Mardi 10 novembre 2009
Jamais il n'avait accepté la soumission à laquelle certains voulaient les contraindre.
Parce qu'elles étaient simplement Femmes.
Inférieures, osaient-ils même dire, volontairement et perfidement oublieux du lourd tribut qu'elles avaient versé durant la guerre de Libération.

Combattantes vaillantes, faisant front, ravitaillant les résistants en ces monts Djurdjura, qui devenaient de véritables labyrinthes aux occupants qui s'y perdaient et y succombaient.
Malheureusement pour elles, tels les marins de l'antiquité, seules Charybde et Scylla les attendaient.

Arrêtées, questionnées, torturées, violées par les uns, bourreaux, anciens résistants dans une autre vie, officiant en un culte effroyable et abject rendu à l'œuvre de mort.
Les autres, aussi peu miséricordieux que les premiers, tranchant sans vergogne cette gorge palpitante, dernière preuve tangible d'une vie déjà annihilée.
Elles ne pouvaient qu'avoir trahi...
Le néant sanguinaire pour elles, quoiqu'il en soit.

Et parfois quelques miraculées.
Vivantes, mais intérieurement anéanties, pâles spectres aussitôt mises au ban de la société, victimes et coupables de porter le sceau indélébile de l'infâmie : violentées par l'ennemi.

Et puis, l'oubli, le déni insupportable.
Condamnées à retourner à l'anonymat, l'indifférence, la soumission.
Code de la famille les dépossédant de toute majorité.
Mineures à vie, sous tutelle perpétuelle, pouvant être répudiées l'âge venu, corps asséché, malédiction divine prononcée, âme bafouée, vie manquée.
L'anathème tombe comme un crachat éructé à la face de l'humanité en une formule prononcée trois fois.
Elles ne sont plus rien.

De cela, il n'avait jamais accepté le moindre argument fallacieux et honteux, prétexte facile aux âmes mal nées.
Avec opiniâtreté, il avait dénoncé, fustigé la lâcheté, trop souvent habillée d'alibis religieux.

Des biens attribués par la révolution, il n'avait gardé, que la portion congrue, ce petit appartement où ses huit enfants avaient vus le jour, été éduqués, ayant mis un point d'honneur à ce que chacune de ses filles fasse des études, soit diplômées, travaille, choisisse son compagnon.
Calomnié, moqué, et entêté.

Rien n'avait été facile.
Il croyait en ses idéaux, mais plus du tout aux hommes.
Ceux-là trahissaient plus souvent qu'à leur tour, le moindre pouvoir devenant corrupteur.
Une autre malédiction qu'il désespérait de vaincre.
Une hydre de Lerne dont nul n'avait encore réussi à trancher ses sept têtes.

Alors, la vie s'était poursuivie, les années noires des égorgeurs en nouveau point d'orgue de la folie.
Encore, toujours, des femmes, des enfants, monstrueux holocaustes sacrificiels humains immolés à une épouvantable divinité dans laquelle il ne reconnaissait aucun des enseignements de tolérance que lui avaient transmis ses ancêtres.
Un effroyable Paradis promis à ceux qui transformait la Terre en Enfer dantesque.
Il n'avait toujours pas courbé le front devant l'indicible.
Pour elles, pour lui, pour l'honneur d'être un homme debout, fier et respectueux.

Aujourd'hui, elles étaient là. bravaient toutes sans exception la tradition.
Sans questionnement, débat, demande ou autorisation de quelque sorte.
Elles étaient là ! Unes et mêmes, unies et fortes.
Nul n'aurait pu les renvoyer, les évincer.
Elles s'imposaient silencieusement mais fermement .

Lui trônait au milieu du salon.

Seul son visage calme et serein, tourné comme il se doit vers La Mecque, émergeait du drap blanc dans lequel l'avait enveloppé l'Imam après le lavage rituel.
Un étrange et énigmatique sourire s'épanouissait sur ses lèvres celées par la mort.
Un dernier message aux vivants.

La vie était passée. Il avait fait ce qu'il croyait juste.
Envers et contre tout. A eux de reprendre le flambeau.
Ses funérailles seraient à la hauteur de l'Homme et effectuées avant l'heure de Tsibar.

Tandis que ses quatre fils hissaient sur leurs épaules la civière où reposait son corps, elles lui firent une haie.
Jamais de mémoire de Kabyles, on avait vu cela.

Les youyous s'élevèrent, intenses et pénétrants.
Les stridulations suraigües des dernières notes vrillaient autant les tympans que les coeurs et les corps.
Les chairs se hérissaient, les échines frissonnaient.

