de journaliste.

Venez en discuter, échanger ce soir à Orléans dans la conférence-débat organisée par "La société des amis de l'Humanité".

 

" On admet que le journalisme est français : c'est Théophraste Renaudot qui, le premier, a publié régulièrement des nouvelles en lançant la Gazette, le 30 mai 1631.

Par la suite, d'autres plumes se sont trempées dans l'encre de l'actualité, comme Camille Desmoulins, Antoine Rivarol, Jean-Paul Marat, pendant le Révolution, puis Henri Rochefort et sa lanterne, Emile Zola lançant son admirable " J'accuse " dans l'Aurore, enfin Jean Jaurès, qui fonda son journal "L'humanité" pour rendre compte des idées de son temps ...

 

Et maintenant, où en sommes-nous ?

Les techniques ont évolué, se sont diversifiées.

L'attente du lecteur n'est plus la même.

Le journalisme est donc forcément différent : qu’est-il à présent ? "


Venez en dialoguer
le jeudi 25 avril 20H15
Auditorium de la Médiathèque Marcel Reggui
1 Place Gambetta Orléans

avec :
Charles Sylvestre secrétaire national de la Société des Amis de l'Humanité fera
un exposé sur "Jean Jaurés la passion du journaliste"
puis
Mourad Guichard correspondant. régional de Libération
un journaliste de la République du Centre
Mélanie Marois journaliste dans l'Yonne
Hassan Kérim de Radio Campus
animeront une table ronde avec le public sur le métier de journaliste aujourd'hui.
NB: Charles Sylvestre est l'auteur de l'ouvrage Jean Jaurés la passion du journaliste aux Editions Le temps des cerises.
http://www.amis-humanite.com

"Je ne discute pas de foot avec les femmes, qu'elles retournent à leurs casseroles !..."

Je ne discute pas de foot avec les femmes, qu'elles retournent à leurs casseroles..." !

 

Que voilà une belle saillie sexiste et misogyne à souhaits, débitée hier encore sur l'antenne de RMC, radio tout à fait coutumière de l'usage de tels propos ou qui les relaie complaisamment.

 

Propos tenus par le conseiller du président de l'OL (Olympique Lyonnais), autrement dit Bernard Lacombe, ancien attaquant de la mythique équipe des "bleus" quand le foot paraissait encore être une discipline digne de respect.

 

Encore que : salaires mirifiques hors de propos, prîmes indécentes, suspicions à l'encontre de l'un de ses membres qui aurait oeuvré en sous-main avec l'un des pays du golfe afin que celui-ci obtienne l'organisation de la coupe du monde de foot 2022, scandales en tous genres et utilisations des corps des femmes marchandisées comme des objets sexuels à disposition, offertes pour un anniversaire etc, etc...

 

Peu importe donc qu'en 2011, l'équipe féminine lyonnaise justement de foot n'ait pu jouer la finale de la coupe de France au Parc des Princes. Paraît-il que des femmes ne peuvent jouer sur le même terrain que des "hommes"...

 

Que le PSG s'y soit opposé, avec un actionnaire majoritaire venu du Qatar, voilà qui était déjà plus qu'insupportable. Mais oui, peu importe, qu'a-t-on à faire de plus de la moitié de la population, puisqu'il suffit qu'un "mâle" ouvre sa boite à camembert estampillée AOC "sexisme et machisme" domination masculine et patriarcale pour qu'elles soient renvoyées à leurs casseroles sous les rires complices des journalistes.

 

Propos débridés donc de Bernard Lacombe...

 

Finalement Mesdames, puisque vous n'avez que vos enfants et vos casseroles comme ligne d'horizon pour ces olibrius sexistes et machistes, cette chaîne de radio, utilisez le nerf de la guerre pour leur répondre.

 

Ne tournez plus le bouton de cette chaine de radio pour l'écouter, n'achetez plus de place de foot aux votres (garçons et filles qui sont aussi des spectatrices), ni de T-Shirt au nom de ces clubs de foot virilistes, refusez de payer des abonnements télévisuels pour retransmission de ces hérésies sexistes...

 

Honte à vous Mr Lacombe, Honte à vous RMC, Honte à ceux qui véhiculent ce type de propos incroyables et qui assoient dans notre société la domination masculine et patriarcale, au coeur des discriminations de genre et des violences faites aux femmes.

 

Refusons de cautionner de tels comportements.


Ne leur apportons plus nos contribution et complicité passive en les finançant de quelque façon que ce soit !

 

A écouter ICI.

 

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Des T-Shirts appelant aux violences faites aux femmes vendus sur Amazon

On savait le site de vente en ligne "Amazon" peu regardant sur les droits de quelque sorte que ce soit des unEs ou des autres, dès lors qu'il y avait de l'argent à se faire à la clé.