En une vague immense, la lancinante mélopée reprît au rythme du cortège qui se formait derrière la dépouille du défunt.
Les accents déchirants des thrènes ondulants submergeaient lugubrement la vallée.
Des chiens dans les villages alentours se mirent à hurler.

Mêlant leurs sinistres aboiements aux trilles funèbres.
Par Circé - Publié dans : Chroniques, Kabylie, Algérie. - Communauté : Femmes Engagées
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Lundi 9 novembre 2009
En se désengageant financièrement de l'aide apportée au Centre de Planification et d'Education Familiale situé au sein du Centre Hospitalier Régional d'Orléans, le Conseil Général du Loiret, à majorité UMP, poursuit l'oeuvre destructrice de notre système de santé largement entamé par le plan HPST-Bachelot et continue en s'attaquant dorénavant à l'accès à l'information, la Prévention et aux soins spécifiques que sont ceux de la Gynécologie-Obstétrique, dans le cadre du CPEF.

Cette annonce est un coup de tonnerre, encore un.
Et ce sont encore une fois les femmes, les jeunes femmes, jeunes filles qui vont en faire les frais.

Le CPEF du Centre Hospitalier d'Orléans effectuait entre autres :

- des entretiens personnalisés auprès des femmes victimes de violences, abus sexuels...
- tests de grossesse (urinaire, sanguin)
- contraception ( information, prévention, suivi)
- contraception d'urgence,
- prévention et dépistage des IST,
- Entretien pré et post IVG.

Sans compter les journées d'information effectuées auprès des établissements scolaires.
Mais le mieux est de donner la parole aux responsables du CPEF.




Il ne fait décidément pas bon être femme dans notre ville, notre département, notre pays.
Comme il ne fait pas bon être malade, jeune, vieille, au chômage...
Alors si vous cumulez les tares d'être Femme, jeune, malade et au chômage ou bien Femme, âgée, malade avec une pension ne permettant pas de vivre dignement...

Entre faux débat sur l'Identité Nationale pour amuser la galerie et détourner ainsi l'attention des attaques et autres mesures iniques qui touchent déjà et vont toucher encore plus dans les mois à venir la majorité de la population de notre pays ( plus de 51% de femmes en France ) :
- cadeaux aux plus riches d'entre les riches,
- augmentation du chômage des femmes,
- précarisation du travail,
- augmentation des forfaits hospitaliers et déremboursement de médicaments dits de confort, dont la biafine par exemple utilisée après des séances de radiothérapie ( où est le confort, la souffrance est admissible ?)
- augmentation des charges locatives,
- fin de la taxe professionnelle qui grugera encore les plus faibles qui prendront à n'en pas douter le relais pour faire vivre les collectivités,
- taxe carbone dont seront exemptés les principaux pollueurs,
- la réforme des collectivités territoriales qui amoindrira encore plus s'il était possible la visibilité des femmes en politique...nous voici, même au niveau départemental, réduites à néant dans les préoccupations de nos élus UMP du conseil général.

Alors que tous les clignotants des associations d'aides aux plus démunis sont au rouge, que toutes proclament sans exception que le visage de la pauvreté a celui d'une femme, voici que le Conseil Général du Loiret nous ôte maintenant ce centre de planification et d'éducation familiale qui ne fait en rien double emploi avec le planning familial, les missions des uns et des autres étant complémentaires.

D'ores et déjà les élus communistes se mobilisent.
Sylvie DUBOIS, adjointe au Maire de Saran organise un collectif pour provoquer une rencontre avec les médecins du CHRO et le Président du Conseil Général.

Il est bien évident que la Commission Droits des Femmes/Féminisme du PCF dont je suis déléguée pour le Loiret s'associe pleinement à cette initiative.

Dominique TRIPET.

Par Circé - Publié dans : Femme, Société et politique - Communauté : Femmes Engagées
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Lundi 9 novembre 2009
Par Circé - Publié dans : Droits de l'Homme, et politique - Communauté : Femmes Engagées
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Lundi 9 novembre 2009
Le ciel incandescent est d'une pureté sinistre ce matin.
Lançant un défi à l'impie qui oserait soutenir son éclat, il ôte la vue à l'insoumis.

- " Prenez garde à vous, ô Hommes rebelles..." semble-t-il dire,
" Telle la lame affûtée d'un cimeterre chauffée à blanc, j'aveuglerai vos yeux plus surement que vous ne vivrez éternellement dans vos Paradis espérés !"
Et les hommes courbent le front et l'échine, pauvres âmes errantes égarées en ces contrées où la vie et la mort se confondent.

Pourtant le vol intempestif et incongru de quelques hirondelles échappées du minaret voisin ose trouer l'azur albugineux, tandis que leurs cris plaintifs et lamentables aiguillonnent le silence lourd et oppressant.

Le temps est suspendu, comme arrêté, frappé d'un sort funeste .
Le tintamarre de la vie s'est dissout dans le mutisme douloureux de la terre.
Pas d'automobile et de klaxon rageur, de gazouillis enfantins, de rires graciles ou bruyants.
Ni d'interpellations braillardes, ou de poussière soulevée par le ballet incessant des poids lourds ronflant à l'approche de la côte, faisant hurler leurs boîtes de vitesse en abordant le versant accidenté de la montagne.

Ils sont tous là, taciturnes et secrets.
Hommes et Femmes confondus.
Marionnettes déboussolées, frappées de stupeur, anesthésiées de chagrin.

Le Vieux Lion n'est plus.

La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre de par le quartier, la ville, la région, le pays. Et ils arrivent de partout : Tamanrasset, Tizi Ouzou, Oran, Alger...
Telle une fourmilière en marche vers une destination inconnue du profane, la foule grossit de minute en minute.

Déjà la veille, et tout au long de la nuit les visiteurs incrédules s'étaient pressés en une longue procession respectueuse, sinuant de par la ville, longeant la mosquée, s'attroupant devant la porte de l'antre de celui qui n'était plus.
Nul n'y croyait malgré l'annonce.
Chacun se pensait habitant d'un cauchemar où son voisin le côtoyait inexplicablement.

La blancheur du linceul dessillait leurs yeux.
Les hommages alors, devenaient douloureux et pathétiques.

Leurs yeux se faisaient enfin regard.
Et leurs oreilles appréhendaient le bourdonnement des vivants.
Et leurs jambes apprenaient la réalité du poids de leurs corps.

C'est à cet instant que leur apparaissaient les visages des femmes.

Epouse, filles, soeur, cousines, voisines...
Une singulière garde rapprochée pour cette veillée de deuil, encerclait le corps du défunt.
En cette terre d'Islam, où leur présence est bannie pour ces rituels funéraires, nul ne s'étonna et nul ne contesta.

Elles avaient ainsi veillé toute la nuit.
Telles des ombres attachées à celui qui n'était déjà plus qu'un fantôme.
Un corps sans vie qui retournera bientôt à la terre nourricière.
Recevant les uns, servant les autres, présidant à la dernière journée sur terre du Vieux Lion.
Discrètes et résolues, muettes, mais obstinément présentes.

Rien ne les aurait arrêté. Il ne pouvait en être autrement.
Elles le lui devaient.
Lui qui les avait tant défendues, respectées, reconnues en dehors de toute autre considération de genre ou de sexe qu'il jugeait imbécile.
Par Circé - Publié dans : Chroniques, Kabylie, Algérie. - Communauté : Femmes Engagées
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Samedi 7 novembre 2009
Par Circé - Publié dans : Politique et politique locale - Communauté : Femmes Engagées
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Vendredi 6 novembre 2009
A lire aussi ICI

Bonjour,

Sans doute me connaissez-vous, me rencontrez-vous même au coin de nombre de conversations sexistes prétendûment drôles.
On m'y présente sans cesse comme une jolie gourde sans cervelle.
Pas une histoire sans que l'on ne parle de moi.
Pas un spot TV sans que mes Mânes un rien demeurés, n'y soient convoqués.


Mais je me présente.
Je m'appelle Chantal et je suis trentenaire.
Une trentenaire étourdie, célibataire, bien entendu.
Comment voudriez-vous je me marie ?
Car j'ai un défaut de fabrication, rédhibitoire s'il en est : j'oublie tout !
Enfin, quand je dis que j'oublie tout, j'oublie surtout...un fromage.

Pour le reste pourtant, tout semble bien aller.
Je réponds en tout point aux critères de la bimbo, version syndrôme Barbie.
Blonde, poitrine généreuse, taille fine, jambes fuselées, joli minois aux lèvres pulpeuses, regard fallot, rires chichiteux, voix de crécelle...
Bref l'archétype des fantasmes imbéciles qui ne font de moi qu'une poupée gonflable et objet sexuel.
Un sex-toy sur pattes quoi.

Bonne à être tirer, baiser, sauter, biter, niquer.
Pas de prise de tête, enfin pas tout à fait...
Suis-je sotte, vous voyez bien que je suis une ravissante idiote écervelée :
Hormis dois-je préciser, les têtes de glands, de noeuds aussi différentes que la trombine des "Mâles" qui se succèdent dans la campagne de pub pour ce fromage que j'oublie !