 

C'est donc sans surprise que j'apprends ce matin qu'après la vente en 2010 de ce que j'avais appelé le guide du "parfait pédophile" autrement dit "Guide du pédophile, de l'amour et du plaisir", le même site en ligne a récidivé avec des T-Shirts appelant aux violences faites aux Femmes.

 

Ce sont donc des slogans qui s'affichent sur couleurs printanières, rose, jaune, bleu, mauve, vert tendre etc...qui recommandent sur le mode slogan gouvernemental britannique de 1939 "Keep calm and carry on", ce genre de choses :

- Keep calm and hit her : Gardez votre calme et battez-la,

- keep calm and choke her : Gardez votre calme et étouffez-la,

- Keep calm and knife her : Gardez votre calme et "plantez-la",

- Keep calm and dig her ; Gardez votre calme et "fourrez-la"

- Keep calm and rape a lot : Gardez votre calme et violez beaucoup,...

 

Bref, là aussi de bien bons conseils et permissions accordées aux  agresseurs et criminels de tous poils ou sans, peu importe.

 

Pour sa défense, Amazon, après avoir argué en 2010 le droit à la liberté d'expression, prétend aujourd'hui avoir été victime d'un script malveillant, puisque tous ces slogans seraient générés automatiquement par une "machine"...

 

Euh, et qui l'alimente la machine à mots et autres maux appelant aux violences, viols, meurtres...envers les femmes  ?

 

Il semblerait qu'Amazon s'emploie à retirer T-Shirts de ses ventes et slogans de ses scripts. C'est pour le moins ce que cette firme doit faire. On se dit aussi qu'elle pourrait être vertueuse en ce qui concerne les droits et combattre tout type de violence.

 

Mais quand on préfère "fliquer" ses salariéEs, évidemment, les droits et la violence...????10.PNG

Quand les tenants de la Manif pour tous sont en fait des "Anti..."

Quand les tenants de la Manif pour tous, sont en fait des anti...mariage pour tous, liberté des femmes à disposer de leur corps etc...


C'était à Orléans ce matin.
La mairie a été interpellée, les autocollants retirés.


Communiqué de Presse du Planning Familial du Loiret :


Le Planning Familial du Loiret proteste contre les collages intempestifs d’autocollants appelant à la « Manif pour tous » recouvrant ses panneaux.


Si d’aucuns pouvaient penser que seul le refus du mariage entre deux personnes de même sexe guidait les opposants à la loi votée le 12 février dernier à l’Assemblée Nationale, voilà qui démontre parfaitement que ce sont bien les mêmes qui s’opposent également à la liberté des femmes à disposer de leur corps.


Le Planning Familial a contacté la mairie afin que les panneaux soient rapidement nettoyés et se réserve le droit de porter plainte pour atteinte au droit à l’information du public.


Dominique Tripet
Présidente du Planning Familial du Loiret.

 

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"T.S" (I)

à Léo, Léa, Janis, Clara....

Et toutes celles et ceux qui ont traversé la rive

ou bien sont restéEs de ce côté,

 

Chapitre I

 

 

 

Oh…J’ai mal, mal…Si mal…

 

Quelque chose ou quelqu’un me fouaille le creux du bras, y plante méthodiquement un objet pointu, me lacère consciencieusement ce doux pli à la peau si fine…

 

Pourquoi, me fait-on si mal ? Que cherche-t-on à me faire ?

A quelle sorte de supplice me soumet-on ? 

 

J’ai mal, mal…Si mal…et l’horrible labour qui continue…

 

Je hurle intérieurement alors que pas un son ne sort de ma gorge.

Je suis séquestrée dans mon propre corps.

 

Mes lèvres sont étroitement scellées, immobiles, lourdes, si lourdes…Comme mes paupières qui ne répondent à aucun de mes ordres impérieux. Pas une once de mon corps n’entre en révolte.

Il n’a ni poids, ni contour, il est le néant et l’infini. Seuls mes cris silencieux résonnent en ma tête sous les assauts térébrants qui méthodiquement continuent à me déchiqueter.

 

J’ai mal, si mal…

Je ne suis pas seule, des présences s’activent autour de moi.

 

De quelles limbes silencieuses, douces et soyeuses m’obligent-elles à émerger ? J’y étais si bien. Volontairement, je m’y étais laissée glisser, avais largué les amarres de ce souffle qui me reliait à un monde absurde.

 

Rien, aucune altérité n’y faisait écho depuis si longtemps…Cet avenir que les adultes m’enjoignaient de prévoir, ces études, cet emploi, ce salaire, ce compagnon, ces enfants, cette famille, cette maison…

 

Tout était-il donc écrit, était-ce cela mon futur ?