Bon je sais faire les bagages. Mais cela ne compte pas.
"Mr" a bien brique son coupé sport, prolongement obligé de sa virilité dressée, fière et sourcilleuse.
Moi ? Ben...J'ai oublié le fromage !
Un crîme odieux, véritable lèse-majesté.
Stupide que je suis de ne pas avoir répondu à son oralité primaire.
C'est que je dois combler tous ses désirs paléozoïques.
Ainsi que ses frustrations "orificielles".
Pauvre fille d'Eve que je suis, porteuse de la tache originelle.

La punition ne se fait pas attendre.
Je me retrouve balancée, éjectée de la voiture...
Et c'est normal que voulez-vous : Je suis blonde, gourde et accessoirement femme.

Bon, c'est vrai que si j'avais été noire, publicitairement, cela n'aurait pas été possible !
Toutes les associations et collectifs anti-racistes se seraient levés d'un(e) seul(e) homme/femme pour protester, manifester, vitupérer, attaquer en justice, ... et auraient obtenu gain de cause.
Les vilains publicitaires désignés à la vindicte populaire en auraient été pour leur frais, vilipendés et boycottés pour des années...

Et si j'avais été une femme voilée ?
Bien entendu chacun y serait allé de son petit couplet sur la soumission des femmes musulmanes, l'état perpétuel de sous-être humain dans lequel les maintiennent maints intégristes de tous poils .
Comment, Odieux publicitaires, vous osez surfer sur cette condition nauséabonde, cet esclavage déguisé et habillé d'arguments religieux ?
Non, non et non, vous êtes sommés d'arrêter, de rhabiller vos spots de dignité et de tolérance à la française !
Laïcs nous sommes et laïcs nous resterons.
De cette violence là, nous ne voulons pas !

Et si j'avais été un autre homme prénommé Chantal ( j'en ai connu un !) ?
Comment ? Vous osez vous moquer des homosexuels qui reproduisent pour les besoins d'une pub les poncifs hétérosexuels, soumission du dominé au dominant, parce que bien entendu, il ne peut y avoir que des rapports de force dans un couple ?
Non, non et non, toute la communauté gay s'en serait émue et aurait crié au scandale.
A raison. Sexuellement et sociétalement encore incorrecte au regard d'une grande partie de cette société hypocrite.
Pas touche, scandale assuré, boîte coulée !

Alors quoi, une ravissante idiote, blonde, crûche, possédant tous les attributs d'une sexualité archaïque et indigente au regard de chaque rustre qui perdurerait "évidemment" dans la mâle attitude, en voilà une idée qu'elle est bonne !

Pauvreté stéréotypique, archétype décomplexé des violences de genre affiché sur petit écran.
Publicitaires en mal d'idées.

Alors, voilà, je m'appelle Chantal et je suis malmenée, maltraitée, violentée pour les besoins d'une pub faisant la promotion d'un fromage.
Et c'est drôle, ah, ah, ah...Qu'est-ce que je ris.
Même que Madame La Directrice du JDP, Mme Marie-Dominique HAGELSTEEN prétend que ces saynètes n'ont rien de dégradante.., qu'elles doivent être regardée comme n'excédant pas ce qui est aujourd'hui admis au regard des recommandations déontologiques applicables à l'activité publicitaire.

Car si vous ne le saviez pas, et bien vous voilà avertis !
Mesdames, Gaffe à vous, sachez dorénavant que les publicitaires ont le droit de banaliser les violences qui vous sont faites !
Elles sont même devenues des normes admissibles !

Quant au fromage d'appellation d'origine protégée ( plus que les femmes ?) un concours est ouvert pour créer d'autres versions :
" Le ton sera empreint d'originalité et d'humour : privilégier les situations cocasses, décalées, drôles, surprenantes...mais TOUJOURS valorisantes pour le cantal.
Contraintes : rester dans le ton drôle et décalé des spots, ne pas inciter à des comportements dangereux et moqueurs vis à vis de la marque et du fromage "

Les femmes ?
On s'en fout, du moment que l'honneur du fromage est sauf !
Par Circé - Publié dans : Violences faites aux femmes - Communauté : Femmes Engagées
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Jeudi 5 novembre 2009
Non, je ne me suis pas embarquée sur le navire d'Ulysse.
Non, je n'ai pas décidé de fuir mon antre orléanaise.
Quoique ...Maintes fois, j'ai fait ce rêve de gagner un sud plus riche en rayonnement solaire, et en visages plus accueillants aussi.

Mais quand je vois que va être reprise sur tout le territoire français la mesure phare qui a fait que notre ville a acquis une notoriété à nulle autre pareille :
- le couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, je me dis que finalement, cela ne vaut peut-être pas le coup, puisque Orléans a réussi !

Elle rayonne, est devenue le nombril de la France, a détrôné Paris, que dis-je est devenue la France à elle toute seule !
J'attends avec une impatience réelle et relative la suite, pour juger de l'état de nos droits et libertés en France, et que soient ainsi mises en pratiques du nord au sud, de l'est à l'ouest et sans coup férir :
- les arrêtés anti-bivouac,
- anti-mendicité,
- anti-prostitution,
- la pose de tranchées anti-SDF sous chacun des ponts de toutes les villes de France et de Navarre,
- la pause de caméra à tous les coins de rue,
- la multiplication des polices :
- nationale,
- municipale
- des transports ferroviaires,
- des transports urbains,
- des parkings et stationnement...

J'en oublie encore certainement.
Bref, nous sommes sous surveillance continuelle...

Avec l'approbation de citoyens un rien neu-neu qui pensent :
- qu'il n'y a pas de fumée sans feu,
- que la pédagogie noire des 18ème et 19ème siècle vaut mieux que tous les travaux psychanalytiques sur les enfants et adolescents des Dolto et autres défenseu(rs)ses de la cause des enfants et des adolescents, Dressage plutôt qu'éducation et Punitions-Répression de toutes sortes en maîtres mots d'ordre...
- qu'une caméra vaut mieux qu'un éducateur de rue,
- et qu'ainsi la prison dès 13 ans est tout à fait justifiée, - nous avons eu ce triste privilège d'accueillir dans notre élégante prison, quoique l'une des plus surpeuplées de France,  le premier môme de 13 ans -,
- qu'il est normal d'ouvrir des centres fermés et prisons à l'endroit où l'on a fermé des usines, entreprises pour le grand bénéfice de patrons voyous et d'actionnaires qui n'ont en tête que le montant de leurs gains et dividendes,
- qui ne réagissent que fort peu nombreu(ses)x aux arrestations d'hommes, de femmes et d'enfants sans papiers au petit matin à leur domicile, pour les renvoyer dans des pays où leur vie est en danger dès leur arrivée sur le tarmac de l'aéroport...

Dois-je dresser le florilège de ce qui fait que notre nation flirte allègrement avec les ultras droites de tous poils puisque le gouvernement Sarkozy peut s'enorgueillir d'avoir mis en place 16 des 24 mesures phares du programme du FN aux dernières présidentielles ?

Bref, une chappe de plomb s'abat sur la France.
Mais je ne vais pas me taire pour autant.

Que je sois sur cette plate-forme ou une autre.

Pour des raisons techniques, me voici donc contrainte à quitter over-blog.
Non pas que j'ai quoi que ce soit à lui reprocher.
Je trouvais les fonctionnalités simples d'utilisation et cela me convenait.
Il se trouve que le Parti auquel j'appartiens vient de lancer sa Web TV. 

Pour des raisons techniques, il ne sera pas possible d'utiliser over-blog.
Aussi vais-je devoir migrer vers blogspot.
Le blog est en construction et comme les difficultés n'arrivent jamais seul, mon ordinateur portable est de nouveau en panne.

Aussi ai-je réinstaller un vieux coucou qui rame comme un grand vieillard qu'il est au regard de tous les programmes et technologies avancées qui ont fait florès en dix années.
Bien des difficultés donc, que je suis en train de résoudre au fur et à mesure et en fonction de mon temps.

Et je dois bien avouer que j'en manque aussi de temps !
Bref tout cela pour vous dire que vous pourrez me retrouver ICI, en écrits et en militance.

Si certain(e)s, beaucoup plus au fait que moi de l'utilisation de cette plateforme ont quelques trucs à me donner, les conseils seront les bienvenus.

* à moins que je n'utilise les deux ?
L'un réservé à des écrits plus personnels, l'autre à la militance...Qu'en pensez-vous ?
 


  
Par Circé - Publié dans : Sans Commentaire. - Communauté : Femmes Engagées
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Samedi 31 octobre 2009
C'est une de ces journées orageuses de fin d'été.

En cet après-midi de septembre, à quelques encâblures d'une rentrée scolaire qui me ramènera à n'en pas douter vers la grande ville dévoreuse d'enfants, je suis dans la "petite maison".
Nom bien pompeux que nous donnions, enfants, mes frères et moi-même à cette masure qui avait été restaurée à minima pour loger le temps d'une nuit ou plus les cousins ou cousines qui ne manquaient jamais de débarquer chaque été sans crier gare, chez mes grands-parents.