 

Et ce monde où nombre crevaient de faim, tandis que d’autres devenaient torche vivante sous les effets du napalm ? Angéla avait été libérée, mais l’espoir né au Chili se terminait en bain de sang, tortures, disparitions, camps de redressement… Les femmes, mes sœurs, tremblaient chaque fin de mois d’être de nouveau enceintes, les avortements clandestins, hémorragies, septicémie, mortes...Bientôt, serait-ce mon tour ?

 

Etais-je de ce monde où chaque jour m’était calvaire épouvantable ? Où l’hypocrisie était l’alpha et l’oméga de cette société coupée en deux : les possédants d’un côté, vivant sur le dos des seconds : besogneux et autres traine misère, mais heureux de leurs conditions d’exploités finissant leurs fins de mois et malgré tout, l’espoir de jours meilleurs pour leurs enfants…Des fables, des histoires, le monde était bien pire encore…

 

Qu’avais-je d’ailleurs à faire de et en ce monde…

 

Le refus obstiné d’être un pion, un numéro, un minuscule rouage aidant cette société incongrue à continuer à ronronner. Le néant y était préférable…

 

J’ai mal, mais si mal…

 

Le creux de mon bras m’élance, me brûle.

Il a pourtant été abandonné au profit du dessus de ma main. Un anonyme bourreau y besogne avec ardeur. Je suis percée, perforée, transpercée…Une navette est à l’œuvre, elle monte et descend dans l’écheveau de mes veines. Je les sens éclater sous les coups répétés d’où s’écoule un liquide chaud et visqueux jusque sur mes doigts.

 

Mes hurlements intérieurs reprennent de plus belle.

 

Un inaudible geignement m’écorche la gorge…

Surgit un étrange borborygme qui perce le silence…

 

- «  Elle reprend conscience » dit une voix étouffée qui me semble venir de l’autre hémisphère de la Terre…

- « sa tension ? »

 

Un brassard me serre le bras, il se gonfle, se dégonfle à plusieurs reprises, la réponse se fait attendre…

 

- « alors, cette tension ?... »

- «  j’ai du mal à la prendre : 6,4 ? »

 

-« …ai …mal… »

- «  elle commence à réagir, c’est bon signe, vous recommencerez dans 10 minutes »

- «  Et trouvez-moi enfin une fichue veine, il faut que l’on continue à la perfuser… »

 

La torture se poursuit et prend fin au terme d’un laps de temps impossible à définir. Semi-éveil et plongées successives dans les nébulosités d’un sommeil hypnotique rythment des minutes, des heures que je n’arrive pas à quantifier…

 

Ma main est endolorie. Une odeur de médicaments ainsi qu’une autre indéfinissable étreignent mes narines. Mon ventre me fait maintenant souffrir, résultat des différentes perfusions qui se sont succédées…Depuis combien de temps suis-je là ? Et quel jour sommes-nous ?

 

Ma vessie enfle, menace d’éclater …Je guette l’approche d’une infirmière, car cela ne fait plus aucun doute, je suis à l’hôpital. Mes paupières lourdes refusent toujours de se soulever. Des pas s’approchent de ce qui doit être mon lit. De nouveau mon bras est étreint dans un étau qui se serre et se desserre au rythme de l’air qu’insuffle la poire, sur laquelle appuie avec ardeur l’infirmière. Les parois en caoutchouc s’entrechoquent. J’en entends le bruit particulier.

 

-« ai… envie…pipi… » Ma vessie est si tendue que cela m’en devient insupportable, et je n’arrive pas même à m’exprimer correctement.

- « Vous avez envie d’uriner ? »

-« Hmm »

 

Les pas s’éloignent. Temps aboli ou faille dans le temps…quand est-elle revenue ? Je sens que l’on soulève le bas de mon corps et qu’un bassin y est glissé…

Je dois être nue car je n’ai pas senti qu’un quelconque vêtement ait été relevé.

 

Ma vessie est endormie, autant que le reste de mon corps.

Je n’arrive pas à la relâcher. Le temps passe. Je ne suis plus qu’un ventre.

L’infirmière revient, constate mon impossibilité à évacuer la moindre urine.

 

- «  Je vais devoir vous poser une sonde, cela ne va pas vous faire mal » me dit-elle d’une voix douce que je pressens jeune. Je ne peux la voir, toujours soumise à cette incapacité d’ouvrir mes paupières.

 

Avec délicatesse, elle effectue l’introduction de la sonde dans mon méat urinaire, c’est froid…J’entends s’écouler l’urine dans le bassin. L’infirmière me masse doucement le ventre pour vider entièrement ma vessie. Un immense soulagement m’envahit.

 

Je sombre de nouveau dans le sommeil, sereine et apaisée.

Pour l’heure, mon corps ne me fait plus souffrir.

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