Cétait ainsi.
Leur maison était grande ouverte aux visiteurs-voyageurs quelque soit l'heure du jour ou de la nuit et chacun le savait.
D'où chaque été, un va et vient de parentèle aussi éclectique que les lieux d'où elle arrivait.
L'hexagone ne suffisait pas à notre famille.
Et tout chantait, le nord comme le sud, l'est et l'ouest.
Et c'était une fête perpétuelle pour l'enfant que j'étais.

Je découvrais mes racines, ce qui tissait ma famille, son histoire.
Car bien entendu chaque repas était l'occasion pour les un(e)s et les autres de se rappeler tel épisode de leur enfance, de leur adolescence ou de leur vie d'adultes.

Emportés qu'ils avaient été par l'Histoire.
Les années folles pour les plus anciens, la crise de 29 pour d'autres, gagner la capitale pour certaine, trouver du travail, être bonne à tout faire 6 jours et demi par semaine, l'après-midi seulement du dimanche libéré, la joie de 1936, les luttes, les grèves, les acquis sociaux, les premières vacances, et puis... l'horreur de la guerre tant celle de 1939-1945 avec sa cohorte de figures fantômatiques qu'on aurait aimé cauchemardesques mais qui étaient bien, trop réelles au coeur des survivants, la guerre d'Algérie ...

Mais pour l'heure, j'étais seule.
J'avais investi les lieux avec le secret bonheur justement d'être sure de ne pas y être dérangée.
Mes frères, eux, n'avaient pas voulu rester là.
Ils avaient préféré se rendre à la piscine de la ville voisine, qui offrait le double avantage d'être  neuve et fraîchement inaugurée, mais surtout, Ô luxe suprême pour le lieu et l'époque, d'être couverte.
Et c'était notre jeune oncle de tout juste 20 ans qui les avait accompagnés.

Aussi, j'allais pouvoir fouiller tranquillement dans la grande malle en osier où étaient entreposés de vieux manuels scolaires ainsi que maints livres qui provenaient des prix divers et variés qu'avaient obtenus tant mon père que ses frère et soeur.

J'aimais ces livres, leur odeur de papier jauni, le bruit et le toucher des pages qui craquelaient  lorsque je les feuilletais, la poussière qui en émanait.

Je les regardais un à un, lisais sur la page de garde le petit feuillet qui y était rajouté.
Une belle écriture ronde et stylisée annonçait à l'encre violette délavée par le temps, l'intitulé du prix reçu.
J'apprenais avec stupéfaction et fierté que mon père avait excellé en mathématiques tandis que sa soeur semblait mieux inspirée par la lecture et l'orthographe.
Mon oncle, moins emballé par cette école qu'il avait quittée dès l'obtention de son certificat d'études apparaissait cependant comme un élève sage et bon camarade, d'où un deuxième prix de conduite .

Je n'allais pas beaucoup tergiverser pour faire mon choix.
Je savais déjà quel volume allait emporter mon suffrage.
C'était un vieux Lagarde et Michard qui offrait une large palette de textes tant de la littérature française qui allait de Tristan et Iseult jusqu'à Zola en passant par Victor Hugo ainsi que des différents mythes et légendes fondateurs de la culture gréco-romaine.

J'allais ainsi pouvoir m'adonner à la lecture, être happée par le récit et les personnages, abolir le temps et l'espace, être transportée vers un ailleurs où le bruit et la fureur des combats le disputeraient  aux aventures merveilleuses et terribles des héros de la mythologie grecque.
Car c'était bien de cela dont il s'agissait.

J'assistais ainsi à la naissance d'Héraklès, le suivait dans ses folles équipées, étais la spectatrice enthousiaste de la réussite de ces 12 travaux ordonnés par Eurysthée, mais aussi celle qui le voyait se consumer sur le bûcher qu'il avait lui-même dressé.
Seul moyen pour lui d'échapper au feu dévorant du poison que dégageait la tunique du centaure Nessus qu'il avait revêtue sur les conseils de sa femme Déjanire...

Zeus, dieu des dieux de l'Olympe m'était présenté .
Ses tribulations amoureuses, supercheries et transformations pour séduire les femmes qu'il convoitait m'étaient contées.
Quil soit pluie d'or, taureau, cygne et plus banalement copiant le visage du mari de la Belle désirée, tout lui semblait permis, malgré les colères de son épouse et néanmoins soeur, Héra.

Et puis, bien entendu, de larges extraits de l'Iliade et l'Odyssée.
La chute de Troie, Priam, Hélène, Pâris, Cassandre, Thétys et son fils Achille, dont le Styx n'aura su protégé son talon, Ulysse et son périple qui le mènera de l'île du cyclope Polyphème, dévoreur d'Hommes aux rivages de la belle Nausicâa, en passant par le chant ensorceleur des sirènes, horribles oiseaux à têtes de femmes qui lacéraient et dépeçaient pour mieux les dévorer les corps des marins qui succombaient à leur mélopée, la magicienne Circé...Ithaque, Pénélope, Télémaque...

Mais pourquoi donc ai-je tant de mal à lire ?
La pièce est plongée dans l'obscurité.
Je relève la tête.

Au dehors, de lourds nuages indigo se sont amoncellés, bruissant de violence tels les Titans prêts au combat.
Eole courroucé, qui n'est pas en reste, a lâché les vents contraires.
Ils s'engouffrent par les interstices de la porte et rugissent faisant craquer le bois .
Les premières feuilles jaunies, ayant déjà payé leur tribut à l'automne approchant, s'envolent en de véhéments tourbillons.

Les hommes, minuscules fourmis courent se mettre à l'abri et scrutent le ciel avec appréhension.

La colère gronde au sommet de l'Olympe. Zeus tempête.
Le fracas assourdissant du tonnerre emplît l'espace.
D'une main rageuse il a décoché la foudre ardente et tumultueuse, tandis que les éclairs catapultés de son autre main déchirent, vengeurs, les cieux obscurcis.

Les Titans se déchaînent et s'entrechoquent.
Des trombes d'eau déferlent en une vague monstrueuse, Poséidon à son sommet.

La pluie martèle les toits, expurge la terre de ses miasmes.

L'acrimonieux Zeus, de sa voix tonitruante déverse son ressentiment.
La terre et le ciel tremblent.
Les humains se terrent et espèrent que leur irascible Maître daignera apaiser son emportement.

Mais déjà les roulements vengeurs s'éloignent tandis que le bleu de l'azur crève le manteau de colère, et qu'Iris aux pieds légers laisse derrière elle son message diapré.
Appollon du haut de son char poursuit sa course au firmament et tire l'astre de lumière.

Un orage.
Un bel orage de fin d'été, que je lisais pour la première fois, moi cette enfant de 11 ans avec le regard des mythes et légendes de l'antiquité grecque.

C'est inscrit dorénavant dans le tréfonds de ma mémoire.
Comme une seconde nature.
Encore aujourd'hui, à chaque fois que les éléments se déchaînent sous le joug de la colère olympienne, je convoque les figures tutélaires de la mythologie grecque .
Curieusement mêlées depuis à celles de l'Animisme auxquelles le Chef coutumier qu'est le grand-père de mes filles s'adonne toujours en y vouant un culte persévérant.
Gardien ancestral des rites, usages et coutumes de sa terre d'Afrique il est, et comme tel défend ses croyances des cultures monothéistes qui voudraient bien voir  se dissoudre d'autres sagesses dans un folklore passéiste.

Mais c'est une autre Histoire au Panthéon des divinités.
La mondialisation des mythologies en marche ?

Par Circé - Publié dans : Crise, Souvenirs et Petite Histoire - Communauté : Femmes Engagées
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Jeudi 29 octobre 2009
En préambule à ce billet, rappelons-nous simplement que la France est signataire de la charte européenne et internationale des Droits de l'Homme et du Citoyen, Charte européenne et internationale des Droits des Enfants,
signataire de la Charte Européenne des Droits Fondamentaux des Familles :

" - ...convaincu que la famille, en assumant la responsabilité de l'éducation des enfants et en offrant aux membres concernés protection et sécurité sur le plan collectif, remplit, au profit de la société, des fonctions essentielles et réunit les meilleures conditions de la vie sociale,...

-  prie la Commission de défendre tout particulièrement les intérêts de l'enfant, membre le plus vulnérable de la cellule familiale, et de promouvoir et de soutenir, dans tous ses domaines d'activités, la mise en oeuvre de la Convention des Nations unies sur les droits de l'enfant..."
A consulter en intégralité ICI...



PETIT MATIN BRUN A ORLEANS

Suite aux précédents mails reçus et relayés hier de RESF et du collectif Abrésid, voici de nouvelles infos de cette maman et de sa fille..
Sylvana et sa fille Vanessa âgée de 10 ans ont donc passé une nuit au centre de rétention de Cercottes.

Elles sont arrivées toutes deux en 2003 sur le territoire français.
Malgré maintes demandes de régularisation auprès de l'OFPRA et autres, alors que le frère de la Maman est lui régularisé et habite Orléans, la Préfecture prétend que Sylvana n'a pas apporté assez de preuves de risques pour sa vie et celle de sa fille si elles étaient expulsées vers leur pays d'origine : l'Abanie, qui ne figure plus sur la liste des pays "sûrs" !

Hier, alors que Vanessa est une petite fille extrêmement anxieuse, comprenant sans doute beaucoup trop ce qui se joue pour elle et sa mère, a été "gardée" au centre de rétention de Cercottes tandis que cette dernière était présentée - sans elle - au juge aux libertés.

Mauvaise presse si elles avaient été vues toutes deux par les journalistes ?
Si nous avions pu les voir ou rapporter ce qui se passait, toujours est-il que pour la première fois aussi, nous avons été tenus à distance de Sylvana et du juge aux libertés.

Obligation nous a été faite de rester dans la salle des pas perdus, nous étions soi-disant "trop nombreux" et cela ressemblait à une manifestation !
Sylvana est elle, désormais assignée à résidence pour une période 15 jours .
Il n'a pas été fait appel de la décision.

Cette histoire s'achemine donc vers une expulsion.

Sylvana, qui veut à tout prix protéger sa fille ( et quel parent ne voudrait pas protéger ses enfants ?), a décidé de dissocier son affaire de celle de sa fille qui n'est pas expulsable.

Aussi très bientôt, une mère sera reconduite dans un pays dont personne ne sait ce qu'il adviendra d'elle sinon qu'elle risque de "disparaître" tandis qu'une petite fille de 10 ans, déjà bien éprouvée psychologiquement sera confiée à la DDASS.

On se souvient à propos d'expulsion de celle des trois afghans renvoyés par charter la semaine dernière, auxquels la France a "généreusement" payé 15 jours dans un hôtel "sécurisé" de Kaboul.
Les dits hôtels sécurisés étant désormais bombardés !

Est-ce cela les valeurs de notre pays ?
Est-ce cela que nous devons défendre ?

Il est grand temps que tous ensemble nous disions : NON.

RDV ce soir à 18H, Jeudi 29 Octobre 2009
place du Martroi,

le plus Nombreuses et Nombreux possible !

 

Le collectif Abrésid propose dans un premier temps (délai très court d'ici à ce soir pour organiser d'autres formes d'action cependant à l'étude) de faire de petits avions de papier - sur lesquels nous enverrons un/des messages au Préfet, à son zélé Secrétaire Bergue, exécuteur sans âme des basses œuvres, à Besson l'indigne...

MOBILISONS-NOUS ET N'ACCEPTONS PAS L'INACCEPTABLE

Dominique TRIPET
Sécrétaire de la section d'Orléans du PCF,
Membre de la Commssion Droits des Femmes/Féminisme du PCF

* pendant ce temps, une maman parade en première page de nombre de magazines avec sa petite fille dans les bras, égalité des chances avez-vous dit ?
Par Circé - Publié dans : Droits de l'Homme, et politique - Communauté : Femmes Engagées
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Mercredi 28 octobre 2009

MATIN BRUN … ENCORE…

CE 27 OCTOBRE 2009


Ce matin , Silvana LLakaj d’origine Albanaise , a été arrêtée à l’hôtel Archange où elle résidait avec sa fille de 10 ans.


Son délit ?? NE PAS AVOIR OBTENU DE PAPIERS…


La police est venue les chercher dans leur chambre à 7h , les a obligé à les suivre sans prendre le temps de préparer quelques affaires et après un bref passage au commissariat les a tranfèrées au centre de rétention de Cercottes où elles étaient encore ce soir

Arrivées en France avec un visa touristique en 2003, elles ont rejoint leur famille vivant en France et actuellement régularisée.


Malgré plusieurs demandes à l’OFPRA et à la Préfecture , leur mise en danger n’a pas été reconnue bien que l’Albanie ne soit plus dans la liste des pays sûrs et parce que les menaces d’enlèvement contre sa fille n’ont pas été jugées crédibles…


Vanessa suit une scolarité sans problème bien que l’angoisse soit toujours présente et occasionne des soucis de santé.

Les déménagements successifs et le rapport de force avec la Préfecture pour la maintenir dans l’hébergement d’urgence les ont durement éprouvées


Cette arrestation n’est qu’un pas de plus dans l’inacceptable !!

Nous avons alerté des élus , les médias , la défenseure des enfants , les proches de la famille


NOUS APPELONS TOUS CEUX QUE CETTE SITUATION CHOQUE ET QUI ESPERENT VIVRE DANS UN PAYS RESPECTUEUX DES DROITS DES ENFANTS ET DE L'HOMME A SE RASSEMBLER

   DEVANT LE CENTRE DE RETENTION

CE MERCREDI 28 OCTOBRE 2009 à 10H


A PROTESTER AUPRES DE LA PREFECTURE

02 38 81 42 52

FAX  02 38 81 42 47

Par Circé - Publié dans : Droits de l'Homme, et politique - Communauté : Femmes Engagées
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